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Publié le 8 Avril 2020

Au 26 rue Louise Michel à Aulnay-sous-Bois se trouve l’espace Averino. Il a été inauguré le 31 mai 2018.

Ces locaux abritaient auparavant les ASSEDIC. Désormais, ils accueillent différents services communaux comme la jeunesse ou la démocratie de proximité. Ils proposent aussi des salles de réunion au très actif tissu associatif Aulnaysien.

Averino, nom de scène d’un clown et directeur de cirque Aulnaysien nommé Michel Sellier

L’espace Averino porte le nom de scène d’un ancien clown et directeur de cirque Aulnaysien, dont le vrai nom était Michel Sellier (1882 – 1954).

Passionné par les arts du spectacle et le cirque, il se lance, à l’âge de 13 ans, dans l’apprentissage des sauts acrobatiques. Il fera ainsi la tournée des plus grands cirques d’Europe jusqu’à ce qu’il participe à la Grande Guerre.

Pratiquant aussi le trapèze, le domptage et la musique, il s’engage dès 1924 dans la mise en œuvre d’un cirque à demeure, au 13 avenue de la République à Aulnay-sous-Bois, avec son épouse Emma issue d’une grande famille de clowns. Toute la famille se dépense sans compter pour distraire les Aulnaysiens jusqu’en 1932.

Averino continuera ensuite à se produire dans les cirques itinérants avant de s’éteindre en 1954. Les belles teintes variées du bâtiment qui porte aujourd’hui ce nom perpétuent la mémoire de Michel Sellier, personnage haut en couleur…

L’espace Averino à Aulnay-sous-Bois porte le nom de scène de l’ancien clown Michel Sellier !

Source information et photo du clown Averino : C.A.H.R.A, Cercle Archéologique Historique de la Région d’Aulnay, avec toute notre gratitude.

Source photo espace Averino aujourd’hui : site internet de la ville d’Aulnay-sous-Bois.

 

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Publié le 27 Août 2019

Louis Barrault nait le 8 juin 1921. Il habitait au 12 rue des Ecoles à Aulnay-sous-Bois.

Pierre Gastaud est né le 23 septembre 1924.

Tous les deux travaillent à la Compagnie des Freins Westinghouse à Sevran, entreprise qui fabriquait du matériel de guerre allemand. Beaucoup d’ouvriers y menaient des actions de résistance.

Louis Barrault et Pierre Gastaud, fusillés pour la France au parc Dumont à Aulnay-sous-Bois

Le 17 août 1944 au soir, les deux camarades Louis Barrault et Pierre Gastaud ont pour mission de surveiller la demeure du Docteur Perlis, qui se situait dans le parc Dumont.

C’est de ce pavillon que le Lieutenant Joyeuse, agent du Services Actions, tente d’entrer en contact avec Londres pour renseigner les Alliés sur la retraite des troupes allemandes.

Pour cette raison, beaucoup de soldats sont dans la gare d’Aulnay-sous-Bois et tout autour. La libération de Paris est proche, la nervosité est à son comble. La radiogoniométrie allemande détecte l’émetteur. Les S.S. investissent le parc.

Louis Barrault et Pierre Gastaud, fusillés pour la France au parc Dumont à Aulnay-sous-Bois

Les deux agents chargés de la surveillance préviennent Joyeuse qui détruit son poste et s’échappe mais il est trop tard pour Louis Barrault et Pierre Gastaud. Ils sont capturés et torturés jusqu’au petit matin avant d’être fusillés contre un arbre dans le parc Dumont.

Leurs décès sont enregistrés à la mairie d’Aulnay-sous-Bois le 18 août à 12 heures par le maire Charles Drocourt, président de la délégation spéciale désignée par l’Etat français.

Les obsèques ont eu lieu en l’église Saint-Joseph d’Aulnay-sous-Bois le 21 août et ils ont été tous les deux inhumés à Aulnay.

A la mémoire de ces deux fusillés de la Résistance, une stèle a été érigée à l’endroit où ils sont tombés. Elle a été inaugurée le 25 août 1945.

Par décision du conseil municipal du 8 octobre 1944, deux rues d’Aulnay-sous-Bois portent le nom de ces deux jeunes victimes.

Source information et photo 2 : C.A.H.R.A (Cercle Archéologique et Historique de la Région d'Aulnay) en tous nos remerciements. Source photo 1 : Aulnayllibre.com

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Publié le 12 Août 2019

Charles Dordain, dit « le sévère » nait le 28 mars 1859 à Bavinchove dans le département du Nord. Il consacre une bonne partie de sa vie à s’occuper de l’administration municipale.

Conseiller municipal en 1908, adjoint au maire en 1913 (spécialement chargé des questions financières), il devient maire d’Aulnay-sous-Bois en 1930. En 1931 il est fait Chevalier de la Légion d’honneur.

Charles Dordain l’homme qui posa la première pierre de l’actuelle mairie d’Aulnay-sous-Bois

En 1932 il démissionne de sa fonction de maire, mais enrichit son parcours d’expériences diverses. Il a été délégué cantonal, administrateur de la Caisse des Ecoles et du Bureau de Bienfaisance. Il fut aussi à l’origine des premières études en vue de doter notre ville d’un hôpital intercommunal.

C’est à lui que revint l’honneur d’avoir posé la première pierre de notre actuel Hôtel de Ville en présence de M. Cathala, alors sous-secrétaire d’Etat à la Présidence du Conseil, le 13 mars 1932.

Charles Dordain l’homme qui posa la première pierre de l’actuelle mairie d’Aulnay-sous-Bois

Il décède quelques années plus tard, le 31 janvier 1937…

Aujourd'hui, la rue Charles Dordain est située à quelques pas au nord de la gare du RER B. Elle relie l'avenue Anatole France à la rue Jean Charcot. Le numéro 3 de cette rue a longtemps abrité la direction des études urbaines, qui recevait le public notamment lors des modifications du Plan Local d'Urbanisme (PLU). Un moment menacé de destruction, la bâtisse en meulière a finalement été conservée pour accueillir la Maison des projets et du patrimoine.  

Source information et photos : C.A.H.R.A (Cercle Archéologique et Historique de la Région d’Aulnay) avec tous nos remerciements.

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Publié le 6 Août 2019

Le nom de Robert Ballanger est étroitement lié à celui d’Aulnay-sous-Bois. Chacun sait qu’il a été donné à un parc de la commune et également à un hôpital intercommunal. Mais qui connait réellement cet homme devenu maire de la ville en 1971 ? En lisant ces quelques lignes vous en saurez beaucoup plus sur lui. Ce qui suit appartient à l’histoire…   

Mais qui était Robert Ballanger maire d’Aulnay-sous-Bois de 1971 à 1978 ?

Robert Ballanger est né le 2 novembre 1912 à Nantes. Il décède le 26 janvier 1981 à Sevran. C’est en 1932 qu’il adhère au parti communiste. Employé de bureau au Ministère des Colonies à Nantes, il exerce très vite d’importantes responsabilités au sein des instances régionales de son parti. Mobilisé en 1939, il participe aux combats. Son action importante dans la clandestinité le désigne au poste de vice-président du Comité de Libération de la Seine-et-Oise en 1944. Il est titulaire de la Croix de Guerre 1939 - 1945 et de la Médaille de la Résistance.

