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5 février 2017 7 05 /02 /février /2017 21:07

Un policier mis en examen pour viol, les trois autres pour violences volontaires après l'interpellation au cours de laquelle Théo, un jeune homme de 22 ans a été blessé jeudi à Aulnay-sous-Bois, en Seine-Saint-Denis. Le parquet a requis le placement sous contrôle judiciaire des fonctionnaires, qui étaient en garde à vue depuis jeudi soir dans les locaux de l'Inspection générale de la police nationale (IGPN).

Les policiers sont soupçonnés d'avoir porté de violents coups de matraque à ce jeune homme, gravement blessé au niveau de la zone rectale et toujours hospitalisé dimanche.

Source article : Le Parisien

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15 mars 2016 2 15 /03 /mars /2016 18:49
Trois russes avec un pistolet automatique arrêtés par la police à Aulnay-sous-Bois

Repérés alors qu’ils venaient de commettre plusieurs infractions au Code de la route, trois hommes de nationalité russe, ont été interpellés, dans la nuit de lundi à mardi, à Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis) par des policiers de la Direction territoriale de la sécurité de proximité (DTSP).

Très vite, les fonctionnaires se sont rendu compte qu’une arme de poing était partiellement cachée sous le tapis de sol du véhicule des contrevenants. Aussitôt, les policiers ont récupéré ce pistolet automatique, chargé, avant d’interpeller les trois suspects. Après vérification, un d’entre eux faisait l’objet d’une fiche S, pour Sûreté de l’Etat, pour son appartenance à une organisation mafieuse russophone.

Déjà bien connus des service de police, ces trois ressortissants russes ont été placés en garde à vue dans les locaux du service départemental de police judiciaire (SDPJ) de Seine-Saint-Denis.

Source article : Le Parisien / Photo d’illustration

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7 mars 2016 1 07 /03 /mars /2016 21:41
Main cassée pour un policer après un rodéo en voitures sur le parking de O’Parinor à Aulnay-sous-Bois

Le rodéo improvisé dans la nuit de vendredi à samedi sur le parking du centre commercial O’Parinor à Aulnay se poursuivra au tribunal.

Les deux personnes arrêtées au terme d’une intervention compliquée, seront convoquées dans le cadre d’une comparution de reconnaissance préalable de culpabilité, autrement appelée «plaider coupable ». Ils sont originaires de Beauvais (Oise).

Un fonctionnaire a eu la main fracturée, il s’est vu prescrire 21 jours d’ITT (interruption totale de travail). Le rodéo clandestin avait été improvisé sur un parking, utilisé par les usagers du centre, dont les cinémas et restaurants sont encore ouverts. Les policiers, qui ont essuyé des jets de cannettes et de pierres, ont dû tirer au flash-ball. Le rassemblement s’était dispersé dans la foulée.

Source article : Le Parisien / Image d’illustration

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6 mars 2016 7 06 /03 /mars /2016 17:11
La police stoppe un rodéo de voitures à coups de flash-ball sur le parking de O’Parinor à Aulnay-sous-Bois

Un parking de centre commercial aux airs de Far-West. Dans la nuit de vendredi à samedi, des policiers ont dû tirer quelques coups de flash-ball pour faire cesser un rodéo — une sorte de concours de voitures clandestin.

Peu avant 1 heure du matin, plusieurs patrouilles de police font irruption sur la zone de stationnement de la galerie O’Parinor, où se regroupent, comme souvent, plusieurs amateurs de courses sauvages de voitures.

L’intervention ne plaît pas aux jeunes présents. La police essuie alors quelques jets de projectiles, notamment des canettes et des pierres. Les forces de l’ordre ripostent avec leurs flash-balls. Le rassemblement s’est dispersé dans la foulée, et deux jeunes ont été interpellés puis placés en gare à vue.

Source article : Le Parisien / Image d’illustration

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2 mars 2016 3 02 /03 /mars /2016 17:28

Bien que nous disposions d’un certain nombre d’informations sur l’intervention des forces de l’ordre au niveau du Galion à Aulnay-sous-Bois aujourd’hui, nous préférons les garder en stock pour ne pas gêner l’enquête.

Quoi qu’il en soit, le quartier des 3000 était totalement bouclé comme le montre nos vidéos inédites tournées sur place par notre rédacteur en chef Marc Masnikosa.

Les polices municipale, nationale et scientifique étant sur place, c’est forcément très sérieux.

A suivre donc…

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27 février 2016 6 27 /02 /février /2016 17:16

Vous trouverez ci-dessous un communiqué du ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve félicitant les policiers de la Brigade Spécialisée de Terrain d’Aulnay-sous-Bois qui ont interpellé sur l’A3 l’individu ayant fait un braquage au McDonald après avoir renversé un enfant de six ans.

Le ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve félicite les policiers de la BST d’Aulnay-sous-Bois
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26 février 2016 5 26 /02 /février /2016 19:57
Nouveau commissariat à Aulnay-sous-Bois : Daniel Goldberg va aussi rencontrer le ministre de l’Intérieur !

Décidément, le ministre de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve, va beaucoup entendre parler d’Aulnay, ces prochains jours. Alors que le maire (LR) Bruno Beschizza vient de recevoir un courrier l’invitant à prendre rendez-vous avec le locataire de la place Beauvau, c’est au tour de Daniel Goldberg, député PS, de décrocher un entretien avec Cazeneuve. Celui-ci devrait avoir lieu le 7 mars.

Au programme : le projet de reconstruction du commissariat. «Nous avons perdu beaucoup de temps, l’ex-majorité (NDLR : dirigée par Gérard Ségura PS) avait trouvé un terrain mais celui-ci ne convient pas au maire actuel, qui a pris du temps pour trouver un autre site, explique Goldberg. Je veux rappeler au ministre ce projet, et m’assurer qu’il est toujours prioritaire. »

Source : Le Parisien

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15 février 2016 1 15 /02 /février /2016 17:22
Nouveau commissariat de police à Aulnay-sous-Bois : le maire Bruno Beschizza bientôt reçu par le ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve

Bruno Beschizza, maire (LR) d’Aulnay-sous-Bois, devrait être prochainement reçu par Bernard Cazeneuve, le ministre de l’Intérieur. Au programme de cette rencontre : la construction d’un nouveau commissariat. La ville vient en effet de recevoir un courrier émanant de la Place Beauvau, invitant la municipalité à prendre attache avec le chef de cabinet du ministre.

