Seine-Saint-Denis : les opposants au passage de trains transportant des matières chimiques et nucléaires dangereuses reçus à Matignon !

Publié le 12 Octobre 2013

trains-dangereux.jpg« Le droit à la transparence manquait cruellement. Nous avons obtenu la création d’un comité local d’information sur la gare de triage de Drancy. L’Etat sera obligé de nous entendre de façon officielle, mais nous continuerons à manifester. » Mégaphone à la main, écharpe tricolore bien visible, Didier Mignot, le maire (PCF) du Blanc-Mesnil improvise un débriefing à deux pas de l’hôtel Matignon, à Paris, devant une cinquantaine d’habitants de sa ville. L’élu a été reçu hier en fin de matinée par les services du Premier ministre, avec une délégation de riverains du collectif Corigat et la députée communiste Marie-George Buffet.

De nouvelles études vont être menées

Ensemble ils ont remis une pétition de plus de mille signatures demandant à pouvoir vivre en sécurité autour du site ferroviaire où passent chaque année 200000 wagons de fret dont 20800 transportant des matières dangereuses (chimiques et aussi nucléaires). Ils ont également fait part de leur refus de voir le développement de la ville stopper et les biens des habitants se dévaluer, après l’annonce en avril par le préfet de Seine-Saint-Denis de l’interdiction de toute nouvelle construction dans un périmètre de 620 m autour de la gare de triage. L’objectif est d’empêcher l’installation de population supplémentaire à proximité de l’enceinte sensible exploitée par la SNCF Geodis.

« Nous avons eu en face de nous des gens embarrassés. L’Etat a dégainé un peu vite ce document de restriction », estime Didier Mignot, en sortant de l’entretien avec le cabinet du Premier ministre. De nouvelles études, concernant en particulier les risques d’accident, vont en effet être menés dont les résultats ne devraient pas être connus avant l’été 2014. En attendant, les habitants ont obtenu la mise en place rapide d’un comité local d’information, auquel participeront élus et riverains. Le dispositif est à l’image de ce qui existe autour des centrales nucléaires.

« Jusqu’à présent, nous n’étions au courant de rien. Nous n’avons même aucune idée de la conduite à tenir en cas d’accident. Faut-il évacuer ou rester enfermés chez soi? », se demandent Tatiana et Nicole, deux habitants du Blanc-Mesnil qui compare le site à une « bombe à retardement ». « C’est un endroit qui paraît peu sécurisé. Que se passerait-il si quelqu’un de mal intentionné y pénétrait? ajoutent-elles. Il y a de quoi rayer tout un quartier dans cette gare. »

Cette entrevue à Matignon fait suite à une série d’actions de mobilisation menées également par les villes de Drancy et du Bourget. Après la chaîne humaine qui s’est déroulée en septembre au Blanc-Mesnil, une manifestation devant la préfecture de Bobigny a réuni 2500 personnes il y a une semaine. « En quittant les services du Premier ministre, je leur ai dit à bientôt, a d’ailleurs prévenu Didier Mignot. Car s’il le faut, nous reviendrons et nous reviendrons plus nombreux. »

Source : Le Parisien

Rédigé par Aulnaylibre !

Publié dans #Transports

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Jean Louis Karkides 12/10/2013 21:40

Voici des communistes tels que je les aime.