Publié le 26 Février 2010

Voici un article paru dans le parisien de ce matin, qui marque très clairement les dissenssions actuelles entre les Verts et le PS d'Aulnay-sous-Bois concernant les questions d'urbanisme. Aulnaylibre ! reviendra sur cette question dans les tous prochains jours....

Le titre en est :                         Les Verts et le PS se déchirent autour de ce projet. 

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imagearcenciel.jpgSource : Gwenael Bourdon, Le Parisien du vendredi 26 février 2010.

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Rédigé par Stéphane Fleury

Publié dans #C'est dans le Journal

Publié le 25 Février 2010

DSC03637.JPGLa Seine-Saint-Denis est dans le rouge, mais c'est à l'Etat qu'elle demande des comptes. Le conseil général, qui vient de débattre de ses orientations budgétaires 2010, tire la sonnette d'alarme sur sa situation financière. " Il nous manque 120 millions d'euros pour boucler le budget" qui s'élève à 1,5 milliard, explique-t-on au cabinet du président (PS) Claude Bartolone. En quelques années, le département, le plus pauvre de l'Hexagone, a vu ses dépenses sociales exploser. Il doit aussi supporter la charge d'une dette avoisinant les 830 millions d'euros, composé à 97% d'emprunts toxiques, selon l'exécutif départemental. Le conseil général a renoncé à poursuivre les banques après la nomination d'un médiateur, mais en attendant son verdict, il doit réussir à boucler son budget. Or les recettes ont fondu, en particulier les droits de mutation ( moins 50 millions).

Pour retrouver un peu d'oxygène et éviter la mise sous tutelle, la collectivité demande donc au gouvernement de "payer son dû". Elle estime que l'Etat, qui lui verse 258 millions d'euros en compensation des prestations sociales obligatoires (RSA, APA, PCH), lui doit encore 168,5 millions. Le taux de compensation plafonne à 61% contre 83% en 2004, et la "dette" de l'Etat, représenterait, en cumulé, 704 millions depuis 2004. Comme une trentaine de ses homologues, Claude Bartolone a interpellé à ce propos le Premier ministre, François Fillon. " Si l'Etat ne fait rien de plus, notre budget est infaisable, sauf à diminuer des services publics", fait valoir l'élu. Sans cet appui, Claude Bartolone, qui a déjà augmenté les impôts de 7% l'an dernier, devra se résoudre à une nouvelle hausse qui jure-t-il, n'excédera pas les 6%.

Il devra aussi rogner sur certains crédits. Mais ses marges de manoeuvre sont minces car 85% des dépenses sont déjà affectées. Dans le collimateur, les dépenses de culture (Salon du livre de Montreuil), la nouvelle agence de développement ou encore les dépenses d'investissement. Une hérésie selon certains. "Les collectivités locales effectuent 73% de l'investissement public, elles sont un des moteurs du développement local" s'alarme le vice-président (PC) Jean-Charles Nègre.

Pour l'opposition, il est possible de rationaliser les dépenses. "Les impôts ont augmenté de 25% entre 2004 et 2008" s'agace Jacques Chaussat (UMP), invitant à "redresser la situation financière par une politique de rigueur".

Source : Laurence Albert, Les Echos, Mardi 16 février 2010.

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Rédigé par Stéphane Fleury

Publié dans #C'est dans le Journal

Publié le 24 Février 2010


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Communiqué de presse du collectif des riverains de la rue des Saules.

 

- Aulnay-sous-Bois le 23 février 2010 -

 

Première démocratique à Aulnay-sous-Bois :

Le premier projet d'urbanisme directement issu du travail des habitants est proposé à la population.

 

Après une enquête de terrain et 8 mois de tenue d'un groupe de travail rassemblant jusqu'à 60 personnes, le premier projet urbanistique d'initiative citoyenne de la ville d'Aulnay-sous-Bois a été soumis au jugement de la population. [1]

 

Ce projet a été élaboré afin de trouver une utilisation des 4000m2 de terrain, actuellement disponibles dans la rue des Saules. Tout de suite les riverains se sont sentis très fortement concernés et ce sont 10 pavillons écologiques dits "passifs", à très faible consommation d'énergie, qui pourraient sortir de terre sous l'impulsion directe de la population, ce qui constituerait une grande première de la démocratie participative.

 

Stéphane Fleury, un des animateurs du collectif, est très satisfait de l'aboutissement de ce long travail et déclare "à l'issue de la réunion du 27 mars 2009 quand le maire Gérard Ségura nous a proposé de travailler dans le cadre des conseils de quartiers sur l'utilisation de ce terrain, certains ne croyaient pas que nous pourrions y arriver seuls. Aujourd'hui, nous sommes très fiers de présenter au maire et à la population ce projet très pointu techniquement et qui contient toute notre âme. Un projet d'une telle ampleur, directement proposé par la population est une première totalement inédite dans notre ville et probablement à une échelle plus large."

 

Stéphane Fleury ne cache pas non plus que certains sont encore à convaincre : "Certains habitants s'inquiètent d'un projet parallèle que la mairie serait en train d'élaborer totalement à l'écart des habitants. Personnellement, je ne veux pas croire que notre projet qui respecte parfaitement les caractéristiques urbanistiques du quartier, les exigences écologiques imposée par l'avenir mais surtout s'inscrivant totalement dans le programme électoral de l'équipe en place, ne puisse pas être retenu."

 

Les riverains attendent l'avis de la population au 06 81 95 11 50 ou sur le mail ruedessaulesprojetcitoyen@yahoo.fr

 

Le projet a dès à présent reçu l'avis très positif de l'adjoint de l'urbanisme Alain Amédro [2] et l'intérêt particulier du sous préfet qui suit le dossier et que certains membres du collectif ont rencontré le 10 février.


Contacts:

Stéphane Fleury, 06 81 95 11 50, stephane.fleury12@wanadoo.fr


Historique du groupe de travail de la rue des Saules:


27 mars 2009 :
réunion publique où un projet présenté par la mairie pour la rue des Saules est rejeté par les habitants. Le projet est abandonné par le maire.


Mai 2009 :
constitution au sein du conseil de quartier du groupe de travail rue des Saules. Envoi de questionnaires aux habitants du quartier. Réponses de plus d'une centaine de familles.


2 Juin 2009 :
première réunion du groupe de travail ouverte à l'ensemble des habitants du quartier. 60 personnes se réunissent pour analyser les questionnaires.


