Une fillette de 8 ans meurt dans l’incendie d’un camp de Roms à Bobigny

Publié le 12 Février 2014

Un incendie mortel s'est déclaré ce mercredi dans un camp de Roms situé dans le quartier des Coquetiers à Bobigny (Seine-Saint-Denis). Un enfant, vraisemblablement une fillette de 8 ans, a été retrouvé par les secours mort brûlé.

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Pour une raison encore inconnue, le sinistre s'est déclaré vers 5h45. «Une centaine de pompiers a été mobilisée, indique-t-on à la préfecture de Seine-Saint-Denis. 

Ils ont réussi à maîtriser le feu vers 6h40.» Ce camp qui avait, ces dernières semaines, vu affluer de plus en plus de personnes victimes d'expulsions, était occupé par près de 200 Roumains et Bulgares, qui ont été évacués. C'est environ un cinquième de ce camp qui a été dévasté par l'incendie.

Les pompiers ont réussi à maîtriser le feu aux environs de 06H25, mais «une fillette de 8 ans n'a pas été retrouvée pendant l'opération. Nous ne savons pas pour l'heure s'il s'agit de la même personne», a ajouté la préfecture. L'autopsie du corps de l'enfant était en 
cours dans la matinée. Selon une enseignante investie auprès des Roms, cette fillette, prénommée Mélissa, d'origine bulgare, était scolarisée en CE1 dans une école de Bobigny.

Le préfet de Seine-Saint-Denis Philippe Galli s'est rendu sur place. Ce campement avait déjà été le théâtre d'un incendie en avril, qui n'avait pas fait de victimes.

La maire de Bobigny en appelle à l'Etat

Dans un communiqué, la maire communiste de Bobigny, Catherine Peyge, a dit vouloir «rencontrer d'urgence» la ministre du Logement Cécile Duflot après «ce drame». «N'oublions pas que cette question repose sur l'égalité territoriale bafouée en région parisienne et que la "chasse" à laquelle ces populations sont exposées est un facteur aggravant de grande précarité», affirme Catherine Peyge.

En fin de matinée, alors qu'une centaine des occupants du camps erraient à ses environs, Catherine Peyge déclarait au Parisien qu'elle venait de s'entretenir avec Cécile Duflot par téléphone. Une réunion d'urgence doit se tenir en préfecture de Seine-Saint-Denis avec l'ensemble des intervenants pour que des solutions d'hébergement pérennes soient proposées. Pour sa part, la maire de Bobigny en appelle à l'Etat pour qu'il ne laisse pas les collectivités locales seules face à ces situations, souhaitant notamment qu'Adoma, qui gère quelque 70000 logements sociaux, s'implique sur ce terrain.

Selon la préfecture, 135 campements ont été évacués en Seine-Saint-Denis en 2013, soit plus de deux évacuations par semaine. Le nombre de Roms vivant dans des campements est par ailleurs passé de 8.000 personnes début 2013 à 3.000 personnes début 2014, installées dans 46 campements.

Selon un rapport de la Ligue des droits de l'Homme publié mi-janvier, 22 camps roms (abritant un total de 2.157 personnes) ont été touchés par des incendies en 2013, contre 11 (1.065 personnes) en 2012.

Source : Le Parisien

Rédigé par Aulnaylibre !

Publié dans #93 Infos

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serrurier paris 14/02/2015 19:31

J'apprécie votre blog , je me permet donc de poser un lien vers le mien .. n'hésitez pas à le visiter.
Cordialement

Romuald Weymann 12/02/2014 15:50

On peut supposer que nombre de ces incendies dont quelques uns ont une issue dramatique sont la conséquence d'une précarité extrême, avec un gouvernement PS-EELV qui n'a de cesse de jeter à la rue
ces populations, encore plus que sous Sarkozy. Le fameux changement, sûrement.
Populations qui cherchent à se réchauffer * au moyen de feux de fortune donc.

Mais n'écartons pas non plus la piste de feux allumés au sein même de ces camps permettant de fondre les gaines de câbles de cuivre, métal massivement volé sur l'ensemble du territoire français et
revendu à prix d'or - ou plutôt de cuivre - à des receleurs peu scrupuleux.

* Cela me permet de rappeler les conseils curieux de Dominique Voynet, future ex-maire EELV de Montreuil qui, observant une natalité particulièrement élevée au sein d'un camp rom squattant sa
commune, conseillait l'utilisation de moyens de contraception; tout en rajoutant comprendre que ces populations avaient trouvé là un moyen de se réchauffer...
La beaufitude version écolo, sauf qu'aucune assoc antiraciste n'a relevé, aucun parti pseudo-humaniste ne s'est indigné.

http://blogs.rue89.nouvelobs.com/mouloud-akkouche/2011/02/21/quand-la-dame-patronnesse-dominique-voynet-visite-un-squat-rom-191448

Patrick Poyer 12/02/2014 14:39

Quand on voit tous les camps installés ou en cours d'installation autour d'Aulnay, les conditions de vie que nous constatons ne peuvent déboucher que sur des drames.