En 1945, à 33 ans, il entre à l’Assemblée Nationale. Il sera de toutes les législatures de la IVème puis de la Vème République, d’abord député de Seine-et-Oise, avant la Seine-Saint-Denis en 1967 ; il n’assumera pas moins de quatorze mandats. Ses multiples interventions à l’Assemblée Nationale le font redouter de ses adversaires politiques. Ses qualités le placent comme l’un des députés communistes les plus écoutés dans l’hémicycle. En 1964, il succède à Waldeck-Rochet à la présidence du groupe communiste à l’Assemblée. Au XIIème Congrès du PCF, en avril 1950, il est écarté du Comité central et n’y reviendra qu’en 1959.

Il fut maire d’Aulnay-sous-Bois de 1971 à 1978, avant de passer la main à Pierre Thomas. Il a contribué à la modernisation de la ville, à l’implantation des zones d’activités dont celle de Chanteloup avec l’Oréal et, en 1973, de l’usine Citroën.

Dans son action de développement de la Seine-Saint-Denis, Robert Ballanger a attiré les investisseurs à Garonor et Paris-Nord 2. Dans le domaine culturel, il est à l’origine de l’Espace Jacques Prévert, haut-lieu de la culture à Aulnay.

Pour honorer sa mémoire après son décès brutal, la Municipalité a donné son nom au beau parc paysager aménagé au nord d’Aulnay. L’hôpital intercommunal d’Aulnay-sous-Bois, Sevran et Villepinte porte également son nom.

Source information : C.A.H.R.A (Cercle Archéologique et Historique de la Région d’Aulnay) avec tous nos remerciements. Photo d’illustration : Aulnaylibre.com

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Publié le 5 Août 2019

Suite à notre évocation de la superbe maison située rue Edouard Cornefert à Aulnay-sous-Bois, nous avons voulu en savoir plus sur cet homme, Parisien de naissance et Aulnaysien d’adoption. Formé au métier d’électricien, il voue une passion sans commune mesure pour la musique. Son dévouement sera maintes fois récompensé. Ce qui suit appartient à l’histoire…

Aulnay-sous-Bois : Edouard Cornefert, l’électricien qui aimait la musique

Né le 27 novembre 1876 dans le 15ème arrondissement de Paris, Edouard Cornefert se sent tout jeune attiré par la musique.

Electricien de métier, il est venu s’installer à Aulnay-sous-Bois dans l’avenue du Gros Peuplier et monte un commerce de chansons et d’instruments de musique. Il devient président de l’Ecole de musique et donne à tous l’exemple de l’assiduité et de l’application aux répétitions et aux concerts de l’Harmonie et de la Symphonie Municipales. Il a été aussi le secrétaire adjoint de la Chambre Syndicale du Bâtiment, président de la Société d’Horticulture et administrateur de l’Association des commerçants.

Pour l’ensemble de ses activités durant sa vie, il a reçu de nombreuses récompenses : il a eu sa première Médaille d’Argent à 17 ans au Ministère du Commerce (section Lutherie) et sa première Médaille d’Or en 1932 par la Société d’Encouragement au Dévouement. En 1933, il est nommé officier d’Académie et reçoit la Médaille d’Honneur des Sociétés Musicales de France. Le 31 janvier 1957, il est promu au grade d’officier dans l’ordre des Palmes Académiques ; enfin le 15 janvier 1960, il reçut la première Plaquette d’Honneur de la ville d’Aulnay-sous-Bois.

Il est décédé le 5 juin 1962. Comme il avait su donner un essor formidable à la « Symphonie Municipale » ainsi qu’à « l’Harmonie Municipale » jusqu’à son dernier jour, le Conseil municipal d’octobre 1963 a décidé que la rue du Bocage s’appellerait désormais la rue Edouard Cornefert.

Source information et photo : le C.A.H.R.A, Cercle Archéologique et Historique de la Région d’Aulnay, avec tous nos remerciements

 

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Publié le 30 Juillet 2019

L'été 1944 touche à sa fin. Stationné en gare d'Aulnay-sous-Bois, un train est sous bonne garde allemande. Et pour cause : à l'intérieur, 200 à 300 toiles de maîtres - Picasso, Dufy, Braque - dérobées par les nazis aux musées parisiens. Direction : l'Allemagne, sur ordre d'Adolf Hitler. Mais le 26 août, des résistants français attaquent le train et réussissent à sauver le trésor, au prix de la vie de plusieurs d'entre-eux.

Cet épisode méconnu de la Seconde Guerre mondiale va faire l'objet d'une grande exposition à Aulnay-sous-Bois, fin août, pilotée par les archives. A coups de tweets un peu mystérieux, la ville démarre le teasing sur l'événement.

Une valeur de 1Mds de Reichsmark d'or

«C'est un épisode glorieux de la Résistance », résume Pascal Lecomte, directeur des archives municipales. «Ces tableaux représentaient une manne financière incroyable pour le IIIe Reich. De l'art dégénéré, estimaient-ils... mais une valeur de 1Mds de Reichsmark d'or, soit de quoi se payer dix divisions blindées », chiffre l'historien local. Pas anodin, alors que les Allemands viennent de «perdre » Paris.

L'homme rappelle que c'est une conservatrice de l'Orangerie, à Paris, qui a mis la Résistance sur la piste du train. Lequel, au départ de la Gare du nord, a été ralenti par des cheminots et des résistants, avant d'être «attaqué » à Aulnay, au moment même où les Alliés, qui venaient de libérer Paris, arrivaient dans la commune.

Article complet du journal Le Parisien à lire en cliquant : ici

Source information : journal Le Parisien / Source photo : compte Twitter de la ville d'Aulnay-sous-Bois

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Publié le 22 Juillet 2019

Durant tout l'été,

la Ville d’Aulnay-sous-Bois vous propose de revenir sur quelques faits marquants de l’été 1944 durant lequel Paris et sa banlieue ont été libérés.

À la rentrée, le 31 août prochain, nous célèbrerons cette libération autour d’une journée d’animations et d’hommages.

  • Retrouvez les différents épisodes tout au long de l'été sur le Twitter de la Ville, avec le hashtag #LibérationParis.
  • Retrouvez les également sur la Page Facebook de la Ville.

Source information et image : site internet de la ville d’Aulnay-sous-Bois

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Publié le 3 Juillet 2019

Il est toujours intéressant d’avoir un œil dans le rétroviseur du passé pour relativiser ce qui arrive au temps présent. Par exemple, en 1911, il n’y avait pas les réseaux sociaux mais la canicule frappait déjà. C’est ainsi que l’on apprend qu’en juillet et août de cette année-là, à Aulnay-sous-Bois, les températures furent particulièrement élevées sur une amplitude de plus de deux mois…     

« On ne parlait pas encore du réchauffement climatique mais pourtant en 1911 les Aulnaysiens se plaignent de la chaleur. Nous sommes en juillet 1911, et c’est à partir du 4 juillet que la température s’envole. A part les 16 et 18 juillet, c’est pendant 70 jours qu’ils vont souffrir de cette canicule qui s’est abattue sur la France.

