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4 mars 2016 5 04 /03 /mars /2016 11:45

Les fermes de Savigny furent pendant des siècles un lieu de peuplement isolé au Nord Est d’Aulnay-sous-Bois, qu’il est possible de situer aujourd’hui entre le stade Vélodrome et le magasin Bricoman, près du carrefour Jean Monnet.

Les fermes de Savigny à Aulnay-sous-Bois

Plusieurs documents conservés aux Archives Nationales attestent qu’au XIIème siècle l’abbaye parisienne de Saint-Antoine-des-Champs possédait déjà terres et bâtiments sur le site et que les chanoines de la Sainte-Chapelle de Paris y étaient propriétaires d’un moulin sur le Sausset au XIVème siècle. A la Révolution, ces fermes furent vendues comme biens nationaux et leurs vastes et excellentes terres continuèrent d’être cultivées jusqu’au milieu du XXème siècle.

Les fermes de Savigny à Aulnay-sous-Bois

Le nom même de Savigny indique étymologiquement une origine très ancienne. Il s’agit, en fait, de la francisation du terme « SAVINIACUS », signifiant qui appartient à SAVIN (SAVINIUS en latin). Un grand domaine (villa en latin), identifié par le nom de son propriétaire, occupait donc le terroir après la conquête de la Gaule par les Romains.

Les fermes de Savigny à Aulnay-sous-Bois

De 1968 à 1970, Alain Bulard, membre du C.A.H.R.A., a mené des fouilles de surface à proximité du Sausset, ruisseau aujourd’hui canalisé, qui descend de Villepinte au lieu-dit « Les Perrières », dont l’étymologie signifie « ruines antiques ». Le matériel recueilli, abondant et diversifié, mais malheureusement composé pour l’essentiel de très petites pièces, a confirmé pleinement l’hypothèse d’une occupation pendant toute la période gallo-romaine, du IIème au IVème siècles. Il a également prouvé la continuité de la présence humaine jusqu’à la fin du Moyen-Age.

Les fermes de Savigny à Aulnay-sous-Bois

Une autre campagne de prospection, en face du site gallo-romain, a permis de faire un nouveau pas dans l’histoire de Savigny. La découverte de tout un outillage en silex, grès et roche calcaire dure, a prouvé que nos lointains ancêtres de la période néolithique avaient jugé propice à leur installation ce bord de ruisseau sain, entouré de vastes espaces plats et ensoleillés.

Les fermes de Savigny à Aulnay-sous-Bois

L’urbanisation du Nord de la commune a porté un coup fatal aux fermes de Savigny. Les bâtiments laissés à l’abandon ont été abattus en 1975…

Source : Le C.A.H.R.A (Cercle Archéologique et Historique de la Région d’Aulnay-sous-Bois) avec nos remerciements et notre gratitude.

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3 mars 2016 4 03 /03 /mars /2016 14:47

En 1918 le danger revient tout près d’Aulnay-sous-Bois. Paris est bombardé par des avions et d’énormes canons allemands, dont « la Grosse Bertha », tirent sur la capitale depuis la forêt de Compiègne.

Aulnay-sous-Bois pendant la guerre 14-18 (fin) : 1918, ou quand Aulnay a perdu 10% de sa population masculine

En mars, la Municipalité décide d’installer des abris contre les bombardements sous les rampes du pont de la Croix Blanche, dans les contre berges du canal de l’Ourcq et le long de la route de Paris. Une sirène électrique est installée dans le campanile de la gare. La contre-offensive alliée sur la Marne, en Champagne et en Flandre, amène dans la ville de nouveaux réfugiés, des troupes de passage, alors que des trains sanitaires stationnent en gare, attendant des blessés.

En juin, la ville consomme 25 quintaux de farine par jour.

En juillet, il faut placer des gardes messiers dans la plaine pour éviter les vols de pommes de terre. Les troupes de passage sont logées sans interruption par les habitants ou dans les locaux communaux.

Aulnay-sous-Bois pendant la guerre 14-18 (fin) : 1918, ou quand Aulnay a perdu 10% de sa population masculine

En septembre, le meunier d’Arnouville les Gonesse fournit un stock de 540 quintaux de farine, soit 20 jours de consommation.

En octobre, une épidémie inquiète le Conseil municipal. S’agit-il de la terrible grippe espagnole, qui de février 1918 à janvier 1919, tua 25 millions de personnes dans le monde, alors que la Grande Guerre en avait fauché 14 millions ? Aucun document de l’époque ne permet d’en savoir plus.

Le 11 novembre 1918, l’armistice est signé à Rethondes dans l’Aisne.

Aulnay-sous-Bois n’a connu ni les combats ni l’occupation. Elle a cependant perdu au moins 10% de sa population masculine, jeunes hommes dont la plupart n’avaient pas 35 ans.

Aulnay-sous-Bois pendant la guerre 14-18 (fin) : 1918, ou quand Aulnay a perdu 10% de sa population masculine

Le monument aux morts, sculpté par Paul Waroquiez et érigé en 1922, regroupe 256 noms, auxquels font écho les plaques apposées dans les églises Saint-Sulpice et Saint-Joseph.

Aulnay-sous-Bois pendant la guerre 14-18 (fin) : 1918, ou quand Aulnay a perdu 10% de sa population masculine

Les registres de l’Etat Civil recensent les noms des grandes batailles restées dans la mémoire collective : Les Eparges, la Cote 104, le Mort Homme… Ils rappellent aussi la dimension internationale du conflit : Gallipoli, la rade de Corfou, la Turquie seront les dernières visions des blessés aux Dardanelles alors que d’autres succomberont en Tunisie, au Maroc et à Alger.

La liste des hôpitaux évoque l’incessant va et vient des trains sanitaires et les paisibles hôpitaux de province d’où les blessés ne reviendront pas.

Le seul décès enregistré à Bigottini en octobre 1915 est celui d’un petit languedocien de Lagrasse décédé de plaies multiples causées par des éclats d’obus…

Source : Le C.A.H.R.A (Cercle Archéologique et Historique de la Région d’Aulnay-sous-Bois) avec nos remerciements et notre gratitude.

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29 février 2016 1 29 /02 /février /2016 15:39

En janvier 1917, les pommes de terre commandées en Bretagne par la Municipalité d’Aulnay-sous-Bois arrivent presque toutes gelées et ne profitent qu’aux porcs d’un nourrisseur.

En avril, un emprunt est voté pour acheter du charbon, dont la vente sera limitée à 50kg par famille. La 2ième carte de rationnement apparait. Le pétrole est lui aussi rationné. La pénurie de produits frais va contribuer à la diffusion des conserves : deux caisses de lait condensé arrivent à Aulnay. Le pain reste un aliment de première nécessité et la Municipalité demande une prolongation de sursis pour le boulanger Papion qui fournit la moitié de la ville et Bigottini, ainsi que le rappel du bourrelier Grellier qui doit ferrer les chevaux avant la moisson. Les grandes plaines céréalières du Nord de la France sont ravagées par les combats et à Aulnay la main-d’œuvre agricole fait défaut.

