Vendredi 27 Mars 2009 Réunion Salle Gainville 18H30 Dernière Partie.

Publié le 31 Mars 2009

Plus la soirée avance et plus la foule réaffirme fermement son opposition au projet. Monsieur Ségura poursuit : on vous a entendus, on vous a entendus. On vous a entendus, on va prendre en compte vos demandes, on va examiner parce qu'il n'y a pas que des logements à faire dans cette ville, mais il y aussi des logements à faire dans cette ville. Et donc on va réfléchir éventuellement à un petit programme mixte. Une dizaine de logements combinés avec une crèche. La foule réagit encore. Monsieur Ségura : mais si ça ne va pas on en rediscutera. La foule reprend unanime : des pavillons, des petits pavillons avec un petit jardinet. Monsieur Ségura répète enfin ce que la foule veut entendre :  des petites maisons, des petits pavillons.

Monsieur Ségura poursuit : sachez que l'on n'est pas axé sur un projet qu'on va vous imposer d'une manière ou d'une autre, on va vous proposer... Laissez-nous vous proposer des choses. Si vous nous dîtes ça ne marche pas, et bien on vous proposera autre chose... Mais ne dîtes pas à priori on est contre tout ce que vous allez faire. Vous ne voulez pas du projet actuel, et bien on a entendu, on en est plus là maintenant, on oublie le projet actuel...

Les riverains sont soulagés d'avoir été entendus.

Monsieur Ferrand demande quand de nouveaux plans seront disponibles et revient sur l'ouverture de la rue du Sausset avec le projet de connexion avec la rue des Saules. Il veut la confirmation qu'il n'y aura pas d'ouverture quelle qu'elle soit : c'est à dire pas de rues, ni de voies piétonnes... Monsieur Ségura tente quand même le coup en parlant d'une voie piétonne avec des plots empêchant le passage de voitures. Mais Monsieur Ferrand réaffirme son opposition et celle de tous les riverains de la rue du Sausset à toute ouverture quelle qu'en soit la nature.  Il précise que la rue du Sausset est un petit coin tranquille, on est heureux, il faut pas gâcher ce micro climat, ce havre de paix ajoute quelqu'un d'autre. Une autre riveraine demande encore : il ne faut pas percer de rue vers la rue du Sausset. Monsieur Ségura confirme à nouveau : c'est abandonné, on vous l'a dit. Il profite pour affirmer que si les riverains d'un quartier sont régulièrement consultés c'est parce qu'ils ont la meilleure expertise des conditions de vie de leur quartier, d'où les conseils de quartier, et les consultations.

Monsieur Ségura réitère : on a entendu, on est pas sourd. Et s'il faut autre chose, on fera autre chose et on essaiera de vous convaincre à chaque fois et peut-être qu'on n'y arrivera pas... Peut-être qu'on ne fera rien et qu'on restera avec une friche. Ce n'est pas la meilleure des situations d'ailleurs. Vous aviez l'impression qu'on allait bétonner tout le quartier, nous n'avons jamais eu cette intention, jamais, jamais. On va retravailler. Quand ? Dans deux mois, dans trois mois, on va voir... Nous avons un objectif : créer 120 places de crèche dans les deux ans qui viennent. Il restera des besoins. Sur ce terrain là, peut-être que crèche attitude pour la crèche d'entreprise sera intéressé. On vous proposera une esquisse encore, et on discutera de la même façon... Essayez de nous croire quand on vous dit que nous ne ferons rien sans vous réunir et vous consulter.

Un autre riverain demande à Monsieur Ségura : vous pouvez mettre par écrit justement ce que vous dîtes à savoir que vous abandonnez le projet et comme quoi vous nous consulterez par la suite..

Monsieur Ségura : le projet dans cet état là, nous ne le ferons pas, ça c'est clair. Et nous vous consulterons sur tout projet que nous émettrons sur ce point là...

Ce monsieur insiste : faîtes le par écrit s'il vous plait. Monsieur le Maire.

Monsieur Ségura : je suis le Maire d'Aulnay Sous Bois, et il y a ici une centaine de personnes, quand je prends un engagement en public de ce type, permettez-moi d'avoir la faiblesse de vous demander de me croire.

Sentant la foule encore défiante vis-à-vis des élus, Monsieur Amédro revient encore sur la non ouverture de la rue du Sausset en précisant : c'est définitif, on vous l'a notifié par écrit... C'est un engagement... Monsieur Ségura renchérit : il n'y aura aucune ouverture de la rue du Sausset, y compris voie piétonne, pendant cinq siècles ça vous va ?.... La foule applaudit.

Cet épisode sur la demande des riverains d' un écrit émanant du Maire confirmant ses dires en public est intéressant à bien des égards. Il est symptomatique d'une certaine défiance de la population envers les politiques. La crise de confiance est là. Du reste, il suffit d'examiner les chiffres d'abstention du dernier scrutin municipal : 48% d'abstention au premier tour, 40% d'abstention au second. On a du mal à croire que 40% des électeurs ne jugent pas utile de se déplacer pour une élection municipale, scrutin local qui est le plus à même de les intéresser et de les impacter dans leur vie quotidienne.

Un riverain exprime ses inquiétudes sur la valeur de son bien : on est tous propriétaires... On a travaillé dur pour se construire un mur, une toiture... Si vous construisez une quantité massive d'immeubles on va encore perdre de l'argent, moi je voudrais vendre un jour, partir en province, offrir quelque chose à mes enfants. Combien je vais le vendre mon pavillon, combien je vais le vendre ? Nous sommes d'ailleurs plusieurs à avoir fait expertiser notre pavillon et avoir demandé aux agences immobilières d'estimer l'impact du projet actuel sur nos maisons. Les estimations les plus optimistes prévoyaient une perte d'environ 30% jusqu'à des prévisions plus pessimistes parlant d'une perte d'environ 50% de la valeur de vente potentielle de nos pavillons.

Une autre personne explique que le principe de la zone pavillonnaire est de sortir d'une zone comportant des tours ou des immeubles. On y vient pour la tranquillité. Cette personne précise qu'elle n'a rien contre les personnes vivant aux 3000 mais que si l'on sort d'une zone telle que celle des 3000 ce n'est pas pour la recréer au milieu d'une zone pavillonnaire.

Monsieur le Maire conclut : je crois que les choses sont bien claires, on a pris des engagements. Donc on va revenir vers vous avec d'autres esquisses de projet. Et on aura une consultation sans doute dans un climat plus tranquille et on vous exposera les choses. Si vous dîtes non ça va pas, et bien on reprendra la copie et on y retravaillera jusqu'au moment où on arrivera à obtenir un consensus des riverains.

 La soirée s'achève ainsi, pleine de promesses...

Au clavier Stéphane Fleury pour le Collectif des Riverains. Mardi 31 Mars 2009 20Heures58.

Rédigé par stefanfaith

Publié dans #A vos quartiers !

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jean latouche 01/04/2009 12:52

je rebondis sur votre phrase sur les promesses...

« Les promesses n'engagent que ceux qui les écoutent. »

« La politique n'est pas l'art de résoudre les problèmes, mais de faire taire ceux qui les posent. »

La seule chose qui vous protège c'est le recours en justice et qui bloque les projets avec une magnifique épée de damoclès...

Ne vous faites pas d'illusion, il faudra bien reloger les 3000 demandeurs de logements de la commune. Et la première tranche est de 600 logements voir monaulnay. et il suffit de voir le motif pour assurer la mixité sociale des destructions de la rose des vents, il faudra reloger les gens sur toute la ville.