Fin Juin, début Juillet 2009:
Remise de nouveaux questionnaires aux habitants du quartier pour se prononcer sur une orientation finale pour utiliser le terrain. Réponses de plus d'une centaine de familles.


De Septembre à Décembre 2009 :
Dernières réunions de travail des délégués de quartier et élaboration du projet final : plan et argumentaire.


Janvier 2010
: Le projet final est adressé au maire , puis un peu plus tard à l'ensemble des groupes politiques (majorité et opposition) siégeant au Conseil municipal. Le 28, Alain Amédro, adjoint à l'urbanisme envoie une lettre favorable au projet et demande à Monsieur le Maire d'examiner la proposition des habitants avec une attention toute particulière.


Références:


[1] Le projet a été soumis au maire par lettre déposée en mairie le 18 janvier 2010 au matin, présenté en conseil de quartier le même jour au soir, puis soumis aux différents groupes politiques (majorité et opposition) représentés au Conseil municipal le 25 janvier 2010 par lettres déposées en mairie et a été publié sur le site web Aulnaylibre ! le 19 février 2010. http://aulnaylibre.over-blog.com/


[2] Alain Amédro, l'adjoint à l'urbanisme de la ville d'Aulnay-sous-Bois dans un courrier daté du 28 janvier 2010 et adressé à Stéphane Fleury déclare "l'exemplarité du projet en terme de consommation d'énergie et de réduction de gaz à effet de serre, son intégration urbaine permettant la préservation du caractère pavillonnaire du quartier tout en répondant à une préoccupation de densification raisonnée et enfin la participation des habitants ont retenu toute mon attention".

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Rédigé par Stéphane Fleury

Publié dans #C'est dans le Journal

Publié le 23 Février 2010

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Quelques nouvelles de la cité Arc en ciel... D'abord le message d'une habitante du quartier, puis la lettre du collectif PLU remise en main propre au maire...



Dimanche 21 février, l'espace vert Arc en ciel a ôté son habit de coeurs, pour ne laisser voir que les grilles sinistres qui le cintrent. Des habitants se sont plaints de cette parure colorée car cela "faisait désordre", leur gênait la vue. Quelle dérision ! Que diront-ils quand cette construction émergera de terre en affichant quatre niveaux. Effectivement, nous n'avons pas la même vision de l'horizon !

Et les tilleuls "pseudo" malades qui fleurissent merveilleusement au printemps et embaument l'été sont menacés d'abattage, par l'égo démesuré de personnes qui ont été choisies pour représenter le peuple qui les a désignées. Cela s'appelle "démocratie locale" et j'ai bien peur qu'elle ne soit enterrée par les pelleteuses, au beau milieu de cet espace que nous espérons encore vert... Pourtant la promesse 46 est encore présente dans les mémoires "PRESERVER LA ZONE PAVILLONNAIRE".

J'ai comme un goût amer dans la bouche, un goût de trahison. Ce matin une petite fille disait à sa mère : " maman, regarde c'est moche sans les décorations." Que dira-t-elle quand ce monument émergera ? S'il émerge, car nous sommes ENCORE là plus que prêts à nous faire entendre...

Mariella.



Par ailleurs, le collectif associatif réuni autour de la problèmatique du PLU  a profité de la réunion publique organisée pour les rues de Pimodan et Henri Barbusse pour remettre en main propre au maire le courrier suivant que nous reproduisons aujourd'hui :


Collectif PLU                                                    le 18/02/2010
Aulnay-sous-Bois

 

 

 

                                                               A Monsieur Ségura maire d’Aulnay-sous-Bois

                                               Copie    à Monsieur Amédro adjoint à l’urbanisme

(remis en main propre ce jour)

                              

 

 

 

                                               Monsieur le Maire,

 

 

                Lors  de notre rencontre du 18 janvier en mairie vous nous aviez indiqué que le projet concernant Arc-en-Ciel n’était plus concerné par le PRU et qu’en conséquence il pourrait être revu à la baisse.

                Aussi avons-nous été surpris de vous entendre affirmer au dernier conseil municipal  que ce projet était maintenu en l’état. (24 logements).

                Pour notre collectif qui a manifesté dimanche 14/02 pour appuyer la demande d’un débat sur ce projet, le projet initial de 62 logements avait déjà fait l’objet de discussions avec les habitants en son temps : les habitants et nos associations ne peuvent pas comprendre que ce nouveau projet mette en cause  complètement ce qui avait été approuvé à l’époque et qu’il ne soit pas possible d’en rediscuter en cherchant un accord.

                Ceci d’autant que le débat plus général sur la ville doit s’ouvrir, comme vous l’indiquez dans le dernier numéro d’Oxygène..
                Nous vous demandons donc une rencontre sur ce point dans les meilleurs délais nous proposons que la destination de ce terrain soit l’objet d’un débat ouvert avec les associations et la population du quartier.

                En vous remerciant d’avance recevez monsieur le Maire nos salutations respectueuses.

 

 

 

 

                                                               Pour le collectif : André Cuzon

secrétaire d’Environnement 93





Stéphane Fleury

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Rédigé par Stéphane Fleury

Publié dans #A vos quartiers !

Publié le 22 Février 2010

Rédigé par Stéphane Fleury

Publié dans #Fêtes et Cérémonies

Publié le 20 Février 2010

Une fois n'est pas coutume, oublions cinq minutes l'urbanisme... Lors de mes fréquentes balades dans notre bonne ville d'Aulnay-sous-Bois je remarque parfois des petites choses insolites et j'en fais parfois un cliché. J'ai bien aimé celui ci-dessous...

 

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Cette dame versant une larme n'est pas sans rappeler certains tableaux de Gauguin empreints de mélancolie. Mais dans quelle rue de notre ville peut-on la trouver, à votre avis ? 

Stéphane Fleury

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Rédigé par Stéphane Fleury

Publié dans #Jouons un peu

Publié le 19 Février 2010

Le 18 Janvier 2010, les riverains de la rue des Saules ont déposé en Mairie à l'attention de Monsieur Gérard Ségura, un projet d'aménagement du terrain situé du 12 au 16bis de la rue des Saules. Une semaine plus tard, nous avons adressé ce même projet  à l'ensemble des groupes politiques représentés au sein de la Municipalité aulnaysienne (majorité et opposition).