Le 20 novembre dernier, l’édile avait écrit à Bernard Cazeneuve pour faire notamment part de la situation de l’actuel commissariat « dont la localisation pose incontestablement de nombreuses difficultés, qui ne permettent pas d’assurer une activité de service public en adéquation avec les inquiétudes et les exigences actuelles ».

Source article : Le Parisien

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11 février 2016 4 11 /02 /février /2016 09:27
Attention ! Mise au point sur la téléalarme à Aulnay-sous-Bois

Suite à de nombreux appels téléphoniques d'Aulnaysiens, nous portons à votre attention que l'offre commerciale concernant une "Alarme Haute Sécurité avec Alerte à la Police" de la société "Sécuritas direct", filiale de Vérisure, ne fait pas l'objet d'un conventionnement avec la Police municipale d'Aulnay-sous-Bois.

Seul le groupe "SECURITAS", dont "Securitas Direct" n'est pas une filiale, est partenaire de la Police municipale pour la gestion de ses alarmes. L'inscription à ce service est possible auprès de la Police municipale au 5-7 rue Kléber à Aulnay-sous-Bois.

En cas de doute ou de danger, la Police municipale est à votre écoute et est joignable 7j/7 et 24h/24 au 0800 39 93 93.

Source : site internet de la ville d’Aulnay-sous-Bois

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7 février 2016 7 07 /02 /février /2016 14:38

Donnant, donnant ! Bruno Beschizza, maire (LR) d’Aulnay-sous-Bois, vient de rencontrer le préfet de police de Paris — le patron de la sécurité dans la capitale et en petite couronne. Objectif : remettre sur la table le projet de création d’un nouveau poste de police nationale dans sa commune, pour remplacer les locaux actuels, vétustes. Entre autres arguments, l’édile rappelle que sa ville octroie des moyens conséquents aux forces de l’ordre.

16 000 € annuels… payés par la ville. De la part de la municipalité, les policiers d’Aulnay bénéficient de trois véhicules sérigraphiés et d’un quatrième banalisé, assurances et entretien compris. Mais aussi de dix lampes torches, de quarante gazeuses, d’un ordinateur, d’appareils photo et de mobilier. Au total, il en coûte plus de 16 000 € par an à la ville ! Et certaines de ses fournitures sont prêtées depuis 2012.

Un commissariat mal situé et vétuste.

Des locaux vétustes. Autre argument plaidé devant le préfet de police, la vétusté du site actuel, où travaillent 200 gardiens de la paix. Une salle d’accueil « saturée », des « problèmes de confidentialité » pour les plaignants, pas de locaux réservés aux fouilles et aux visites de médecins et avocats, selon les services municipaux. La localisation même de la structure, dans le secteur pavillonnaire sud de la ville, rallonge « les délais d’intervention ».

Une promesse de Valls. Ce projet de relocalisation du commissariat n’est pas nouveau. En 2013, Gérard Ségura, ex-maire PS, a obtenu un courrier de Manuel Valls, alors ministre de l’Intérieur. Celui-ci stipulait que « la réalisation du nouveau commissariat de Sevran n’exclut pas la relocalisation du commissariat d’Aulnay ». Beschizza — qui avait dénoncé à l’époque un « effet d’annonce » dans le contexte des municipales — voit dans ce courrier un « engagement de Valls », devenu Premier ministre.

« L’Etat doit respecter son engagement, d’autant que nous avons trouvé un terrain qui convient à tout le monde ». La parcelle en question est située avenue du Maréchal-Juin. « La région passée à droite pourrait prendre part au financement », ajoute Beschizza. Du côté de la préfecture de police de Paris, on reste muet. « C’est à l’étude », jure une porte-parole.

Source article : Le Parisien / Vidéo d’illustration : Aulnaylibre !

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5 février 2016 5 05 /02 /février /2016 09:02
L’Etat étant incapable de rassurer les français il faut prolonger l’état d’urgence selon le maire d’Aulnay-sous-Bois Bruno Beschizza

Le parlement a demandé à être associé au contrôle de l’Etat d’urgence. Cela se fait au niveau d’une commission ad hoc au Parlement mais aussi avec les élus à l’échelle départementale. Ce jeudi matin, le préfet Philippe Galli a dressé un premier bilan de l’Etat d’urgence en Seine-Saint-Denis avec plusieurs élus.

95 perquisitions administratives ont été menées depuis près de deux mois. Après une salve d’interventions engagées sous la responsabilité du préfet dans les 15 jours qui ont suivi les attentats, leur rythme a ralenti. On dénombre 21 assignations à résidence, dont six font l’objet d’une contestation devant le tribunal administratif. Par ailleurs, les parlementaires ont appris qu’une centaine de jeunes de Seine-Saint-Denis étaient partis en Syrie.

Lors de ce petit-déjeuner sous le signe de l’Etat d’urgence, les parlementaires de tous bords ont pu échanger avec le préfet. Tous n’étaient pas présents. Jean-Christophe Lagarde, député maire UDI de Drancy, Marie-George Buffet, (PCF-Stains-Blanc-Mesnil-Dugny) et Elisabeth Guigou (PS-Aubervilliers) étaient retenus ailleurs.

Bien présent, le député frondeur, Mathieu Hanotin, député PS de Saint-Denis-Pierrefitte-Villetaneuse (2e circonscription), se montre très prudent : « Je n’ai pas encore arrêté ma position concernant la prolongation ou non de l’Etat d’urgence. Je suis contre un état d’urgence permanent mais peut-être faut-il le prolonger encore de quelques mois. J’attends les explications du ministre de l’Intérieur pour me prononcer. »

Plus loyaliste, le socialiste Razzi Hamadi considère que « le niveau de menace justifie le maintien de l’Etat d’urgence, même s’il n’a pas vocation à rester permanent ». Il en veut pour preuve les saisies d’armes : « Quatorze armes à feu, 1 kg d’explosifs, des grenades avec des détonateurs sophistiqués ont été découverts », détaille le député.

