Evacuation sous les huées et la protection de la police pour le sénateur Thierry Meignen après sa défaite aux élections municipales de mars 2026 au Blanc-Mesnil
Publié le 24 Mars 2026
Il ne faisait pas bon perdre ce dimanche 22 mars 2026. En effet, quelle que soit leur obédience politique, certains candidats malheureux du second tour des élections municipales ont été violemment chahutés. Ce fut le cas, par exemple, à Mantes-la-Jolie (Yvelines) pour le désormais ancien maire divers droite Raphaël Cognet, à Vaulx-en-Velin (Rhône) pour la désormais ancienne maire socialiste Hélène Geffroy ou encore Rachida Dati (LR - Renaissance) candidate largement battue à Paris.
Plus près de nous, au Blanc-Mesnil, c’est le sénateur Thierry Meignen qui est sorti sous les huées et la protection de la police municipale après sa défaite au second tour de scrutin. Ces événements dramatiques ne sont pas sans rappeler ceux de mars 2008 à Aulnay-sous-Bois lorsque le député-maire Gérard Gaudron avait lui aussi été victime de comportements odieux de la part de ses adversaires lors de la perte de l’Hôtel de Ville.
Quelles que soient les différences politiques qui nous opposent, ces scènes d’une brutalité inqualifiable abîment fortement la démocratie et semblent confirmer la prophétie de l’ancien ministre de l’Intérieur et maire de Lyon Gérard Collomb qui, avant de décéder d’un cancer, avait déclaré « On vit côte à côte, je crains que, demain, on ne vive face à face… »
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