Sans titre
(ci-dessus le plan présenté par les riverains)

Ce projet est le fruit de la réflexion de l'ensemble des riverains de cette zone, qui l'ont élaboré en groupe de travail au sein de leur conseil de quartier. Toujours dans le souci d'associer le plus largement possible les habitants à la conception du projet, nous avons distribué plusieurs questionnaires dans toutes les boîtes aux lettres du quartier, où chacun a pu s'exprimer en toute liberté et en toute transparence. Nous avons reçu à chaque fois les réponses de plus  d'une centaine de familles, vivant dans ce secteur.


Par la suite, nous avons réuni un groupe de travail, dans le cadre du conseil de quartier, de plus de 60 personnes pour analyser les résultats des questionnaires. Chacun a pu échanger, dialoguer, discuter, s'exprimer afin de mûrir la réflexion et envisager la solution la moins contraignante possible pour tous . De ce point de vue, nous nous sommes donc inscrits parfaitement dans la démarche de la démocratie locale et participative.


Après le temps de la réflexion est venu celui de la proposition. Le collectif des riverains de la rue des Saules a donc demandé la construction de pavillons écologiques dits "passifs" sur le terrain situé 12-16bis rue des Saules.


Pourquoi des pavillons passifs ?


CO2Ce type de construction se caractérise par ses qualités en matière d'économie d'énergie, d'environnement et de développement durable. En effet, la maison passive s'inscrit dans le cadre du protocole de Kyoto qui exige une réduction par quatre des émissions de gaz à effet de serre d'ici 2050. L'évolution des exigences en matière de réglementation thermique nécessitera forcément une approche vers ce choix de construction à plus ou moins courte échéance.


Un projet cohérent et parfaitement intégré au quartier.


Nous avons proposé des pavillons écologiques dits "passifs" avec façade orientée sud et équipés de panneaux photovoltaïques, ceci dans un souci de protection de l'environnement mais également d'économie financière pour les habitants de ces pavillons. Nous avons proposé des pavillons avec garage pour éviter le surcroît de stationnement, des travaux importants en termes de voirie et limiter la circulation tant que possible.


Nous avons également souhaité préserver les vieux arbres comme point central d'un petit parc inséré dans les constructions et renforçant le côté village. Comme un symbole, nous avons voulu un projet répondant à une véritable ambition pour les quartiers nord de la ville trop souvent perçus comme abritant la quasi-totalité des grands ensembles. Ce projet permettrait de changer cette image en  conservant et valorisant cette petite zone pavillonnaire située au  nord de la ville.   


Ce projet permet donc une intégration parfaite dans un quartier pavillonnaire.


Un projet en ligne avec le programme électoral "Aulnay renaît avec Gérard Segura".


En principe, lorsque vous êtes élus sur la base d'un programme électoral, vous vous engagez à l'appliquer. Sinon cela n'aurait pas de sens. Dans le programme électoral "Aulnay renaît avec Gérard Ségura" élaboré pour les élections municipales des 9 et 16 mars 2008 à Aulnay-sous-Bois on lit très clairement en page 13 :


"Les zones pavillonnaires doivent être protégées, et même étendues".


zonepavietendue
En page 15 de ce même programme évoquant l'habitat et la qualité de vie il est également écrit et c'est un engagement, il porte le numéro 46 :


"Nous nous engageons à préserver et embellir les quartiers pavillonnaires".

 

zonepaviembellie.JPG

 

Le projet des riverains de la rue des Saules est donc en parfaite ligne avec les engagements du programme du maire et de son équipe.


De plus, ce projet est en conformité avec le Plan Local d'Urbanisme actuel (PLU). En effet, de ce point de vue, le terrain est situé en zone UG pavillonnaire. Les habitants sont attachés à la conservation de cette caractéristique. Pour rappel en mars 2009, en deux jours, une pétition en faveur de la conservation de cette zone pavillonnaire avait récolté plus de 200 signatures des riverains.  

Ce projet ne nécessite donc pas de changement de zonage au niveau du PLU. Il suit de ce fait, les recommandations inscrites sur le rapport du commissaire enquêteur rédigé lors de la dernière modification du PLU. Dans ce rapport il est recommandé de " prendre toutes les mesures ponctuelles permettant quand cela est possible de préserver le caractère pavillonnaire ancien de certains quartiers".


Un projet urbain porté par les habitants et gratifiant pour l'image de la ville.  


Dans le programme "Aulnay renaît avec Gérard Ségura" il est écrit ceci en page 13 :


"Le local a partie liée avec le mondial. Nos actes, qu'ils portent sur l'environnement, le cadre de vie ou les transports, s'inscriront dans une démarche d'écologie urbaine et de développement économe. Ils auront une valeur pédagogique et une portée universelle".


Le projet soumis par les riverains de la rue des Saules suit les principaux objectifs d'aménagement fixés par la ville d'Aulnay-sous-Bois, prenant en compte les contraintes environnementales, sociales et démocratiques. Préserver notre environnement, densifier de manière raisonnable et raisonnée dans un souci de conservation du caractère pavillonnaire du quartier, et tout cela dans une démarche participative ambitieuse et innovante puisque ce projet est porté par les habitants.


A suivre Episode 2... dans lequel, Alain Amédro, cinquième adjoint au maire, élu vert, en charge de l'urbanisme et de l'environnement, adresse une lettre de soutien au projet des riverains de la rue des Saules...


Stéphane Fleury


Source programme : Aulnay renaît avec Gérard Ségura, liste de rassemblement à gauche, PS, PCF, PRG, les Verts et personnalités locales. Elections municipales Aulnay-sous-Bois 9 et 16 Mars 2008. 

Je signale que je dispose d'une version pdf de ce programme. Je peux l'envoyer par mail à quiconque en fait la demande à cette adresse :     aulnaylibre@yahoo.fr 


 

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Rédigé par Stéphane Fleury

Publié dans #A vos quartiers !

Publié le 18 Février 2010

beretbaguette.jpgEn voyageant un peu à l'étranger, ou même plus généralement en discutant avec des personnes d'autres pays en diverses occasions, j'ai souvent été estomaqué par la perception qu'ils pouvaient avoir de la France et des français. Qu'elle soit véhiculée par les médias ou tout bonnement transmise de générations en générations, cette image et les clichés qui vont avec ont parfois la vie dure... Mais rien n'est perdu. Quelques heures à discuter, échanger et vous arrivez à faire comprendre que ce n'est pas si simple et qu'il peut y avoir des nuances. C'est vrai à l'échelle d'un pays, mais cela l'est aussi à celle d'une ville...