Aulnay-sous-Bois pendant la guerre 14-18 (5) : 1917, des soldats Indochinois à la Ferme de Savigny

L’armée a envoyé des soldats Indochinois à Savigny. Selon le plan de Gallieni, ministre de la guerre en 1915, des travailleurs annamites avaient été recrutés pour assurer la relève dans les usines métropolitaines, surtout dans le secteur de l’armement et près de 50000 hommes s’engagèrent, suivis par plus de 40000 en 1916.

En juillet et août, de nouvelles cartes de rationnement sont distribuées pour le sucre et le charbon. Dans le même temps, la Municipalité doit régler les problèmes d’équipements collectifs pour la ville, développer le réseau d’égouts, installer le début du réseau d’eau potable. L’Etat a multiplié les emprunts pour soutenir l’effort de guerre. La commune prévoit des impôts extraordinaires en 1918 pour agrandir les écoles, la poste, construire une caserne de gendarmerie et agrandir le cimetière.

L’année 1917 est celles des terribles hécatombes du Chemin des Dames, de Craonne, des mutineries. Les troupes américaines arrivées en juillet sont directement conduites au feu, et le général Foch est nommé au commandement unique des troupes alliées.

Aulnay perd cette année-là une vingtaine de ses hommes. La Municipalité veut honorer leur mémoire. « La remise des diplômes aux familles des victimes fera l’objet d’une convocation spéciale un Dimanche ».

A suivre épisode 6 : 1918, Aulnay-sous-Bois a perdu 10% de sa population masculine !

Source : Le C.A.H.R.A (Cercle Archéologique et Historique de la Région d’Aulnay-sous-Bois) avec nos remerciements et notre gratitude.

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26 février 2016 5 26 /02 /février /2016 19:17

1916 est une année terrible en pertes humaines. 200 000 français sont tués lors de la bataille de Verdun. Au cours de la bataille de la Somme, de juillet à septembre, 400 000 britanniques et 200 000 français tombent au combat.

Aulnay-sous-Bois pendant la guerre 14-18 (4) : 1916, 38 nouveaux Aulnaysiens meurent au combat

En mars la municipalité d’Aulnay-sous-Bois subventionne « l’œuvre des Mutilés ». Pour maintenir l’espoir d’une façon symbolique, le boulevard de la Gare change de nom et devient le boulevard Gallieni, en hommage au vainqueur de la Marne.

En juin, une carte de rationnement est mise en place pour le sucre.

En septembre, pour soutenir le moral des combattants, un envoi de 300 colis est négocié avec le Bazar de l’Hôtel de Ville. Des boites de pâté de foie, de tête de veau, de galantine, accompagnées de 5 saucisses en gelée de marque Olida, un paquet de petits beurres, 200 grammes de chocolat et une livre de tabac gris sont ainsi expédiés.

L’ambulance des Dames de France, installée dans le magasin Casino, proche de la place Jeanne d’Arc, n’abrite plus que deux blessés. Les terribles ravages des armes modernes excluent l’amateurisme, même dévoué. La responsable organise néanmoins des distributions de soupe dans les écoles.

Aulnay-sous-Bois pendant la guerre 14-18 (4) : 1916, 38 nouveaux Aulnaysiens meurent au combat

La municipalité aide les familles des combattants en offrant une assistance médicale gratuite et en proposant des billets à tarif réduit pour rejoindre les soldats au repos.

Le nombre de soldats inhumés sur les champs de bataille ou disparus a besoin d’être matérialisé pour permettre aux familles de faire leur deuil. C’est pourquoi, en octobre, un monument aux morts « provisoire » est édifié dans le cimetière. Les noms des victimes y étaient gravés. Ceux des 38 hommes tombés cette année-là n’y furent peut-être pas tous inscrits.

A suivre épisode 5 : 1917, ou quand l’Armée Française envoie des soldats Indochinois à la Ferme de Savigny à Aulnay-sous-Bois

Source : Le C.A.H.R.A (Cercle Archéologique et Historique de la Région d’Aulnay-sous-Bois) avec nos remerciements et notre gratitude.

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25 février 2016 4 25 /02 /février /2016 17:09

En janvier 1915, la facture des frais de stationnement des troupes est envoyée à l’Armée. Outre les dépenses d’éclairage, s’ajoutent plus de 20 tonnes de charbon.

Le Conseil municipal adopte une politique économique autoritaire tandis que les commerçants rencontrent des problèmes d’approvisionnement grandissants. Des stocks de sucre et de légumes secs sont constitués et le prix du charbon est surveillé.

Les Femmes de France ont organisé une ambulance (poste de secours avec lits) et demandent une subvention. Aulnay-sous-Bois dispose déjà d’une structure médicale officielle : la maison de retraite Bigottini, propriété de l’ Assistance Publique, est maintenant une maison de convalescence militaire pour blessés légers, « les éclopés ».

Aulnay-sous-Bois pendant la guerre 14-18 (3) : 1915, vivre malgré la guerre !

Malgré la guerre, la ville continue à vivre, à travailler, à se distraire. Une nouvelle salle de spectacles « Le Soleil d’Aulnay » ouvre rue des Cévennes (Rue Léon Richer) et « Le Prado », au Vieux-Pays, rouvre après travaux.

L’année avance, et il faut penser aux vacances des enfants et leur éviter les dangers du vagabondage. Des classes de vacances sont prévues. Elles ne rencontrent pas un grand succès et seront abandonnées les étés suivants.

En mai, les écoles demandent aux élus que « le montant des prix scolaires dont ils font le sacrifice soit employé pour venir en aide à nos soldats qui défendent si courageusement le sol sacré de la patrie ».

En juillet, grâce à une subvention de l’Intendance militaire, « la Solidarité » atelier de confection militaire, s’installe dans les murs de l’entreprise Goldenberg, dans l’actuelle rue Tournadour. Les subventions aux sociétés sportives sont en revanche supprimées.

Aulnay-sous-Bois pendant la guerre 14-18 (3) : 1915, vivre malgré la guerre !

A l’automne, pour éviter la spéculation, la municipalité étudie l’achat direct de charbon aux Mines du Nord. De nouveaux stocks sont constitués : sucre, haricots, lentilles. Les Fermiers réunis, société Aulnaysienne, garantissent la fourniture du lait à un prix fixe.

Noël sera placé sous le signe de la solidarité. Ceux du front recevront du tabac et du chocolat. Les enfants des mobilisés et des réfugiés auront droit aux vêtements et galoches.

Pour 45 familles Aulnaysiennes, ce Noël 2015, aura la couleur du deuil.

A suivre épisode 4 : 1916, année terrible !

Source : Le C.A.H.R.A (Cercle Archéologique et Historique de la Région d’Aulnay-sous-Bois) avec nos remerciements et notre gratitude.

