Débat d’orientations budgétaires 2026 à Aulnay-sous-Bois : une approche post-électorale volontairement très prudentielle
Publié le 9 Avril 2026
Le débat d’orientations budgétaires 2026 à Aulnay-sous-Bois, qui s’est déroulé lors de la séance du conseil municipal du 31 mars dernier (voir ici), a mis en lumière une approche post-électorale volontairement très prudentielle.
Les recettes réelles de fonctionnement pour 2026
Les recettes réelles de fonctionnement attendues au budget 2026 sont de 172,1 millions d’euros contre 173,4 millions d’euros prévus à la clôture de l’exercice 2025. Cette baisse de 1,3 millions d’euros provient en grande partie d’une réduction par l’Etat de la Dotation de Compensation de la Réforme de la Taxe Professionnelle (DCRTP) de 2,5 millions d’euros.
Le processus est le suivant : lors de la suppression de la taxe professionnelle, l’Etat s’était engagé à compenser cette perte pour les collectivités locales. Désormais, afin de participer au redressement des finances publiques, ce même Etat a décidé de réduire cette compensation. Cette situation ne touche pas uniquement Aulnay-sous-Bois, mais aussi d’autres territoires industriels comme Gennevilliers où le maire dénonce une rupture de la parole de l’Etat dans les colonnes du journal L’Humanité (voir ici).
La baisse des recettes de fonctionnement Aulnaysiennes est en partie compensée par la taxe foncière sur les propriétés bâties dont la base locative augmente automatiquement chaque année du niveau de l’inflation, lors du vote de la loi de finances de l’Etat, alors que la ville maintient son taux de part communale à 30,69 %, inchangé depuis 2014.
Les dépenses réelles de fonctionnement pour 2026
Les dépenses réelles de fonctionnement attendues au budget 2026 sont de 167,2 millions d’euros contre 164,6 millions d’euros prévus à la clôture de l’exercice 2025. Elles ne progressent que de 1,6 % d’une année à l’autre. Une fois de plus, l’Etat force les communes à payer toujours davantage, notamment sur les charges de personnel, puisque la ville devra décaisser en 2026 un million d’euros supplémentaire pour la part patronale des cotisations retraites. Au total, entre 2025 et 2028, ce sont 4,5 millions d’euros que la commune d’Aulnay-sous-Bois aura dû verser à ce titre.
La dette
La dette est stabilisée aux alentours de 150 millions d’euros en 2025. Comme nous l’avions déjà expliqué (voir là), elle est un héritage des majorités successives. Mais c’est tout de même la coalition de gauche menée par Gérard Ségura qui a contribué le plus à la creuser en l’augmentant de 64,2 millions d’euros en l’espace de 6 ans.
Les investissements
Les investissements 2025 ont été fléchés principalement en direction des réhabilitations du boulevard de Strasbourg et de la laiterie Garcelon, la renaturation des berges du canal de l’Ourcq ou encore les rénovations de voirie et du patrimoine bâti.
L’enveloppe des investissements pour 2026 était en cours d’arbitrage au moment du débat d’orientations budgétaires dans un souci de la calibrer au plus juste des capacités financières de la commune.
Conclusion
En conclusion, pas de fiasco, mais une approche post-électorale volontairement très prudentielle ayant pour seul objectif d’équilibrer le budget dans un contexte de raréfaction des recettes.
La gauche locale a évidemment le seum et s’invente des combats imaginaires alors qu’elle a perdu le plus important à savoir celui des élections municipales de mars 2026.
Rappelons, en effet, que le maire Bruno Beschizza a plié le game dès le premier tour de scrutin en réunissant 12 998 voix soit 63,33 % des suffrages (voir ici). Aulnay (presque) Rassemblée n’a récolté que des miettes avec 4 294 voix soit 20,92 % des suffrages. Ce résultat, certes tout à fait respectable, devrait appeler l’opposition à davantage d’humilité et au retour à la réalité, aussi dure soit-elle pour les égos boursoufflés des uns et des autres...
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