Chez Les Républicains, Bruno Beschizza, le maire d’Aulnay-sous-Bois, parvient à la même conclusion avec un diagnostic différent : « Ce n’est pas un sujet partisan. Vu que l’Etat est dans l’incapacité de porter un message rassurant, il faut prolonger l’état d’urgence. » Il n’assistait pas à la réunion car il siégeait au conseil régional. Pour autant, l’élu regrette « d’être tenu à l’écart » : « On n’a jamais d’information, même a posteriori, une fois que les perquisitions ont lieu. Si ça se passe mal, c’est nous qui prenons le retour de flamme. Nous sommes des relais de terrain dans les deux sens, il ne faudrait pas l’oublier. »

Source article : Le Parisien

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4 février 2016 4 04 /02 /février /2016 10:42

En 2015, la délinquance a reculé de 1,3 % en Seine-Saint-Denis. C’est la tendance générale dégagée par le dernier bilan statistique, dévoilé par la préfecture de Bobigny ce mercredi soir. Mais cette donnée est un peu l’arbre qui cache la forêt. L’activité délinquante atteint toujours des niveaux stratosphériques : 123 520 faits délictueux ont été enregistrés par la direction de départementale de la sécurité publique et 37 722 personnes ont été mises en cause (- 3.6 %).

Les plus fortes baisses ont été constatées pour les vols avec violences sans arme (- 5.24 %, -597 faits) qui touchent quand même toujours près de 11 000 personnes dans le 93 — c’est plus du double que dans les Hauts-de-Seine. Les chiffres s’améliorent aussi pour les destructions et dégradations de biens (- 17.1 %, -2 373 faits), les vols liés à l’automobile et aux deux roues (- 5.9 %, -1 487 faits) et les vols à la tire (- 5.2 %, -597 faits). Côté cambriolages, ça augmente : 11 100 en 2015, soit 3,4 % de plus. Les vols avec armes blanches ont aussi fortement progressé (+25,5 %, + 151 faits).

Moins de voitures brûlées, plus d’homicides

Dans les quartiers sensibles, le climat est à l’apaisement, se félicite la préfecture. « Les violences urbaines sont de plus en plus épisodiques et limitées dans leur intensité et leur durée. » Il y a encore eu 1 218 voitures brûlées en 2015 (plus de trois par jour en moyenne) mais c’est mieux qu’en 2014 (1 484 voitures incendiées).

Ces tendances à la baisse sont plombées par le trafic de stupéfiants, endémique sur le département. Cette criminalité se caractérise par des règlements de compte d’une rare violence. « 30 % des meurtres et 60 % des tentatives de meurtre traitées cette année étaient des règlements de comptes », souligne la préfecture. Les homicides ne connaissent aucune trêve : 28 en 2015 contre 25 en 2014. La police judiciaire a été saisie de 22 procédures d’homicides volontaires (dont 2 doubles homicides dans un contexte familial et 8 affaires sur fond de règlements de compte entre délinquants) contre 16 en 2014.

7,7 M€ d’avoirs criminels saisis

La lutte contre le trafic de stupéfiant a été couronnée par plusieurs démantèlements de gros réseaux. Le plus retentissant s’est déroulé à la cité Cordon, haut lieu du « business » à Saint-Ouen. Le 11 juin 2015, deux trafiquants étaient interpellés. Treize autres dealeurs seront arrêtés au début de l’année 2016, aboutissant à dix incarcérations.

Corollaire du trafic, le blanchiment est l’autre versant de l’économie souterraine, contre lequel lutte le groupement d’intervention interrégionale 93. En 2015, le GIR a pu saisir 240 632 € en espèces, 1,58 M€ sur des comptes bancaires, 31 biens immobiliers. Le montant total des avoirs criminels saisis en 2015 s’élève à 7,7 M€.

Source article : Le Parisien / Vidéo d’illustration : Aulnaylibre !

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15 janvier 2016 5 15 /01 /janvier /2016 21:30
Le maire Bruno Beschizza met le paquet sur la sécurité à Aulnay-sous-Bois

L’ancien flic appose son empreinte sur Aulnay. Le maire LR Bruno Beschizza — ex-officier de police et chargé des questions de sécurité de son parti — a décidé de ramener la téléalarme dans le giron municipal.

Depuis le début de l’année, ce n’est plus une société privée mais bien la police municipale qui intervient au domicile des abonnés en cas de cambriolage. Le concept est simple : quand l’alarme d’un logement sonne, un prestataire vérifie qu’il ne s’agit pas d’une fausse alerte puis prévient la police municipale qui se rend sur les lieux. Tarif du service : 264 €/an. « Cette formule existait depuis 1988, mais la précédente majorité (NDLR : dirigée par le socialiste Gérard Ségura) a décidé de faire appel à un prestataire privé, qui dépêchait un vigile sur place, rappelle Séverine Maroun, maire adjointe en charge de la sécurité. Or, beaucoup d’abonnés ont constaté qu’entre le déclenchement de l’alarme et l’arrivée de l’agent, il s’écoulait souvent plus d’une heure ! » Des failles qui ont, selon l’élue, conduit à une baisse du nombre de citoyens affiliés à ce service : « De 900 abonnés au début, il n’y en avait que 457 au dernier comptage », ajoute l’adjointe.

Un délai d’intervention de 5 à 10 minutes

L’actuelle majorité a donc décidé de faire à nouveau appel à la police municipale. « Depuis que c’est elle qui se déplace, le délai moyen d’intervention est de 5 à 10 minutes », précise Séverine Maroun. Qu’en disent les habitants ? « C’est une bonne idée, si c’est plus efficaceet que cela ne coûte pas une fortune, estime un habitant de la rue Danton. Dans ma rue, on compte un cambriolage par an. Moi, j’ai été cambriolé il y a trois ans, quand je quitte mon domicile le matin, j’ai peur de le retrouver vide le soir… »

De son côté, Daniel Goldberg, élu d’opposition PS et député, n’a « pas de problème avec ce service ». Mais précise : « Si on fait de cette prestation un service public, tous les Aulnaysiens doivent pouvoir en profiter, pas simplement les habitants des quartiers du sud et du centre (NDLR : les zones pavillonnaires). Il en va du principe d’égalité. Je ne suis pas sûr que la ville ait prévu le budget si tous les habitants veulent en profiter. »

La municipalité met le paquet sur la sécurité

Parmi les grands chantiers de 2016, la municipalité d’Aulnay-sous-Bois va largement développer la vidéosurveillance. De 23 caméras aujourd’hui, elle va en installer 46 supplémentaires d’ici quelques mois. Objectif : 200 caméras d’ici 2018, pour un coût total de 2,36M€, «entre le matériel, le cablage et le génie civil», détaille Séverine Maroun, maire-adjointe (LR) en charge de la sécurité. Par ailleurs, les travaux de construction du nouveau centre de supervision urbaine (CSU), qui permettra de visionner les images de vidéosurveillance, vont démarrer cette année, la structure devant sortir de terre l’an prochain. Elle sera située juste à côté des locaux de la police municipale, avenue Kleber.