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24 février 2016 3 24 /02 /février /2016 20:38

Aulnay entre dans la guerre

Le 2 août 1914, jour où l’Allemagne déclare la guerre à la Russie et la France, une réunion extraordinaire du Conseil municipal d’Aulnay-sous-Bois est convoquée. Les magasins d’alimentation ayant été dévalisés, décision est prise de constituer un approvisionnement d’urgence en farine, sucre, riz et pommes de terre pour éviter la spéculation.

Aulnay-sous-Bois pendant la guerre 14-18 (2) : 1914, l’année la plus meurtrière pour Aulnay

Du 5 au 7 août, les hommes mobilisés rejoignent leurs unités. Le 15 août, les pleins pouvoirs sont donnés au Maire pour les approvisionnements d’urgence. Fin août, le petit poste de secours, situé dans la plaine et inclus dans le réseau de défense du Grand Paris, est renforcé. Un abattoir militaire est installé au Pont de l’Union ainsi que plusieurs centres de répartition, dont un au Parc. En septembre se déroule la 1ère Bataille de la Marne. La Guerre est aux portes de la ville.

Pour mieux s’imprégner de l’ambiance de l’époque, voici quelques extraits du journal de l’abbé Phily, curé de St-Sulpice :

« Le 265ième et le 316ième régiments (d’infanterie et d’artillerie) se rendant au front séjournent trois semaines à Aulnay. Il y a des soldats partout. A nous seuls, le Protectorat et moi, nous en logeons 700 et nous en sommes fiers. Les églises s’ouvrent dès 4 heures du matin. Nous préparons une ambulance de 50 lits avec tous ses accessoires.

Cependant, nous entendons le canon, tous les jours plus près. Bientôt nous percevrons distinctement la fusillade et le piétinement des chevaux. L’horizon est de poussière et de feu.

Le 6 septembre, l’ennemi semble être tout près, à un ou deux kilomètres. Il est en effet à Dammartin. Quelques jours auparavant, les Uhlans étaient venus nous visiter. Tout le monde tremblait, les cloches s’étaient tues. »

Aulnay-sous-Bois pendant la guerre 14-18 (2) : 1914, l’année la plus meurtrière pour Aulnay

Devant l’imminence du danger, la paroisse Saint-Sulpice décide de faire un voeu à la Très Sainte Vierge le 6 septembre 1914. En voici la teneur :

« Si le territoire d’Aulnay n’est pas envahi et si la victoire est à la France, nous soussignés nous engageons en notre nom de la Paroisse d’Aulnay-sous-Bois à faire un pèlerinage à N.D. de Lourdes avant la fin de septembre 2015, à faire le pèlerinage de N.D. des Anges tous les ans, le 8 septembre, pendant au moins 25 ans, à faire procession en l’honneur de la Très Sainte Vierge tous les ans, le dimanche qui suivra le 8 septembre. Dans l’occurrence de cette date et du dimanche, le trajet d’Aulnay à Clichy sera ou tiendra lieu de la Procession.»

Approuvé par Mgr L’Evêque le 14 septembre 1914 il semblerait que ce vœu soit en quelque sorte exaucé.

« Ce jour-là, le canon cesse de tonner vers 5 heures et se tait jusqu’au lendemain vers 2 heures du matin, mais il gronde moins fort que la veille et les jours précédents, et vers 10 heures, l’Allemand faisait demi-tour en arrière. La Sainte-Vierge nous protégeait, la victoire de l’Ourcq était à nous, nous étions sauvés.»

Avec le consentement des autorités d’Aulnay et du Raincy, le pèlerinage à Clichy est fixé au lendemain.

« Parti à 5 heures, le groupe est de retour à 10 heures sans encombre, ni incident fâcheux, autre qu’une alerte aussitôt dissipée. C’étaient les autos, tant anglaises que françaises et une partie de notre artillerie qui galopaient sur toutes les routes que nous pouvions voir du haut du point de la Croix-Blanche, et qui soulevaient des nuages de poussière et d’éclairs. Quelques jours plus tard, c’était la victoire de la Marne. »

Aulnay-sous-Bois pendant la guerre 14-18 (2) : 1914, l’année la plus meurtrière pour Aulnay

Automne – Hiver 1914

Le Conseil municipal commence à dresser la facture du stationnement des troupes et vote un secours aux populations belges. La guerre amène son cortège de décès et les registres d’état civil se couvrent de transcriptions dans les marges car ils ne prévoient que les morts « naturelles ». Des avis sont également affichés sous le porche de la Mairie (actuel collège du Parc).

L’année 1914 sera la plus meurtrière pour Aulnay-sous-Bois avec plus de 50 victimes tombées tout près, dans l’Oise, l’Aisne et sur la Marne.

A suivre épisode 3 : Aulnay-sous-Bois en l’année 1915

Source : Le C.A.H.R.A (Cercle Archéologique et Historique de la Région d’Aulnay-sous-Bois) avec nos remerciements et notre gratitude.

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23 février 2016 2 23 /02 /février /2016 16:05

A la veille de la guerre 14-18, Aulnay-sous-Bois est déjà une petite ville et sa croissance démographique se double d’un bouleversement socio-professionnel. Suite à l’arrivée d’une halte de la ligne de chemins de fer Paris-Soissons après la guerre de 1870, le village endormi d’à peine 1000 habitants a vu sa population multipliée par dix quarante ans plus tard. C’est ainsi que les champs du Nord et la forêt du Sud ont cédé peu à peu la place à de nombreux lotissements.

Aulnay-sous-Bois pendant la guerre 14-18 (1)

La population jeune et dynamique s’intègre dans le développement de la région parisienne. Employés (28%) et ouvriers (14%) côtoient une minorité de travailleurs agricoles (6%), pourcentage exactement équivalent à celui des employés de la Compagnie des Chemins de Fer du Nord.

Dans la ville, commerces et artisans emploient une nombreuse main-d’œuvre, souvent féminine, et le système de la sous-traitance s’instaure déjà dans la confection. Le bon air d’Aulnay explique aussi la présence d’un important contingent de nourrices gardant des enfants parisiens.

Aulnay-sous-Bois pendant la guerre 14-18 (1)

L’agglomération possède un véritable centre où cohabitent, près de la gare, la Mairie, la Poste, les nouveaux groupes scolaires et le marché de plein air. En 1913, la nouvelle église de Saint-Joseph du Bois offrira un lieu de recueillement aux habitants du Sud, en écho à l’église gothique de Saint-Sulpice, centre du Vieux Bourg. Les Aulnaysiens seront tous inhumés au « Vieux-Pays » même si les élus de l’époque étudient la possibilité d’un cimetière au « Parc ».

Le début de l’été 1914

Le conseil municipal Aulnaysien travaille à régler tous les problèmes de voierie, car les lotissements sont fréquemment implantés dans des sols humides, le plus souvent non drainés et desservis par des chemins défoncés.

La forte personnalité du Maire Isidore Nérat permet de donner une orientation sociale au budget. Le principal poste des dépenses regroupe frais d’hospitalisation et aides aux familles nombreuses.

