Seine-Saint-Denis : le directeur académique annonce une année plus calme grâce aux 150 postes créés dans l’éducation nationale

Publié le 12 Avril 2013

educationnationale.gifDes classes privées d’enseignants, faute de remplaçants disponibles, c’est le phénomène marquant de cette année scolaire en Seine-Saint-Denis — une nouvelle fois, des parents d’élèves se sont mobilisés le week-end dernier à Saint-Ouen.

Jean-Louis Brison, le patron de l’Education nationale sur le département, revient sur ce phénomène avec un certain optimisme : « Le pire est derrière nous », assure-t-il.  Autres sujets importants dans le département, la scolarisation des moins de 3 ans ou encore le passage aux nouveaux rythmes scolaires.

Le problème des enseignants non remplacés dans les écoles est une plaie dans ce département. Quelle est la situation actuelle?

JEAN-LOUIS BRISON. Le pire est derrière nous en termes de remplacements. Fin janvier-début février, nous avions plus de 5% des classes sans professeur. Nous sommes tombés aujourd’hui à 1,5%, ce qui équivaut à la moyenne nationale. Nous avons recruté comme contractuels 224 étudiants et 9 professeurs à la retraite. L’année prochaine sera forcément plus calme car sur les 150 nouveaux professeurs que nous recevrons en plus, 60 seront reversés dans la brigade de remplaçants.

Le manque de médecins scolaires est-il toujours aussi criant?
Malheureusement, nous avons toujours une dizaine de postes, pourtant financés, qui ne trouvent pas preneurs. Nous sommes en relation directe avec la faculté de médecine, notamment pour qu’un certain nombre d’étudiants fassent leur stage dans le département. Nous espérons qu’ensuite ils voudront y travailler.

En début d’année dernière, vous évoquiez votre volonté de renforcer le lien avec les parents d’élèves. Qu’en est-il?
Avec la scolarisation des moins de 3 ans, nous avons l’occasion d’inciter les parents à mieux s’investir dans l’école. En partenariat avec les communes, on pourrait imaginer la mise en place, dans l’école, d’ateliers linguistiques, nutritionnels ou de 
gestion de budget. Cela permettrait non seulement d’impliquer les parents dès le début mais aussi leur permettre de suivre la scolarité de leurs enfants le plus longtemps possible.

Cinq villes sur quarante seulement vont passer aux nouveaux rythmes scolaires en septembre. N’est-ce pas un chiffre un 
peu décevant?
Evidemment, nous aurions préféré une adhésion plus rapide au projet. D’autant qu’un plus grand nombre de villes s’étaient déclarées partantes en début d’année. Il est évident que l’approche des
élections municipales a joué sur les décisions. Maintenant, nous allons tout faire pour accompagner au mieux les communes qui ont accepté de se lancer.

C’est-à-dire?
Mon rôle consiste à vérifier certaines données, à savoir que le projet prévoit bien 9 demi-journées par semaine et 24 heures de 
cours. Ces conditions ne sont pas négociables. En revanche, deux autres le sont : les 5,5 heures de cours par jour et l’1h30 de pause méridienne. Une dérogation est aussi possible pour que les cours aient lieu le samedi matin à la place du mercredi matin. Enfin, le brevet d’aptitude aux fonctions d’animateur (Bafa), acquis ou en cours, est le niveau minimum des animateurs qui encadreront les activités. L’encadrement sera de 1 adulte pour 18 enfants en élémentaire et 1 adulte pour 14 enfants en maternelle.

Source : Le Parisien du mardi 9 avril 2013

Rédigé par Aulnaylibre !

Publié dans #Education

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article