Hausse de la taxe foncière à Aulnay-sous-Bois, Drancy, Clichy-sous-Bois et Le Raincy : une fatalité compte-tenu du désengagement et de la faillite de l’Etat français

Publié le 29 Mai 2026

 

J’ai tenu douze ans mais, là, je ne pouvais pas faire autrement », confie Bruno Beschizza (LR), croisé ce mercredi matin sur le boulevard de Strasbourg. En fonction depuis 2014, le premier magistrat de cette ville de 88 000 habitants — 13 627 foyers fiscaux imposés vivent à Aulnay — précise dans une lettre adressée aux propriétaires que la décision d’augmenter le taux communal de l’impôt foncier de 9 points (de 30,69 % à 39,87 %) fait suite à « la disparition de la dotation de compensation de la réforme de la taxe professionnelle ».

Il ajoute que cette annonce, qui représente « près de 20 millions d’euros » en moins, est survenue… le 18 mars, trois jours après sa réélection au premier tour. Une mauvaise surprise qu’il est loin d’être le seul à avoir connu. « L’État punit les villes industrielles », regrettait quelques semaines plus tard le maire de Gennevilliers, Patrice Leclerc (PCF), lui aussi pénalisé par cette mesure, dans une tribune parue dans « L’Humanité ».

Dans son courrier, Bruno Beschizza soutient que sa ville est déjà « défavorisée par l’État, avec une dotation globale par habitant injustement inférieure aux autres communes de Seine-Saint-Denis : 126 euros par habitant pour Aulnay contre une moyenne de 282 euros ». « Aujourd’hui, Aulnay-sous-Bois a la deuxième taxe foncière la plus basse du département, rappelle-t-il. Demain, même après cette hausse, notre taxe foncière restera en dessous de la moyenne des villes de la même strate. C’est un choix politique que j’assume pleinement. »

La plupart des propriétaires aulnaysiens interrogés ce mercredi matin ont accueilli la nouvelle avec « fatalisme ». « Je ne suis pas vraiment étonnée : la taxe d’habitation a été supprimée et cela faisait des années que la taxe foncière n’avait pas augmenté, observe Florence, 64 ans. Mais le fait que cela survienne juste après les élections m’interpelle. »

Même si « c’est toujours sur les mêmes qu’on tape », Philippe, 70 ans, et Chantal, 69 ans, se montrent compréhensifs. « Globalement, la ville est bien gérée », estime cette dernière, qui vit à Aulnay depuis sa naissance. Sabine, à qui cette hausse devrait 600 euros en plus par an, est moins indulgente : « Il aurait été plus judicieux et surtout plus équitable de taxer tous les Aulnaysiens à un taux moindre. »

Article complet du journal Le Parisien à lire en cliquant : ici

Source information : journal Le Parisien / Source photo d’illustration : site internet de la ville d’Aulnay-sous-Bois

Rédigé par Aulnaylibre !

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