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Publié le 15 Avril 2020

Vous pouvez prendre connaissance ci-dessous d’une communication du Collectif des Riverains et Victimes du CMMP, nom de l’entreprise qui exploitait l’amiante à Aulnay-sous-Bois. Elle rend hommage au docteur Maurice Allouch suite à son décès.

Le Collectif des victimes de l’amiante à Aulnay-sous-Bois rend hommage au docteur Maurice Allouch

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Rédigé par Aulnaylibre !

Publié dans #Amiante

Publié le 14 Avril 2020

Un « infatigable travailleur », connu dans tout Aulnay-sous-Bois, qui a « mis sa vie au service de ses habitants », vient de s'éteindre. Le « docteur Allouch », Maurice de son prénom, est décédé le 10 avril. Médecin de profession, il avait été, alors retraité, au cœur du dispositif de recensement des victimes du CMMP (Comptoir des minéraux et des matières premières), une usine qui a broyé de l'amiante en centre-ville entre 1938 et 1975.

Aulnay-sous-Bois : hommage unanime au docteur Maurice Allouch après sa mort

A moins 173 personnes, voisins ou anciens pensionnaires de l'école proche de « l'usine-poison », sont décédées de cancers liés à l'amiante. Et les malades se comptent par milliers. En 2009, une dizaine d'années après la révélation du scandale, le docteur Allouch avait pris la tête d'un comité de pilotage local chargé de les retrouver, avant que l'Agence régionale de santé (ARS) ne se penche sur la question et recherche elle-même les malades potentiels.

«Sans lui, les victimes n'auraient sans doute jamais été indemnisées»

« Il a été le rouage essentiel de notre combat pour faire reconnaître les dégâts du CMMP, mais aussi dans la recherche de ceux qui ont été exposés à l'amiante, et, ce n'est pas rien, de leur indemnisation », résumé Gérard Voide, cofondateur du collectif des riverains du CMMP. Qui se souvient « de sa douceur » et de son « extrême empathie » au moment de prendre contact avec les victimes : « Il était bienveillant, mais déterminé : c'est lui qui a obtenu de l'ARS qu'elle fasse des recherches sur les milliers d'anciens élèves de l'école voisine de l'usine ».

Le docteur Allouch avait aussi bénévolement installé une permanence d'écoute et de contact au centre médico-social de la commune, ouverte chaque mercredi, à destination de victimes potentielles du CMMP. « Il a retrouvé au moins cent personnes en quelques années, chiffre encore Gérard Voide. Sans lui, les victimes n'auraient d'ailleurs sans doute jamais été indemnisées ! »

A Aulnay-sous-Bois, l'homme était connu bien au-delà de son rôle dans l'affaire de l'amiante. Il avait ouvert un cabinet de médecine en 1970 dans la cité de la Rose-des-Vents, après ses études de médecine en Algérie. Il a été élu conseiller municipal d'opposition (UDI) entre 2008 et 2014, sous le mandat du maire socialiste Gérard Ségura. « Sa mort me rend bien triste, explique Jacques Chaussat, chef de file du parti centriste dans la commune, aujourd'hui maire adjoint de Bruno Beschizza (LR). La ville a perdu un grand humaniste. »

Article complet du journal Le Parisien à lire en cliquant : ici

Source article et photo : journal Le Parisien

 

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Rédigé par Aulnaylibre !

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Publié le 4 Mars 2020

Ce livre parle des dégâts causés par l’amiante, explique Emmanuelle Trocadéro, la présidente de l’APPSTMP 56 (Association pour la protection de la santé au travail dans les métiers portuaires), qui a invité l’autrice. Pourquoi cet empoisonnement, à quel prix. Des hommes et des femmes meurent dans la souffrance. Il faut continuer d’alerter, d’informer. »

D’Aulnay-sous-Bois à Ploemeur le douloureux souvenir de l’usine d’amiante

Son père exposé à l’amiante durant son enfance

Le père de Virginie Dupeyroux, Paul, est décédé, en 2015, d’un mésothélium, plus connu sous le nom de cancer de l’amiante. Il a passé toute son enfance à Aulnay-sous-Bois, notamment sur les bancs de l’école, à deux pas de l’usine CMMP (Comptoir des Minéraux et Matières Premières).

Installée en 1938, en plein centre-ville, cette usine a broyé de l’amiante jusqu’au début des années 90, dégageant une poussière blanchâtre dans tous les environs, qui a empoisonné des salariés mais aussi des riverains et des écoliers. Des centaines de victimes ont été répertoriées, sur plusieurs générations.

Le père de Virginie passera ses dix-neuf premières années dans cet environnement, dont personne ne soupçonnait la dangerosité.

Article complet de https://www.ouest-france.fr à lire en cliquant : ici

Source article : https://www.ouest-france.fr / / Source photo : Aulnaylibre.com

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Rédigé par Aulnaylibre !

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Publié le 21 Juin 2019

Hier, notre rédaction publiait un article consacré à la démolition du pavillon Chopin, situé 75 rue Jules Princet à Aulnay-sous-Bois. (lire ici).

Il démontrait, photos à l’appui, que ce bâtiment ne présentait aucun caractère remarquable, était dans un état totalement délabré et que des traces d’amiante avaient été détectées. Sa destruction en vue d’en faire un parc paysager au cœur du quartier Vieux-Pays apparaissait dès lors tout à fait pertinente.

Démolition du pavillon Chopin à Aulnay-sous-Bois : la ville a respecté la réglementation !

Cette vision des choses, exprimée tout à fait librement, n’a visiblement pas été du goût des rédacteurs du faux blog d’information MonAulnay.com. Ces derniers ont en effet réagi avec une violence inouïe nous accusant de mensonge. Pire encore, ils ont sous-entendu que la ville d’Aulnay-sous-Bois aurait démoli la bâtisse sans respecter la réglementation.  

La ville d’Aulnay-sous-Bois a procédé à la destruction du pavillon Chopin en toute sécurité

Or il n’en est rien. Contactée par Aulnaylibre.com, la direction des services techniques nous a confirmé que la ville a bien fait procéder au désamiantage du pavillon, en respectant la réglementation, préalablement à la démolition par une entreprise spécialisée. Un confinement et une cellule de décontamination ont été mis en place. Il n’y a pas eu d’émission de poussière d’amiante.

Par ailleurs, un plan de retrait a été envoyé aux organismes de contrôles. Nous avons eu accès aux échanges d’émail et aux recommandés avec accusé de réception. Nous avons également reçu une copie du bordereau de suivi des déchets dangereux contenant de l’amiante, voir ci-dessous le Cerfa du Ministère de l’écologie, du développement durable et de l’énergie.

Démolition du pavillon Chopin à Aulnay-sous-Bois : la ville a respecté la réglementation !

Précisons, enfin, que l’entreprise choisie par la ville possède tous les agréments nécessaires pour traiter en toute sécurité ce type de déchets amiantés. Son personnel est également soumis aux contrôles de santé réglementaires. Pour être tout à fait complet, la quantité des déchets traités s’élevait à 200 kg.

MonAulnay.com est devenu un blog partisan dont les rédacteurs salissent systématiquement celles et ceux qui ne pensent pas comme eux

Ces éléments factuels mettent en lumière les dérives qui frappent les rédacteurs du faux blog d’information MonAulnay.com ! Ils affirmaient que la pavillon Chopin était une bâtisse remarquable. C’est totalement faux ! Ils expliquaient que la destruction avait eu lieu en catimini. C’est encore faux ! Le projet de parc paysager a été annoncé à maintes reprises par exemple au mois de décembre 2018 (voir notre article ici). Ils écrivaient que la ville aurait démoli le bâtiment sans respecter la réglementation et les mesures de sécurité en vigueur. C’est une fois de plus encore totalement faux !

Dans ces conditions, vous l’aurez compris, MonAulnay.com est clairement devenu un blog partisan dont les rédacteurs n’hésitent pas à manipuler la vérité quitte à salir systématiquement celles et ceux qui ne pensent pas comme eux.

La rédaction d’Aulnaylibre.com !

Source photo : Aulnaylibre.com / Source bordereau de suivi des déchets dangereux contenant de l’amiante : direction des services techniques (avec tous nos remerciements)

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Rédigé par Rédaction d'Aulnaylibre !

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Publié le 1 Mars 2019

Les travaux de démolition d’un pan de mur de l’ex-usine poison démarrent, sous haute sécurité. De quoi rassurer les familles de victimes.