Prenez Aulnay-sous-Bois par exemple... Que n'ai-je pas entendu sur cette ville avant d'y habiter !  Ces derniers temps, les questions d'urbanisme cristallisent les tensions. Certains politiques ont la tentation de céder à la facilité en usant de raccourcis propres à diviser les quartiers et les habitants sur cet immense défi qui nous attend : imaginer les contours d'une ville à vivre ensemble pour demain. Plutôt que d'attiser les oppositions, miser sur le dialogue et l'écoute de l'autre parait une voie à explorer bien plus raisonnable... Il suffit de faire le premier pas pour se rencontrer...

Dans cet esprit je relaie cet article qui inaugure la rubrique : la France, vue d'ailleurs, l'occasion de se voir à travers le regard des autres...

Stéphane Fleury.

 

Les vertus méconnues du modèle français...

Dans le concert de critiques venues des Etats-Unis, plusieurs voix soulignent que la France ne s'en sort pas si mal. L'Hexagone vu par certains Américains serait un pays imaginaire, explique "Dissent".

Alors que la récession bat toujours son plein, l'heure est revenue pour les journaux américains de s'en prendre aux Français. Quand, en février 2009, the Washington Post s'est hasardé à soutenir l'intervention étatique, il s'en est presque excusé, s'empressant de rappeler à ses lecteurs qu'il partageait leur dégoût pour toute planification à la française. " Les rumeurs de nationalisation des banques terrorisent la Bourse, ce que l'on peut comprendre. L'idée même est tellement, disons... française".

Roger Cohen (aucune parenté avec l'auteur) a asséné le coup de grâce dans The New York Times. L'Amérique, scandait le journaliste, doit puiser dans son esprit d'entreprise, son désir d'agir, pour trouver sa propre voie. " J'aime la France, mais je ne tiens pas à ce qu'il y en ait deux, surtout pas si l'une des deux se trouve aux Etats-Unis ". Pour le public américain, la France que dépeignent ces auteurs est facile à identifier. C'est le pays de la bureaucratie étouffante, de la fiscalité écrasante, de l'industrie nationalisée inefficace, du gigantesque secteur public financé par le contribuable...

C'est aussi le pays des grèves et des perturbations, de l'emploi garanti à vie, de gens qui aiment s'amuser - qui sont formidables quand il est question de vin ou de séduction - mais qui ne sont ni assez entreprenants ni assez travailleurs ! Les Français seraient aussi trop attachés à leurs longues vacances, à leur retraite précoce, trop dépendants des généreuses subventions d'un Etat-providence boursouflé.

Carte franceCette France est dans une large mesure imaginaire. Aujourd'hui, le pays est la cinquième économie du monde : soumise à la concurrence au sein de l'Union européenne et à des réglementations commerciales plus strictes que leurs équivalents américains, elle n'en attire pas moins les capitaux internationaux, au point d'être le troisième bénéficiaire mondial d'investissements étrangers directs. Ses salariés sont plus productifs à l'heure que leurs homologues américains et moins syndiqués. Abritant la cinquième place boursière de la planète, la France, avec ses écoles d'ingénieurs réputées, a déployé des armées de mathématiciens prodiges et d'économistes dans les banques d'investissement de New York et de Londres, pour développer les stratégies commerciales et les produits dérivés exotiques qui ont contribué à nous mettre dans la panade que nous connaissons.

Pour le meilleur et pour le pire, la France "socialiste" est pleinement intégrée dans l'économie capitaliste mondiale. Depuis la Libération, la planification française a remporté des succès nettement plus éclatants que ses détracteurs néolibéraux ne veulent l'admettre. L'Etat s'est servi de la planification comme d'un outil flexible pour restructurer des entreprises et sauver des emplois, pour créer de nouvelles industries à partir de rien et favoriser l'emploi, pour atténuer l'impact de la désindustrialisation sur les ouvriers et sur les municipalités, et pour orienter la politique des transports et de l'énergie vers des solutions plus durables.

Alors que les Etats-Unis se débattent en quête d'un nouveau cap économique, les Américains pourraient faire pire que de s'intéresser de près à la France. Le taux de chômage américain dépasse celui de la France depuis l'été dernier, alors qu'aux Etats-Unis les salariés sont beaucoup plus vulnérables aux cycles de chômage prolongés. Prendre au sérieux les effets d'un rôle accru de l'Etat permettrait peut-être d'entamer une discussion non seulement sur la justice sociale, mais aussi sur l'efficacité économique. Il est temps  que cette discussion ait lieu.

Source : Paul Cohen, Dissent (extraits), New York in Courrier International pour Directmatin plus. 14/11/2010.

 

 

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Rédigé par Stéphane Fleury

Publié dans #La France - vue d'ailleurs...

Publié le 17 Février 2010

david-vincent3.jpgLes promoteurs : ces êtres étranges venus d'une autre planète. Leur destination : Aulnay-sous-Bois. Leur but : en faire leur univers. David Vincent les a vus ! Pour lui, tout a commencé par une nuit sombre à étudier le plan local d'urbanisme d'Aulnay-sous-Bois à la recherche d'une zone UG que jamais il ne trouva.

Cela a commencé par une révision et une modification du PLU mal fagotées et  par un homme devenu trop las pour continuer sa route. Cela a commencé par l'atterrissage d'un vaisseau venu d'une autre galaxie. Maintenant, David Vincent sait que les promoteurs sont là !, à la recherche de la moindre zone UD ou UA, qu'ils ont pris forme humaine avec des costards cravates et des dents blanches de vendeurs de cuisine... et qu'il lui faut convaincre une ville incrédule que le cauchemar a déjà commencé...

Cet après-midi, grâce à un Huggy les bons tuyaux, j'ai passé un moment dans les rues de Pimodan et Henri Barbusse avec quelques habitants. Ce qui m'a frappé c'est l'instabilité qui règne dans le quartier. Depuis que les promoteurs ont fait main basse sur quelques pavillons, allant parfois jusqu'à payer des sommes qui donnent le tournis, les riverains sont sur le qui vive, à l'affût de la moindre information. 

A tel point qu'en prenant quelques photos du coin  en partant, des personnes m'ont interpellé pour me demander si je savais quelque chose... Dans le quartier, les conversations vont bon train : et à tel numéro c'est déjà vendu ? Et à un autre c'est en cours de négociation ? Mais que vont-ils construire ? Et moi, j'ai acheté pour un certain cadre de vie, que va-t-il advenir de tout cela ? Je l'ai senti, c'était palpable, la belle sérénité de cette zone pavillonnaire paisible située à proximité du centre ville s'est évanouie...

