L’hôpital René Muret de Sevran tente de lutter contre les ravages du protoxyde d’azote
Publié le 20 Février 2026
« Si j’avais su les effets du protoxyde d’azote, je n’en aurais jamais pris, mais à l’époque, ce n’était pas connu. Certains ont fini dans une chaise roulante après en avoir consommé une seule fois en soirée. Il ne faut pas en prendre, ça n’a que des inconvénients ! » À l’instar de Richard (le prénom a été changé), 22 ans, qui y vient trois jours par semaine pour la rééducation de ses jambes, un nouveau type de patients est apparu ces dernières années à l’unité de soins médicaux et de réadaptation en neurologie et au service d’addictologie de l’hôpital René-Muret à Sevran.
Les personnes souffrant d’addiction au protoxyde d’azote sont de moins en moins rares à y côtoyer les patients atteints de sclérose en plaques ou souffrant des séquelles d’un accident de la route. Le signe des ravages toujours plus importants que provoque la consommation détournée mais interdite de ce gaz contenu dans les siphons de chantilly, prisé pour ses effets hilarants. Son inhalation peut provoquer des paralysies des membres, des embolies pulmonaires et être à l’origine d’accidents de la route.
Face à l’ampleur du phénomène, l’AP-HP a créé, au début de l’année, une filière spécialisée dans la prise en charge addictologique du protoxyde d’azote à l’hôpital René-Muret. L’objectif est d’assurer un suivi plus global des patients en coordonnant mieux les services d’addictologie et de neurologie, afin de repérer les personnes dépendantes passant sous les radars des services des professionnels de santé.
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Source information : journal Le Parisien / Source photo d’illustration : Aulnaylibre.com
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