« On est satisfait : toutes les précautions semblent avoir été prises ! » Le désamiantage d’un mur d’une trentaine de mètres, vestige de « l’usine poison » d’Aulnay-sous-Bois, va débuter d’ici peu. Route de Mitry, le Comptoir des minéraux et matières premières (CMMP) a broyé de l’amiante jusqu’en 1975, faisant au moins 171 victimes. Des associations qui suivent le dossier de près, dont le collectif des victimes du CMMP, l’Adeva 93 et Aulnay Environnement, ont visité le chantier lundi, et le qualifient de « modèle ».

Un confinement total

« C’est un confinement complet, comme on le demandait : il y a plusieurs sas de décontamination pour le personnel et le matériel, la dépression négative à l’intérieur, une douche pour le matériel amianté, qui sort en sacs étanches. L’amiante sera évacué au fur et à mesure des travaux », énumère doctement Gérard Voide, fondateur du collectif des victimes du CMMP, et dont le beau-frère Pierre, décédé en 1996 d’un cancer, est la première victime recensée.

« Précaution supplémentaire : un gel sera appliqué sur les parpaings amiantés pour limiter les poussières », ajoute Gérard Voide.

Travaux de désamiantage de l’ancienne usine CMMP jusqu’au 11 mars 2019 à Aulnay-sous-Bois

Les travaux achevés pour la rentrée scolaire

Alors que le CMMP avait été détruit sous haute sécurité en 2013, ce pan de mur amianté a été découvert au printemps dernier, un peu par hasard, lors d’une visite de l’inspection du travail sur le site - qui est en train d’être réaménagé en parking par la ville.

Les travaux programmés pour le supprimer avaient alors déclenché une certaine inquiétude dans le quartier, encore traumatisé par cette affaire. A fortiori parce que le long du mur se trouve une école.

« Nous avons le sentiment que nos enfants sont en danger au contact permanent avec ces substances et que rien n’est fait pour les protéger au maximum », avaient écrit les parents d’élèves, dans un courrier envoyé au maire Bruno Beschizza (LR), estimant « la confiance rompue » sur ce sujet.

La municipalité indique que les travaux de désamiantage seront terminés à la rentrée, le lundi 11 mars.

UNE STÈLE EN HOMMAGE AUX VICTIMES VA ÊTRE INSTALLÉE

En hommage aux plus de 170 victimes de l’usine poison, dont beaucoup d’anciens élèves de l’école voisine et de résidents du quartier, une stèle va être installée sur le parking public de 100 places, construit à la place du CMMP, au-dessus d’une dalle imperméable.

Les associations de victimes ont demandé à la municipalité qu’elle comporte le message suivant : « A la mémoire, des élèves des écoles, des riverains, des passants, des travailleurs, victimes passées, présentes et à venir, qui ont respiré ici à leur insu, durant des décennies, les mortelles poussières d’amiante de l’usine poison du CMMP. Ne les oublions pas. »

Par ailleurs, un plateau sportif dédié aux scolaires est prévu en limite du parking. Les associations, dont celle de Gérard Voide, ont demandé à la ville qu’il soit dénommé « Pierre-Léonard », en mémoire de la première victime de l’usine poison recensée.

Article complet du journal Le Parisien à lire en cliquant : ici

Source article et photo : journal Le Parisien

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Rédigé par Aulnaylibre !

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Publié le 11 Janvier 2019

Rassurer tout le monde : c’est l’objectif d’une réunion qui s’est tenue à l’école Paul-Eluard d’Aulnay-sous-Bois, ce jeudi soir, une semaine après la découverte de 200 t d’amiante issues de la démolition du Galion voisin, stockées en bordure de l’établissement. Si l’amiante a depuis été confiné, une quinzaine de parents d’élèves ont assisté à cette réunion, en présence du maire (LR) Bruno Beschizza, du bailleur 1001 Vies Habitat - maître d’ouvrage du chantier, de l’entreprise de désamiantage, et des représentants de l’Education nationale.

« J’ai dit officiellement qu’entreposer autant d’amiante le long d’une école me posait un problème », a introduit l’édile, qui a rappelé qu’il s’agit « d’un chantier privé ». Qui a aussi rappelé que ce chantier « respecte toutes les normes ».

« L’entreprise est agréée par l’Etat, qui a validé le choix du terrain pour stocker l’amiante, a expliqué Bruno Beschizza. Il n’y a pas de cachotterie : ce n’est pas le pote du coin qui remplit son sac avec des déchets ! »

Des mesures de la qualité de l’air négatives

En fin de semaine dernière, des mesures de qualité de l’air ont été réalisées et se sont révélées négatives : pas d’amiante dans l’air. D’autres ont été effectuées mercredi dans l’école et les résultats seront connus ce vendredi.

« Je suis papa de cinq enfants, je comprends votre angoisse. Elle s’explique parce qu’on n’a pas assez fait de pédagogie sur ce chantier. On a péché dans la communication », a reconnu Bruno Beschizza, intervenu dès vendredi pour que les déchets soient stockés dans un local clos. « Cela créait un climat anxiogène ! »

Le maire a émis l’idée d’éditer un « document pédagogique » sur l’amiante, à destination des enfants et des parents, avec des informations sur le phasage des travaux. « On peut organiser des visites du chantier, pour montrer l’étendue des dispositifs de sécurité », a-t-il encore suggéré.

Les parents d’élèves demandent plus de transparence

De son côté, le désamianteur s’est engagé à accélérer l’évacuation de l’amiante : « Désormais, il y aura un camion par jour, évacuant dix sacs ». L’inspection du travail devrait visiter le chantier « très prochainement », a-t-il encore été annoncé aux parents.

En face, malgré ces explications, les parents ont formulé plusieurs doléances, demandant « la transparence totale sur le déroulement du chantier », « une évacuation de l’amiante hors du temps scolaire » et un « bilan médical des enfants ».

La sécurisation du chantier a aussi été mise en cause. « On m’a dit que des enfants de CM 2 jouent parfois sur le chantier, s’est inquiété le directeur de l’école. Ils passent par l’entrée de derrière, non sécurisée ! » Une maman a interrogé : « Pouvez-vous nous dire qu’il n’y a aucun risque que ces sacs soient percés ? » Réponse du responsable du désamiantage : « Le risque zéro n’existe pas ! »

Article complet du journal Le Parisien à lire en cliquant : ici

Source article et photo : journal Le Parisien

 

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Rédigé par Aulnaylibre !

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Publié le 10 Janvier 2019

Ce mardi, un riverain a bloqué l’accès au chantier de démolition du Galion. Il proteste contre le stockage de déchets dangereux à quelques mètres d’un groupe scolaire. Des mesures de précaution ont été prises.

« Ton camion, il passe pas ! Il passera quand je saurai comment vous évacuez l’amiante, où vous l’emmenez, et quand on aura des garanties qu’il y a zéro risque ! »

Ce mardi matin, Bachir, un habitant remonté du quartier des 3 000, à Aulnay, a garé sa voiture devant l’entrée du chantier de démolition du Galion, piloté par le bailleur 1 001 Vies Habitat. Bloquant ainsi le va-et-vient des engins.

Comme d’autres riverains, il est inquiet depuis que deux cents tonnes d’amiante, issues des travaux entrepris sur le bâtiment, ont été stockées à l’air libre en bordure de l’école Paul-Eluard voisine.

Les sacs d’amiante entreposés dans les tours en cours de démolition

Face au tollé, l’entreprise chargée du désamiantage a changé ses plans : désormais, l’amiante ne sera plus entreposé le long du groupe scolaire, et l’évacuation des déchets sera plus régulière. « Une première victoire », selon Bachir, qui a libéré l’accès au chantier en fin de matinée.

« Il n’y aura plus de sac d’amiante entreposé le long de la haie de l’école », confirme, ce mardi, un responsable du chantier. Il rappelle aussi que l’entreprise EDBI - agréée par l’Etat - « respecte la législation en vigueur », notamment celle qui prévoit le conditionnement des déchets en sacs doublés et étanches, ainsi qu’un sas de décontamination.

Les ouvriers entreposeront désormais les sacs d’une tonne chacun dans les pièces désaffectées au rez-de-chaussée des tours en cours de démolition. « L’entrée de ces pièces sera confinée », précise encore le chef de chantier. Qui le reconnaît : « Deux cents sacs à l’air libre et en limite d’une école, c’était trop ! »

Les déchets évacués chaque semaine

Autre nouveauté : « Les déchets amiantés seront évacués plus souvent, via des camions dédiés », à raison, environ, d’une évacuation hebdomadaire, voire bihebdomadaire. Le stock tampon maximum sera, espère le chef de chantier, « de cent sacs environ ».