En juillet et août 1911 la canicule a duré plus de deux mois à Aulnay-sous-Bois !

Les anciens disent que si le mois de juillet est chaud août sera plus frais. Alors nos Aulnaysiens attendent avec impatience ce mois d’août et sa fraicheur promise par les anciens qui ont de l’expérience. Hélas ! Trois fois hélas ! En août la température est au contraire plus chaude qu’en juillet. A aucun moment la température de descendra sous la barre des 30°c. 

Dans toute la France on comptera 41 072 décès due à la chaleur. Les victimes sont principalement des personnes âgées mais aussi des nourrissons. La mortalité infantile a augmenté de 20%. J’ignore combien d’Aulnaysiens sont morts à cause de cette canicule mais par rapport à la capitale ici il y avait des endroits où on pouvait trouver une relative fraicheur : canal de l’Ourcq, forêt de Bondy, la Morée, le Sausset.

Le 14 septembre 1911, la température baisse enfin ».

Source information : Alain RS sur la page Facebook Tu es d’Aulnay Sous Bois, quand…

 

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Publié le 6 Janvier 2019

 

Outre la fin de la patinoire, ce dimanche est aussi le dernier jour pour visiter la grande exposition consacrée à la guerre 14 - 18 à Aulnay-sous-Bois. Inaugurée le 20 octobre 2018, elle s'est poursuivie jusqu'à aujourd'hui rencontrant un très grand succès.

Il vous reste encore quelques heures pour vous rendre à la Ferme du Vieux-Pays pour une plongée dans l'histoire évoquant les temps forts de la première guerre mondiale.

Textes, reconstitutions de tenues de soldats, de tranchées et d'espaces de vie, objets et documentaires sont au menu pour une immersion réaliste sur cette période sanglante qui n'a pas disparu des mémoires comme en témoigne le titre Nineteen Seventeen figurant sur le second album du groupe anglais The Good, The Bad and The Queen sorti le 16 novembre 2018.

"And we waltzed around the world, as though we were off our heads, and I say why, why are we not brought to book ? And where are we today ? Dissolution, our lousy love affairs, if you don't love me let me go, and as I come up again, I leave a little bit of England in a field in France..."

 

Source photo : Aulnaylibre.com

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Publié le 22 Octobre 2018

9,5 millions de morts et disparus. 19 millions de blessés. 300 000 "gueules cassées" dont traite notamment l'excellent film "la chambre des officiers" de François Dupeyron tiré du roman de Marc Dugain, 9 millions d'orphelins, 5 millions de veuves... Voilà résumé en quelques chiffres le bilan de la guerre 14 - 18.

 

Exposition exceptionnelle à Aulnay-sous-Bois sur les 100 ans de la fin de la guerre 14 - 18

Cela parait si loin et pourtant il n'y a que 100 ans nous séparant du 11 novembre 1918, date de la fin de la guerre 14 - 18. Pour ne pas oublier le passé et donc se condamner potentiellement à le revivre, la ville d'Aulnay-sous-Bois a inauguré samedi dernier à la Ferme du Vieux-Pays une exposition consacrée à ce conflit particulièrement meurtrier.

Exposition exceptionnelle à Aulnay-sous-Bois sur les 100 ans de la fin de la guerre 14 - 18

Les agents de la ville ont réalisé un travail exceptionnel de reconstitution permettant une immersion totale au coeur de l'Histoire. 

Exposition exceptionnelle à Aulnay-sous-Bois sur les 100 ans de la fin de la guerre 14 - 18

La ville d'Aulnay-sous-Bois, même si elle n'a connu ni les combats ni l'occupation, a payé un lourd tribut dans ce conflit en perdant au moins 10% de sa population masculine, des jeunes hommes dont la plupart n'avaient pas 35 ans. Pour rappel, notre série sur Aulnay-sous-Bois dans la guerre 14 - 18 est accessible en cliquant sur les liens suivants année par année : épisode 1 / épisode 2 / épisode 3 / épisode 4 / épisode 5 / épisode 6. 

Exposition exceptionnelle à Aulnay-sous-Bois sur les 100 ans de la fin de la guerre 14 - 18

La rédaction d'Aulnaylibre partage avec vous ces quelques photos pour vous donner envie d'aller visiter cette exposition incontournable en famille.

Exposition exceptionnelle à Aulnay-sous-Bois sur les 100 ans de la fin de la guerre 14 - 18

Lors de notre visite, une personne bluffée par la qualité de l'exposition pensait qu'il s'agissait d'une exposition itinérante en provenance de Paris ! Et bien non il s'agit d'un travail 100% made in Aulnay-sous-Bois démontrant que la ville est capable de mettre en valeur régulièrement la richesse de sa culture et de son histoire. 

Exposition exceptionnelle à Aulnay-sous-Bois sur les 100 ans de la fin de la guerre 14 - 18

A cette occasion, le maire d'Aulnay-sous-Bois, Bruno Beschizza a lâché une colombe blanche, nous rappelant ainsi la chance qui est la notre de vivre en paix...

 

Exposition exceptionnelle à Aulnay-sous-Bois sur les 100 ans de la fin de la guerre 14 - 18

Robert Ferrand

Source photos : Aulnaylibre.com

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Publié le 6 Février 2018

A la fin du XIXème siècle, dans la forêt de Bondy, on pouvait apercevoir un énorme peuplier sur le bord de la route du « Cul de sac de Nonneville ».

Cet axe routier, qui ressemblait davantage à une sente, s’étendait de la ferme de Rougemont à Sevran vers celle de Nonneville à Aulnay. Un ruisseau alimentant le Rouailler coulait au pied de cet arbre. Le début du XXème siècle allait pourtant bouleverser ce joli paysage.

En effet, après la vente par la famille d’Orléans de la forêt de Bondy, cette dernière fut urbanisée et des routes tracées. C’est ainsi que de nombreux arbres magnifiques furent abattus. Le Gros Peuplier d’Aulnay se trouvait sur le trottoir de l’avenue du Clocher (actuellement Pierre Jouhet) à son intersection avec l’avenue de Nonneville.

L’histoire du Gros Peuplier d’Aulnay-sous-Bois

Aussi surprenant que cela puisse paraitre, le Gros Peuplier ne fut pas supprimé comme ses semblables. Les bucherons étaient peut-être impressionnés par la majesté de ses frondaisons. Ils le laissèrent alors en place malgré la gêne qu’il occasionnait aux piétons. Cet arbre fut rapidement très connu et représenté sur de nombreuses cartes postales de l’époque. On donna même à une rue proche son nom « Avenue du Gros Peuplier ».

En 1910, un immeuble, qui existe toujours, fut construit au bord du trottoir où se trouvait le Gros Peuplier. Le propriétaire demanda au conseil municipal son abattage. Quelle décision fallait-il prendre ? Couper le « Gros Peuple » qui était devenu son nom pour les habitants du quartier ou le conserver en souvenir de la forêt de Bondy. Les avis étant partagés, rien ne fut décidé.