Les activités culturelles sont encouragées. Des prix sont destinés aux écoliers. L’Union Musicale, les Amis Gymnastes, la Fraternelle, le Théâtre aux Champs et les Femmes de France (Croix Rouge) multiplient les spectacles récréatifs.

Aulnay-sous-Bois pendant la guerre 14-18 (1)

Dans toute la France, une population jeune et moderne, mieux nourrie, alphabétisée, accède progressivement aux biens de consommation et peut espérer une ascension sociale. Pourtant la société s’attend à un conflit avec l’Allemagne qui a pris le contrôle de l’Alsace et la Lorraine en 1870 et veut sa place dans le cercle fermé des grandes puissances.

L’engrenage fatal se déclenche le 28 juin, mais l’assassinat de l’Archiduc d’Autriche, bien loin, dans les Balkans, ne semble annoncer pour l’opinion qu’un conflit austro-serbe.

Le 1er août, l’Allemagne et la France décrètent la mobilisation générale. Le 2 août, l’Allemagne déclare la guerre à la Russie, puis à la France. Le 4 août, la Grande-Bretagne déclare la guerre à l’Allemagne dont les troupes envahissent la Belgique, pourtant neutre.

En France, la mobilisation se fait dans l’ordre. La guerre doit être courte, une sorte d’aventure excitante débouchant sur un retour rapide et glorieux…

A suivre épisode 2 : Aulnay-sous-Bois entre dans la guerre !

Source : Le C.A.H.R.A (Cercle Archéologique et Historique de la Région d’Aulnay-sous-Bois) avec nos remerciements et notre gratitude.

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14 septembre 2015 1 14 /09 /septembre /2015 10:12

Ce vendredi 11 septembre 2015 s’est déroulé en fin d’après-midi le vernissage de la traditionnelle exposition de rentrée du Cercle Archéologique et Historique de la Région d’Aulnay. Elle est consacrée aux écoles de la commune sur une période allant de 1745 à 1945. La rédaction d’Aulnaylibre ! vous propose de revivre ce moment à travers la vidéo du discours de Pierrette Hirgorom, présidente du C.A.H.R.A qui explique en détail la genèse de cet événement.

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8 septembre 2015 2 08 /09 /septembre /2015 10:53
Exposition du C.A.H.R.A : sur les bancs de l’école à Aulnay-sous-Bois !

L’exposition « Sur les bancs de l’école à Aulnay 1745-1945 » se tiendra à l’Espace Gainville 22 rue de Sevran du 12 septembre au 4 octobre 2015. Ouverture du mardi au dimanche du 14h à 18h30. Accès libre.

Cette exposition est conçue et présentée par le CAHRA qui a exploité, en plus des archives municipales, leurs nombreux documents, provenant pour beaucoup de donations d’Aulnaysiens, les ouvrages consacrés à notre ville comme la fameuse monographie d’Aulnay de Jules Princet (maire de 1919 à 1924), les recherches déjà réalisées sur le sujet, et les articles d’Oxygène ( pour la plupart également rédigés par le CAHRA).

La date de 1745 est celle du décès du curé La Neele, curé d’Aulnay, et sur son épitaphe toujours visible à l’église Saint-Sulpice on peut voir l’inscription suivante : « Il a fait bâtir le vicariat et l’école à ses dépens et les a donnés à la Fabrique ». En 1745, nous sommes donc sûrs qu’il existait bien une école à Aulnay.

L’exposition dresse l’historique des occupations de locaux ayant servi d’écoles, ainsi que les nouvelles constructions. Nous nous arrêtons en 1945 à la fin de la deuxième guerre mondiale. Le travail eut été trop important pour parler de la totalité des établissements scolaires, nous souhaitions surtout faire revivre l’école de nos parents et grands-parents.

Les écoles construites pendant cette période sont le Bourg, le Protectorat Saint-Joseph, le Parc, Duguesclin et Jeanne-Hachette (aujourd’hui l’Espérance), le Pont de l’Union et puis dans les années 1930, Nonneville, les Prévoyants, Paul Bert et Anatole France.

Nous évoquons également d’autres écoles et pensionnats aujourd’hui disparus, et notamment le collège Jeanne d’Arc créé par l’abbé Dumont, transformée par la suite en hospice Bigottini.

L’exposition comprend plusieurs facettes.

Un ensemble de panneaux explicatifs :

En premier lieu ceux retraçant l’historique de nos écoles. Quand on fait l’historique des écoles d’Aulnay, il est difficile de faire abstraction du contexte historique national (Période Révolutionnaire, Empire, Restauration, Monarchie de Juillet, Deuxième République, Second Empire, Troisième République) et des lois qui ont jalonné l’instruction (dont les fameuses lois de Jules Ferry qui en 1881 et 1882 ont rendu l’école publique, gratuite, laïque et obligatoire). Nous mentionnons les lois relatives au travail des enfants et d’autres lois comme celle de 1905 de séparation des Églises et de l’État. Concernant Aulnay, la construction d’écoles est également influencée par l’accroissement considérable de la population depuis l’ouverture de la gare en 1875 et le lotissement de la forêt de Bondy qui a abouti en 1903 à la dénomination actuelle de notre commune. L’historique fait donc un parallèle entre tous les évènements qui sur le plan national, local ou législatif ont conduit au développement des écoles à Aulnay.

Dans d’autres panneaux, nous avons abordé des thèmes plus généraux :

L’instruction des filles à travers la législation (comment on passe d’une instruction quasi inexistante, ou réservée à une élite, à la mixité et à une instruction identique à celle des garçons), le contenu éducatif (lecture, écriture, morale, instruction civique), les divertissements (récréations, jeux), le mobilier scolaire, le matériel d’écolier, la pédagogie (punitions, récompenses), l’habillement.

Un ensemble d’objets permettant d’illustrer les panneaux à thème :

Cartes de géographie

Pupitres, encriers

Livres, cahiers, ardoises, craies, porte-plumes, plumiers, buvards, etc.

Bons points, billets de satisfaction, diplômes, etc.

Des photos de classes, qui permettront peut-être à certains de se reconnaître ou d’identifier quelques élèves.

« Sur les bancs de l’école à Aulnay » évoque la scolarité de nos parents et grands-parents. Les vitrines feront revivre leurs cahiers, documents et objets.

Cette exposition est aussi une occasion pour rapprocher les générations et amener les enfants à échanger avec ceux qui les ont précédés.

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13 novembre 2014 4 13 /11 /novembre /2014 15:47

Comme nous l’évoquions dans un précédent article (à relire ici), avant de devenir l’actuel pont la Croix-Blanche que tout le monde connait et franchit à Aulnay-sous-Bois, cet endroit n’était qu’une simple halte servant d’arrêt aux trains reliant Paris à Soissons.

Croix-Blanche1

Ce n’est qu’en 1912, sous l’impulsion du développement, que la transformation s’opère et voici ci-dessous à quoi ressemblait le premier pont de la Croix-Blanche en cours de finition.

croixblanche1.jpgMalgré l’accroissement constant de la commune, le pont restera sous cette forme jusqu’au milieu des années 1980, offrant aux enfants un point de vue incomparable sur les trains qui passent. (Notez le campanile de l’Hôtel de Ville que l’on aperçoit en haut à gauche sur la photo ci-dessous).