Source article : Le Parisien

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2 janvier 2016 6 02 /01 /janvier /2016 10:46

L'état d'urgence en vigueur en France depuis les attentats du 13 novembre ne fait pas tout. Huit cent quatre véhicules ont été incendiés en France au cours de la nuit de la Saint-Sylvestre 804 a annoncé vendredi le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve. Le ministère précise que ce nombre est en baisse de 14,5% par rapport à l'année dernière, lors du passage à 2015. Quelque 940 véhicules avaient officiellement été incendiés. Selon les informations du Parisien, 22 voitures ont été brûlées dans les Yvelines, 22 dans l'Essonne et moins d'une dizaine dans l'Oise.

Le nombre d'interpellations a lui été deux fois plus important qu'il y a un an et a concerné 622 personnes, dont 368 ont été placées en garde à vue, indique le ministère dans un communiqué, sans plus de précision. Pour le ministre, «ces résultats confirment la grande efficacité du travail des forces de sécurité», qu'il félicite. Les festivités étaient encadrées par une forte présence des forces de l'ordre un mois et demi après les attentats de Paris. Plus de 100.000 gendarmes et policiers étaient ainsi mobilisés pour la nuit du Nouvel An. Il n'y avait pas selon M. Cazeneuve de «menace précise» d'attentat mais «une menace générale sur l'ensemble des capitales européennes avec des messages de Daech qui sont envoyés».

Source article : Le Parisien / Vidéo d’illustration : Aulnaylibre !

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28 novembre 2015 6 28 /11 /novembre /2015 10:21
Après les attentats de Paris les policiers du 93 s’estiment sous-équipés

Manque de gilets pare-balles, pénurie de casques lourds... A l'heure de l'état d'urgence et à deux jours du lancement de la COP21, des policiers tirent le signal d'alarme.

« Aucun stock ou presque, pas de gilets pare-balles lourds, ni de casques lourds, comment faire face à la situation ? » fulmine Sébastien Bailly, représentant départemental du syndicat de gardiens de la paix Alliance, qui tente d'alerter depuis des semaines l'administration à ce sujet. Ces gilets, équipés d'une plaque céramique, sont capables de résister à un tir de kalachnikov, pas les autres, plus fins. Idem pour les casques lourds. Un rapide sondage des policiers de terrain permet de confirmer le constat.

Un fusil à pompe pour les brigades anticriminalité

« Aucun gilet lourd n'est arrivé, assure un policier en tenue d'une brigade police secours. Et on a des casques de maintien de l'ordre alors qu'on devrait avoir des casques lourds. A bout de souffle physique et psychologique, voilà l'état d'esprit des policiers dans le 93 », résume ce fonctionnaire, quinze ans de Seine-Saint-Denis à son actif. « Quand il a fallu aller en renfort s ur Saint-Denis avant l'arrivée du Raid, les policiers ont mis du temps avant de réunir des gilets pare-balles lourds », confie un autre fonctionnaire.

« Des demandes ont été faites après les attentats de janvier, mais on n'a rien vu arriver », regrette un gradé du département qui sait que le déficit budgétaire et les lourdeurs administratives peuvent expliquer la situation. La direction générale de la police nationale assure que 2 400 gilets lourds ont été livrés en France et 200 casques lourds depuis janvier. En Ile-de-France, c'est le Sgami (secrétariat général d'administration du ministère de l'Intérieur) qui se charge de la répartition. Combien et comment les ont-ils répartis ? Aucune réponse, malgré plusieurs sollicitations depuis cinq jours.

Une nouvelle arme, promise depuis janvier, vient de faire son apparition dans les commissariats : le fusil à pompe, « plus approprié que le pistolet semi-automatique pour riposter à un tir de fusil d'assaut » de l'avis de policiers. « Pour l'instant, seules les BAC (brigades anticriminalité) en sont dotées, alors qu'il faudrait que toutes les patrouilles puissent en avoir dans le coffre », estime un gradé.

Source : Le Parisien

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26 novembre 2015 4 26 /11 /novembre /2015 08:52
Après les attentats de Paris, le maire d’Aulnay-sous-Bois Bruno Beschizza déclare : « la police doit avoir des moyens renforcés »

Les policiers pourraient mieux agir avant, pendant et après. Ancien commandant de police, le secrétaire national des Républicains chargé de la sécurité, Bruno Beschizza, estime ¬aujourd’hui qu’il faut plus de moyens pour les forces de l’ordre.

Alors que des renforts de militaires ont été déployés et que des recrutements dans la sécurité ont été annoncés après les ¬attentats, le maire d’Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis) pense qu’il faut ¬revoir plus largement le rôle et les ¬missions des forces de l’ordre.

Etes-vous satisfait de l’extension de l’état d’urgence par l’Etat ?

J’ai salué l’initiative du chef de l’Etat, car il fallait moderniser ce texte datant de 1955. J’avais aussi salué les mots du ¬Premier ministre en janvier, quand il ¬disait qu’il y avait une vraie menace. Mais il fallait prendre des mesures à effet immédiat. Car le recrutement de policiers est une bonne chose mais il faut deux ans de formation avant qu’un agent soit opérationnel. Et dans l’état actuel des choses, on ne peut attendre.

Il y a des militaires pourtant…

Effectivement, mais ce n’est pas une solution, car je pense que nos soldats seraient plus utiles sur les théâtres d’opérations extérieurs plutôt qu’en ¬milieu urbain. Il vaut mieux s’occuper des forces en présence ici. Je pense notamment à la possibilité de permettre aux policiers d’effectuer des heures supplémentaires rémunérées. Cela permettrait de dégager immédia¬tement l’équivalent de 4 000 temps pleins.

Faut-il également ¬revoir les missions de la police ?

C’est indispensable. On ne peut pas mettre un policier derrière chaque cible potentielle, car ils ne seront jamais assez. Et il faut les libérer de certaines tâches, comme le transfert de détenus ou la sécurisation de certains lieux, pour qu’ils se concentrent sur les ¬missions de protection. Je rappelle que nous disposons de 140 000 policiers, mais aussi de 90 000 gendarmes, 20 000 policiers municipaux et de 150 000 agents de sécurité privée.