Une promesse qui a un coût : 1 800 € par camion. Enfin, l’amiante sera transporté jusqu’à la décharge spécialisée de Villeparisis (Seine-et-Marne).

De son côté, le maire LR Bruno Beschizza a proposé à la direction de Paul-Eluard de rencontrer la société responsable du chantier. La réunion devrait avoir lieu jeudi après-midi.

«On veut la transparence totale »

Dans un courrier envoyé aux parents d’élèves, l’édile, qui juge « impensable » le stockage d’amiante en bordure d’une cour de récréation, indique être intervenu auprès du bailleur « dès que l’information lui est parvenue », vendredi dernier.

« On veut la transparence totale », déclare une représentante des parents d’élèves, soutenus par le groupe d’opposition « Rassemblement pour Aulnay ». Elle ajoute que différentes doléances sont à l’étude, dont la délocalisation de l’école Paul-Eluard jusqu’à la fin des travaux de désamiantage, début 2020.

La municipalité a aussi commandé des mesures d’air au niveau de l’école, ce mercredi, pour s’assurer qu’il n’y a pas de pollution à l’amiante. Les résultats doivent être communiqués dans la foulée.

Article complet du journal Le Parisien à lire en cliquant : ici

Source information et photo : journal Le Parisien

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Rédigé par Aulnaylibre !

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Publié le 6 Janvier 2019

Nous avons été alertés ce vendredi de la présence d'au moins plusieurs dizaines de sacs de déchets mentionnés comme amiantés, à l'intérieur du site du chantier de démolition du Galion. Ces sacs étaient stockés et visibles en bordure de l'école Paul Eluard 1.

Ce chantier privé est mené par 1001 Vies Habitat Seine-st-Denis et Oise, anciennement Logement Francilien, bailleur social présent sur le quartier de la Rose des Vents. Contrairement à ce qui a pu être dit, la Ville d'Aulnay-sous-Bois n'a jamais mandaté quiconque pour ce chantier. En effet, il s'agit d'une opération d'un bailleur privé, placée sous sa seule responsabilité, en tant que maître d'ouvrage.

Pour autant, la Ville d'Aulnay-sous-Bois a des pouvoirs de police, notamment en matière sanitaire. Aussi, j'ai demandé à ce que des agents des services techniques se rendent sur place afin d'inspecter la situation et de s'assurer que l'ensemble des réglementations et des usages ont été respectés sur le chantier, que ce soit par la société MERLCHIORRE, chargée de la déconstruction du bâtiment, ou par EDBI, prestataire spécialisé, bénéficiant d'un agrément de l'Etat, qui s'occupe du traitement des déchets amiantés.

Mes services ont par ailleurs demandé des explications au bailleur @1001 Vies Habitat Seine-st-Denis et Oise qui nous a communiqué les informations suivantes :
- Le stockage réalisé est conforme à la réglementation, les déchets amiante sont placés dans un premier sac étanche, qui est lui-même inséré dans un second sac étanche, les deux étant scellés hermétiquement pour éviter tout risque de pollution atmosphérique. La signalétique amiante est également apposée sur chacun des sacs qui sont entreposés sur palette ;
- La zone est sécurisée et gardiennée. Une surveillance de la zone est assurée par un maitre-chien 24h/24 – deux équipes de gardiennage se relaient jour et nuit pour assurer la surveillance du site et s’assurer que le stock ne subisse aucune dégradation qui pourrait porter atteinte à l’intégrité des emballages étanches. Aucun incident n’est à déplorer sur le site ;
- Des mesures environnementales sont faites par un laboratoire accrédité COFRAC pour surveiller l’état de qualité de l’air ambiant et s’assurer qu’aucune pollution n’est générée par le stockage.

Même si l'ensemble des réglementations concernant l'amiante sont respectées, nous avons tous en mémoire la tragédie de l'ancienne usine du CMMP. J'ai donc demandé au bailleur qu'à titre conservatoire, les sacs de déchets amiantés ne soient pas stockés en bordure de l'école Paul Eluard 1. Un membre de mon cabinet a pu constater ce dimanche que l'ensemble des déchets amiantés avaient été évacués.

Suite à des échanges de la direction générale des services techniques avec l'équipe de direction de l'école Paul Eluard 1, nous avons aussi décidé de mener des opérations de contrôle de l'air au sein de l'école dans le courant de la semaine. Ces opérations ont aussi eu lieu sur le chantier et j'ai demandé au bailleur d'en communiquer les résultats aux riverains, aux parents d'élèves comme à la communauté éducative afin de dissiper toute inquiétude légitime.

Soyez assurés de mon attachement à la sécurité et au bien-être de nos enfants comme des riverains.

Bien sincèrement,

Bruno Beschizza
Maire d'Aulnay-sous-Bois

 

Source information et photo : compte Facebook du maire d'Aulnay-sous-Bois Bruno Beschizza

 

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Rédigé par Aulnaylibre !

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Publié le 4 Janvier 2019

Des centaines de sacs emplis de déchets amiantés issus de la démolition du Galion sont entreposées, depuis novembre, en bordure de l’école Paul-Eluard. De quoi révolter les riverains.

Un champ d’amiante au pied d’une école. De quoi inquiéter les parents du groupe scolaire Paul-Eluard, à Aulnay-sous-Bois.

Depuis des mois, plusieurs centaines de sacs d’une tonne chaque, remplis de déchets amiantés issus de la démolition des tours du Galion, sont entreposés par la société chargée du chantier sur un terrain proche du bâtiment. De l’autre côté du grillage : la cour de récréation !

«N’importe qui peut escalader la clôture ! »

« N’importe qui peut escalader la clôture ! Si un gamin entre pour ramasser un ballon et éventre un sac, que se passe-t-il ? », se désole Bachir, qui habite le quartier depuis 47 ans.

C’est lui qui, en novembre, s’est aperçu de la présence de ces sacs estampillés « Attention : amiante ». Et de s’interroger : « Est-ce que toutes les précautions sont prises pour éviter que l’amiante ne se répande dans le quartier ? Quand on voit les sacs à l’air libre, on se pose la question ! »

« Aucun danger », selon la société chargée du chantier

La société Melchiorre, chargée de la démolition du Galion, jure qu’il n’y a « aucun danger ». « Les déchets amiantés sont stockés dans des doubles sacs étanches réglementaires. Ils passent un sas de décontamination - comme les ouvriers », résume un responsable du chantier.

Mais la législation veut que les déchets amiantés soient « évacués, après décontamination, hors du chantier aussitôt que possible, dès que le volume le justifie ». Or des centaines de sacs sont quotidiennement entreposés le long de l’école.

La zone de stockage sécurisée

« Nous les évacuons quand le stock le justifie, insiste le chef de chantier. Mais on ne peut pas louer des semi-remorques pour sortir les sacs à l’unité, même par dizaines. Trop cher ! »

De son côté, le bailleur 1001 Vies Habitat dit suivre « les règles strictes de sécurité concernant le désamiantage », précisant que « ce n’est qu’une fois que tout risque de pollution est écarté que les déchets emballés sont déplacés dans la zone de stockage ». Celle-ci est sécurisée « par un maître-chien, 24 heures sur 24 ».

Article complet du journal Le Parisien à lire en cliquant : ici 

Source article et photo : journal Le Parisien 

 

 

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Rédigé par Aulnaylibre !

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Publié le 25 Janvier 2016

A la recherche des victimes de l’usine d’amiante d’Aulnay-sous-Bois

Le scandale va-t-il encore prendre de l’ampleur ? Une nouvelle étude vient d’être lancée pour cibler et accompagner les victimes de l’usine CMMP ( Comptoir des minéraux et des matières premières) d’Aulnay-sous-Bois. Entre 1938 et 1975, le site — surnommée «usine-poison» par les proches du dossier — a broyé de l’amiante en pleine ville.

Et depuis les années 1990, les ex-voisins déclarant des cancers ou des pathologies propres à l’amiante se comptent par dizaines.

Financée pour trois ans par la région, cette étude a plusieurs objets. «Notamment la mise en place d’une plateforme numérique facilitant les démarches des potentielles nouvelles victimes», détaille Benjamin Lysaniuk, chercheur au CNRS et co-pilote du projet. Concrètement, sur une carte qui sera disponible sur Internet, les habitants d’Aulnay pourront localiser leur domicile et savoir s’ils ont été exposés à l’amiante. Ils seront ensuite mis en contact avec le CI3A — pour Centre d’information et d’accompagnement des personnes ayant été exposées à un risque amiante à Aulnay, une permanence visant à faciliter leur indemnisation et leur suivi.