03265SALENGRO.jpg( ci-dessus le plan du quartier. Le gros trait noir c'est le périmètre d'étude, voté en Conseil municipal en octobre dernier, permettant à la mairie de "contrôler" l'action des promoteurs. Le problème est que ces derniers ont frappé juste à côté en s'appropriant les pavillons des 16 et 18 rue Henri Barbusse et du 27 rue de Pimodan. Autre aspect intéressant, rue de Pimodan côté numéros pairs c'est en zone UG pavillonnaire, alors que côté numéros impairs c'est en zone UD)

La faute à qui ? A la zone UD. En effet, bien que ces rues soient composées quasi exclusivement de pavillons, dont certains il faut l'avouer ont un certain cachet, au sens du plan local d'urbanisme ce n'est plus une zone pavillonnaire et il est donc possible de construire un immeuble de 15 mètres (au faîtage). Une fois de plus, ce n'est pas forcement le fait de réaliser des logements qui pose problème. Les riverains savent que ces rues sont situées prés de la gare et à proximité du boulevard de Strasbourg et de ses commerces. Cette densification de centralité semble donc pertinente et certains habitants l'ont parfaitement intégré.

Ce qui cloche et cela devient une habitude, c'est la méthode. Ce grignotage successif suscite une inquiétude réelle chez ceux que j'ai rencontrés. D'autant plus que, dans certains cas, les pressions sont énormes sur les propriétaires. On m'a dit qu'on était allé jusqu'à raconter à un couple de personnes âgées qu'ils seraient expulsés s'ils ne vendaient pas. Alors ils ont vendu. C'est une manière plutôt barbare de procéder. Parfois je me demande dans quel monde on vit ?

DSC03609(ci-dessus la rue de Pimodan)

Pour dire la vérité, ces rencontres et ces conversations m'ont rappelé les événements de l'avenue Coullemont dont on disait il n'y a pas si longtemps plus jamais ça... Il faut croire que c'est encore possible. Les habitants oscillent entre colère et amertume parce qu'ils sentent bien que le devenir du quartier leur échappe, pestant contre ceux qui ont cédé aux sirènes du gros chèque... Certains espèrent encore une réelle et sincère concertation dans l'élaboration du projet final, leur garantissant la préservation d'une certaine harmonie architecturale du quartier.

L'occasion sera justement donnée ce jeudi 18 février à 20h à la salle Dumont d'y voir un peu plus clair puisqu'une réunion des habitants des quartiers Centre gare et Nonneville en présence du maire a été annoncée.

Affaire à suivre...

Stéphane Fleury



  

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Rédigé par Stéphane Fleury

Publié dans #Urbanisme

Publié le 16 Février 2010

C'était ce dimanche, le jour de la Saint-Valentin. Entre 70 et 80 aulnaysiens se sont retrouvés au coeur de la cité Arc en ciel... Retour sur l'événement en quelques épisodes...

Episode 1 : ouvrez, ouvrez la cage aux oiseaux... 


nonauxgriles
Difficile de faire plus clair comme message : " Non aux grilles, oui à l'espace vert libre...". Ce qui frappe en effet lorsque l'on arrive sur la cité Arc en ciel, ce sont ces grilles qui entourent le terrain. C'est peut-être réglementaire, mais en attendant cela pousse les enfants du quartier à jouer au milieu de la route. Pas très prudent tout ça.

En parcourant le code de l'urbanisme, on tombe sur l'article L441-3 qui stipule que " l'autorité compétente en matière de permis de construire peut faire opposition à l'édification d'une clôture lorsque celle-ci fait obstacle à la libre circulation des piétons admise par les usages locaux ". Ce même article précise que " l'édification d'une clôture peut faire l'objet, de la part de l'autorité compétente, de prescriptions spéciales concernant la nature, la hauteur ou l'aspect extérieur de la clôture pour des motifs d'urbanisme et d'environnement ".

assezdesgrilles.JPG
Alors je pose la question...  N'était-il pas possible de protéger le panneau d'affichage du permis de construire pourquoi pas par quelques grilles, mais en laissant l'essentiel de l'espace aux enfants pour jouer et aux animaux domestiques pour renifler autre chose que du bitume ? Etait-ce trop demander ?

Dans le monde on construit des murs entre les peuples, à Aulnay-sous-Bois on pose des grilles... Pas seulement autour des terrains, mais parfois entre les quartiers et les gens... C'est ce dernier aspect qui est particulièrement préoccupant. Plutôt que de mettre clairement sur la table les enjeux de notre ville pour demain, certains politiques locaux laissent s'attiser les tensions au sein de la population usant de raccourcis simplistes et pour le moins douteux : d'un côté les méchants égoïstes qui ne veulent pas de logements et de l'autre les bons samaritains du logement pour tous.

coeurconcertation.JPG
Voilà donc où en est réduit le débat politique à Aulnay-sous-Bois ! Le bien contre le mal théâtralisés dans un manichéisme aussi grossier que ridicule ! Diviser la population, monter les quartiers les uns contre les autres, opposer les collectifs associatifs, tels sont donc les ressorts envisagés pour étouffer cette vague de mécontentement général qui enfle un peu plus chaque jour autour des questions d'urbanisme... Cette orientation n'est certainement pas la bonne pour réunir la diversité des composantes de notre ville...

Pas sûr, non plus,  que l'image de notre ville en sorte grandie... 

Stéphane Fleury 
  

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Rédigé par Stéphane Fleury

Publié dans #Fêtes et Cérémonies

Publié le 15 Février 2010

L'usine d'incinération Isséane, située aux portes de Paris, traite 460000 t de déchets ménagers par an ainsi que 20000 t d'emballages.( L'usine d'incinération Isséane, située aux portes de Paris, traite 460000 t de déchets ménagers par an ainsi que 20000 t d'emballages )

Bonne nouvelle pour l'environnement : le volume de déchets collectés par le Syndicat intercommunal de traitement des ordures ménagères de l'agglomération parisienne (Syctom) a chuté de 3% l'année dernière, soit 73000 t de moins que l'année précédente dans les 84 communes d'Ile-de-France qui dépendent du Syctom. Les habitants du Grand Paris sont-ils subitement devenus écolos ?