Les policiers peuvent porter leur arme 24h/24. Une mesure à étendre à la police municipale ?

Je pense qu’il faut leur laisser cette possibilité, même quand ils ne sont pas en service. Dans ma ville, cela représenterait 67 policiers prêts à intervenir à tout moment. Cela veut dire que la question de l’armement des policiers municipaux ne doit plus se poser. On ne peut pas laisser des personnes en tenues sans armes, car ce sont des cibles vivantes.

La vidéoprotection s’est révélée utile dans l’enquête sur les terroristes. Comment la développer ?

Le gouvernement doit aider les communes à s’équiper. J’ai proposé qu’on laisse à ma ville les 5 millions d’euros de dotation qui lui ¬seront retirés l’an prochain. En échange, je m’engage à tout investir en sécurité, car la vidéoprotection représente un coût très important pour les maires.

Cela permettrait-il d’intervenir davantage en amont ?

C’est même évident, puisque l’on ¬remarque qu’il y a une porosité entre les milieux terroristes et la délinquance de quartier. Non pas que les cités sensibles soient des espaces aux mains des islamistes radicaux, mais ce sont des lieux de recel d’armes, notamment des fusils d’assaut kalachnikov, qui peuvent être utilisées par les terroristes. Toute la ¬police doit avoir des moyens renforcés, être mieux armée face à ce problème.

Les services de renseignement sont-ils à la hauteur ?

Le problème n’est pas leur manière de travailler, car ils font avec les outils qu’on leur donne. Le problème est qu’il y a trop de décrets de la loi sur le renseignement qui n’ont pas été mis en application. C’est la faute à la lenteur de la machine administrative. Or, celle-ci doit être en phase avec l’état d’urgence. Quand on est en guerre, on ne doit pas attendre.

D’autant que des terroristes étaient déjà connus de la police…

C’est pour cela qu’il faut revoir l’urgence d’incarcérer certains individus. On l’a vu avec le logeur des terroristes, à Saint-Denis, qui a déjà été condamné à plusieurs reprises, mais dont certaines peines n’ont pas été appliquées. Il y a beaucoup trop d’écart entre les peines écrites dans le Code pénal, les peines prononcées et celles appliquées. Aussi faut-il réfléchir à une augmentation du nombre de places dans les prisons.

Source : http://www.directmatin.fr

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25 novembre 2015 3 25 /11 /novembre /2015 19:41
Le maire Bruno Beschizza veut construire un nouveau commissariat de police près du stade du Moulin Neuf à Aulnay-sous-Bois

Où et quand sera reconstruit le commissariat d’Aulnay ? Ce n’est pas la première fois que la question est posée dans cette commune, où les policiers logent aujourd’hui dans des locaux vétustes et inadaptés. Le maire (LR) Bruno Beschizza vient d’écrire au ministre de l’Intérieur pour proposer un nouveau terrain, situé avenue du Maréchal-Juin.

Celui-ci, un temps pressenti pour accueillir une caserne de pompiers, est « un site stratégique », « à 200 m de l’hôtel de ville », indique Bruno Beschizza. L’élu n’a jamais caché son hostilité au projet lancé par son prédécesseur, le socialiste Gérard Ségura. Celui-ci avait mis à disposition un terrain situé dans les quartiers nord de la ville, à la lisière de la Rose-des-Vents. Juste avant les municipales de 2014, il avait même reçu des assurances de Manuel Valls, alors locataire de Beauvau.

Des études de faisabilité avaient alors été menées. Mais il semble peu probable que le chantier démarre en 2016, comme le ministre l’avait évoqué à l’époque.

Source : Le Parisien

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2 novembre 2015 1 02 /11 /novembre /2015 15:24
La mairie d'Aulnay-sous-Bois perd en justice pour manque de transparence sur la vidéosurveillance

Vous pouvez prendre connaissance ci-dessous d'un communiqué de presse d'Hervé Suaudeau annonçant que la mairie d'Aulnay-sous-Bois perd en justice pour manque de transparence sur la vidéosurveillance. A noter que le jugement du tribunal administratif de Montreuil est disponible au format pdf à la fin dudit communiqué.

Communiqué de Hervé Suaudeau

- blogueur, engagé associatif et écologiste, militant contre la surveillance de masse -

Aulnay-sous-Bois le 2 novembre 2015

Vidéosurveillance : La mairie d'Aulnay-sous-Bois perd en justice pour manque de transparence

« Le maire d’Aulnay-sous-Bois veut surveiller les habitants mais refuse d’être surveillé »

Le Tribunal Administratif de Montreuil vient de rendre une décision négative à l'encontre de la mairie d’Aulnay-sous-Bois et sa volonté de ne pas donner accès à des documents concernant la vidéosurveillance. Dans son jugement du 23 octobre 2015, la cour annule le refus de la demande [1] présentée 553 jours avant par Hervé Suaudeau [2].

Les documents administratifs demandés devaient permettre à deux journalistes de Cash Investigation, Jean-Pierre Canet et Jean-Marc Manach, d’établir le coût et l’efficacité de la vidéosurveillance à Aulnay-sous-Bois. Pour leur émission présentée par Elise Lucet sur France 2, ces journalistes ont dû utiliser d’autres voies pour se procurer ces documents [4]. Ce refus démontre la mauvaise volonté de la ville pour assumer le bilan factuel la vidéosurveillance [5].

Une partie des documents a été reçue le 24 février 2015, soit plus de 300 jours après la demande, et après les saisines successives de la CADA et du Tribunal. La Mairie a demandé ensuite au demandeur de se désister, ce qu’il a refusé, considérant les documents incomplets.

À ce jour, Hervé Suaudeau attend que la municipalité applique le jugement. : « Je n’ai pas demandé de condamnation financière malgré les frais engagés et j’espère qu’il ne sera pas nécessaire de faire appel à des huissiers pour saisir les documents afin de ne pas engendrer de coûts inutiles pour la collectivité. ». Le militant contre la surveillance de masse rajoute « comme l'a démontré Cash Investigation, la vidéosurveillance publique est extrêmement coûteuse et inefficace. Les caméras sur la voie publique rajoutent de l'insécurité en mobilisant des moyens publics colossaux qui pourraient être déployés pour la sécurité et la prévention sur le terrain. Il est surtout très choquant de constater que ceux qui mettent en place la surveillance de masse refusent d’être eux-mêmes surveillés par le contrôle citoyen. »

Notes et références :

[1] Liste des documents administratifs demandés

• le rapport commandé à la société SECTRANS CP CONSEILS suivant la décision n°1548 présentées au conseil municipal le 7 avril 2011 (mission de conseil et d'accompagnement sur les questions de sécurité) ;

• les documents établissant le coût de l'audit pour produire le rapport précité ;

• les documents établissant le coût détaillé du chantier relatif à la pose ou la mise à jour des caméras de vidéosurveillance, évoqué dans le journal Oxygène d'octobre 2013 ;

• les documents établissant le coût de la maintenance du système de vidéosurveillance public d'Aulnay-sous-Bois.

