Sous les flocons la galère en Seine-Saint-Denis

Publié le 13 Mars 2013

Au-delà des problèmes de circulation, les intempéries ont provoqué un afflux d’appels au 115, une nouvelle fois saturé.

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En Seine-Saint-Denis comme partout en Ile-de-France, hier, la circulation a été perturbée par la neige, qui n’a cessé de tomber. Les bus ne sont pas ou peu sortis en raison des chaussées glissantes, le tramway n’a roulé qu’épisodiquement et les RER ont eu des retards.

A la gare du RER D Saint-Denis - Stade-de-France, hier en fin de matinée, ils étaient peu nombreux à braver le blizzard pour guetter l’apparition d’une rame. Abdelatif, 32 ans, tout près, a fait des allers-retours entre chez lui et la gare dans l’espoir d’avoir un train. Kahdali, qui travaille dans un restaurant à Paris, a pris un taxi depuis Saint-Ouen, faute de bus, et a attendu. « C’est la galère. Heureusement, mon patron, que j’ai prévenu, s’est montré compréhensif. J’espère vraiment que je vais réussir à avoir un train », raconte-t-il. Fabien, le kiosquier de la gare, a mis trois fois plus de temps pour arriver. Et les clients se font désirer en ce jour glacial. Dans la journée, la situation s’est améliorée sur les rails.

 Sans solution, quinze personnes ont dormi dehors

Sur les routes, la matinée d’hier a été très difficile pour les automobilistes, à cause de camions qui ont glissé et ont bloqué le trafic. Cela a été le cas sur l’A 3, à hauteur de Rosny-sous-Bois, mais aussi sur l’A 1, au niveau d’Aulnay, dans le sens province-Paris. Hier, à midi, la circulation des poids lourds a été bloquée à l’entrée de la région parisienne. Dans la journée, le trafic est devenu fluide sur les principaux axes du département.

La situation est plus difficile pour ceux qui sont sans logis. Avec le retour du froid, l’association Interlogement 93, qui gère la plate-forme téléphonique du 115, a reçu dans la journée de lundi 3 800 appels de personnes à la rue, notamment des jeunes, et en attendait autant hier. La semaine précédente, la moyenne était de 2600 appels par jour. Le numéro est saturé et le temps moyen d’attente pour joindre le 115 est d’environ dix minutes. « La conséquence est que les gens finissent par renoncer d’eux-mêmes à nous joindre », regrette encore Interlogement 93. Lundi soir, parmi ceux dont l’appel a abouti, quinze sont restés sans solution pour la nuit. Au 10 mars, 2700 personnes sans domicile étaient logées à l’hôtel. Le niveau 1 du plan grand froid est activé mais il n’implique pas l’ouverture de places d’hébergement supplémentaires.

Encore en vacances, les enfants en ont profité pour s’amuser dans la rue, comme Khadija, 9 ans, et son frère Younès, 11 ans, qui s’en sont donné à cœur joie sur la place du 8-Mai-1945 à Saint-Denis. « C’est un peu comme si on était au ski », sourit la fillette, en pleine bagarre de boules de neige. Pas question, cependant, d’aller jouer dans les parcs : ils ont tous été fermés, hier, par mesure de précaution et risquent de l’être à nouveau aujourd’hui si le mauvais temps persiste.

Source : Le Parisien

Rédigé par Aulnaylibre !

Publié dans #C'est dans le Journal

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