SAC jauneLes campagnes en faveur de la préservation de l'environnement sont certainement pour quelque chose dans cette tendance. Mais c'est surtout la crise économique qui semble jouer un rôle dans cette nette diminution du tonnage traité. "Avec les problèmes de pouvoir d'achat, les gens ont moins consommé", remarque François Dagnaud, président du Syctom et adjoint PS au maire de Paris chargé de la propreté. Si les militants écologistes se réjouissent de ces bons chiffres, ils comptent aller encore plus loin. "Nous lançons en 2010 une grande campagne de réduction des déchets auprès de nos adhèrents", explique Michel Riottot, le président d'Environnement 92, une association qui compte plus de 6000 membres dans les Hauts-de-Seine. La prochaine action va consister à porter l'effort sur une politique d'emballage des biens de distribution plus économe. "Nous entendons développer le lobbying auprès des producteurs, insiste François Dagnaud. "Nous devons exercer une pression sur les fabricants pour qu'ils aient moins recours au suremballage." 

corbeau.jpgLa qualité du tri effectué par les Franciliens a considérablement progressé ces dernières années, mais reste insuffisante avec la persistance de mauvaises habitudes. "Nous retrouvons encore trop souvent des encombrants abandonnés sur les trottoirs en dehors du jour de collecte ", peste Guillaume Gardillou, maire adjoint UMP chargé de l'espace public à Boulogne-Billancourt. François Dagnaud plaide pour une simplification sur le territoire du Syctom. "On ne met pas forcément la même chose dans tel bac selon la commune dans laquelle on se trouve, regrette-t-il. Il nous faut avancer vers plus d'homogénéisation." Si la tendance se confirme, le Sytcom espère ne plus avoir recours à l'enfouissement des détritus à l'horizon 2014. Ces derniers alimenteront les filières de recyclage ou serviront à produire de l'énergie à l'image d'Isséane, l'usine d'incinération du syndicat située à Issy-les-Moulineaux. Un dossier que suivront avec attention les membres d'environnement 92. "Nous avons appris que de grandes entreprises spécialisées achètent des terrains en Ile-de-France pour enfouir, s'inquiète Michel Riottot, alors nous jugerons sur pièces".

Source : Jérôme Bernatas, le parisien, 22/01/2010.

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Rédigé par Stéphane Fleury

Publié dans #Environnement

Publié le 13 Février 2010

coeur-rouge-main.jpg
Sur le disque Chicago Blues A Living History, qui a fait tant parler d'Aulnay-sous-Bois en en donnant une image très positive, figure un titre de Lurrie Bell intitulé : my love will never die... mon amour ne s'éteindra jamais... Cette chanson véhicule un message universel que tout le monde peut comprendre puisque tout le monde a un cœur...

Dimanche 14 février, le collectif associatif
, réuni autour de la cité Arc en ciel, a justement choisi ce jour et ce symbole d'amour et d'amitié pour se retrouver.  Au-delà du projet de construction qui fait débat dans le quartier et dans la ville, l'idée est avant tout d'organiser un moment festif et familial de rencontre.  Partager, échanger des points de vue, discuter, dialoguer voilà résumées en quelques verbes nos motivations...  

Bien que nos associations se soient réunies autour de la question urbanistique, en ayant le courage de la porter ouvertement sur la place publique, ce n'est pas tant la thématique du logement qui est en cause, mais plus largement la manière d'envisager les constructions. Si le besoin est urgent, ce dont nous ne doutons pas, l'objectif principal du collectif est d'amener élus et habitants à réfléchir en concertation au projet de ville du futur dans un souci de densification raisonnable et raisonnée.

Notre rendez-vous est finalement une occasion formidable pour l'ensemble des aulnaysiens de débattre en toute convivialité de cette question et d'autres évidemment...

Voir au delà de nos différences et travailler sur ce qui nous rassemble...  

Construire et  vivre notre ville ensemble...

Est-ce si difficile que cela ? J'ose encore croire que non...

Stéphane Fleury

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Rédigé par Stéphane Fleury

Publié dans #Fêtes et Cérémonies

Publié le 12 Février 2010

SOUSPREFECTURE


C'était le mercredi 10 février. Le collectif associatif constitué autour des questions de l'urbanisme s'est rendu à la Sous-préfecture du Raincy. L'occasion de parler révision du PLU, de densification, de logement et même de démocratie participative... Entre autres... Le moment venu nous ferons un petit compte-rendu des échanges instructifs qui ont eu lieu dans la salle des Taxis de la Marne...

Stéphane Fleury.

 

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Rédigé par Stéphane Fleury

Publié dans #Fêtes et Cérémonies

Publié le 11 Février 2010

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La première fois que je me suis rendu à la cité Arc en ciel, c'était un dimanche de mai. La chaleur était étouffante. Les dimanche se suivent et ne se ressemblent pas, puisque cette fois-ci, c'est au coeur de l'hiver que nous avons rendez-vous là-bas. Les défenseurs de l'espace vert Arc en ciel organisent, en effet, ce dimanche 14 février à 15 heures une manifestation pleine de coeurs. L'idée est que chacun fabrique un coeur pour venir l'accrocher sur les grilles du terrain situé rue Maurice Nilès. Le jour de la Saint-Valentin. Joli clin d'oeil...


Je l'ai déjà écrit, le cas de la cité Arc en ciel constitue, à ce jour, le premier échec flagrant et cuisant de la démocratie participative aulnaysienne depuis l'arrivée de la nouvelle équipe municipale. Dés le début , le projet de construction envisagé n'a cessé d'être controversé. En réunion publique , devant les habitants, sans que l'on prenne la peine d'en tenir compte d'ailleurs. Mais aussi au sein des élus de la majorité, créant une situation inédite puisque Alain Amédro, élu Vert, cinquième adjoint en charge de l'urbanisme a été jusqu'à déposer un recours gracieux contre le permis de construire signé par le maire PS Gérard Ségura pour l'aménagement de cette parcelle de terrain.

Les tensions entre élus sont allées crescendo atteignant leur paroxysme lors de la désormais fameuse affaire Cyndi Vargin, où Françoise Bovais-Liégeois, sixième adjointe au maire, cachée sous un pseudo, s'en est pris directement à Alain Amédro sur MonAulnay.com. Que de bruit et de fureur pour une vingtaine de logements ! A l'époque où la démocratie locale s'affiche partout dans notre ville en prônant des valeurs de dialogue et de concertation on ne peut que constater une incapacité chronique à communiquer sur ce dossier. Comme un symbole, ces grilles qui entourent le terrain...