Une forme de reconnaissance

L’étude a aussi un but sociologique : «On veut savoir pourquoi il a fallu autant de temps pour lancer un recensement des victimes, de façon à réagir plus efficacement lors de prochains problèmes de santé publique». Ainsi, si l’on sait depuis 2007 qu’il existe un lien entre les cancers développés par les voisins de CMMP et l’activité de celui-ci, il a fallu attendre 2014 pour que les autorités se mettent à la recherche des victimes potentielles !

Par ailleurs, cette nouvelle étude est labellisée «PICRI»(partenariats institutions-citoyens pour la recherche et l’innovation). Pour la 1re fois, elle impliquera les associatifs, qui, les premiers, ont tiré la sonnette d’alarme. Parmi eux : Gérard Voide, du collectif des victimes du CMMP d’Aulnay, qui compte 167 membres. Nicole, sa femme, a perdu son frère d’un cancer en 1996 et a déclaré une calcification pleurale. L’homme est «soulagé» par cette nouvelle étude : «Cela montre que les choses avancent. C’est une forme de reconnaissance pour ceux qui sont touchés par ce scandale».

Source article : Le Parisien

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Publié le 23 Novembre 2015

Gisèle Delhaye s’est battue mais a fini par mourir du cancer de l’amiante à Aulnay-sous-Bois

« Je suis en train de mourir de l’amiante. Il faut que les gens le sachent. » C’est ainsi que Gisèle Delhaye avait débuté l’entretien avec le Parisien, un après-midi de printemps 2014 à Aulnay. Avec cette petite femme volontaire et combative, on ne tournait pas autour du pot. Elle avait peu de temps, et le savait. Gisèle Delhaye s’est éteinte le 10 novembre dernier à l’âge de 76 ans, victime d’un mésothéliome — le « cancer de l’amiante — auquel elle a tenu tête bien plus longtemps que les médecins ne l’avaient prédit. Un ultime hommage lui sera rendu ce mardi, à l’église du Raincy.

La mort de Gisèle Delhaye a soulevé l’émotion à Aulnay, bien au-delà du cercle des amis et intimes. La septuagénaire avait pris la parole, malgré la maladie, pour dénoncer ce qu’elle appelait un « scandale de santé publique ». Et exprimer son immense colère à l’égard du CMMP (Comptoir des minéraux et matières premières) qui a broyé de l’amiante de 1938 à 1975 en pleine ville. « L’exemple de Gisèle nous renforce dans notre combat », confie Gérard Voide, du Collectif des riverains et victimes du CMMP. Il faut imaginer le choc que ressentit en 2010 cette femme dynamique, découvrant qu’elle souffrait d’un cancer incurable. Elle dut tout arrêter : son métier d’orthodontiste, ses fonctions de présidente de sa fédération professionnelle, ses cours à l’université. Elle racontait : « Un pneumologue m’a demandé : vous avez été en contact avec l’amiante ? Aucun des logements où j’avais vécu n’en contenait. Et puis un jour, mon mari a réalisé : Au fait, il y avait cette usine, à Aulnay… » En 2010, l’usine du CMMP venait d’être démolie. Elle avait définitivement fermé ses portes vingt ans auparavant. Mais l’amiante est une bombe à retardement : les maladies peuvent mettre quarante ans à se déclarer.

C’est alors que Gisèle était entrée en contact avec les associations. « Elle était sidérée par ce qui lui arrivait. Son témoignage a été extrêmement important », raconte le docteur Maurice Allouch, qui tenait alors une permanence d’information au centre de santé municipal. Car son récit était une preuve de plus que les fibres toxiques avaient fait des dégâts bien au-delà des murs de l’usine. Jusque dans le quartier du Gros-Saule, où elle avait emménagé en 1967, y ouvrant avec son époux un cabinet dentaire. Une étude sanitaire, publiée en 2007, a recensé plusieurs malades dans ce secteur. Gisèle Delhaye allait aussi dans les écoles du quartier, pour examiner la dentition des élèves. Ce sont précisément ces anciens écoliers que l’Agence régionale de santé tente aujourd’hui de retrouver, pour leur conseiller de passer des examens médicaux.

En 2012, le CMMP, visé par 25 plaintes, a bénéficié d’un non-lieu. Révoltée, Gisèle s’était résolue à témoigner, malgré la maladie. « C’est une question de dignité. Il faut dire que cette usine n’était pas une usine comme les autres ! » Même malade, c’était une femme élégante, au regard perçant. Au visiteur, elle tendait une photo d’elle, une photo « d’avant » : « Voilà ce que j’étais, voilà ce que je suis à présent », disait-elle, sans pathos, désignant d’un geste sa perruque et les sillons de fatigue creusant son visage. Mais à Aulnay, on garde d’elle l’image de cette « très jolie femme, avec ses beaux cheveux bruns, très épais », « une humaniste qui s’arrangeait avec les patients lorsqu’ils ne pouvaient pas payer tout de suite », et qui emmenait les copains de ses enfants au ski. « Et jusqu’au bout, une bagarreuse », glisse son époux.

Plus de 160 victimes recensées

Le chiffre progresse inexorablement. Le collectif des riverains et victimes du CMMP recensait en 2013 quelque 120 malades de l’amiante ayant travaillé au sein du CMMP, ou habité à proximité de l’usine. Désormais il en dénombre 160, « dont 44 mésothéliomes », note Gérard Voide. La recherche des victimes a longtemps été le fait des seules associations. Depuis un an, elle a pris une autre dimension. L’Agence régionale de santé (ARS) envoie des lettres types aux anciens élèves ayant fréquenté les écoles du quartier lorsque le CMMP broyait de l’amiante, les invitant à faire des examens. Ils peuvent aussi contacter une permanence ouverte le jeudi au Centre municipal de santé, 8-10 rue de Coullemont, à Aulnay. Tél. 01.48.79.41.00.

Source : Le Parisien

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Publié le 3 Novembre 2015

La dépollution de l’ancienne usine d’amiante d’Aulnay-sous-Bois a coûté 17 millions d’euros aux contribuables

Vous pouvez prendre connaissance ci-dessous d’un communiqué du Collectif des riverains et victimes du CMMP.

AMIANTE : L’IMPUNITE CONTINUE POUR LE CMMP POLLUEUR A AULNAY

Jugement du Tribunal de grande instance de Paris du 22 octobre 2015

Après avoir échappé à la justice pénale, le CMMP responsable de la catastrophe sanitaire de pollution de l’air d’Aulnay-sous-Bois durant des décennies, échappe à la facture du chantier de désamiantage de son ancien site industriel.

Car, derrière les chiffres et additions, c’est bien le principe pollueur-payeur qui est bafoué. Néanmoins, le CMMP (Comptoir des Minéraux et Matières Premières) a perdu. Le tribunal l’a débouté de ses prétentions, déboutant également toutes les autres parties par rapport au financement du coût du chantier de désamiantage : la Société d’Economie Mixte DeltaVille mandatée par l’ancienne municipalité, la Municipalité d’Aulnay, les agences immobilières qui avaient racheté le site en vue d’y construire des pavillons d’habitation avec jardins sur un sol pollué.

Le tribunal précise clairement que le CMMP A COMMIS UNE FAUTE et A MANQUE A SES OBLIGATIONS DE DESAMIANTAGE DU SITE INDUSTRIEL pendant au moins 17 ans (lire l’article du Parisien : http://www.leparisien.fr/aulnay-sous-bois-93600/usine-d-amiante-a-aulnay-le-pollueur-ne-paiera-pas-davantage-01-11-2015-5237761.php)

Seules les associations qui sont en charge « de l’intérêt collectif » sont reconnues pour avoir « intérêt à agir dans le litige » et « intérêt légitime à réclamer réparation du préjudice moral » causé par ce manquement. Pour ce préjudice le tribunal accorde « un euro » de dédommagement à chaque association sur les 10 000 euros demandés. Les victimes apprécieront ! … Un euro pour indemniser 20 ans de luttes citoyennes bénévoles pour un mouvement sans lequel rien ne se serait passé à Aulnay.