[2] Historique de la demande de documents :

• Par lettre recommandée en date du 17 avril 2014 à Bruno Beschizza, Maire d'Aulnay-sous-Bois, j'ai demandé la communication de documents administratifs. Aucune réponse n’a été faite malgré l’obligation faite aux administrations de répondre.

• Le 27 juin 2014 j’ai donc saisi la CADA (Commission d’Accès aux Documents Administratifs).

• L'avis de la CADA (reçu le 22 septembre 2014) estime que les documents sont communicables : http://cada.data.gouv.fr/20142557/

• Le 10 octobre 2014 n’ayant toujours aucune réponse de l'administration qui a pourtant reçu une copie de l'avis, j’ai envoyé au maire d'Aulnay-sous-Bois une nouvelle lettre recommandée pour demande d’application de l'avis de la CADA.

• Toujours sans réponse de la part de la Mairie j’ai saisi le tribunal administratif de Montreuil le 21/11/2014.

[3] « Cash investigation - Le business de la peur / intégrale » - compte Youtube de Cash Investigation : https://www.youtube.com/watch?v=5FdE8wrt2XA (émission diffusée le 19 septembre dernier sur France 2)

[4] « "Le business de la peur" : France 2 étrille la vidéosurveillance d'Aulnay-sous-Bois » - MonAulnay.com http://www.monaulnay.com/? p=60135

[5] L'adjoint à la sécurité Franck Cannarrozzo n'a cependant pas pu éviter l'interview bien que le maire ait refusé toute communication de documents durant des mois.

Jugement Tribunal Administratif de Montreuil (Format pdf)

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25 octobre 2015 7 25 /10 /octobre /2015 09:28
10 ans après les émeutes en Seine-Saint-Denis un policier déclare : « à la moindre étincelle ça peut repartir ! »

En 2005, ils étaient de l'autre côté des barricades. A peine plus âgés que ceux d'en face, Yannick, Arnaud et David* étaient tout jeunes policiers en Seine-Saint-Denis. Premières nuits de feu, premières violences urbaines d'une ampleur inouïe. « Au beau milieu des cités, visés par des cocktails Molotov », se souvient David, jeune Nordiste, 21 ans à l'époque.

« C'était la folie ! Des cailloux étaient jetés de partout, il y avait des gars cagoulés avec des écharpes... Je suivais les anciens. La dernière semaine, on n'intervenait plus que sur les urgences, sinon on laissait brûler », raconte de son côté Yannick, aujourd'hui brigadier-chef. Il est fils de policier et a grandi en Seine-Saint-Denis. Arnaud aussi est un enfant du 93, né en HLM dans une petite cité. « Personne ne s'attendait à ça : des hordes déboulaient pour faire la loi et, nous, on avait des casques en plastique, un flash-ball pour quatre avec 4 cartouches, dit-il. Ça marque une vie de flic. »

Dix ans plus tard, ils sont devenus pères pour deux d'entre eux, ont pris du grade et continuent à arpenter, tout de bleu vêtus, la Seine-Saint-Denis et ses cités. Malgré un constat très amer.

« Avant, on se prenait surtout des jets de projectiles; maintenant, les délinquants n'hésitent plus à venir au contact, et, dans certains quartiers, on est obligés d'appeler des renforts systématiquement », résume Arnaud, qui travaille de nuit. Il a été blessé plus d'une fois : au visage, aux jambes, et « ne compte plus les entorses aux mains ». Pour les projectiles, pas besoin de chercher bien loin : les cailloux de la rénovation urbaine, des bouteilles de lait, des mortiers — « l'arme favorite » —, et même des chariots de supermarché, lancés depuis les étages. « On ne peut plus faire un contrôle sans recevoir au minimum des insultes », assure David. L'ancien provincial « ne comprend pas que des jeunes puissent avoir peur de leur police ». Mais il précise aussi sec : « Il n'y a aucun quartier où on ne va pas, l'ordre est de rentrer partout, même si on sait qu'on va prendre des pavés, il n'est pas question que ça devienne Banlieue 13 (NDLR : un film d'action se déroulant en banlieue). » Yannick est plus nuancé et décrit des quartiers où les patrouilles pédestres sont plus rares.

« La haine du bleu n'a jamais été aussi forte », pense Arnaud. Il n'est pas à court d'exemples. Le plus récent remonte au mois de juillet, à Aulnay-sous-Bois. « On était une trentaine de policiers face à une centaine de jeunes, un a lancé : De toute façon, Mérabet (le policier exécuté le 7 janvier près de « Charlie Hebdo ») n'était que le premier. » Aussi loin qu'Arnaud cherche dans ses souvenirs d'ado du 93, le « policier a toujours été l'ennemi », mais jamais à ce point. « On a été applaudis en janvier; là, on n'est plus rien », abonde Yannick. David ne le contredira pas. Le premier appartement qu'il louait à Saint-Denis, à peine affecté sur le 93, offrait une vue plongeante sur un panneau stop, où était inscrit « A mort les flics ».

En même temps qu'ils dépeignent une délinquance plus violente — « il y a des kalachnikovs dans toutes les cités » —, plus jeune, plus organisée, ils décrivent des pratiques policières plus policées. « Les gifles ne partent plus comme avant », attestent les trois fonctionnaires. La crainte des poursuites et des condamnations est omniprésente. David est convaincu qu'il « faut punir les brebis galeuses », mais davantage protéger les bons flics. « Nous, on a notre Code de déontologie et le Code pénal, enchaîne Arnaud. De l'autre côté, aucun code, c'est de plus en plus compliqué de lutter. »

Ils en veulent à la Justice, qu'ils aimeraient voir prononcer davantage de peines de prison ferme — « et pas au bout de 30 faits » —, mais le blues vient aussi de l'intérieur. « Les surveillances de lieu de culte pour Vigipirate, ça rassure la population, mais pendant ce temps nous ne sommes plus en mesure de répondre à toutes les missions police secours », regrette Arnaud, qui aimerait davantage de relais de l'armée.