L’histoire du Gros Peuplier d’Aulnay-sous-Bois

Cependant, le propriétaire persista dans sa demande et, en 1914, obtint satisfaction à la condition qu’il prenne à sa charge les frais d’abattage, d’évacuation du tronc, des branches et d’apposition sur son immeuble d’une plaque rappelant le souvenir du peuplier. En fait de plaque, il n’y eut jamais que celle indiquant le nom de l’avenue. La guerre 1914-1918 venait de commencer par de graves revers pour l’Armée française, nos concitoyens avaient d’autres pensées que celle de mise en place de la plaque du Gros Peuplier.

Les souffrances de la guerre s’atténuant, le besoin de plaisir revint à Aulnay-sous-Bois. De nombreuses associations de quartier se créèrent. L’une d’elle rappelant cet arbre fut fondée en 1926 « La commune libre du Gros Peuplier ».

Ne reste aujourd’hui du Gros Peuplier d’Aulnay qu’un poème « Eloge du Gros Peuple » composé le 13 février 1921 par l’écrivain local Auguste Praneuf dont voici un extrait :

Gros peuplier, c’est vieux cliché,

L’arbre ancestral est arraché,

Disparu depuis des années…

Au passé pourquoi se lier ?

Mais d’autres racines sont nées

Du Gros Peuple, au gros peuplier.

Gros peuple est un nom plus puissant,

C’est de la chair, du cœur, du sang,

Cela chante, travaille et vibre…

C’est la cotte ou le tablier,

C’est l’homme simple, honnête et libre…

Gros peuple, vrai grand peuplier !

Source information historique et photos : Le C.A.H.R.A (Cercle Archéologique Historique Région Aulnay) avec nos remerciements et notre admiration pour ce travail de mémoire

 

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Publié le 4 Mars 2016

Les fermes de Savigny furent pendant des siècles un lieu de peuplement isolé au Nord Est d’Aulnay-sous-Bois, qu’il est possible de situer aujourd’hui entre le stade Vélodrome et le magasin Bricoman, près du carrefour Jean Monnet.

Les fermes de Savigny à Aulnay-sous-Bois

Plusieurs documents conservés aux Archives Nationales attestent qu’au XIIème siècle l’abbaye parisienne de Saint-Antoine-des-Champs possédait déjà terres et bâtiments sur le site et que les chanoines de la Sainte-Chapelle de Paris y étaient propriétaires d’un moulin sur le Sausset au XIVème siècle. A la Révolution, ces fermes furent vendues comme biens nationaux et leurs vastes et excellentes terres continuèrent d’être cultivées jusqu’au milieu du XXème siècle.

Les fermes de Savigny à Aulnay-sous-Bois

Le nom même de Savigny indique étymologiquement une origine très ancienne. Il s’agit, en fait, de la francisation du terme « SAVINIACUS », signifiant qui appartient à SAVIN (SAVINIUS en latin). Un grand domaine (villa en latin), identifié par le nom de son propriétaire, occupait donc le terroir après la conquête de la Gaule par les Romains.

Les fermes de Savigny à Aulnay-sous-Bois

De 1968 à 1970, Alain Bulard, membre du C.A.H.R.A., a mené des fouilles de surface à proximité du Sausset, ruisseau aujourd’hui canalisé, qui descend de Villepinte au lieu-dit « Les Perrières », dont l’étymologie signifie « ruines antiques ». Le matériel recueilli, abondant et diversifié, mais malheureusement composé pour l’essentiel de très petites pièces, a confirmé pleinement l’hypothèse d’une occupation pendant toute la période gallo-romaine, du IIème au IVème siècles. Il a également prouvé la continuité de la présence humaine jusqu’à la fin du Moyen-Age.

Les fermes de Savigny à Aulnay-sous-Bois

Une autre campagne de prospection, en face du site gallo-romain, a permis de faire un nouveau pas dans l’histoire de Savigny. La découverte de tout un outillage en silex, grès et roche calcaire dure, a prouvé que nos lointains ancêtres de la période néolithique avaient jugé propice à leur installation ce bord de ruisseau sain, entouré de vastes espaces plats et ensoleillés.

Les fermes de Savigny à Aulnay-sous-Bois

L’urbanisation du Nord de la commune a porté un coup fatal aux fermes de Savigny. Les bâtiments laissés à l’abandon ont été abattus en 1975…

Source : Le C.A.H.R.A (Cercle Archéologique et Historique de la Région d’Aulnay-sous-Bois) avec nos remerciements et notre gratitude.

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Publié le 3 Mars 2016

En 1918 le danger revient tout près d’Aulnay-sous-Bois. Paris est bombardé par des avions et d’énormes canons allemands, dont « la Grosse Bertha », tirent sur la capitale depuis la forêt de Compiègne.

Aulnay-sous-Bois pendant la guerre 14-18 (fin) : 1918, ou quand Aulnay a perdu 10% de sa population masculine

En mars, la Municipalité décide d’installer des abris contre les bombardements sous les rampes du pont de la Croix Blanche, dans les contre berges du canal de l’Ourcq et le long de la route de Paris. Une sirène électrique est installée dans le campanile de la gare. La contre-offensive alliée sur la Marne, en Champagne et en Flandre, amène dans la ville de nouveaux réfugiés, des troupes de passage, alors que des trains sanitaires stationnent en gare, attendant des blessés.

En juin, la ville consomme 25 quintaux de farine par jour.

En juillet, il faut placer des gardes messiers dans la plaine pour éviter les vols de pommes de terre. Les troupes de passage sont logées sans interruption par les habitants ou dans les locaux communaux.

Aulnay-sous-Bois pendant la guerre 14-18 (fin) : 1918, ou quand Aulnay a perdu 10% de sa population masculine

En septembre, le meunier d’Arnouville les Gonesse fournit un stock de 540 quintaux de farine, soit 20 jours de consommation.

En octobre, une épidémie inquiète le Conseil municipal. S’agit-il de la terrible grippe espagnole, qui de février 1918 à janvier 1919, tua 25 millions de personnes dans le monde, alors que la Grande Guerre en avait fauché 14 millions ? Aucun document de l’époque ne permet d’en savoir plus.

Le 11 novembre 1918, l’armistice est signé à Rethondes dans l’Aisne.

Aulnay-sous-Bois n’a connu ni les combats ni l’occupation. Elle a cependant perdu au moins 10% de sa population masculine, jeunes hommes dont la plupart n’avaient pas 35 ans.

Aulnay-sous-Bois pendant la guerre 14-18 (fin) : 1918, ou quand Aulnay a perdu 10% de sa population masculine

Le monument aux morts, sculpté par Paul Waroquiez et érigé en 1922, regroupe 256 noms, auxquels font écho les plaques apposées dans les églises Saint-Sulpice et Saint-Joseph.

Aulnay-sous-Bois pendant la guerre 14-18 (fin) : 1918, ou quand Aulnay a perdu 10% de sa population masculine

Les registres de l’Etat Civil recensent les noms des grandes batailles restées dans la mémoire collective : Les Eparges, la Cote 104, le Mort Homme… Ils rappellent aussi la dimension internationale du conflit : Gallipoli, la rade de Corfou, la Turquie seront les dernières visions des blessés aux Dardanelles alors que d’autres succomberont en Tunisie, au Maroc et à Alger.