Mieux, le site truffé d’amiante et de zircon (radioactif) aurait sans leur intervention été démoli à ciel ouvert ajoutant aux malades et aux morts que l’on commence seulement à découvrir, de nouveaux malades et de nouveaux morts à venir.

Ainsi, le CMMP pollueur grâce à sa stratégie machiavélique multipliant les procédures judiciaires, déboursera (il n’a toujours pas payé) en tout et pour tout : 480 000 euros sur une facture de dépollution de 17 millions d’euros. C’est donc le contribuable qui paye cette dépollution. Pour les victimes, c’est donc une double peine : après avoir subi la pollution, elles payent la dépollution. Cela n’a apparemment pas choqué les juges.

Cette brillante réussite n’aurait pas pu se faire sans le Maire de l’époque qui, au lieu de soutenir les associations dans leur combat pour contraindre le Préfet à faire saisir les sommes auprès du CMMP et l’obliger à faire les travaux (article L514-1 du code de l’environnement) a racheté le terrain et a réalisé les travaux ; sauf qu’il s’est lié les mains en signant un protocole, sous la houlette du Préfet, précisant que le pollueur payera en tout état de cause 480 000 euros. Ce protocole est une honte et les associations l’avaient dénoncé en son temps. Laisser croire à un remboursement en justice relevait de la naïveté et/ou de l’incompétence, à moins que l’opération ne relevait que d’une stratégie électorale ?

C’est ainsi que la loi est appliquée dans notre France démocratique ! Combien faudra-t-il de luttes citoyennes comme celle d’Aulnay pour que la société civile soit enfin considérée par les autorités quelles qu’elles soient comme interlocuteur valable.

En attendant, le combat continue. Les personnes exposées aux poussières d’amiante du CMMP peuvent prendre contact auprès des professionnels bénévoles du CI3A (centre d’information et d’accompagnement des personnes exposées à un risque lié à l’amiante) permanences tous les jeudis au CMES (centre municipal d’éducation pour la santé) d’Aulnay, 8-10 avenue Coullemont au 01 58 03 92 89.

Nous ne désespérons pas d’une collaboration avec l’Agence Régionale de la Santé (ARS) malgré ses réticences pour assurer un suivi des personnes exposées et faire toute la lumière sur cette catastrophe sanitaire.

Le collectif des riverains et victimes du CMMP et Ban Asbestos France

Gérard Voide : 01 48 53 31 45

Vous pouvez suivre l’information en consultant le site internet de

BAN ASBESTOS FRANCE : http://www.ban-asbestos-france.com/Aulnay.htm

Si vous voulez nous aider dans notre bataille, vous pouvez :

- adhérer à l’association ( 30 euros annuels)

- ou adresser tout don :

par chèque à l’ordre de Ban Asbestos France ou par timbres postaux

à Nicole Voide - 21 rue du Commerce – escalier 5 – 94310 Orly

merci d’avance de votre soutien

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Publié le 2 Novembre 2015

Aulnay-sous-Bois devra assumer seule le coût financier de la dépollution de l’ancienne usine d’amiante

C'est un épilogue financier qui laisse un goût amer aux associations des victimes de l'amiante. Le Comptoir des minéraux et matières premières (CMMP), l'industriel qui a broyé le minerai toxique de 1938 à 1975 à Aulnay-sous-Bois, en pleine ville, n'assumera pas le coût des travaux de dépollution de son ancienne usine.

Et ce, même si les broyeurs d'amiante du CMMP sont soupçonnés d'avoir rendu malades des dizaines de riverains.

Ainsi en ont décidé les juges de la deuxième chambre civile du tribunal de Paris qui viennent de rendre leur décision. En septembre dernier lors de l'audience, les magistrats se sont penchés sur la lourde facture du démantèlement de ce qu'on a appelé « l'usine-poison ».

Coût total de ce chantier, mené à partir de 2009 : plus de 9 M€. Or, le CMMP, qui avait vendu le site en 1999 à une société immobilière, n'en a pas payé un centime. Il s'était bien engagé à verser 478 400 €, dans le cadre d'un protocole d'accord signé avec la ville d'Aulnay, juste avant le début des travaux. Puis il a engagé cette procédure au civil, pour contester cette créance. Sur ce point, le tribunal lui donne tort, et lui ordonne de verser la somme promise.

Mais ce que nul ne pouvait prévoir en 2009, c'est que la facture serait aussi salée. La démolition des bâtiments a été menée sous bulle étanche, pour éviter la dispersion de fibres toxiques. Surtout, la découverte d'amiante dans les sous-sols a conduit la société d'économie mixte Deltaville, maître d'ouvrage, à excaver les terres et couler une dalle de béton sur toute la parcelle. C'est la ville d'Aulnay qui a supporté l'essentiel de ces dépenses (déboursant aussi 6 M€ pour le déménagement de l'école maternelle voisine). L'aide espérée de l'Etat n'est jamais venue. Seuls le département et la région ont versé quelques subventions.

La conclusion des magistrats peut sembler paradoxale : le CMMP a bel et bien commis une « faute », celle d'avoir laissé son usine à l'abandon au moins 17 ans (de sa fermeture en 1991 au début des travaux en 2009). Mais il n'aura pas à rembourser le coût de sa démolition.

Voilà qui soulage sa PDG Joëlle Briot, qui affirmait en septembre que son entreprise n'y survivrait pas. « On nous regarde de façon plus sévère aujourd'hui, parce qu'il y a eu un dossier pénal, estime-t-elle aujourd'hui. Mais à l'époque, nous étions de bonne foi. Au moment de la cessation d'activité, la préfecture nous avait dit : il vous reste à débarrasser des vieux transformateurs, un silo de vermiculite, une cuve de mazout. Nous avions fait des prélèvements d'amiante en surface. Nous n'avions rien trouvé. »

Le pollueur s'en tire à bon compte, affirme au contraire Me François Lafforgue, avocat des trois associations intervenant dans la procédure (Addeva, Aulnay environnement et Ban Asbestos) : « Le jugement nous est favorable en ce qu'il reconnaît les fautes du CMMP. Mais le tribunal n'en tire pas les conclusions qui s'imposent et n'envoie pas de signal fort. Les indemnités versées aux associations [NDLR : 1 € symbolique] sont très faibles alors qu'elles ont joué un rôle très important de lanceur d'alerte. »

Ces associations, qui ont recensé près de 140 victimes, malades ou défuntes, du CMMP, ont alerté durant des années sur la nocivité de cette usine, pour ses salariés et pour les habitants autour. Visé par 25 plaintes au pénal, le CMMP a finalement bénéficié d'un non-lieu en 2013. Une recherche inédite a toutefois été lancée l'an dernier par l'Agence régionale de santé (ARS) pour retrouver 13 000 anciens écoliers du quartier, susceptibles d'avoir inhalé des fibres d'amiante entre 1938 et 1975. Les parties ont deux mois pour faire appel.

Source : Le Parisien

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Publié le 15 Septembre 2015

Le jugement du procès du scandale de l’amiante à Aulnay-sous-Bois rendu le 22 octobre 2015

Compte-rendu de l'audience :
Le Président de la Cour note la présence d’un public dans le tribunal, ce qui semble plutôt exceptionnel. En effet, étaient présents à cette audience les responsables des associations (en intervention volontaire), des victimes du CMMP malades et des familles de victimes décédées ainsi qu’ une journaliste du Parisien. Qu’ils soient tous remerciés d’être venus.

D’emblée, le Président précise, à l’intention du public, qu’il s’agit d’une procédure écrite et qu’il n’y a donc pas lieu de tirer de jugement face aux interventions des uns et des autres et à la longueur de leurs discours …

S’en suit un long épluchage, par le Président, des conclusions et répliques des différentes parties en présence, interrogeant sur telle ou telle affirmation (pièces justificatives présentes ou absentes), etc … Les débats ont porté exclusivement sur les millions d’euros à payer par les uns et les autres sur la facture finale de 17 millions d’euros du chantier de désamiantage/démolition qui, jusqu’à présent, n’a été réglée que par les contribuables. A aucun moment les victimes de cette catastrophe sanitaire n’ont été évoquées et ont même été considérées hors sujet par le CMMP, pollueur, arguant sur le fait qu’il ne s’agit que d’un contentieux privé.

A la surprise générale, le Président clôt la séance à 17 heures considérant la plaidoirie des avocats inutile, la Cour ayant eu les éclaircissements nécessaires.