La démocratie c'est maintenant, parait-il ! Alors pourquoi n'est-il pas possible de réunir élus et riverains autour d'une table pour réexaminer ce projet afin de trouver un consensus acceptable pour tous ? Et ceci d'autant plus qu'il est sorti du cadre du PRU. En attendant, les dimanche se suivent et se ressemblent pour les défenseurs de l'espace vert Arc en ciel qui continuent leur combat. A la différence que désormais c'est à un collectif d'associations solidaire et déterminé qui lutte contre un ensemble de constructions isolées, élaborées au nez et à la barbe des habitants des quartiers, sans que l'on puisse déceler la moindre vision d'un projet de ville global et cohérent pour le futur.

Alors ce dimanche, sur les coups de 15 heures, faîtes un détour par la cité Arc en ciel, et apportez votre coeur... Au coeur de l'Arc en ciel...  

Stéphane Fleury

On parle aussi de cet événement ici et

        
 

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Rédigé par Stéphane Fleury

Publié dans #Fêtes et Cérémonies

Publié le 9 Février 2010

sondage.jpgUne fois n'est pas coutume Aulnaylibre ! se lance dans un exercice inédit d'interactivité : un sondage...

Pour faire écho à l'article consacré à la circulation rue Maximilien Robespierre paru hier, la question est la suivante :

A votre avis, peut-on réellement se passer d'une voiture lorsque l'on habite à Aulnay-sous-Bois ?

Pour répondre cliquez :  ici

Voilà, la question est lancée... Première expérience... Vous pouvez réagir en laissant des commentaires, en expliquant ce qui se passe dans votre quartier  ou simplement donner votre avis. Ce blog est libre...

Aulnaylibre !

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Rédigé par Stéphane Fleury

Publié dans #Sondage

Publié le 8 Février 2010

La rue Maximilien Robespierre à Aulnay-sous-Bois est en pleine mutation. A cet égard, elle offre un panorama plutôt intéressant de ce qui se passe dans notre ville. Belle occasion de faire un petit tour d'horizon... Alors c'est parti ! 

Episode 1 : la circulation.

C'est un des grands classiques de la rue Maximilien Robespierre. A un moment ou un autre, quand vous roulez dans cette rue vous finissez par être coincé... La faute à qui ? Aux bus qui se croisent... Entre le klaxon des impatients, les manœuvres improbables pour se ranger en mordant sur les trottoirs tout en évitant les plots métalliques, ces quelques minutes où le temps suspend son vol valent toujours leur pesant de cacahuètes.

ROBERSPIERRE-BUS-CROISEMENT.jpg

(Photo 1 : rue Maximilien Robespierre. Quand deux bus se croisent, qu'est-ce qu'ils se racontent ? Des histoires de bus ! ).

Le drame de cette rue est que l'on ne peut pas l'élargir, évidemment. Et comme le parc automobile aulnaysien se situe aux alentours de 38000 véhicules et que celui-ci augmente d'environ 1% chaque année, forcement au bout d'un moment ça déborde... Nos 180 kilomètres de rues n'étant pas extensibles à l'infini, le bon sens voudrait que l'on envisage sérieusement une société de l'après-voiture. En voilà une chouette idée ! Mais, le réseau des bus est-il suffisamment bien organisé et fiable ? Les commerces de proximité sont-ils en nombre suffisants ? En résumé, les conditions de vie sont-elles réunies pour réellement pouvoir se passer d'une voiture lorsque l'on habite à Aulnay-sous-Bois ?  

En attendant la réponse à cette vaste question, une autre photo de la situation... ci-dessous...


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(Photo 2 : toujours le même endroit quelques minutes plus tard... Bon ça passe ou quoi ? ... and the winner is : bus 617 ! )

Stéphane Fleury 



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Rédigé par Stéphane Fleury

Publié dans #A vos quartiers !

Publié le 2 Février 2010

128.png128 ! Non, ce n'est pas le débit de ma connexion internet... Pourtant, lorsqu'un réparateur est venu régler un problème de connexion à la maison, il m'a fait comprendre que j'étais trop loin d'un sous-répartiteur et que le débit de ma connexion était pour le moins lamentable... Lui, il habite du côté du parc Dumont et reçoit la télé par internet sans aucune difficulté. Moi, ce n'est même pas la peine d'y penser. Tout de suite je me suis senti un peu vexé, genre  même dans l'internet il y a discrimination entre les quartiers. Allez, je le concède, discrimination est un poil exagéré mais je trouve quand même dingue qu'au 21éme siècle, une ville de plus de 80000 habitants comme Aulnay-sous-Bois, aux portes de Paris, soit incapable d'offrir un internet homogène pour tous, au même débit... Mais passons pour le moment...

128 ! donc. Il s'agit du nombre de visiteurs uniques sur le blog Aulnaylibre !, hier. Record historique. Sans doute dû, comme l'écrivait Platon, a "d'énergiques préparatifs" (publicitaires) "joints à d'heureuses circonstances"...  128 ! c'est à la fois très peu, comparé aux scores du blog emblématique de la ville, je parle de MonAulnay.com bien sûr. L'objectif d'Aulnaylibre !  n'est d'ailleurs pas de se positionner par rapport à cette référence incontournable, mais plutôt de trouver son propre chemin et de continuer à parler librement de notre chère cité, quitte à faire parfois grincer quelques dents chez les élus locaux.    

Mais 128 ! c'est à la fois beaucoup pour un petit blog consacré à ses débuts exclusivement à la rue des Saules. Ce sujet là reste toujours d'actualité et nous y reviendrons bientôt, mais Aulnaylibre ! a su évoluer, sortir de son quartier, pour aller voir un peu partout ce qui se passe dans notre ville. Il n'y a aucun triomphalisme dans ces lignes, mais ce nombre de lecteurs donne forcement de l'énergie pour continuer le travail entrepris : informer, interpeller, tenter d'expliquer les enjeux de la ville et donner quelques clés pour celles et ceux qui veulent se joindre aux débats...

Apporter aussi un regard différent d'une publication municipale, je veux parler bien entendu d'Oxygène. C'est un bon magazine informatif, mais il a tendance parfois à présenter les choses sur le ton de Madame La Marquise tout va très bien tout va très bien. Dans ce cas, il se place souvent en décalage avec la réalité. Il n'y a pas meilleur exemple que la question de l'urbanisme, traitée par l'hebdo sur le mode "tout va très bien "  et la réunion des associations du 22 janvier 2010 qui démontre que l'inquiétude des habitants est grandissante au contraire.

