Aulnay-sous-Bois : la ville qui fabrique des champions (1/2)

Publié le 2 Novembre 2011

Vous trouverez ci-dessous un article du journal le Parisien daté du samedi 29 octobre 2011. Rédigé la veille du match de coupe de France de football disputé par le CSL Aulnay face à Versailles, il revient sur la capacité que semble avoir notre ville à fabriquer des champions. Aulnay-sous-Bois a ainsi vu passer neuf joueurs évoluant désormais au plus haut niveau international.  Leur parcours exceptionnel sonne comme autant d'espoirs pour la jeune génération...

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Au stade Vélodrome d'Aulnay-sous-Bois, situé entre la cité des 3 000, celle des Mille-Mille, les maillots (originaux et portés en match) de l'équipe de France, de l'OM ou de Toulouse sont arborés fièrement. Ils témoignent du passage de "grands frères" qui n'ont pas oublié leurs racines. Comme Alou Diarra ou Moussa Sissoko, ils sont près d'une dizaine d'internationaux a avoir grandi à Aulnay.

"Ils sont toujours proches de nous, leurs parents vivent toujours ici. Dès qu'ils ont un petit créneau dans leur emploi du temps, ils reviennent nous voir", témoigne Mamadou Sissoko, cousin du toulousain Moussa et éducateur de quartier.

Les plus jeunes espèrent toujours imiter leurs glorieux aînés

cslaulnayfootballlogo"Ici, on cultive la culture de la gagne", souligne le défenseur central Olivier Daniel (26 ans), aujourd'hui chauffeur-livreur après avoir été formé avec Boukary Dramé ou Zanké Diarra. Dans l'effectif du CSL Aulnay (DHR), premier club de la ville avec ses 650 licenciés (l'Espérance aulnaysienne et le FC Aulnay en comptent chacun environ deux fois moins), on retrouve des "frères de...", Igassa Diarra et Yacouba Dramé. Mais tous les deux n'ont pas été retenus pour le match de coupe de France contre Versailles.

"Ce n'est pas parce qu'on s'appelle Diarra ou Dramé que ça suffit pour être titulaire, il faut le mériter" sourit Mory Paye. L'entraîneur de 58 ans est revenu en Seine-Saint-Denis (il avait officié à Gournay, Tremblay et Livry) après avoir été adjoint de l'équipe nationale du Sénégal. Cet ancien international des Lions de la Téranga (21 sélections) dit avoir touché à "tous les dérivés du football". Il a été ainsi collaborateur de Pape Diouf, conseiller, représentant d'équipementiers ou d'installeurs de terrains synthétiques...

Mais c'est à Aulnay qu'il a trouvé un terrain à sa mesure. "C'était soit l'international, soit le régional explique-t-il. Entraîner en CFA ne m'intéresse pas car, en fait, on a les mêmes joueurs qu'ici, sans moyens, et avec des présidents qui se prennent pour je ne sais pas quoi. A Aulnay, il y a un vrai potentiel. Petits, ils jouent tous sur les plateaux, dans les matchs de quartier. Il y a une vraie volonté de s'en sortir. Mon défi est de les discipliner."    

Cette saison, les primes de match ont été ramenées à 80 euros. Mais personne ne s'en plaint, à l'image de l'attaquant Hans Siby (27 ans) qui évoluait il y a deux ans à Vihren Sandanski en 1ere division bulgare. "Je préfère redescendre pour aider mon club plutôt que d'aller jouer en CFA" explique-t-il. Grâce à la coupe, ils espèrent tous donner "une belle image de la ville", comme le souligne Olivier Daniel. Les plus jeunes espèrent, eux, toujours imiter leurs glorieux aînés. "Leur destin nous fait rêver, c'est une bonne chose de voir des aulnaysiens réussir au plus haut niveau, considère le milieu Charles Traoré (19 ans), qui a arrêté ses études pour se consacrer au foot. Grâce à eux, on montre un côté positif de la banlieue.

Dans une seconde partie nous reviendrons sur le témoignage de quelques joueurs, notamment celui d'Alou Diarra...

Source  : Arnaud Detout et Laurent Pruneta, Le Parisien du samedi 29 octobre 2011  

 

Rédigé par Aulnaylibre !

Publié dans #Soyons sport.

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