Publié le 7 Juin 2026
Ce vendredi matin, le collège Jean-Baptiste Clément à Dugny est inhabituellement silencieux. À la sortie des cours de la matinée, à 11 heures, seuls quelques enfants franchissent le portail, la plupart accompagnés de leurs parents. Une mère inquiète, s’est déplacée pour s’assurer que tout allait bien. Devant l’établissement, plusieurs agents de sécurité surveillent les allées et venues. Le calme apparent contraste avec la violence des événements de la veille.
Jeudi, aux alentours de 15 heures, deux individus cagoulés ont tiré des mortiers d’artifice depuis l’extérieur de l’établissement, dans la cour du collège, alors que de nombreux ados s’y trouvaient encore pour la fin de la récréation. Deux élèves ainsi que deux membres du personnel ont été touchés par des éclats de mortier, sans gravité. Un acte inquiétant, qui fait directement écho aux faits survenus dans la nuit de lundi à mardi, lorsque plusieurs individus s’étaient introduits dans l’école pour saccager la salle des professeurs et la salle de permanence.
« Aucune revendication » après les deux incidents
Le choc est profond chez les enseignants. « On est complètement secoué, c’est incompréhensible », lâche Adèle Binétruy, professeure au sein de l’établissement. Elle enseigne ici depuis 9 ans et n’avait jamais été confrontée à une telle violence. « Certains de mes collègues se sont mis en arrêt maladie », confie-t-elle.
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Source information et image : journal Le Parisien
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