La liste des hôpitaux évoque l’incessant va et vient des trains sanitaires et les paisibles hôpitaux de province d’où les blessés ne reviendront pas.

Le seul décès enregistré à Bigottini en octobre 1915 est celui d’un petit languedocien de Lagrasse décédé de plaies multiples causées par des éclats d’obus…

Source : Le C.A.H.R.A (Cercle Archéologique et Historique de la Région d’Aulnay-sous-Bois) avec nos remerciements et notre gratitude.

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Publié le 29 Février 2016

En janvier 1917, les pommes de terre commandées en Bretagne par la Municipalité d’Aulnay-sous-Bois arrivent presque toutes gelées et ne profitent qu’aux porcs d’un nourrisseur.

En avril, un emprunt est voté pour acheter du charbon, dont la vente sera limitée à 50kg par famille. La 2ième carte de rationnement apparait. Le pétrole est lui aussi rationné. La pénurie de produits frais va contribuer à la diffusion des conserves : deux caisses de lait condensé arrivent à Aulnay. Le pain reste un aliment de première nécessité et la Municipalité demande une prolongation de sursis pour le boulanger Papion qui fournit la moitié de la ville et Bigottini, ainsi que le rappel du bourrelier Grellier qui doit ferrer les chevaux avant la moisson. Les grandes plaines céréalières du Nord de la France sont ravagées par les combats et à Aulnay la main-d’œuvre agricole fait défaut.

Aulnay-sous-Bois pendant la guerre 14-18 (5) : 1917, des soldats Indochinois à la Ferme de Savigny

L’armée a envoyé des soldats Indochinois à Savigny. Selon le plan de Gallieni, ministre de la guerre en 1915, des travailleurs annamites avaient été recrutés pour assurer la relève dans les usines métropolitaines, surtout dans le secteur de l’armement et près de 50000 hommes s’engagèrent, suivis par plus de 40000 en 1916.

En juillet et août, de nouvelles cartes de rationnement sont distribuées pour le sucre et le charbon. Dans le même temps, la Municipalité doit régler les problèmes d’équipements collectifs pour la ville, développer le réseau d’égouts, installer le début du réseau d’eau potable. L’Etat a multiplié les emprunts pour soutenir l’effort de guerre. La commune prévoit des impôts extraordinaires en 1918 pour agrandir les écoles, la poste, construire une caserne de gendarmerie et agrandir le cimetière.

L’année 1917 est celles des terribles hécatombes du Chemin des Dames, de Craonne, des mutineries. Les troupes américaines arrivées en juillet sont directement conduites au feu, et le général Foch est nommé au commandement unique des troupes alliées.

Aulnay perd cette année-là une vingtaine de ses hommes. La Municipalité veut honorer leur mémoire. « La remise des diplômes aux familles des victimes fera l’objet d’une convocation spéciale un Dimanche ».

A suivre épisode 6 : 1918, Aulnay-sous-Bois a perdu 10% de sa population masculine !

Source : Le C.A.H.R.A (Cercle Archéologique et Historique de la Région d’Aulnay-sous-Bois) avec nos remerciements et notre gratitude.

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Publié le 26 Février 2016

1916 est une année terrible en pertes humaines. 200 000 français sont tués lors de la bataille de Verdun. Au cours de la bataille de la Somme, de juillet à septembre, 400 000 britanniques et 200 000 français tombent au combat.

Aulnay-sous-Bois pendant la guerre 14-18 (4) : 1916, 38 nouveaux Aulnaysiens meurent au combat

En mars la municipalité d’Aulnay-sous-Bois subventionne « l’œuvre des Mutilés ». Pour maintenir l’espoir d’une façon symbolique, le boulevard de la Gare change de nom et devient le boulevard Gallieni, en hommage au vainqueur de la Marne.

En juin, une carte de rationnement est mise en place pour le sucre.

En septembre, pour soutenir le moral des combattants, un envoi de 300 colis est négocié avec le Bazar de l’Hôtel de Ville. Des boites de pâté de foie, de tête de veau, de galantine, accompagnées de 5 saucisses en gelée de marque Olida, un paquet de petits beurres, 200 grammes de chocolat et une livre de tabac gris sont ainsi expédiés.

L’ambulance des Dames de France, installée dans le magasin Casino, proche de la place Jeanne d’Arc, n’abrite plus que deux blessés. Les terribles ravages des armes modernes excluent l’amateurisme, même dévoué. La responsable organise néanmoins des distributions de soupe dans les écoles.

Aulnay-sous-Bois pendant la guerre 14-18 (4) : 1916, 38 nouveaux Aulnaysiens meurent au combat

La municipalité aide les familles des combattants en offrant une assistance médicale gratuite et en proposant des billets à tarif réduit pour rejoindre les soldats au repos.

Le nombre de soldats inhumés sur les champs de bataille ou disparus a besoin d’être matérialisé pour permettre aux familles de faire leur deuil. C’est pourquoi, en octobre, un monument aux morts « provisoire » est édifié dans le cimetière. Les noms des victimes y étaient gravés. Ceux des 38 hommes tombés cette année-là n’y furent peut-être pas tous inscrits.

A suivre épisode 5 : 1917, ou quand l’Armée Française envoie des soldats Indochinois à la Ferme de Savigny à Aulnay-sous-Bois

Source : Le C.A.H.R.A (Cercle Archéologique et Historique de la Région d’Aulnay-sous-Bois) avec nos remerciements et notre gratitude.

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Publié le 25 Février 2016

En janvier 1915, la facture des frais de stationnement des troupes est envoyée à l’Armée. Outre les dépenses d’éclairage, s’ajoutent plus de 20 tonnes de charbon.

Le Conseil municipal adopte une politique économique autoritaire tandis que les commerçants rencontrent des problèmes d’approvisionnement grandissants. Des stocks de sucre et de légumes secs sont constitués et le prix du charbon est surveillé.

Les Femmes de France ont organisé une ambulance (poste de secours avec lits) et demandent une subvention. Aulnay-sous-Bois dispose déjà d’une structure médicale officielle : la maison de retraite Bigottini, propriété de l’ Assistance Publique, est maintenant une maison de convalescence militaire pour blessés légers, « les éclopés ».

Aulnay-sous-Bois pendant la guerre 14-18 (3) : 1915, vivre malgré la guerre !

Malgré la guerre, la ville continue à vivre, à travailler, à se distraire. Une nouvelle salle de spectacles « Le Soleil d’Aulnay » ouvre rue des Cévennes (Rue Léon Richer) et « Le Prado », au Vieux-Pays, rouvre après travaux.

L’année avance, et il faut penser aux vacances des enfants et leur éviter les dangers du vagabondage. Des classes de vacances sont prévues. Elles ne rencontrent pas un grand succès et seront abandonnées les étés suivants.

En mai, les écoles demandent aux élus que « le montant des prix scolaires dont ils font le sacrifice soit employé pour venir en aide à nos soldats qui défendent si courageusement le sol sacré de la patrie ».

En juillet, grâce à une subvention de l’Intendance militaire, « la Solidarité » atelier de confection militaire, s’installe dans les murs de l’entreprise Goldenberg, dans l’actuelle rue Tournadour. Les subventions aux sociétés sportives sont en revanche supprimées.