Ces policiers en veulent à leur institution, qui, dit Yannick, « cache la misère et ne veut surtout pas faire de vague ». « Les jeunes flics apprennent surtout à se couvrir », regrette ce policier en pensant que, depuis 2005, le dialogue avec le terrain n'a pas été noué. « A la moindre étincelle, ça peut repartir, pense David. Et là, on serait confrontés à un gros problème d'effectifs et de moyens. » Ce qui les fait tenir ? « Quatre-vingts pour cent de la population, qui méritent qu'on les aide comme on aiderait nos propres parents », lâche David, qui se donne encore dix ans.
* Leurs prénoms ont été changés.

Source : Le Parisien

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23 octobre 2015 5 23 /10 /octobre /2015 08:43
Insécurité : les chiffres des crimes et délits en 2014 à Aulnay-sous-Bois et en Seine-Saint-Denis

Le nouveau Service statistique ministériel de la sécurité intérieure (SSMSI), créé en 2014 sous l’impulsion de Manuel Valls, a publié des données relatives aux crimes et délits enregistrés par les services de police : ( https://www.data.gouv.fr/fr/ ). Des commissariats du 93, celui de Saint-Denis - L’Île-Saint-Denis a enregistré le plus grand nombre : de coups et blessures volontaires criminels ou correctionnels (918, devant Aulnay et Bobigny) ; de vols violents sans armes contre des femmes dans l’espace public (1 115, très largement devant Aubervilliers et Aulnay) ; de vols à la roulotte (2 094, presque deux fois plus qu’Aulnay et Aubervilliers — mais ce sont La Courneuve et Aubervilliers qui subissent le plus de vols à la tire ); de vols simples contre des particuliers dans des locaux ou espaces publics (1 283) ; de recels (242, devant Aubervilliers) ; de dégradations de biens privés (655) ; de port ou détention d’armes prohibées (150, devant Bobigny et Aulnay) ; de falsification et usage de chèques volés (258, juste devant Pantin) ; et d’escroqueries et abus de confiance (492).

En ce qui concerne les destructions et dégradations de véhicules privés, Saint-Denis, avec 598 faits recensés, est derrière Bobigny — et derrière Aulnay pour les vols d’automobiles. Pour l’usage de stupéfiants (704 faits recensés), Saint-Denis vient après Aulnay et Saint-Ouen et juste devant Clichy. Les cambriolages de résidences principales (489 à Saint-Denis) touchent d’abord Montreuil, Les Lilas et Aulnay. Rosny-sous-Bois se distingue par la fausse monnaie (14 faits). Il restera à voir l’an prochain si les renforts de police annoncés par le ministre de l’Intérieur ont un effet significatif sur les statistiques.

Source article : http://www.lejsd.com/ / Image d’illustration

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21 octobre 2015 3 21 /10 /octobre /2015 21:34
Aulnay-sous-Bois : l’agresseur d’une femme enceinte arrêté !

Un homme de 50 ans a été interpellé mardi, au petit matin, avenue de Mun à Aulnay près d’un an après un violent cambriolage auquel il aurait participé. Les faits remontent au 20 novembre 2014. Une habitante d’Aulnay, enceinte, s’était fait violemment pousser dans l’escalier, par deux hommes qui venaient de cambrioler son logement.

Elle avait écopé de six jours d’ITT (incapacité totale de travail). Les deux malfaiteurs avaient forcé la porte avec une scie. L’un des cambrioleurs a été reconnu sur photo, sur le fichier de la police. Un rapprochement a été fait avec un second cambriolage du secteur.

Parti en Serbie, le suspect a été interpellé quelques jours après son retour. Chez lui, la police a saisi 12 000 € en liquide et plusieurs armes, dont une carabine et une centaine de cartouches.

Une dizaine de pièces d’identité portant sa photo ont, en outre, été trouvées en sa possession. Elles étaient de plusieurs nationalités européennes : espagnole, italienne, britannique…

Source : Le Parisien

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29 juillet 2015 3 29 /07 /juillet /2015 14:23
Poignet cassé pour un policier municipal suite à une violente interpellation dans le quartier Chanteloup à Aulnay-sous-Bois

Arrestations mouvementées pour les équipes de la police municipale d’Aulnay-sous-Bois, dans la nuit de mardi à mercredi. Un agent qui a été transporté à l’hôpital Ballanger, a eu le poignet cassé et s’est vu prescrire soixante jours d’ITT (incapacité totale de travail), selon le maire (LR) d’Aulnay, Bruno Beschizza.

Peu après une heure du matin, la police municipale a été appelée pour tapage, place du Commerce, dans le quartier Chanteloup. A son arrivée, le ton est monté avec une dizaine de personnes présentes sur un parking. Des insultes et menaces ont volé et l’interpellation a été difficile pour les agents qui ont dû appeler des collègues en renfort. L’une des trois personnes arrêtées avait par ailleurs une bombe aérosol de lacrymogène.

Source : Le Parisien

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23 juillet 2015 4 23 /07 /juillet /2015 09:09
La lutte contre les voleurs à la portière s’intensifie dans le 93

Vendredi, 18 heures. L’hélicoptère des forces de l’ordre vient de décoller. Quelques minutes plus tard, l’A 1 apparaît sur l’écran géant du centre d’information et de commandement (CIC) de la police du 93, à Bobigny.

Le casque sur les oreilles, les policiers du CIS écoutent leurs collègues à bord. Objectif : repérer depuis le ciel les voleurs à la portière, qui ont fait de cet axe et des communes alentour de Saint-Denis et Aubervilliers leur terrain de jeu favori.

Trois vols à la portière en moyenne par jour. En cinq mois, de janvier à mai 2015, 442 vols à la portière ont été commis dans le département, dont 29 sur l’A 1. En dépit des moyens déployés, leur nombre ne faiblit pas, voire augmente. En 2014, la police a recensé 1 448 faits contre 1 380 en 2013. « Nous répertorions en moyenne trois vols à la portière par jour. C’est un véritable fléau », reconnaît le commissaire divisionnaire Christian Meyer, chef d’état-major de la DTSP 93 (direction territoriale de la sécurité de proximité).