Croix-Blanche1b.jpg

On le devine assez aisément au regard de la photo ci-dessous, le trafic automobile augmentant au fil des ans, le pont n’est plus adapté aux besoins de la ville.

Croix-Blanche1a.jpgC’est ainsi qu’à partir de 1983 un pan de constructions, situé aux alentours du pont, est sacrifié afin de créer une seconde voie de circulation (Voyez au passage l’étonnant panneau indiquant « Aulnay Nord » et non pas un quartier !).

Croix-Blanche2.jpg

Le pont dans sa forme actuelle voit ainsi peu à peu le jour avec une artère en direction de l’actuelle gare et du centre-ville, et l’autre vers Chanteloup et la zone pavillonnaire du sud près du canal de l’Ourcq…

Croix-Blanche3.jpg

Source photos et trame historique : le C.A.H.R.A. Avec nos infinis remerciements !

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4 novembre 2014 2 04 /11 /novembre /2014 18:25

Avant de devenir la voie à forte circulation au-dessus des lignes du RER B qui relie notamment le quartier Vieux-Pays au sud de la ville d’Aulnay-sous-Bois, le pont de la Croix-Blanche était un passage à niveau.

Croix-Blanche0Respectant d’abord le tracé du vieux chemin d’Aulnay en direction de Livry, cet endroit devient par la suite un pôle essentiel de développement économique et urbain.

Croix-Blanche2.jpgMais avant, à la sortie Sud-Est du village, la ferme du Moulin neuf, au bord de la Morée, était le seul lieu de vie avant la forêt de Bondy.

Croix-Blanche01.jpgPlusieurs chemins se rencontraient en lisière du bois, au calvaire de la Croix-Blanche.

Croix-Blanche001jpg.jpg

Le passage de la ligne Paris-Soissons ne modifia guère ce paysage désert puisque les trains ne s’arrêtaient alors qu’à Sevran. C’est en 1874 que tout change !

Croix-Blanche3-copie-1.jpgL’industriel Louis-Xavier Gargan, constructeur de matériel ferroviaire, s’associe avec le maire d’Aulnay-sous-Bois, le marquis Dominique de Gourgue et deux autres industriels pour fonder la Compagnie du chemin de fer de Bondy à Aulnay les Bondy. La ligne réunit les réseaux de l’Est et du Nord et arrive à la station de la Croix-Blanche, non loin du passage à niveau.

Croix-Blanche1.jpg

Ce n’est qu’une halte, pas même un abri, mais les trains du Nord vont s’y arrêter aussi, avant la construction de la gare d’Aulnay en 1875. La petite ligne dessert un véritable bassin d’emplois et attire une population laborieuse. Dès la fin du siècle, de nouveaux lotissements rassemblent « Solidaires » et « Prévoyants » entre voie et canal.

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Au recensement de 1901, le nouvel « écart » de l’Abbaye compte 25 maisons. Les champs du Vieux-Pays commencent aussi à se construire. Le trafic ferroviaire augmente, il faut doubler les voies, modifier les installations.

Croix-Blanche02.jpgC’est ainsi qu’en 1912, la halte de la Croix-Blanche est supprimée. Un pont remplace alors le passage à niveau…

Croix-Blanche00001.jpgSources : Article de Nicole Fleury-Heusghem dans Oxygène n°174 de mars 2000. Archives municipales D. Almonzi-Grossard Livry-Gargan et son histoire - 1981. Photos transmises par le C.A.H.R.A. avec nos remerciements les plus chaleureux.

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15 octobre 2014 3 15 /10 /octobre /2014 09:58

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Cette exposition a lieu jusqu’au 19 octobre et elle vaut vraiment une visite. Au rez-de-chaussée, l’expo retrace en images l’histoire de la Grande Guerre à travers le régiment d’un Aulnaysien, Edouard Blotti. Les panneaux résument d’excellente  façon le déroulement de la guerre.

Le premier étage est consacré à Aulnay et ses habitants et il est très émouvant de découvrir des extraits du journal de Mme Jules Princet ou des lettres  écrites par un  dessinateur hors pair, plein d’amour et d’humour. On y découvre le Prado à ses origines ; le rôle de certaines institutions ou commerces aujourd’hui disparus  etc... Petite ville pavillonnaire de banlieue, Aulnay comptait 7000 habitants en 1914 ; belle poussée démographique en 100 ans.

Allez-y vite avant le 19 octobre !

Anne-Marie 

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27 septembre 2014 6 27 /09 /septembre /2014 13:53

Le vendredi 19 septembre 2014 au soir, la demeure Gainville à Aulnay-sous-Bois était en ébullition. Une foule importante s’est en effet empressée pour assister au vernissage de l’exposition « 1914-1918 la Grande Guerre vécue par les Aulnaysiens » au point qu’il était pratiquement impossible de se garer dans le quartier du Vieux-Pays. La rédaction d’Aulnaylibre ! était présente à cet événement orchestré de main de maître par le Cercle Archéologique et Historique de la Région d’Aulnay (C.A.H.R.A) et le service des archives municipales.

Nous vous proposons de revivre ce moment à travers le discours en vidéo de Madame Pierrette Hirgorom, la présidente du C.A.H.R.A, qui a rappelé que plus de 2000 Aulnaysiens, sur une population d’environ 8000 habitants, ont participé à la première guerre mondiale et plus de 400 sont morts pour la patrie. Elle a aussi sollicité le maire Bruno Beschizza afin que soit ouvert un musée local qui puisse abriter les souvenirs de l’histoire Aulnaysienne. Une façon peut-être de créer un pont entre le passé, le présent et le futur de notre commune… 

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17 septembre 2014 3 17 /09 /septembre /2014 11:28

L’espace Gainville d’Aulnay-sous-Bois, situé 22 rue de Sevran, accueille, du 20 septembre au 19 octobre 2014, l’exposition : « 1914-1918 La Grande Guerre vécue par les Aulnaysiens »,  réalisée conjointement par le C.A.H.R.A. et les Archives municipales de la Ville d’Aulnay.  A l’occasion du centenaire de la Première Guerre mondiale, découvrez le quotidien des Aulnaysiens pendant ce long conflit  et suivez le parcours d’un poilu dans les tranchées à travers les souvenirs d’Edouard BLOTTI, jeune Aulnaysien engagé volontaire dans l’armée française de 1914 à 1919.

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La rédaction d’Aulnaylibre ! remercie Madame Pierrette Hirgorom pour la transmission de cette information.


 

 

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18 juillet 2013 4 18 /07 /juillet /2013 18:48

Si la ligne de chemin de fer Paris - Soissons voit le jour dès 1860, il faudra pourtant attendre le 30 mai 1875 pour que soit inaugurée la première gare de la commune d’Aulnay-sous-Bois sous l’impulsion du maire de l’époque le comte de Gourgue.