L’avocat du CMMP est resté muet comme une carpe et il a fallu toute la pugnacité de l’avocat des associations, maître François Lafforgue, pour souligner l’importance de l’action citoyenne sans laquelle ce procès n’aurait pas eu lieu :

L’alerte et l’enquête de la famille Léonard

La justification d’une dépollution dite « sous bulle », le site industriel étant truffé d’amiante et de zircon radioactif

La sous-estimation de la pollution par le pollueur CMMP qui met la poussière sous le tapis

Les morts supplémentaires qu’aurait provoqués une démolition classique à ciel ouvert

En conclusion, l’application de la loi « pollueur = payeur » s’applique au dernier exploitant (le CMMP) qui devait remettre les lieux en l’état « tel qu’aucun danger s’y manifeste »

Résultat du jugement le 22 octobre 2015.

Le Collectif des riverains et victimes du CMMP

Ban Asbestos France

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Publié le 12 Septembre 2015

La lourde facture de l’usine d’amiante d’Aulnay-sous-Bois au tribunal

Le petit homme au visage chiffonné a pris place dans la file d’attente qui s’étire devant le palais de justice de Paris. Gérard Kalfon a perdu sa femme il y a peu, emportée par un mésothéliome.

Le cancer de l’amiante.

S’il est là ce jeudi, c’est pour voir la PDG du Comptoir des minéraux et matières premières (CMMP) face aux juges de la deuxième chambre civile. L’usine du CMMP a broyé de l’amiante en pleine ville à Aulnay, de 1938 à 1975. L’épouse de Gérard, enfant, avait fréquenté l’école voisine, et le couple avait emménagé en 1965 « à 500 m de l’usine ».

Arlette Khalfon fait partie des quelque 140 victimes recensées par les associations. L’Agence régionale de santé (ARS), recherche depuis un an les anciens écoliers du quartier, pour qu’ils pratiquent des examens médicaux.

Pourtant, ce jeudi, l’audience ne porte pas sur les dégâts sanitaires causés par l’ancienne usine, rasée en 2009. Visé par 25 plaintes au pénal, le CMMP a bénéficié d’un non-lieu en 2013*. Il n’est question désormais que de la lourde facture de la démolition-dépollution de « l’usine-poison ». Mais derrière les chiffres et les additions, c’est bien le principe du « pollueur-payeur » qui se trouve posé.

La procédure avait été initiée en 2004 par… le CMMP lui-même. L’industriel avait attaqué la société immobilière Kappa, qui lui avait racheté le site cinq ans plus tôt, pour qu’elle paie une partie des travaux de dépollution exigés par l’Etat. Le CMMP assurait avoir « nettoyé » la place avant de partir. Des analyses révélaient quelques années plus tard la présence d’amiante sur le site et en sous-sol.

Le paradoxe, c’est qu’à ce jour, l’industriel n’a encore rien déboursé pour la démolition de son usine, entamée en 2009. Un chantier hors normes, entièrement confiné « sous bulle » pour éviter la dispersion de poussières d’amiante. Intervenants volontaires dans cette procédure, la ville d’Aulnay et la société d’économie mixte Deltaville, maître d’ouvrage de la dépollution, réclament au CMMP quelque 17 M€ (pour les travaux et le déménagement de l’école voisine du site dangereux).

Pour se défendre, le CMMP invoque toutefois un protocole d’accord, signé en 2009. L’industriel s’y engageait à débourser 400 000 € (qu’il n’a pas encore versés) pour la dépollution. En échange, la ville et Deltaville renonçaient à engager des recours ultérieurs contre l’entreprise. « Si on me réclame 17 M€, c’est simple, je mets la clé sous la porte », assure, à l’issue de l’audience la PDG du CMMP, Joëlle Briot.

De leur côté, les associations des victimes et riverains, qui sont aussi intervenantes volontaires, mettent en cause l’accord conclu en 2009, « contraire à l’ordre public » qui impose au pollueur de payer. « Oui, le CMMP avait mis l’amiante sous le tapis », accuse leur avocat, Me François Lafforgue. Décision du tribunal le 22 octobre.

Repères

1938 : ouverture de l’usine du Comptoir des minéraux et matières premières (CMMP) à Aulnay, en pleine ville.

1991 : fermeture du CMMP, qui a broyé de l’amiante jusqu’en 1975.

1997 : première plainte au pénal contre le CMMP.

1999 : le CMMP vend le site à la société immobilière Kappa.

2004 : le préfet ordonne au CMMP de dépolluer le site.

2006 : l’école du Bourg, voisine de l’usine en ruines, déménage ses classes dans des locaux provisoires. La démolition des bâtiments est interrompue par l’Inspection du travail.

2009 : la société Deltaville acquiert le site afin de le dépolluer, pour le compte de la ville d’Aulnay. Un protocole d’accord établit que le CMMP contribuera au chantier à hauteur de 400 000 €.

2010 : les ouvriers découvrent de l’amiante enfoui en sous-sol.

2013 : le CMMP, visé par 25 plaintes au pénal, bénéficie d’un non-lieu.

2014 : l’Agence régionale de santé lance une enquête inédite afin de retrouver les 13 000 anciens élèves de l’école du Bourg, entre 1968 et 1975.

*La justice a estimé que la personne morale du CMMP ne pouvait être mise en cause, les faits étant antérieurs au Code pénal de 1994. Quant aux dirigeants de la société à l’époque où celle-ci broyait de l’amiante, ils sont tous morts.

Source : Le Parisien

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Publié le 2 Septembre 2015

Amiante : le CMMP pollueur de la ville d’Aulnay-sous-Bois va-t-il enfin payer ?

Vous pouvez prendre connaissance ci-dessous d’un message de Nicole et Gérard VOIDE du Collectif des riverains et victimes du CMMP d'Aulnay.

Bonjour à toutes et tous,

Nous invitons les victimes et riverains de l'ancienne usine de broyage d'amiante CMMP du vieux pays d'Aulnay à venir soutenir, par leur présence s'ils le peuvent, la plaidoirie de maître François Lafforgue (avocat des associations) à

L'AUDIENCE DU JEUDI 10 SEPTEMBRE 2015 à 15 heures 30

au palais de justice de Paris, Boulevard du Palais (métro Cité) - salle d'audience de la 2ème chambre civile

Il s'agit de savoir si, oui ou non, le principe "pollueur/payeur" inscrit dans la loi sera enfin respecté.

A ce jour, l'impunité est totale :

PDG, préfets, contrôleurs de l'époque de la pollution, responsables des malades et des morts d'aujourd'hui, ne sont plus en vie pour pouvoir rendre des comptes

l'entreprise CMMP, elle-même, échappe à la justice car la loi sur les personnes morales est postérieure aux faits et ne peut s'appliquer rétroactivement

les frais de désamiantage (17 millions d'euros) incombent sans conteste de par la loi au dernier exploitant, c'est-à-dire le CMMP, entreprise florissante et non aux contribuables

le CMMP pollueur, après avoir menti effrontément, minimisé l'ampleur de la pollution du site truffé de poussières d'amiante et de zircon (radio-actif), a multiplié les procédures en justice afin de ne pas payer la facture. Considérant que la meilleure défense est l'attaque, le CMMP,sans la moindre vergogne, réclame le remboursement de frais d'études (par ailleurs dérisoires au regard des 17 millions du chantier)

Après l'impunité qui équivaut, il faut bien le dire, à un permis de tuer, ira-t-on vers la double peine pour les victimes (victimes = payeurs) ou pour un début de justice (pollueur = payeur).

Rendez-vous au Palais de Justice !

Cordialement.

Nicole et Gérard VOIDE

du Collectif des riverains et victimes du CMMP d'Aulnay

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Publié le 12 Mai 2015

Il n’éprouve aucun symptôme alarmant. « Physiquement je me sens bien », assure Alain Cendra, posant un regard serein sur le parc verdoyant en contrebas de son appartement, dans le quartier de la gare d’Aulnay. Sans la lettre de l’Agence régionale de santé (ARS) reçue fin 2014, le septuagénaire n’aurait sans doute jamais passé ce scanner.

60 ans après avoir fréquenté l’école du Bourg à Aulnay-sous-Bois Alain Cendra découvre qu’il a été contaminé par l’amiante

L’examen, pratiqué le 6 février à l’hôpital Ballanger, a révélé qu’Alain Cendra souffrait de plaques pleurales (NDLR : une pathologie liée à l’amiante). « Calcifiées, précise-t-il. A priori, elles ne sont pas dangereuses… » Alain Cendra fait partie de ces anciens écoliers d’Aulnay recherchés par l’ARS depuis fin 2014. Au total, 14 000 personnes environ ont fréquenté trois groupes scolaires proches de l’usine du Comptoir des minéraux et des matières premières (CMMP), à l’époque où celle-ci broyait de l’amiante. Elles sont donc susceptibles de développer, des décennies plus tard, des maladies liées à la fibre toxique.

