Aulnay-sous-Bois : compte-rendu réunion publique du 7 janvier à propos de l'école du Bourg 2 (2/2)
Publié le 9 Janvier 2012
Comme évoqué lors de la première partie (à lire ici), les élèves et enseignants de l'école du Bourg 2 resteront provisoirement dans des préfabriqués en attendant une hypothèque réintégration dans leurs locaux d'origine quand les travaux de dépollution de l'ancienne usine d'amiante seront terminés. Quoi qu'on en dise le calendrier demeure toujours incertain...
Dans un scénario idéal, l'expertise mandatée pour préparer les conditions de fin de chantier de l'ancienne usine d'amiante pourrait être rendue officiellement aux alentours du 28 janvier prochain. A partir de cette date, une audience au tribunal devrait déboucher sur un jugement quant à la manière de procéder aux travaux de dépollution définitifs. Cette procédure débuterait en février pour se terminer au printemps. Mais quand exactement, personne ne le sait. Dés lors, le désamiantage final devrait pouvoir s'amorcer et prendrait entre trois et cinq mois supplémentaires. Dans cette perspective, le timing parait plutôt serré ce qui laisse une fois de plus planer quelques doutes sur la réintégration de l'école du Bourg 2 dans ses locaux d'origine pour septembre 2012.
Ces incertitudes sont largement partagées par Gérard Voide, le président du collectif d'associations des victimes de l'usine d'amiante d'Aulnay-sous-Bois, qui craint les éventuels aléas d'un appel qui allongerait mécaniquement le processus.
Quoi qu'il en soit, si les événements ne suivaient pas le cours souhaité, le maire Gérard Ségura, fidèle à sa position, appliquera sans condition le principe de précaution. De nouveaux préfabriqués seraient alors aménagés sur un terrain à déterminer mais situé cette fois-ci dans notre commune, probablement dans le secteur du carrefour du Soleil-Levant.
En fin de réunion, un représentant d'une des familles les plus durement touchées par l'usine poison (14 décès à dénombrer à ce jour) a tenu à intervenir pour, de son point de vue, recadrer les choses. Il a rappelé les errements de l'ancienne municipalité à prendre ses responsabilités dans ce dossier. S'il comprend l'impatience des parents d'élèves et des enseignants, il a rappelé que la santé n'a pas de prix et que le principe de précaution devait s'appliquer en priorité. Lui emboîtant le pas, monsieur Ségura a conclu pour sa part en admettant que, si tout n'avait pas été parfait, il avait hérité d'une situation difficile et que la délocalisation était dans ces conditions un moindre mal.
Vous l'aurez compris, la dépollution demeure donc encore un chantier d'incertitudes même si la fin semble se profiler inexorablement à l'horizon. La réunion n'a finalement pas permis de se forger une opinion ferme et définitive sur la suite des événements. Pour terminer, on rappellera que le terrain "dépollué" de l'ancienne usine d'amiante devrait accueillir à terme un parking arboré...