Aulnay-sous-Bois pendant la guerre 14-18 (3) : 1915, vivre malgré la guerre !

A l’automne, pour éviter la spéculation, la municipalité étudie l’achat direct de charbon aux Mines du Nord. De nouveaux stocks sont constitués : sucre, haricots, lentilles. Les Fermiers réunis, société Aulnaysienne, garantissent la fourniture du lait à un prix fixe.

Noël sera placé sous le signe de la solidarité. Ceux du front recevront du tabac et du chocolat. Les enfants des mobilisés et des réfugiés auront droit aux vêtements et galoches.

Pour 45 familles Aulnaysiennes, ce Noël 2015, aura la couleur du deuil.

A suivre épisode 4 : 1916, année terrible !

Source : Le C.A.H.R.A (Cercle Archéologique et Historique de la Région d’Aulnay-sous-Bois) avec nos remerciements et notre gratitude.

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Publié le 24 Février 2016

Aulnay entre dans la guerre

Le 2 août 1914, jour où l’Allemagne déclare la guerre à la Russie et la France, une réunion extraordinaire du Conseil municipal d’Aulnay-sous-Bois est convoquée. Les magasins d’alimentation ayant été dévalisés, décision est prise de constituer un approvisionnement d’urgence en farine, sucre, riz et pommes de terre pour éviter la spéculation.

Aulnay-sous-Bois pendant la guerre 14-18 (2) : 1914, l’année la plus meurtrière pour Aulnay

Du 5 au 7 août, les hommes mobilisés rejoignent leurs unités. Le 15 août, les pleins pouvoirs sont donnés au Maire pour les approvisionnements d’urgence. Fin août, le petit poste de secours, situé dans la plaine et inclus dans le réseau de défense du Grand Paris, est renforcé. Un abattoir militaire est installé au Pont de l’Union ainsi que plusieurs centres de répartition, dont un au Parc. En septembre se déroule la 1ère Bataille de la Marne. La Guerre est aux portes de la ville.

Pour mieux s’imprégner de l’ambiance de l’époque, voici quelques extraits du journal de l’abbé Phily, curé de St-Sulpice :

« Le 265ième et le 316ième régiments (d’infanterie et d’artillerie) se rendant au front séjournent trois semaines à Aulnay. Il y a des soldats partout. A nous seuls, le Protectorat et moi, nous en logeons 700 et nous en sommes fiers. Les églises s’ouvrent dès 4 heures du matin. Nous préparons une ambulance de 50 lits avec tous ses accessoires.

Cependant, nous entendons le canon, tous les jours plus près. Bientôt nous percevrons distinctement la fusillade et le piétinement des chevaux. L’horizon est de poussière et de feu.

Le 6 septembre, l’ennemi semble être tout près, à un ou deux kilomètres. Il est en effet à Dammartin. Quelques jours auparavant, les Uhlans étaient venus nous visiter. Tout le monde tremblait, les cloches s’étaient tues. »

Aulnay-sous-Bois pendant la guerre 14-18 (2) : 1914, l’année la plus meurtrière pour Aulnay

Devant l’imminence du danger, la paroisse Saint-Sulpice décide de faire un voeu à la Très Sainte Vierge le 6 septembre 1914. En voici la teneur :

« Si le territoire d’Aulnay n’est pas envahi et si la victoire est à la France, nous soussignés nous engageons en notre nom de la Paroisse d’Aulnay-sous-Bois à faire un pèlerinage à N.D. de Lourdes avant la fin de septembre 2015, à faire le pèlerinage de N.D. des Anges tous les ans, le 8 septembre, pendant au moins 25 ans, à faire procession en l’honneur de la Très Sainte Vierge tous les ans, le dimanche qui suivra le 8 septembre. Dans l’occurrence de cette date et du dimanche, le trajet d’Aulnay à Clichy sera ou tiendra lieu de la Procession.»

Approuvé par Mgr L’Evêque le 14 septembre 1914 il semblerait que ce vœu soit en quelque sorte exaucé.

« Ce jour-là, le canon cesse de tonner vers 5 heures et se tait jusqu’au lendemain vers 2 heures du matin, mais il gronde moins fort que la veille et les jours précédents, et vers 10 heures, l’Allemand faisait demi-tour en arrière. La Sainte-Vierge nous protégeait, la victoire de l’Ourcq était à nous, nous étions sauvés.»

Avec le consentement des autorités d’Aulnay et du Raincy, le pèlerinage à Clichy est fixé au lendemain.

« Parti à 5 heures, le groupe est de retour à 10 heures sans encombre, ni incident fâcheux, autre qu’une alerte aussitôt dissipée. C’étaient les autos, tant anglaises que françaises et une partie de notre artillerie qui galopaient sur toutes les routes que nous pouvions voir du haut du point de la Croix-Blanche, et qui soulevaient des nuages de poussière et d’éclairs. Quelques jours plus tard, c’était la victoire de la Marne. »

Aulnay-sous-Bois pendant la guerre 14-18 (2) : 1914, l’année la plus meurtrière pour Aulnay

Automne – Hiver 1914

Le Conseil municipal commence à dresser la facture du stationnement des troupes et vote un secours aux populations belges. La guerre amène son cortège de décès et les registres d’état civil se couvrent de transcriptions dans les marges car ils ne prévoient que les morts « naturelles ». Des avis sont également affichés sous le porche de la Mairie (actuel collège du Parc).

L’année 1914 sera la plus meurtrière pour Aulnay-sous-Bois avec plus de 50 victimes tombées tout près, dans l’Oise, l’Aisne et sur la Marne.

A suivre épisode 3 : Aulnay-sous-Bois en l’année 1915

Source : Le C.A.H.R.A (Cercle Archéologique et Historique de la Région d’Aulnay-sous-Bois) avec nos remerciements et notre gratitude.

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Publié le 23 Février 2016

A la veille de la guerre 14-18, Aulnay-sous-Bois est déjà une petite ville et sa croissance démographique se double d’un bouleversement socio-professionnel. Suite à l’arrivée d’une halte de la ligne de chemins de fer Paris-Soissons après la guerre de 1870, le village endormi d’à peine 1000 habitants a vu sa population multipliée par dix quarante ans plus tard. C’est ainsi que les champs du Nord et la forêt du Sud ont cédé peu à peu la place à de nombreux lotissements.

Aulnay-sous-Bois pendant la guerre 14-18 (1)

La population jeune et dynamique s’intègre dans le développement de la région parisienne. Employés (28%) et ouvriers (14%) côtoient une minorité de travailleurs agricoles (6%), pourcentage exactement équivalent à celui des employés de la Compagnie des Chemins de Fer du Nord.

Dans la ville, commerces et artisans emploient une nombreuse main-d’œuvre, souvent féminine, et le système de la sous-traitance s’instaure déjà dans la confection. Le bon air d’Aulnay explique aussi la présence d’un important contingent de nourrices gardant des enfants parisiens.