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Dès lors, le développement de la ville va s’accélérer de façon considérable avec l’accentuation du trafic ferroviaire et l’installation d’industries. Un des indicateurs intéressants de cette mutation est incontestablement la démographie puisque la population Aulnaysienne passe de 780 habitants en 1885 à 1 012 habitants en 1886 soit une progression d’environ 30 % en seulement un an !

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Pour faire face à cet accroissement, les pouvoirs publics sont obligés d’améliorer les communications entre Paris et Aulnay-sous-Bois. C’est ainsi qu’en 1910, les voies sont doublées, les passages à niveau disparaissent au profit des passarelles et du fameux passage souterrain, et une nouvelle gare est édifiée.

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L’un des charmes certains de la nouvelle gare de 1910, sur laquelle apparait l’inscription « Chemin de fer du Nord » au-dessus de l’entrée, est indéniablement constitué des quatre cadrans de son horloge qui rythmeront la vie d’Aulnaysiens toujours plus nombreux.

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C’est en 1975 que la nouvelle gare du RER a fait disparaître l’horloge, monument civil précieux pour notre patrimoine et encore vivant dans la mémoire collective.

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Sources : Le C.A.H.R.A Oxygène n°176 de mai 2000 / Mémoire en Images Du Bourget à Crépy-en-Valois par la ligne de chemin de fer de Jean-Claude Corvisier. Editions Alan Sutton.  

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15 juillet 2013 1 15 /07 /juillet /2013 16:47

gare-souterrain-1912-.jpg

Suite à l’article consacré par Aulnaylibre ! au « fameux » passage souterrain de la gare d’Aulnay-sous-Bois à travers le temps, la présidente du C.A.R.H.A (Cercle Archéologique et Historique de la Région d’Aulnay-sous-Bois) nous a transmis cette nouvelle photographie  ci-dessus en précisant que sa construction datait très précisément de l’année 1912. Auparavant, le croisement entre la rue et la voie ferrée était assuré par un passage à niveau dont la responsabilité incombait à un garde barrière. On voit d’ailleurs sa maison sur la droite du cliché ci-dessous.

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Nous remercions infiniment la présidente du C.A.R.H.A pour ces cartes postales qui éclairent et entretiennent à leur façon la mémoire de notre commune…

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11 juillet 2013 4 11 /07 /juillet /2013 17:14

La période estivale est sans doute propice à quelques voyages exploratoires dans le temps. Celui que nous vous proposons aujourd’hui concerne le « fameux » passage souterrain de la gare d’Aulnay-sous-Bois. A partir de trois clichés pris aux alentours des années 1910, 1935 et 2013 vous pourrez apprécier son évolution pour le meilleur ou le pire…

Première image ci-dessous : le passage souterrain flambant neuf en cours de finition au moment de l’inauguration de la nouvelle gare aux environs de l’année 1910.

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Seconde image ci-dessous : le même endroit mais vingt ans plus tard. On remarque que la publicité a déjà fait son apparition. Chose amusante la pancarte d’un arrêté municipal du 6 décembre 1935 précise que « la circulation des voitures attelées, triporteurs, bicyclettes montés est interdite dans le passage ».

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Dernière image : le passage souterrain pris le 11 juillet 2013 au matin avant sa phase de rénovation ô combien nécessaire diront certains…

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Nous laissons à un blogueur du futur le soin de poursuivre cette chaîne à travers le temps…  

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3 mai 2013 5 03 /05 /mai /2013 12:28

fontaine11novembreLe territoire d’Aulnay-sous-Bois fut occupé dès la Préhistoire par des implantations humaines au bord du Sausset auxquelles succéda une villa gallo-romaine (site de Savigny). La population se regroupa au Moyen-Age autour de l’Eglise St-Sulpice et du Château. La proximité de la nappe phréatique favorisait l’existence de puits, mares et abreuvoirs et certaines fontaines situées dans les champs existaient avant le XVIIIe siècle.

Pendant la Révolution, la jeune République essaye d’améliorer l’état sanitaire du peuple. En suivant les programmes d’Intérêt général, la municipalité décide en 1791 d’investir pour la remise en état de deux fontaines desservant le nord du village situé de part et d’autre du chemin de Gonesse et pour le forage d’un puits rue des Vieilles Forges qui sera couvert et fermé d’une porte ceci pour la partie sud du village dépourvu de point d’eau.

Au XIXe siècle, les progrès scientifiques et le nouveau souci de l’hygiène conduisent les autorités à une politique soucieuse de la qualité des approvisionnements en eau. Ainsi en 1889 le curage des rivières est à faire régulièrement à Aulnay-Lès-Bondy. L’entretien du lavoir de la route de Gonesse incombe à son propriétaire en 1898. En 1900 un puits est foré au Parc et en 1904 l’entretien des lavoirs, fontaines et mares est prévu au budget communal. Cette année-là sera d’ailleurs décisive pour l’accès de la commune à l’eau potable. La municipalité passe contrat avec la Compagnie des Eaux qui va installer ses canalisations acheminant l’eau filtré de la Marne à partir du sud de la ville d’Aulnay-sous-Bois. L’installation des 5 premières bornes fontaines sont décidées, 3 au Parc, 2 au Vieux-Pays. Leur implantation progresse au rythme de la pose des canalisations. On en installe encore en 1949 dans la rue Raspail et celle des Acacias. Il faudra attendre les années 60 pour que l’adduction d’eau soit presque terminée dans tous les lotissements.

La fontaine située rue du 11 novembre côté nord de la gare d’Aulnay-sous-Bois (voir photo), qui avait fait l’objet d’une petite énigme sur notre blog, témoigne de cette histoire…

Source : Cercle Archéologique Historique Région Aulnay (C.A.H.R.A.)

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30 mars 2013 6 30 /03 /mars /2013 13:34

Soixante-seize églises, temples, synagogues, mosquée d’Ile-de-France viennent de recevoir le label Patrimoine du XXe siècle. La chapelle Saint-Paul du quartier Mitry-Ambourget d’Aulnay-sous-Bois, construite en 1965, fait désormais partie de cette liste.

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Ils se dressent comme des repères aux franges de Paris, dans les banlieues, les villes nouvelles. 76 édifices religieux d’Ile-de-France, dont trois dans le Val-d’Oise, viennent de recevoir le label Patrimoine du XXe siècle. Neuf sont situés en Seine-Saint-Denis parmi lesquels la chapelle Saint-Paul d'Ambourget construite en 1965 à Aulnay-sous-Bois. Des plus modestes aux plus imposants, de la chapelle des Sans-Logis de Noisy-le-Grand (Seine- Saint-Denis) à la cathédrale de la Résurrection d’Evry (Essonne), du plus ancien, le temple protestant du Foyer de l’âme à Paris, jusqu’à l’ultra moderne Notre-Dame-de-la-Pentecôte à La Défense, tous racontent l’histoire de la région et l’extraordinaire expansion de sa population. 