Depuis cinq mois, une enquête inédite a été lancée, pour retrouver leurs adresses, leur écrire et les inviter à faire des examens. Un point d’information, tenu par les associations, accueille le public tous les jeudis à Aulnay (lire ci-dessous).Enfant, Alain a usé ses fonds de culotte sur les bancs de l’école du Bourg, de 1950 à 1954, non loin des ateliers de briques rouges aujourd’hui disparus. Par souci d’exactitude, il précise qu’il a peut-être aussi été exposé à l’amiante dans une usine du Bourget où il a travaillé quelques mois durant sa jeunesse. Le retraité a eu plus de chance que d’autres, aujourd’hui gravement malades. Ses lésions sont pour l’heure bénignes, et ne l’empêchent pas de jouer au golf, son sport favori. «Mais on m’a quand même conseillé de repasser un scanner d’ici quelques années, pour être sûr que les plaques n’évoluent pas », précise-t-il. Chose incroyable : jusqu’à l’an dernier, cet Aulnaysien de longue date n’imaginait pas qu’il avait été exposé à l’amiante étant enfant. Il a pourtant habité la commune jusqu’en 1975, et y est revenu après vingt-cinq ans passés à Drancy. Mais il n’a découvert l’existence de l’usine que sur le tard : « Enfant, je ne passais jamais dans ce quartier. Et puis, on en a peu entendu parler… jusqu’à sa démolition, vers 2009. Ce n’est que l’an dernier que ma soeur, après avoir lu un article, m’a dit : Tu es allé à l’école du Bourg, tu es concerné… Mais j’ai pris tout ça à la légère. »

Le 2 avril, il s’est rendu au centre municipal de santé pour rencontrer les bénévoles du point d’information. « Ils m’ont expliqué les démarches pour être indemnisé. Je vais le faire, il le faut. » Alain Cendra n’est pas en colère, mais surpris que l’information vienne aussi tard : « Les pouvoirs publics n’ont rien fait pendant des années. » Un souvenir le réconforte. Adolescent, il avait convaincu sa petite soeur de s’inscrire ailleurs qu’à l’école du Bourg, collée au CMMP. « Ça n’avait rien à voir avec l’amiante. Je trouvais simplement que c’était mal fréquenté ! » Sans le savoir, il a permis à la fillette d’échapper aux poussières toxiques qui s’échappaient alors de l’usine.

Source : Le Parisien

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Publié le 30 Janvier 2015

amiante-psa-aulnay-sous-bois.jpgIl y avait de l'amiante dans les murs de l'usine PSA à Aulnay, aujourd'hui en pleine démolition. Le constat n'a rien d'étonnant. Le site industriel a été construit au début des années 1970, à une époque où le matériau, très résistant, était encore largement utilisé dans le bâtiment (il n'a été interdit en France qu'en 1997).

Mais alors que les travaux avancent, l'inquiétude grandit parmi les quelques salariés encore présents sur le site, à commencer par les représentants syndicaux.

La semaine dernière, le sujet s'est invité lors d'un comité d'établissement. Dans une motion, les représentants du personnel évoquent « des quantités massives d'amiante et autres produits dangereux » découverts sur le site aulnaysien.

Ce qui les préoccupe, ce n'est pas tellement le chantier en lui-même -- dont PSA assure qu'il respecte les règles en vigueur, avec l'établissement d'un document technique amiante (DTA) et des visites régulières des services de l'Etat. Mais les syndicalistes s'émeuvent surtout de n'avoir « jamais eu connaissance de l'existence de ces substances au sein de l'usine ».

Mohamed Khenniche, délégué Sud, raconte ainsi être allé, avec quelques collègues, à l'atelier de peinture. Intrigués par les panneaux de chantier faisant référence à l'amiante, ils ont poussé la porte du bâtiment : « Nous sommes tombés nez à nez avec des ouvriers qui portaient des combinaisons et des masques ! De ce qu'on a pu voir, ils avaient juste démonté quelques machines, mais pas encore démoli les murs. Ils avaient l'air très surpris d'apprendre que nous avons travaillé dans ces locaux sans protection ».

Du côté de PSA, on juge ces craintes sans fondement : « Il y a effectivement de l'amiante un peu partout sur le site, mais il s'agit exclusivement d'amiante non fibreux. Il était contenu dans certains matériaux en dur, il ne risquait pas de se disperser dans l'air. Il n'y avait aucun danger lorsque l'usine était en activité. PSA s'est toujours assuré de l'état de ses installations, en instaurant des audits sur tous ses sites depuis 1993, avant même qu'une réglementation soit instaurée sur le sujet. »

Les élus au comité d'établissement envisagent toutefois de saisir la justice, « afin de faire expertiser l'établissement et, le cas échéant, engager la responsabilité de tous ceux qui auraient causé un préjudice à la santé et/ou la sécurité des travailleurs ».

« La situation est d'autant plus compliquée qu'à Aulnay, les comités d'hygiène et de sécurité, qui s'occupent en principe de ces questions, ont été dissous en juillet dernier. Les comités d'établissement et réunions de délégués du personnel doivent aussi disparaître à la fin du mois de janvier », souligne un représentant du SIA (Syndicat indépendant de l'automobile).

Source : Le Parisien

 

 

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Publié le 20 Janvier 2015

amiante-aulnay-france5.jpgAutrefois industriel, le département de Seine-Saint-Denis en a gardé de tristes stigmates. C'est ce que rappelle le documentaire diffusé ce soir sur France 5 : « Sols pollués : le scandale caché ». L'enquête de Sarah Oultaf s'attarde notamment dans le 93, revenant sur le scandale de l'amiante à Aulnay-sous-Bois, où les fibres toxiques ont voleté autour de l'ancienne usine d'amiante du CMMP, contaminant les terres, mais aussi les habitants du quartier. Elle s'intéresse aussi au fort de Vaujours(voir photo), qui abritait autrefois un centre de recherches du Commissariat à l'énergie atomique, sur lequel pèsent de sérieux soupçons de radioactivité. Ce soir à 20 h 35, sur France 5.

Source : Le Parisien

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Publié le 4 Janvier 2015

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Publié le 15 Décembre 2014

Aulnay Environnement                                                                  9 décembre 2014

BP 91                                                   

93622 Aulnay-sous-Bois

                                Prévention des risques dus à l’amiante

aulnay-environnement-aulnay-sous-bois.jpgSuite au courrier envoyé aux élèves retrouvés des écoles (groupe de Bourg 1  et 2 et de l’Ormeteau) par l’A.R.S. (Agence Régionale de Santé) qui a fait le tour de France et au-delà, suite également à l’article paru dans Oxygène,  le journal municipal, notre association se doit de préciser quelques points.

Le risque dû à l’activité de l’usine d’amiante (CMMP) n’a pas cessé avec l’arrêt du broyage d’amiante en 1975 (démarré en 1938): les bâtiments non-confinés ont laissé voler les fibres d’amiante jusqu’il a peu d’années.

Le risque n’a pas concerné seulement les élèves des écoles proches mais aussi toutes les personnes vivant ou travaillant à proximité et même assez loin comme indiqué dans le rapport de l’INVS (Institut de Veille Sanitaire) de décembre 2007. Ce risque pourrait dépasser les frontières de la ville bien sûr et du fait de la circulation des personnes et de celle des camions de l’usine concerner encore d’autres personnes.

En tout état de cause l’information de tous les habitants actuels d’Aulnay est fondamentale.

Or l’article d’Oxygène tend à faire croire que le risque a cessé en 1975 et que ce risque ne concerne que les écoliers proches.
Aussi nous demandons à la municipalité  soit de publier ce courrier soit de faire une information à tous les habitants dans le prochain numéro d’Oxygène après discussion avec nous le Collectif Amiante.

Les habitants doivent être informés dans les meilleurs délais afin qu’ils en parlent à leurs médecins et à leurs voisins et aux membres de leur famille pour qu’on puisse le cas échéant diagnostiquer le plus tôt possible, les maladies dues à l’amiante.