Aulnay-sous-Bois pendant la guerre 14-18 (1)

L’agglomération possède un véritable centre où cohabitent, près de la gare, la Mairie, la Poste, les nouveaux groupes scolaires et le marché de plein air. En 1913, la nouvelle église de Saint-Joseph du Bois offrira un lieu de recueillement aux habitants du Sud, en écho à l’église gothique de Saint-Sulpice, centre du Vieux Bourg. Les Aulnaysiens seront tous inhumés au « Vieux-Pays » même si les élus de l’époque étudient la possibilité d’un cimetière au « Parc ».

Le début de l’été 1914

Le conseil municipal Aulnaysien travaille à régler tous les problèmes de voierie, car les lotissements sont fréquemment implantés dans des sols humides, le plus souvent non drainés et desservis par des chemins défoncés.

La forte personnalité du Maire Isidore Nérat permet de donner une orientation sociale au budget. Le principal poste des dépenses regroupe frais d’hospitalisation et aides aux familles nombreuses.

Les activités culturelles sont encouragées. Des prix sont destinés aux écoliers. L’Union Musicale, les Amis Gymnastes, la Fraternelle, le Théâtre aux Champs et les Femmes de France (Croix Rouge) multiplient les spectacles récréatifs.

Aulnay-sous-Bois pendant la guerre 14-18 (1)

Dans toute la France, une population jeune et moderne, mieux nourrie, alphabétisée, accède progressivement aux biens de consommation et peut espérer une ascension sociale. Pourtant la société s’attend à un conflit avec l’Allemagne qui a pris le contrôle de l’Alsace et la Lorraine en 1870 et veut sa place dans le cercle fermé des grandes puissances.

L’engrenage fatal se déclenche le 28 juin, mais l’assassinat de l’Archiduc d’Autriche, bien loin, dans les Balkans, ne semble annoncer pour l’opinion qu’un conflit austro-serbe.

Le 1er août, l’Allemagne et la France décrètent la mobilisation générale. Le 2 août, l’Allemagne déclare la guerre à la Russie, puis à la France. Le 4 août, la Grande-Bretagne déclare la guerre à l’Allemagne dont les troupes envahissent la Belgique, pourtant neutre.

En France, la mobilisation se fait dans l’ordre. La guerre doit être courte, une sorte d’aventure excitante débouchant sur un retour rapide et glorieux…

A suivre épisode 2 : Aulnay-sous-Bois entre dans la guerre !

Source : Le C.A.H.R.A (Cercle Archéologique et Historique de la Région d’Aulnay-sous-Bois) avec nos remerciements et notre gratitude.

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Publié le 14 Septembre 2015

Ce vendredi 11 septembre 2015 s’est déroulé en fin d’après-midi le vernissage de la traditionnelle exposition de rentrée du Cercle Archéologique et Historique de la Région d’Aulnay. Elle est consacrée aux écoles de la commune sur une période allant de 1745 à 1945. La rédaction d’Aulnaylibre ! vous propose de revivre ce moment à travers la vidéo du discours de Pierrette Hirgorom, présidente du C.A.H.R.A qui explique en détail la genèse de cet événement.

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Publié le 8 Septembre 2015

Exposition du C.A.H.R.A : sur les bancs de l’école à Aulnay-sous-Bois !

L’exposition « Sur les bancs de l’école à Aulnay 1745-1945 » se tiendra à l’Espace Gainville 22 rue de Sevran du 12 septembre au 4 octobre 2015. Ouverture du mardi au dimanche du 14h à 18h30. Accès libre.

Cette exposition est conçue et présentée par le CAHRA qui a exploité, en plus des archives municipales, leurs nombreux documents, provenant pour beaucoup de donations d’Aulnaysiens, les ouvrages consacrés à notre ville comme la fameuse monographie d’Aulnay de Jules Princet (maire de 1919 à 1924), les recherches déjà réalisées sur le sujet, et les articles d’Oxygène ( pour la plupart également rédigés par le CAHRA).

La date de 1745 est celle du décès du curé La Neele, curé d’Aulnay, et sur son épitaphe toujours visible à l’église Saint-Sulpice on peut voir l’inscription suivante : « Il a fait bâtir le vicariat et l’école à ses dépens et les a donnés à la Fabrique ». En 1745, nous sommes donc sûrs qu’il existait bien une école à Aulnay.

L’exposition dresse l’historique des occupations de locaux ayant servi d’écoles, ainsi que les nouvelles constructions. Nous nous arrêtons en 1945 à la fin de la deuxième guerre mondiale. Le travail eut été trop important pour parler de la totalité des établissements scolaires, nous souhaitions surtout faire revivre l’école de nos parents et grands-parents.

Les écoles construites pendant cette période sont le Bourg, le Protectorat Saint-Joseph, le Parc, Duguesclin et Jeanne-Hachette (aujourd’hui l’Espérance), le Pont de l’Union et puis dans les années 1930, Nonneville, les Prévoyants, Paul Bert et Anatole France.

Nous évoquons également d’autres écoles et pensionnats aujourd’hui disparus, et notamment le collège Jeanne d’Arc créé par l’abbé Dumont, transformée par la suite en hospice Bigottini.

L’exposition comprend plusieurs facettes.

Un ensemble de panneaux explicatifs :

En premier lieu ceux retraçant l’historique de nos écoles. Quand on fait l’historique des écoles d’Aulnay, il est difficile de faire abstraction du contexte historique national (Période Révolutionnaire, Empire, Restauration, Monarchie de Juillet, Deuxième République, Second Empire, Troisième République) et des lois qui ont jalonné l’instruction (dont les fameuses lois de Jules Ferry qui en 1881 et 1882 ont rendu l’école publique, gratuite, laïque et obligatoire). Nous mentionnons les lois relatives au travail des enfants et d’autres lois comme celle de 1905 de séparation des Églises et de l’État. Concernant Aulnay, la construction d’écoles est également influencée par l’accroissement considérable de la population depuis l’ouverture de la gare en 1875 et le lotissement de la forêt de Bondy qui a abouti en 1903 à la dénomination actuelle de notre commune. L’historique fait donc un parallèle entre tous les évènements qui sur le plan national, local ou législatif ont conduit au développement des écoles à Aulnay.

Dans d’autres panneaux, nous avons abordé des thèmes plus généraux :

L’instruction des filles à travers la législation (comment on passe d’une instruction quasi inexistante, ou réservée à une élite, à la mixité et à une instruction identique à celle des garçons), le contenu éducatif (lecture, écriture, morale, instruction civique), les divertissements (récréations, jeux), le mobilier scolaire, le matériel d’écolier, la pédagogie (punitions, récompenses), l’habillement.

Un ensemble d’objets permettant d’illustrer les panneaux à thème :

Cartes de géographie

Pupitres, encriers

Livres, cahiers, ardoises, craies, porte-plumes, plumiers, buvards, etc.

Bons points, billets de satisfaction, diplômes, etc.

Des photos de classes, qui permettront peut-être à certains de se reconnaître ou d’identifier quelques élèves.

« Sur les bancs de l’école à Aulnay » évoque la scolarité de nos parents et grands-parents. Les vitrines feront revivre leurs cahiers, documents et objets.

Cette exposition est aussi une occasion pour rapprocher les générations et amener les enfants à échanger avec ceux qui les ont précédés.