Des policiers dans les airs et au sol. Pour lutter contre ce phénomène, depuis quinze mois, tous les jours, matin, midi et soir, des effectifs des brigades anti-criminalité de Saint-Denis, de La Courneuve et de la compagnie de sécurisation et d’intervention départementale (CSI 93) sont mobilisés au sol. Ils reçoivent le vendredi et le dimanche soir, à l’heure des embouteillages propices aux vols, le soutien de l’hélicoptère. « Ce dispositif nous permet de repérer les auteurs présumés avant leur passage à l’acte. Et de les identifier a posteriori », indique le commissaire Meyer. Les moyens vidéo sont ultraperformants et on peut suivre en temps réel les agresseurs. Ce vendredi-là, aucun vol à la portière n’est à déplorer, mais grâce à l’hélicoptère, le nombre d’arrestations a augmenté de 61 % entre 2013 (129 arrestations) et 2014 (208 arrestations).

Des voleurs juchés sur des scooters. Le mode opératoire des voleurs à la portière ne varie guère. « Ils sont le plus souvent juchés sur un scooter et ils profitent des embouteillages pour commettre leurs délits. Ils cassent une des vitres et s’emparent du sac de leur victime avant de s’enfuir », résume Christian Meyer. Leurs cibles privilégiées ? Les voitures immatriculées hors du 93, les étrangers, les voitures diplomatiques et les femmes seules qui posent leur sac sur le siège passager.

Beaucoup de mineurs. Les auteurs sont la plupart du temps âgés de 15 à 17 ans et originaires des cités situées en lisière de l’A 1. « Ils sont spécialisés dans ce type de faits, même s’ils font parfois aussi dans le vol à l’arraché de bijoux, sacs à main », poursuit l’état-major de la police. Les suspects interpellés sont systématiquement déférés devant le parquet de Bobigny.

Les majeurs sont jugés en comparution immédiate. « Ils encourent sept ans de prison pour vol avec violence et dégradations (bris de la vitre), dix ans si les faits ont été commis en réunion, plus si les victimes sont blessées », indique le parquet, qui requiert en général des peines de prison ferme. Les mineurs sont, eux, présentés devant un juge des enfants en vue d’une mise en examen.

Source : Le Parisien

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9 juillet 2015 4 09 /07 /juillet /2015 20:02
Les arrêtés antimendicité d’Aulnay-sous-Bois annulés par la justice

La mesure avait fait polémique. Les deux arrêtés antimendicité pris en avril et septembre 2014 par le maire Les Républicains (ex-UMP) d’Aulnay-sous-Bois Bruno Beschizza ont été annulés. Le tribunal administratif de Montreuil a rendu sa décision mardi. La juridiction avait été saisie par la Ligue des droits de l’homme, la Fédération nationale des associations de réinsertion sociale (Fnars), et le conseiller municipal PC d’Aulnay Miguel Hernandez. Les magistrats estiment que ces arrêtés qui interdisaient, jusqu’au 30 juin, de mendier de 8 heures à 20 heures, dans six secteurs de la commune, sont « insuffisamment motivés ».

Pour justifier cette mesure exceptionnelle — une première, semble-t-il, dans le 93, Bruno Beschizza avait invoqué « le nombre croissant de personnes se livrant à la mendicité », « parfois de manière agressive ou avec enfants », et « les plaintes adressées par les administrés et les difficultés pour les forces de police de les gérer ». Ces arguments n’ont pas convaincu les juges.

Après avoir rappelé que « la mendicité en tant que tellene constitue pas un délit », le tribunal administratif a estimé, au vu du dossier présenté par la commune, que « les risques d’atteinte à l’ordre public » ne présentaient pas « un degré de gravité tel que son interdiction s’avérât nécessaire ».

« Pour dire les choses simplement, Bruno Beschizza a utilisé un bazooka pour tuer une mouche. Contrairement à ce qu’il disait à l’époque, il n’existait pas de mendicité violente ou menaçante », note l’élu communiste Miguel Hernandez. « C’est une vraie victoire, se réjouit François Siebecke, du collectif de soutien aux Roms d’Aulnay. Même s’il intervient après l’expiration des arrêtés, le jugement empêchera à l’avenir le maire d’utiliser ce type de mesures. » Pourtant, Bruno Beschizza ne s’avoue pas battu. « La justice administrative n’a pas remis en cause le fondement juridique de ces mesures. Nous avons eu le tort de ne pas produire de plaintes d’administrés, ni assez d’éléments permettant d’apprécier la gravité du phénomène. Je vais solliciter les habitants et ma police municipale pour constituer un dossier en vue d’un prochain arrêté ».

L’élu avait fait de cette question un thème de campagne. Le premier arrêté, pris un mois après son élection en 2014, a précédé de peu l’évacuation des bidonvilles roms établis dans le nord de la ville. Les zones ciblées étaient proches des campements roms. Un an après, la ville d’Aulnay n’abrite plus aucun bidonville, mais Bruno Beschizza assure que la mesure répond toujours « à une demande sociale des habitants ». « Je ne veux pas que les commerçants d’Aulnay constituent comme ceux de Montpellier une milice anti-mendicité, affirme-t-il. Je vais donc tout faire pour pouvoir à nouveau doter ma police municipale d’outils juridiques ».

L’arrêté concernait six secteurs : le quartier centre-gare ; l’avenue Anatole-France ; la rue du 11-Novembre ; le secteur du Vieux Pays ; les grands axes du nord de la ville, rues Duclos, Chagall, Cézanne, carrefour de l’Europe ; et enfin le marché du Galion, en lisière de la Rose-des-Vents.

Source : Le Parisien

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19 juin 2015 5 19 /06 /juin /2015 09:13
Violente altercation entre des policiers et une quarantaine de personnes dans un hall d’immeuble à Aulnay-sous-Bois

Intervention mouvementée hier en fin de journée à Aulnay-sous-Bois. Le contrôle d'un hall d'immeuble par des policiers de la brigade anti-criminalité a dégénéré. D'après les autorités, quatre policiers ont été pris à partie par une quarantaine de personnes. Pour se dégager, l'un des fonctionnaires a utilisé son flash-ball.

Un homme de 27 ans a été blessé à une tempe, et un médiateur, intervenu pour calmer la situation, a été blessé à une main, peut-être aussi par le projectile du flash-ball. Le blessé n'a pas perdu connaissance, il est sous surveillance à l'hôpital. « Les médiateurs et l'association Saddaka se sont tout de suite mobilisés pour apaiser la situation », se satisfait Séverine Maroun, première adjointe.

Source article : Le Parisien

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