P.S. Nous joignons les courriers envoyés par l’A.R.S. et nous conseillons d’aller sur le Site de l’ARS Ile-de-France et si besoin prendre rendez-vous avec les membres bénévoles des associations aux  « Centre d’Information et de Suivi des Personnes Exposé à L’Amiante » CMES Louis Pasteur 8-10 Avenue Coullemont 93600 Aulnay Tél 01.48.79.41.00

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Publié le 11 Décembre 2014

Evin-Amiante.jpgDepuis  un  mois et demi, l'Agence régionale de santé (ARS) supervise la recherche des anciens écoliers du quartier où se trouvait autrefois l'usine d'amiante du CMMP, (Comptoir des minéraux et matières premières) à Aulnay. Le recoupement des fichiers de l'assurance maladie et des registres des écoles ont permis d'envoyer des milliers de courriers à travers la France. Mais les associations de victimes de l'amiante réclamaient un suivi plus rigoureux. Elles ont été reçues mardi soir par le directeur de l'ARS, Claude Evin.

Que ressort-il de cette rencontre ?

Claude Evin. Nous avons dialogué. Je vais examiner leurs demandes. Elles s'inquiètent par exemple de la destruction du fichier utilisé pour retrouver les anciens écoliers. Mais on ne détruira pas ce fichier tant qu'on en a besoin. Elles demandent qu'on élargisse la recherche aux anciens élèves d'un lycée professionnel du quartier, et à ses enseignants. Je me suis engagé à examiner cette éventualité.
Autre requête, qu'on devrait pouvoir satisfaire : la personnalisation des courriers, en y indiquant le nom et l'adresse du destinataire, pour qu'il comprenne qu'il est directement concerné et qu'il ne s'agit pas d'une lettre-type.

Les associations veulent aussi que cette recherche permette d'évaluer les dégâts causés par le CMMP, d'établir un bilan sanitaire...

Oui, les associations voulaient demander aux médecins traitants de nous renvoyer un document pour signaler les malades. Mais on n'était pas à l'abri que certains omettent de le faire, par négligence... On va passer par l'assurance maladie, puisque le mésothéliome [ NDLR : cancer de la plèvre] est une maladie à déclaration obligatoire, et par le Fiva (Fonds d'indemnisation des victimes de l'amiante) pour recenser les cas identifiés.

Peut-on imaginer que cette recherche s'étende ensuite aux anciens habitants du quartier, aux anciens salariés ? L'étude du Giscop* avait envisagé ces pistes...
Peut-être, mais je n'ai pas la méthode pour le faire ! N'oublions pas que cette démarche est une première en France. Comment identifier les adultes qui ont vécu là ? Et s'agissant des anciens salariés de l'usine du CMMP, c'est à l'entreprise de mener ces recherches. Si elle ne le fait pas, il existe des procédures : il faut saisir la justice.

Ce travail de recherche autour de l'usine, c'est un investissement important ?
C'est un travail titanesque, en terme de temps et d'investissement financier. Mais la question posée est toujours la même : le rapport entre « le coût et le bénéfice ».Il s'agit d'évaluer le rapport entre cette recherche et le nombre de personnes qu'on pourra retrouver.

Les premiers résultats sont-ils satisfaisants ?

Il est trop tôt, nous n'avons pas encore suffisamment de retours. Des gens ont téléphoné à la plate-forme, l'information leur permettra peut-être de saisir le Fiva, d'aller voir un médecin pour passer une radio pulmonaire.

*Groupe de recherche sur les cancers d'origine professionnelle, rattaché à l'université Paris XIII-Villetaneuse.

Source : Le Parisien

 

 

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Rédigé par Aulnaylibre !

Publié dans #Amiante

Publié le 9 Décembre 2014

amiante-aulnayLe livre qu'elle vient de publier, « la Science asservie » (Ed. La Découverte), est un réquisitoire à l'encontre des industriels qui ont exposé leurs ouvriers à des substances toxiques. Le propos est sans concession, à l'image de son auteur. Annie Thébaud-Mony, sociologue de la santé désormais à la retraite, est une militante.

Porte-parole de l'association anti- amiante Ban Asbestos, elle fait partie de ceux qui ont brisé le silence autour de l'ancienne usine d'amiante du CMMP à Aulnay-sous-Bois. En 2012, cette petite femme menue aux cheveux argentés avait d'ailleurs refusé la Légion d'honneur que la ministre Cécile Duflot avait demandée pour elle, en pointant le manque de moyens dévolus à la recherche en santé publique.
Avant de diriger le Giscop, groupement scientifique rattaché à l'université
Paris XIII-Villetaneuse, Annie Thébaud-Mony est passée par l'Algérie, le Brésil... Mais son travail dans le 93, au début des années 1980, a marqué un tournant. « Au détour d'une enquête sur la tuberculose, j'ai découvert des malades qui souffraient de la silicose ou de l'asbestose (NDLR : maladies contractées dans le cadre de leur travail). Or, on ne disposait d'aucune donnée sur les maladies professionnelles. »

Elle se penche alors sur le sort d'anciens ouvriers marocains, laissés sur le carreau après la fermeture en 1984 d'une fonderie à Bondy. Elle découvre « des situations humaines insupportables ». « Ces gens étaient en mauvaise santé, incapables de trouver un autre travail. Or, on les avait précisément recrutés parce qu'ils étaient solides. Sans travail, ils allaient se retrouver sans papiers. » Au fil du temps, la chercheuse s'ancre dans le 93. « Le conseil général nous a longtemps soutenus dans nos travaux », se souvient-elle.

En 1993, Annie Thébaud-Mony participe à un groupe de travail départemental sur l'inégalité face aux cancers. De 2000 à 2006, elle lance une enquête auprès de 1 300 cancéreux, soignés dans trois hôpitaux : Robert-Ballanger (Aulnay), Avicenne (Bobigny), et l'hôpital intercommunal de Montfermeil. La reconstitution minutieuse de leurs parcours professionnels aboutit à un constat accablant : 84 % de ces malades ont, aucours de leur vie, été exposés à plus de trois substances cancérogènes. La fermeture des usines signifie-t-elle que le danger a disparu ? « Non », répond-elle sans hésiter : « Le département compte désormais beaucoup de petites entreprises sous-traitantes. On observe le développement de cancers précoces chez des gens beaucoup plus jeunes qu'avant. » Elle raconte ainsi une visite récente au sein d'une entreprise de recyclage de batteries de voitures à Pierrefitte, rappelée à l'ordre par l'inspection du travail : « Les employés désossaient les batteries à mains nues dans un coin de l'atelier... »

Une autre menace subsiste, enfouie dans les sols des friches. Annie Thébaud-Mony reste mobilisée avec les victimes du CMMP et les riverains des villes voisines du fort de Vaujours, qui fut un centre de recherche du Commissariat à l'énergie atomique. Son conseil aux habitants qui s'inquiètent du voisinage d'une friche industrielle : « Avant de faire des études de sol, il faut accéder aux documents retraçant l'histoire du site. S'il est classé, un dossier existe, que ce soit en mairie, aux archives départementales ou au Service technique des installations classées. Cela permet de déjouer les mensonges de l'entreprise pollueuse. »

Source : Le Parisien

 

 

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Rédigé par Aulnaylibre !

Publié dans #Amiante

Publié le 25 Novembre 2014

Aulnay-sous-Bois est depuis quelques jours sous les feux de l’actualité suite au lancement d’une recherche sans précédent des victimes potentielles de l’ancienne usine d’amiante. L’Agence Régionale de Santé (ARS) a ainsi envoyé un courrier pour retrouver les personnes scolarisées aux Bourg 1, Bourg 2 et à Ormeteau entre 1938 et 1975. Elles sont invitées à consulter un médecin pour établir un diagnostic et bénéficier d’un suivi adapté si nécessaire.

La rédaction d’Aulnaylibre ! vous propose de découvrir ci-dessus la vidéo d'un reportage de France 3 réalisé sur ce sujet sensible puisqu’à ce jour sur les 130 personnes recensées comme victimes de l’amiante à Aulnay-sous-Bois 80 sont déjà décédées. A noter également qu’aucune poursuite pénale ne pourra être entreprise dans la mesure où pour la justice il y a prescription.

 

 

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Rédigé par Aulnaylibre !

Publié dans #Amiante

Publié le 24 Novembre 2014

Vous pouvez prendre connaissance ci-dessous d’un reportage de TF1 sur l’ancienne usine d’amiante d’Aulnay-sous-Bois. Le moins que l’on puisse écrire est que le combat pour la reconnaissance des victimes ne fait que commencer…

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Rédigé par Aulnaylibre !

Publié dans #Amiante