Le label, créé en 2001 par le ministère de la Culture pour « mettre en valeur le patrimoine architectural et urbain du XXe siècle », est attribué par le préfet de région sur proposition de la commission du Patrimoine et des sites. En 2011, 40 ensembles de logements avaient déjà été distingués. Pour cette nouvelle tournée, un groupe d’historiens d’art, d’architectes et de conservateurs a fait son choix parmi plus de 500 édifices cultuels de la région. « Nous avons sélectionné les lieux les plus représentatifs de chaque religion », explique Claire Vignes-Dumas, qui dirigeait le groupe de travail pour la Drac. 

Objectif : changer les regards parfois négatifs 

Au palmarès figurent une majorité d’églises catholiques, qui accompagnèrent très tôt les mouvements de population. Le label distingue aussi des temples protestants et des synagogues, dont plusieurs construites pour les communautés rapatriées d’Afrique du Nord. Choisies encore, des églises orthodoxes et une mosquée, celle d’Evry-Courcouronnes : « Ces édifices témoignent des changements du siècle, de ses migrations », avance Claire Vignes-Dumas, qui avoue un coup de cœur pour la petite chapelle des ouvriers russes de l’usine Schneider à Champagne-sur- Seine (Seine-et-Marne). 

A la différence d’un classement aux monuments historiques, le label n’offre ni protection, ni subventions. « Pour le XXe siècle, les historiens de l’art manquent de recul, défend Muriel Genthon, directrice régionale des Affaires culturelles, mais c’est déjà une première reconnaissance ! » Pour elle, il s’agit surtout de changer les regards « souvent négatifs » : outre la pose d’une plaque signalétique, le label veut ainsi encourager les actions de sensibilisation, visites, expositions… De quoi découvrir derrière les formes déroutantes ou les façades souvent austères l’expression des grands courants de l’architecture moderne, de leurs innovations : la halle d’acier de l’église Saint-Paul, à L’Hay-les-Roses (Val-de-Marne), est ainsi un modèle de légèreté mis au point par le célèbre Jean Prouvé. Et mettre en lumière d’incroyables trésors cachés, fresques et vitraux parfois spectaculaires. 

Source : Le Parisien 

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21 mars 2013 4 21 /03 /mars /2013 17:30

Il y a une soixantaine d’années, s’étendaient au Nord-Est d’Aulnay, jusqu’à la ville de Gonesse, de grands champs plats et nus. La zone pavillonnaire d’Aulnay, née peu avant la guerre de 1914, s’arrêtait alors au bord d’un ruisseau, le Sausset, affluent d’une petite rivière, la Morée, tous deux actuellement canalisés en sous-sol. Le Sausset était alors un clair ruisseau où poussait du cresson, peuplé d’épinoches et de sangsues. Au-delà des rives, de vastes prairies, où paissaient des troupeaux de vaches, évoquaient les plaines du Far-West et les pampas d’Argentine. Brusquement, au bord de ce petit ruisseau surgissait une vision du Texas que le cinéma commençait alors à populariser : trois derricks métalliques s’érigeaient haut dans le ciel, parmi les baraquements de chantier. On n’y cherchait pas du pétrole, on forait des puits artésiens…

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Après la première guerre mondiale, l’accroissement de la population de la région parisienne et les nouvelles utilisations de l’eau pour l’hygiène et l’industrie ont beaucoup augmenté le besoin en eau potable. Il parut nécessaire de compléter les seules ressources en eau  de Seine, de Marne et d’Oise utilisées alors en tirant parti des nappes souterraines profondes de la région parisienne d’excellente qualité mais relativement peu abondantes. L’implantation de forages artésiens à Aulnay-sous-Bois s’est alors imposée au syndicat des communes de la Banlieue de Paris pour les Eaux (créé en 1922) par leur situation éloignée du centre principal de la production de Neuilly-sur-Marne et par les possibilités aquifères du sous-sol à cet endroit.

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C’est le 25 juin 1933 que fut entrepris le forage du puits artésien d’Aulnay-sous-Bois. Trois mois plus tard il était terminé. A moins de 831 mètres, la nappe d’eau était atteinte et jaillissait du sol à une température de 31°C ! C’est sous la direction d’ingénieurs et de conducteurs de travaux américains que les forages furent exécutés. Des Aulnaysiens qui s’occupèrent du ravitaillement et de la cantine du chantier à l’époque l’ont confirmé. L’eau de ce puits de 850 mètres de profondeur, provenant de la nappe de l’Albien, trop chaude (30°C environ à la sortie) et présentant un degré hydrotimétrique (proportion de sels calcaires) trop faible, d’autres puits durent être forés jusqu’à 100 mètres de profondeur environ, atteignant ainsi la nappe du Sparnacien dont l’eau est moins chaude et plus chargée en sels calcaires. Les eaux de ces deux nappes sont refoulées dans le réseau de distribution après mélange et déferrisation.

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Ces trois forages furent mis en service en 1935, après construction de l’usine de pompage rue Doudeauville. En 1958, sur ce même site, deux nouveaux forages complémentaires ont été mis en service. En 1993, le volume d’eau puisé annuellement par les forages d’Aulnay-sous-Bois était de l’ordre de 2 500 000 m3. A propos des puits artésiens à Aulnay-sous-Bois, la revue régionaliste « Notre Contrée » signale qu’il y a un siècle, un puits communal, foré à 52 mètres, fut mis en service au Vieux-Pays. Les habitants du village furent ainsi alimentés en eau, assez largement. Ils ne disposaient auparavant que de l’eau provenant de la Morée, du ruisseau le Sausset, de quelques sources et de puits creusés dans les jardins des particuliers. Un puits artésien fut creusé en 1895 au Parc, nouveau lotissement proche de la gare. L’eau analysée fut alors jugée impropre à la consommation.

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Source : E. Lemarié / C.A.H.R.A (Avec tous nos remerciements pour ces documents).

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14 janvier 2013 1 14 /01 /janvier /2013 12:17

Avant l’apparition des premiers châteaux d’eau dans notre région à la fin du XIXe siècle, les puits communaux ou privés fournissaient de l’eau pas toujours très potable. L’urbanisation grandissante rendit nécessaire le recours à des techniques plus efficaces, où l’eau était puisée à l’aide d’une pompe à moteur dans la nappe phréatique ou dans la rivière. Filtrée, amenée puis stockée dans le réservoir situé au sommet de l’édifice, elle était ensuite redistribuée par des canalisations aux usagers. Dans un premier temps, le château d’eau n’alimentait que les bornes fontaines communales. Il fallut attendre les années 60 pour que la quasi-totalité des français bénéficient de l’eau courante.


