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2 mai 2013 4 02 /05 /mai /2013 17:30

politicsLa politique n’a pas bonne presse, et c’est bien normal. Comment pourrait-il en être autrement dans les conditions où elle est bien souvent exercée ? Promesses non tenues, discours convenus et formatés, langues de bois, « enfumages » de toutes sortes.  N’en jetez plus, la cour est pleine !....

Tout cela n’est que trop vrai. Difficile à entendre pour les professionnels de la politique, qui, dès lors, crient au loup, sans s’apercevoir que c’est eux-mêmes qui l’ont introduit dans la bergerie. Toujours prompts à opposer une partie de la France contre l’autre, toujours prompts à faire plaisir à leurs affidés, toujours prêts à dépenser l’argent qu’ils n’ont pas…Etonnez-vous qu’après ils soient difficilement crédibles ! Etonnez-vous alors de la hausse des abstentions et même des votes blancs ou nuls (plus de deux millions lors de la dernière élection présidentielle).

Au-delà de ce constat, il est nécessaire de comprendre les raisons profondes d’une telle désaffection. Elle tient, à mon sens, à quatre causes majeures : 

. La crise de la forme « parti »

. La professionnalisation de la politique

. La crise des finances publiques

. L’impuissance relative des politiques

La crise de la forme « parti »

Pourquoi y a-t-il aussi peu de gens inscrits dans les partis politiques et encore moins de militants ? On dira que c’est la faute à une société individualiste et recroquevillée sur le « chacun chez soi ou le chacun pour soi ». Peut-être. Mais, je crois que cette explication n’est pas suffisante. Car, en même temps, il n’y a jamais eu autant d’associations de toutes sortes prouvant la vitalité du « vivre ensemble ». Il n’y a jamais eu autant de sites ou de blogs dans lesquels beaucoup de gens souhaitent s’exprimer.

Je crois, donc, qu’il faut chercher ailleurs.

Une des premières causes de cette désaffection réside, me semble-t-il, dans la forme archaïque de la notion de parti.

C’est pourquoi, d’ailleurs, on parle volontiers aujourd’hui de « mouvement » pour essayer de donner le change. Il n’y a pas si longtemps, en effet, un parti avait essentiellement une idéologie, une ligne, des mots d’ordre et des slogans que les militants étaient chargés de répercuter auprès de la population, à coups de tracts, d’affiches, de porte à porte et de réunions. C’est toujours vrai, mais cela ne suffit plus.

Pour au moins deux raisons.

Des mots d’ordre et des slogans réducteurs ne permettent plus de rendre compte d’une réalité de plus en plus complexe, notamment à l’heure de la mondialisation.  Les idéologies craquent, emportées par les funestes révélations du vent de l’histoire ou bien par les péripéties de crises à répétition. Les mots en « isme », socialisme ou libéralisme, quelle signification recouvrent-ils exactement ? Ne parle-t-on pas de social-libéralisme

L’élargissement et l’élévation du niveau de formation, l’évolution des mentalités et niveaux de vie et plus généralement l’évolution de nos sociétés aux prises avec des contradictions majeures, ne conduisent pas à considérer qu’il y aurait forcément d’un côté le « bien » et de l’autre le « mal ». Pourquoi ne pas considérer, par exemple, que l’efficacité  économique (concept plutôt classé à droite) ne pourrait pas se concilier avec la justice sociale (concept plutôt classé à gauche) ?

La deuxième cause me paraît résider dans la faiblesse du renouvellement du personnel politique et de ses codes.

Fort heureusement, il y a des contre-exemples. Je vois par exemple, à la télévision ou ailleurs de nouvelles têtes émerger avec un langage moins convenu et plus actuel.  Des jeunes plus ouverts à la discussion, paraissant plus sincères. Qui ont une profession, une formation et sont capables de penser par eux-mêmes plutôt que réciter des paroles apprises ailleurs.

Mais ils sont largement minoritaires. Pour l’essentiel, le personnel politique influent et décisionnaire  est constitué de « vieux routiers » ou « briscards » de la politique qui ont appris les codes d’une rhétorique bien souvent surannée. Ainsi, leur discours est si prévisible et caricatural qu’il en devient souvent comique, faisant alors le miel d’émissions humoristiques que l’on entend à la radio ou à la télévision.  Etonnez-vous après du peu d’intérêt que leur accordent les jeunes et même parfois les moins jeunes.

Loin de moi l’idée de penser, pour autant, que le critère de l’âge est un critère absolu avec je ne sais quel « jeunisme » de mauvais aloi car il en est certains qui, dès leur début, singent les mauvais côtés de leurs anciens par une sorte de mimétisme affligeant. 

Mais la crise de la forme « parti » n’est que la première des causes de la désaffection envers les politiques. Il faut y rajouter le phénomène de professionnalisation de la politique abordé dans la deuxième partie de cet article.

Veritis

(Traduction du dessin : I'm hungry j'ai faim / Stop talking politics arrête de parler politique)

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