Les parents ne digèrent pas la hausse des tarifs de cantine dans les collèges de Seine-Saint-Denis

Publié le 25 Février 2013

Cantines-scolaires-bientot-plus-de-variete-dans-les-menus mTrop amère, l’augmentation des tarifs de cantine dans les collèges ? Votée en octobre par le conseil général mais effective depuis le 1er janvier, la nouvelle grille de onze tranches fait tiquer nombre de parents d’élèves. « Progressive », elle se traduit en effet par des augmentations de 9% à… 100% du repas journalier pour 70% des familles, suivant leur quotient familial « Inacceptable » pour le groupe UDI au conseil général ,dont la pétition en ligne lancée en novembre affiche 4350 noms. « Les gens sont vent debout, assure son président, Stéphane Salini. Une hausse d’un coup en cette période difficile, ce n’est pas possible : il fallait lisser sur cinq ou six ans. Certes, cela concerne ceux qui gagnent le plus, mais il n’y a pas de millionnaires dans le 93. »

Du côté des parents d’élèves, la puissante FCPE évoque des motions qui se multiplient au sein des conseils d’administration de collèges. « La grogne monte, reconnaît Michel Hervieu, patron de la FCPE 93. Dans certains établissements, des familles ont retiré leurs mômes de la cantine. » Le sujet sera d’ailleurs évoqué lors d’une réunion de travail de la FCPE mercredi. Au collège Victor-Hugo de Noisy-le-Grand, des enseignants se sont mobilisés, recueillant une centaine de signatures. Enfin, certains élus de la majorité grondent. « Si c’était à refaire, je voterais contre », admet Bally Bagayoko, vice-président du conseil général, qui s’était abstenu en octobre comme 4 autres élus Front de gauche. Le conseiller général demande d’ailleurs une renégociation des tarifs.

Face à ce vent de contestation, le président (PS) du conseil général, Stéphane Troussel, tempère. « Je ne veux pas minimiser la désapprobation, mais je demande à voir les 4000 signatures de l’UDI. J’ai reçu à peine 10 lettres de protestation », souligne-t-il. Sur le fond, l’élu rappelle que les tarifs de cantine n’avaient pas été réévalués depuis 2008, qu’ils restent dans une fourchette de 0,30 € à 4 € au maximum, « moins que dans les cantines de la plupart des villes UDI ou UMP », raille-t-il. Les prix restent stables pour les 30% de familles les plus modestes. Les tranches intermédiaires, elles, connaissent des augmentations du niveau de l’inflation.

« Ce sont les 3 dernières tranches qui ont les évolutions les plus fortes, reconnaît Stéphane Troussel. Mais, en période de difficulté, j’assume de faire payer un peu plus à ceux qui gagnent plus. Quinze pour cent des familles dont les revenus dépassent 6400 € pour un couple avec 3 enfants payent 32 € de plus par mois : ce n’est pas insurmontable. L’objectif est de permettre à tous les collégiens de bénéficier d’un repas équilibré par jour car, pour certains, c’est parfois le seul. » Le président du conseil général, qui n’a pas été alerté de désertion massive chez les 34000 demi-pensionnaires, n’exclut cependant pas une évaluation de ces nouveaux tarifs après un examen sur au moins une année. « S’il y a besoin de réajuster, on réajustera. »

Source : Le Parisien 

Rédigé par Aulnaylibre !

Publié dans #Education

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B
C est encore un impôt supplementaire mais dissimulé . Pourquoi demande t on toujours plus a la classe moyenne? Tous les enfants ont droit au même menu, alors pourquoi un prix différent si ce n'est
pas encore pour taxer les gens qui travaillent.
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