Aulnay-sous-Bois, l'erreur musicale du mardi 22 novembre : trio de hautbois, cor et piano

Publié le 22 Novembre 2011

corL'erreur musicale de ce soir nous transportera dans une contrée lointaine et imaginaire aux confins de l'Ecosse. A Aulnoye-Les-Brownies précisément. Là se trouvaient il y a bien longtemps cinq compositeurs qui pratiquaient leur art en solitaire. Ils caressaient pourtant un rêve secret commun. La quête du Graal absolu : la symphonie pure et parfaite, au son de laquelle le plus grand monde succomberait...

Le premier s'appelait Alan Green, l'homme de la nature. D'une innocence parfaite, il jouait du piano au milieu des plantes et des animaux dans l'attente d'un monde meilleur. Sur sa route il avait croisé un autre Alan, écossais comme lui, Alan Bakery, qui maîtrisait le cor et était bon comme du bon pain. Les hasards de la vie les firent ensuite rencontrer un improbable trio de hautbois espagnol, égaré de la route des moulins à vent.

En Ibérie ils étaient connus sous le nom de "Los Tres Mosqueteros" (Les Trois Mousquetaires). Le plus fier d'entre eux, dont le regard et la moustache imposaient d'entrée le respect, s'appelait Geraldo Don Diego Yo Yo de la Verdura. Son ambition n'avait d'égale que la longueur de son nom. Il ne quittait jamais ses deux fidèles compagnons de coopération, Milciades Fernandez et Ahmed Larpège.

hautbois.jpgCes trois là, musiciens quelque peu besogneux, comprirent rapidement tout l'intérêt qu'ils avaient à s'allier avec les deux premiers, dont la candeur affichée pourrait masquer de si sombres desseins. Ainsi, à force de travail et de concessions ils attinrent  leur but commun. Ils réussirent l'harmonie parfaite, la rencontre rêvée entre l'Ecosse et l'Espagne, le Nord et le Sud réunis au son d'un même chœur. Ils baptisèrent leur prouesse musicale " El Tiempo of Happiness " (Le Temps du Bonheur). Avec cette sérénade, ils ensorcelèrent les plus incrédules au son de lendemains qui chantent...

Mais ce succès ne fut pas sans conséquence...Dès lors, du haut de leur égo surdimensionné, chacun se mit dans l'idée d'en réclamer la paternité pour régner en maître... Or dans un orchestre, il ne peut y avoir qu'un seul chef. Les autres doivent se contenter de jouer la musique ou de tourner les pages de la partition...

Si Milciades et Ahmed préfèrent rester bien au chaud dans l'ombre protectrice de Geraldo Don Diego Yo Yo de la Verdura, les deux Alan, par la force des choses, se résignèrent à quitter le navire emportant avec eux les notes qui donnaient à l'ensemble son apparente cohérence...  Depuis, les plus anciens racontent que, parfois, lorsque le vent camoufle les bruits provenant de l'A3 on entend encore le son du cor qui se lamente en écho avec le piano. On l'appelle la complainte des deux Alan... La légende veut que, pendant quelques temps, le trio de hautbois tenta tant bien que mal d'imiter la mélodie mais qu'elle prit inexorablement des allures de cacophonie...

Rédigé par Stéphane Fleury

Publié dans #Humeur

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Stéphane Fleury 24/11/2011 11:16

Je ne fume pas et je suis totalement clean... Imagine ce que j'écrirais si je prenais quelque chose !!!!! Sinon ce qui m'étonne c'est que j'ai pondu ce texte en un petit quart-d'heure une fois la
trame et le plan définis dans ma tête... Aulnay-sous-Bois m'inspire c'est un fait !!!!

Jean Louis KARKIDES 22/11/2011 23:30

Mais où vas tu chercher tout ça?
Tu fumes quoi?
Pour quand la suite avec le second trio.....
Mais es tu sur que le grand vizir Alan voulait être calife à la place du calife?