Bref, il y a encore du travail... J'en ai eu un exemple très concret ce matin. Aulnay Libre discutait sur facebook ( et oui Aulnaylibre ! est désormais sur facebook) avec un jeune internaute qui me demandait qui j'étais... On discute un peu, je lui demande de quel quartier il est, il me répond les étangs, je lui dis on s'est peut-être rencontré à des réunions de quartier... Il me répond : réunions de quartier ???... Avec de grands points d'interrogations... No comment...

Si rien ne remplace le contact direct avec les habitants, la blogosphère est, indéniablement, un outil qui offre des possibilités intéressantes... A nous de continuer à les explorer... Ensemble...

Stéphane Fleury pour Aulnaylibre !

Pour nous contacter : aulnaylibre@yahoo.fr

 

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Rédigé par Stéphane Fleury

Publié dans #Divers

Publié le 1 Février 2010

reunion 
L'urbanisme est un sujet qui commence à faire causer à Aulnay-sous-Bois... C'était vrai en réunions publiques organisées par le maire, mais désormais, et c'est un fait relativement remarquable de par son ampleur, la discussion se déplace hors du circuit politique traditionnel. Et c'est sans doute ce qui agace un certain nombre de nos politiciens locaux qui sentent que le contrôle leur échappe. Lassés de voir la démocratie locale aulnaysienne pédaler littéralement dans la choucroute, des habitants d'un bon nombre de quartiers de la ville prennent les choses en mains et sont en train de s'approprier cette question.

 

Les faits sont là et indiscutables : distributions de tracts, signatures de pétitions, discussions spontanées, sur les marchés, dans la rue, création de collectifs de riverains et d'associations... jusqu'à ce vendredi 22 janvier 2010 où un collectif structuré s'est présenté à la population en réunion publique. Entre les présents dans la salle et ceux restés à l'entrée faute de place, 200 personnes étaient réunies, preuve s'il en est que la demande d'information sur ce sujet semble croître de manière exponentielle parmi les habitants. Signe des temps, même les blogs deviennent des sources de renseignements précieuses tant la question est brûlante...

 

Comment en est-on arrivé là ? D'abord par manque de méthode. Des projets de construction, comme par magie, sont sortis du chapeau sans réelle information, consultation ou concertation avec les habitants des quartiers. Rue des Saules, les riverains ont été alertés par une machine à sonder les terrains alors que les élus leur expliquaient depuis des mois que rien n'était prévu ! A la cité Arc-en-ciel, constituée de logements sociaux pavillonnaires, les habitants attendaient un équipement et/ou un espace vert et se voient finalement proposer un immeuble de 24 appartements au milieu des pavillons. Même s'il est en conformité avec la zone UD du Plan Local d'Urbanisme, ce projet présenté en réunion publique de démocratie participative n'a pas reçu un accueil franchement chaleureux de la part des riverains. Cependant les élus n'en ont pas tenu compte...

 

...A l'exception notable d'Alain Amédro, 5éme adjoint au maire, élu Vert, ... en charge des questions d'urbanisme, enfin sur le papier, qui n'a eu de cesse de dénoncer l'absence de méthode dans la gestion des dossiers de l'Arc-en-ciel... et de Balagny ou cette fois-ci c'est un espace vert qui fera les frais de la sacro-sainte densification. Rendons-lui au moins cela. Sans renier ses aspirations à une plus grande justice sociale, il a été le seul, au sein de la majorité plurielle, à tenter de concilier besoin de logements, exigence environnementale en termes de qualité de construction et réelle volonté de concertation avec les riverains dans l'élaboration du projet final. Il a d'ailleurs proposé des alternatives, bien reçues par les habitants concernés, mais classées sans suite depuis...

 

PRUDepuis, les inquiétudes des habitants grandissent de jour en jour face à cette gestion du coup par coup, où les projets de construction s'élaborent de façon isolée sans réelle approche d'ensemble à l'échelle de la ville. Désormais, aucun quartier n'est épargné, du nord au sud. Cette situation provoque des réunions passionnées, la dernière en date étant la réunion publique des prévoyants. Auparavant, la municipalité avait l'excuse du PRU, le plan de renouvellement urbain, qui obligeait la ville à fournir à l'ANRU, l'agence nationale pour la rénovation urbaine, avant la fin de l'année 2009, la liste précise des 821 logements à reconstruire dans ce cadre, sous peine de perdre des millions de subventions. Mais aujourd'hui, le PRU est sauvé. Cette urgence là est passée et désormais les conditions d'une réflexion approfondie et apaisée sur le projet de ville du futur semblent réunies...

 

... A condition que les élus y mettent un peu de bonne volonté. Car en effet, au delà du manque de méthode, au-delà même du manque d'information, puisque certains aulnaysiens découvrent presque par hasard que leur habitation est située dans un périmètre d'études urbaines, ce qui choque le plus à Aulnay-sous-Bois c'est le manque de vision quant au projet de ville du futur... Combien de révision ou de modification du PLU faudra-t-il pour enfin décider des grandes orientations urbanistiques de notre cité en mettant clairement les enjeux (logement, environnement, circulation... ) sur la table et en associant aux débats le plus largement possible ceux qui sont notre ville à savoir nous, les habitants ?

Ces derniers mois, les réactions épidermiques des habitants face à des projets immobiliers menés séparément et sans réelle cohérence, ajoutées aux confrontations quartier par quartier parfois savamment entretenues dans un souci de division, n'ont fait qu'accroître les tensions autour des questions d'urbanisme. Préférant nier l'importance du phénomène, nombre d'élus locaux de la majorité municipale se sont crispés au fur et à mesure, adoptant le plus souvent une posture autiste. Jusqu'à quand ?

Après la réunion publique du 22 janvier 2010, il serait dommage de ne pas saisir cette chance qui s'offre à nous, de ne pas s'appuyer sur cette force constituée des associations et de la population prêtes, à travers des ateliers d'urbanisme, à apporter leur pierre à l'édifice, et de laisser filer cet instant de démocratie où, ensemble, nous pouvons imaginer et construire notre ville pour demain...

Stéphane Fleury.  





  
 

 

  

 

  

 

 

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Rédigé par Stéphane Fleury

Publié dans #Urbanisme