Aulnay-sous-Bois : la mairie sabote-t-elle volontairement le travail de l'association de défense du quartier Croix-Blanche ?

Publié le 1 Février 2012

S1I19Vous trouverez ci-dessous un communiqué adressé à la rédaction d'Aulnaylibre ! par l'association de défense du quartier Croix-Blanche. Cette structure dont l'objectif principal pour le moment est d'aboutir à l'élaboration d'un projet immobilier concerté en lieu et place de l'ancien centre des impôts  s'est illustrée par un certain nombre d'actions fédérant bon nombre d'habitants du secteur concerné mais aussi au-delà : pétition de plus de 1 300 signatures, réunion publique à la salle Chanteloup rassemblant entre 200 et 300 personnes.

Alors que tout semblait parti sur de bons rails, la mairie parait désormais, du point de vue de l'association, mettre des bâtons dans les roues du processus de co-élaboration. Mais quel intérêt aurait donc la municipalité a saboté volontairement le travail entrepris jusqu'ici dans un cadre qu'elle a elle-même défini ? C'est à ne plus rien y comprendre ! Ce nouveau rebondissement est en tout cas fortement problématique à l'heure où la population croyait, trop naïvement peut-être, qu'une autre manière de construire la ville, ensemble , était possible...

Nous suivrons bien entendu de très près la suite des événements de cette affaire...

 

 L’ASSOCIATION DE DÉFENSE DU QUARTIER CROIX BLANCHE ET DE SES ENVIRONS Q.C.B.E CONTINUE DE SE BATTRE POUR VOUS !

Après la réunion organisée par la Mairie le 13 décembre dernier à la Salle Chanteloup, qui a rassemblé plus de 300 riverains déçus par une Mairie qui se veut inflexible sur ses exigences économiques et financières, l’Association de Défense du Quartier de la Croix-Blanche poursuit ses rencontres avec les membres du Cabinet du Maire pour avancer sur le projet du site de l’ancien Hôtel des Impôts et préserver le cadre de vie existant.

Lors de la dernière réunion entre l’Association et l’équipe municipale, il a été décidé d’organiser de « ateliers de travail » où les habitants pourront être associés à l’élaboration du projet. En retour, suite à différents rendez-vous organisés avec la Mairie, l’Association Q.C.B.E a proposé que le projet soit réalisé sous forme de concours :

1) Il n’y aurait ainsi plus de longues discussions interminables ne menant à rien avec les différents « ateliers de travail » composés de personnes triées sur le volet, déjà testées en juillet et ayant entraîné la pétition pour le référendum, dont le succès est aujourd’hui incontesté.

2) Il s’agirait d’établir un cahier des charges très précis respectant le PLU actuel (hauteur des bâtiments, stationnement, espaces verts etc.), couplé avec les exigences et les besoins qui ont été formulés (30 logements maxi, mairie annexe et petit équipement type crèche, qualité environnementale etc.).

3) Un appel d’offres serait lancé, ce qui, rappelons-le, est obligatoire lors d’un marché public comme celui-ci et permettrait une mise en concurrence qui aurait pour objectifs une efficacité financière chère à M. le Maire.

Des agences d’architecture proposeraient des projets qui seraient présentés aux riverains qui voteraient tout simplement selon leurs préférences. Le meilleur projet gagnerait.

Cette solution qui semblait être la plus démocratique et possible juridiquement - seule envisageable - a été rejetée par la Mairie sous prétexte de lui enlever son pouvoir décisionnel et de froisser quelques egos.

Or, cette même Mairie qui représente l’État est garante du respect de la loi et ne doit donc pas intervenir dans le choix de l’architecte comme ce fut le cas le 13 décembre et comme ce qui est encore proposé aujourd’hui ! Ce n’est pas non plus du ressort de l’Association Q.C.B.E, comme cela fut également envisagé, de décider de l’architecte, nous n’assumerons pas la responsabilité de tels choix ! Une telle organisation mènerait directement à un recours devant le tribunal administratif.

Pourquoi volontairement saboter les avancées du dialogue sachant que l’organisation sous les formes voulues par la Mairie entraînerait obligatoirement des recours devant un tribunal ? Le Maire nous a annoncé que si le projet ne convenait pas à la Mairie, celle-ci n’hésiterait pas à laisser le terrain à un privé qui ne prendrait pas pas en compte l’avis des riverains. Il semble oublier que ce promoteur serait obligé de respecter le PLU et surtout que ce serait la Mairie qui en donnerait le permis de construire !

Nous souhaitons toujours représenter les habitants du quartier et permettre que leurs demandes et leurs craintes soient entendues par la Mairie.

Certes, nous sommes ravis des avancées et du chemin accompli. En revanche, il est impossible pour nous de travailler hors du cadre réglementaire, ce qui pour l’instant semble être le chemin choisi par la Mairie.

Il n’y a pas d’exception devant la loi, même pour la commune d’Aulnay sous Bois. Alors comptez sur nous pour que la qualité de vie du quartier soit respectée et pour défendre au mieux vos intérêts. Notre combat reste inchangé. Nous restons vigilants ! Nous vous tiendrons au courant des prochaines avancées qui, espérons-le, aboutiront à du concret.

Le Bureau Q.C.B.E

Benjamin Giami

Séverine Delamare

Brigitte Ripani

Alain Canet

Association Défense de l’Environnement de la Croix Blanche d’Aulnay-sous-Bois et de ses Environs, Q.C.B.E,

www.quartier-croix-blanche.fr

Siège social : 33 Avenue Jean Jacques Rousseau - 93600 Aulnay sous Bois - RNA n° W932003810 Sous-Préfecture du Raincy

Rédigé par Aulnaylibre !

Publié dans #Urbanisme

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Commenter cet article

Jean-Marc Bloch 01/02/2012 19:50

Il suffit maintenant d'attendre les décrets d'application des dernières propositions de notre futur ex-président afin de construire 30+30% soit 40 logements.... On se rapproche de l'équilibre du
projet ??

olivier attiori 01/02/2012 13:26

Cette association a bien été naïve de croire qu'elle pouvait travailler en bonne intelligence avec M. SEGURA.

Liberté 01/02/2012 12:06

http://aulnayleaks.over-blog.fr/