Aulnay-sous-Bois : 300 ouvriers de l'usine PSA reçus au ministère de l'Industrie

Publié le 24 Mars 2012

PSARECUPUn des cars est resté « en carafe sur le périphérique », mais ils étaient tout de même plusieurs centaines hier matin, groupés derrière leurs banderoles, face à l’imposant bâtiment du ministère des Finances, à Paris. Quelque 300 ouvriers de l’usine PSA Peugeot-Citroën d’Aulnay ont accompagné leurs représentants CGT, SIA (syndicat du groupe automobile) et CFDT. 


La délégation de 12 syndicalistes était venue chercher, auprès des représentants de l’Elysée et du ministère de l’Industrie, la promesse qu’ils réclament depuis longtemps : celle d’un rendez-vous « tripartite » sur l’avenir du site aulnaysien. Lors de l’entrevue, on leur a remis un courrier émanant du secrétariat général de l’Elysée, proposant la création d’une « cellule de suivi industriel », pilotée par le préfet Christian Lambert. Dans l’entourage de ce dernier, on confirmait hier que la réunion aurait lieu « dans les dix jours ». Elle réunira « les représentants du groupe PSA, l’ensemble des services publics concernés, les représentants des salariés d’Aulnay et les élus locaux », pour « examiner et anticiper l’évolution des activités du site, en relation avec les perspectives de remplacement de l’actuel modèle C3 ».

« On a bien eu raison de menacer d’aller devant le QG de Sarkozy, c’est grâce à ça qu’on a obtenu gain de cause », estime Jean-Pierre Mercier, délégué central CGT. Après cette annonce, un coup de fil du préfet de Bobigny mercredi, annonçait aux syndicats un rendez-vous à Bercy. « C’est un vrai succès, mais ce n’est qu’un début, estime Tanja Sussest, déléguée du SIA. On veut obtenir la garantie écrite du maintien de tous les emplois sur le site jusqu’en 2016. » La date est celle de la fin supposée de la C3, seul modèle assemblé à Aulnay. Et ensuite? Hier, une clameur montait du groupe serré derrière les banderoles pour réclamer l’attribution d’un nouveau modèle à l’usine qui emploie 3100 personnes : « Un projet pour Aulnay, un projet pour Aulnay! »

Source : Gwenael Bourdon, Le Parisien du samedi 24 mars 2012

Rédigé par Aulnaylibre !

Publié dans #Emploi

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