Les châteaux d’eau d’Aulnay étaient du style « Bouchon de Champagne » : fût tronconique de base importante avec un diamètre qui va en diminuant jusqu’au réservoir débordant du cylindre. Le château d’eau de Chanteloup a été construit dans un but industriel pour fournir une pression suffisante aux machines de l’usine Idéal Standard. Aujourd’hui délabré il constitue une entrée du sud de la ville pour le moins atypique. Il sert d’ailleurs assez souvent de lieu de dépôt sauvage de déchets en tous genres. La municipalité en étant propriétaire, les élus actuels réfléchissent à une alternative d’aménagement…

Source texte historique bulletin n°32 du C.A.H.R.A. (Cercle Archéologique Historique Région Aulnay)

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23 mars 2012 5 23 /03 /mars /2012 16:35

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En 1913 Aulnay-sous-Bois était pourvue d'un équipement faisant à la fois office de cinéma et de salle de spectacle pour le music-hall. Il s'appelait Le Prado. Il était muni d'une salle pouvant contenir jusqu'à mille personne ! Depuis, cet endroit à l'architecture d'un charme atypique a disparu. Serez-vous deviner par quoi il a été remplacé de nos jours ?

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22 février 2012 3 22 /02 /février /2012 18:53

Suite à la publication de notre petite énigme autour du pont de l'union, une fidèle lectrice d'Aulnaylibre ! nous a envoyé deux cartes postales anciennes que nous nous faisons un plaisir de publier. Elles offrent l'occasion d'une plongée nostalgique dans le temps au fil de l'eau. Merci Annie pour ce cadeau.

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28 janvier 2012 6 28 /01 /janvier /2012 07:50

L'Espace Jacques Prévert d'Aulnay-sous-Bois propose cet après-midi à partir de 14h une séance spéciale ciné-rencontre autour de deux documentaires ayant pour thème la jeunesse de notre commune. Deux films réalisés à plus de trente ans d'écart sont programmés à cette occasion. Vous trouverez ci-dessous toutes les informations relatives à cet événement.

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Deux films consacrés à la jeunesse d'Aulnay-sous-Bois qui, à plus de 30 ans d'écart, racontent de façon précise deux tranches de vie. D'un côté, l'échange, ancré dans la ville, avec une génération de jeune gens (la plupart ont entre 15 et 20 ans en 1979) qui disent leur mélancolie, leur colère et leur résignation. De l'autre, le portrait intime d'un jeune homme de 25 ans qui rêve d'ailleurs et trouve enfin sa vocation. Entre les deux, beaucoup de choses ont évolué. La ville, la population, les conditions de vie, etc. On perçoit également ce changement dans les manières de s'intéresser aux autres, de les présenter, de faire du cinéma documentaire. Une belle occasion donc d'échanger autour de ces deux récits complémentaires.

A 14h, A force, on s'habitue

Réalisé par Jean-Pierre Gallèpe (1979, documentaire, 1h26)

En 1979, à la demande de la municipalité, Jean-Pierre Gallèpe filme de jeunes adolescents d'Aulnay-sous-Bois dans leurs différents lieux de vie - la cité de la Rose des Vents, la maison de la jeunesse, le conservatoire de musique... Il réalise six courts-métrages qu'il réunit sous le titre A force, on s'habitue, dans lequel il interroge leurs quotidiens.

A 17h, La mort de Danton

Réalisé par Alice Diop (2011, documentaire, 1h04)

Entre 2007 et 2010, Alice Diop (elle aussi originaire d'Aulnay) suit Steve dans son cheminement personnel. Steve a décidé de devenir acteur. Pendant trois ans, il a suivi l'enseignement délivré au cours Simon, à Paris. Il vit à Aulnay-sous-Bois, à la Rose des Vents, il est noir et il rêve de tenir le rôle de Danton, mais Danton n'était pas noir...

Les projections de ces deux documentaires seront suivies d'une rencontre avec les réalisateurs et les protagonistes des films. Un pot vous sera offert entre les deux projections. Renseignements au 01 48 68 00 22 ou 01 48 68 08 18. Tarifs : 3,70 euros le film, 6 euros les deux films.

Source : programme ciné janvier 2012 de l'Espace Jacques Prévert

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24 janvier 2012 2 24 /01 /janvier /2012 14:08

En trente ans, la banlieue a changé. Mais comment ? Entre les études sociologiques arides, les souvenirs personnels fantasmés et le bruit médiatique réducteur, la réponse n'est pas évidente... L'initiative de l'association Périphéries et du cinéma Jacques-Prévert d'Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis) qui programment samedi 28 janvier deux documentaires, réalisés l'un en 1979 et le second en 2011, sur la jeunesse de la ville, invite à y réfléchir en se plongeant dans chacune de ces deux périodes, à en humer l'air, l'état des relations entre les gens, de leur rapport au travail, à l'avenir, à la République...

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Tourné en noir et blanc, en 16 mm, A force on s'habitue, de Jean-Pierre Gallèpe, est un film générationnel d'une mélancolie à vous fendre le coeur. La ville, son architecture, son urbanisme, son état de plus ou moins grand délabrement, selon les quartiers, se profile à travers de longs panoramiques et des plans larges. Garçons et filles sont filmés dans les lieux qu'ils fréquentent et Jean-Pierre Gallèpe les fait exister avec une force saisissante. De très gros plans de visages notamment, très empathiques, donnent à leur parole une puissance prophétique.

Une grande tristesse se dégage de ces personnages, enfants des années 1970 profondément attachants, plus tentés par l'anarchie que par la révolution. Pleins d'envies et déjà vaincus, ils apparaissent écartelés entre le refus de la vie ouvrière, du piège que constitue la vie à crédit qui a engendré chez leurs parents une apathie terrifiante, et la nécessité de travailler. On parle de tout dans le film : de sexualité, de travail, de musique et de cinéma, de désir, d'infrastructures à l'abandon, du désintérêt du pouvoir politique pour la banlieue qui, par capillarité, se transmet à toute une population... D'argent aussi. Il n'y a que cela qui compte aujourd'hui, constatent plusieurs d'entre eux, désabusés.

L'appartenance ethnique en revanche, la religion : hors sujet. Pas de différence entre Français de souche et Français issus de l'immigration - à part le racisme, alors très fort dans les cités à l'encontre des Maghrébins. On voit rétrospectivement ce que cela a produit. On comprend surtout que ce que le film saisit, sans doute malgré lui, c'est ce moment où le creuset républicain, encore d'un seul bloc, se fissurait irrémédiablement.

mortdedanton.jpgLe second film, La Mort de Danton, réalisé par Alice Diop, est le portrait d'un garçon d'Aulnay qui, en cachette de ses proches, a suivi pendant trois ans une formation de comédien au cours Simon. La ville est moins centrale ici que le choc culturel entre ce jeune homme d'origine africaine et banlieusarde et le milieu culturel parisien dans lequel il tente de faire son trou.

La mise en regard de ce film avec le précédent nourrira à n'en pas douter des débats passionnants tout au long de la journée, auxquels participeront, entre autres, les réalisateurs et certains des personnages du film.

 

Cinéma Jacques-Prévert. 134, avenue Anatole-France, Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis). A 14 heures, "A force on s'habitue", 1 h 26. A 17 heures, "La Mort de Danton", 1 h 04. Un film 3,70 € ; deux films, 6 euros.

Source : Isabelle Regnier, Le Monde 24 janvier 2012

 

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