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Publié le 13 Novembre 2014

Comme nous l’évoquions dans un précédent article (à relire ici), avant de devenir l’actuel pont la Croix-Blanche que tout le monde connait et franchit à Aulnay-sous-Bois, cet endroit n’était qu’une simple halte servant d’arrêt aux trains reliant Paris à Soissons.

Croix-Blanche1

Ce n’est qu’en 1912, sous l’impulsion du développement, que la transformation s’opère et voici ci-dessous à quoi ressemblait le premier pont de la Croix-Blanche en cours de finition.

croixblanche1.jpgMalgré l’accroissement constant de la commune, le pont restera sous cette forme jusqu’au milieu des années 1980, offrant aux enfants un point de vue incomparable sur les trains qui passent. (Notez le campanile de l’Hôtel de Ville que l’on aperçoit en haut à gauche sur la photo ci-dessous).

Croix-Blanche1b.jpg

On le devine assez aisément au regard de la photo ci-dessous, le trafic automobile augmentant au fil des ans, le pont n’est plus adapté aux besoins de la ville.

Croix-Blanche1a.jpgC’est ainsi qu’à partir de 1983 un pan de constructions, situé aux alentours du pont, est sacrifié afin de créer une seconde voie de circulation (Voyez au passage l’étonnant panneau indiquant « Aulnay Nord » et non pas un quartier !).

Croix-Blanche2.jpg

Le pont dans sa forme actuelle voit ainsi peu à peu le jour avec une artère en direction de l’actuelle gare et du centre-ville, et l’autre vers Chanteloup et la zone pavillonnaire du sud près du canal de l’Ourcq…

Croix-Blanche3.jpg

Source photos et trame historique : le C.A.H.R.A. Avec nos infinis remerciements !

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Publié le 4 Novembre 2014

Avant de devenir la voie à forte circulation au-dessus des lignes du RER B qui relie notamment le quartier Vieux-Pays au sud de la ville d’Aulnay-sous-Bois, le pont de la Croix-Blanche était un passage à niveau.

Croix-Blanche0Respectant d’abord le tracé du vieux chemin d’Aulnay en direction de Livry, cet endroit devient par la suite un pôle essentiel de développement économique et urbain.

Croix-Blanche2.jpgMais avant, à la sortie Sud-Est du village, la ferme du Moulin neuf, au bord de la Morée, était le seul lieu de vie avant la forêt de Bondy.

Croix-Blanche01.jpgPlusieurs chemins se rencontraient en lisière du bois, au calvaire de la Croix-Blanche.

Croix-Blanche001jpg.jpg

Le passage de la ligne Paris-Soissons ne modifia guère ce paysage désert puisque les trains ne s’arrêtaient alors qu’à Sevran. C’est en 1874 que tout change !

Croix-Blanche3-copie-1.jpgL’industriel Louis-Xavier Gargan, constructeur de matériel ferroviaire, s’associe avec le maire d’Aulnay-sous-Bois, le marquis Dominique de Gourgue et deux autres industriels pour fonder la Compagnie du chemin de fer de Bondy à Aulnay les Bondy. La ligne réunit les réseaux de l’Est et du Nord et arrive à la station de la Croix-Blanche, non loin du passage à niveau.

Croix-Blanche1.jpg

Ce n’est qu’une halte, pas même un abri, mais les trains du Nord vont s’y arrêter aussi, avant la construction de la gare d’Aulnay en 1875. La petite ligne dessert un véritable bassin d’emplois et attire une population laborieuse. Dès la fin du siècle, de nouveaux lotissements rassemblent « Solidaires » et « Prévoyants » entre voie et canal.

Croix-Blanche0001-copie-1.jpg

Au recensement de 1901, le nouvel « écart » de l’Abbaye compte 25 maisons. Les champs du Vieux-Pays commencent aussi à se construire. Le trafic ferroviaire augmente, il faut doubler les voies, modifier les installations.

Croix-Blanche02.jpgC’est ainsi qu’en 1912, la halte de la Croix-Blanche est supprimée. Un pont remplace alors le passage à niveau…

Croix-Blanche00001.jpgSources : Article de Nicole Fleury-Heusghem dans Oxygène n°174 de mars 2000. Archives municipales D. Almonzi-Grossard Livry-Gargan et son histoire - 1981. Photos transmises par le C.A.H.R.A. avec nos remerciements les plus chaleureux.

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Publié le 15 Octobre 2014

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Cette exposition a lieu jusqu’au 19 octobre et elle vaut vraiment une visite. Au rez-de-chaussée, l’expo retrace en images l’histoire de la Grande Guerre à travers le régiment d’un Aulnaysien, Edouard Blotti. Les panneaux résument d’excellente  façon le déroulement de la guerre.

Le premier étage est consacré à Aulnay et ses habitants et il est très émouvant de découvrir des extraits du journal de Mme Jules Princet ou des lettres  écrites par un  dessinateur hors pair, plein d’amour et d’humour. On y découvre le Prado à ses origines ; le rôle de certaines institutions ou commerces aujourd’hui disparus  etc... Petite ville pavillonnaire de banlieue, Aulnay comptait 7000 habitants en 1914 ; belle poussée démographique en 100 ans.

Allez-y vite avant le 19 octobre !

Anne-Marie 

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Publié le 27 Septembre 2014

Le vendredi 19 septembre 2014 au soir, la demeure Gainville à Aulnay-sous-Bois était en ébullition. Une foule importante s’est en effet empressée pour assister au vernissage de l’exposition « 1914-1918 la Grande Guerre vécue par les Aulnaysiens » au point qu’il était pratiquement impossible de se garer dans le quartier du Vieux-Pays. La rédaction d’Aulnaylibre ! était présente à cet événement orchestré de main de maître par le Cercle Archéologique et Historique de la Région d’Aulnay (C.A.H.R.A) et le service des archives municipales.

Nous vous proposons de revivre ce moment à travers le discours en vidéo de Madame Pierrette Hirgorom, la présidente du C.A.H.R.A, qui a rappelé que plus de 2000 Aulnaysiens, sur une population d’environ 8000 habitants, ont participé à la première guerre mondiale et plus de 400 sont morts pour la patrie. Elle a aussi sollicité le maire Bruno Beschizza afin que soit ouvert un musée local qui puisse abriter les souvenirs de l’histoire Aulnaysienne. Une façon peut-être de créer un pont entre le passé, le présent et le futur de notre commune… 

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Publié le 17 Septembre 2014

L’espace Gainville d’Aulnay-sous-Bois, situé 22 rue de Sevran, accueille, du 20 septembre au 19 octobre 2014, l’exposition : « 1914-1918 La Grande Guerre vécue par les Aulnaysiens »,  réalisée conjointement par le C.A.H.R.A. et les Archives municipales de la Ville d’Aulnay.  A l’occasion du centenaire de la Première Guerre mondiale, découvrez le quotidien des Aulnaysiens pendant ce long conflit  et suivez le parcours d’un poilu dans les tranchées à travers les souvenirs d’Edouard BLOTTI, jeune Aulnaysien engagé volontaire dans l’armée française de 1914 à 1919.

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La rédaction d’Aulnaylibre ! remercie Madame Pierrette Hirgorom pour la transmission de cette information.


 

 

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