Aulnay-sous-Bois Quartier Nonneville : l’assourdissant bruit de l’autoroute A3

Publié le 3 Décembre 2012

A tort ou à raison le sud d’Aulnay-sous-Bois a la réputation d’être un endroit cossu où il fait bon vivre. On imagine tout de suite les jolies maisons individuelles et leurs jardins harmonieusement arborés qui font le charme et la douceur tranquille de la très convoitée zone pavillonnaire occupant 40% du territoire de la commune. Si cela est sans doute vrai dans certains secteurs de cette partie de la ville il y en a d’autres où ce sentiment est à nuancer fortement. C’est le cas par exemple de la portion du quartier Nonneville qui longe l’autoroute A3. Outre la vision d’un mur horrible que l’on croirait issu du film de John Carpenter, New-York 1997, les riverains sont soumis au bruit assourdissant et incessant de la circulation. La vidéo ci-dessous tournée sur place ce dimanche se passe de commentaire !


C’est sans doute pour cette raison qu’Alain Boulanger, président de l’Association Capade-Sud, s’est associé au Conseiller municipal du Blanc-Mesnil, Alain Ramos, pour demander au préfet de Seine-Saint-Denis, Christian Lambert, d’étudier la possibilité d’une limitation de vitesse à 70 km/heure sur cette voie de circulation (lettre à lire ici). Outre des effets sur la pollution atmosphérique, l’écoulement du trafic ou le nombre d’accidents,  la réalisation d’un véritable mur anti-bruit parait prioritaire tant cette situation est proche de l’intolérable. Si Jean-Paul Sartre dans sa pièce de théâtre bien connue « Huis-clos » écrivait l’enfer c’est les autres, dans le quartier Nonneville l’enfer c’est l’autoroute A3 ! Pour les plus courageux nous vous proposons une dernière vidéo aux abords des rues d’Orléans et Eugène Varlin qui reproduit assez bien la sensation de brouhaha permanent ne laissant aucun répit aux oreilles.

Rappelons enfin au passage que mes camarades du blog MonAulnay.com ont évoqué le sujet et généré un nombre important de commentaires, ce qui tend à démontrer que ce sujet ne laisse personne indifférent. Vous pouvez vous joindre au débat là-bas en cliquant ici.

Rédigé par Stéphane Fleury

Publié dans #Environnement

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JEAN LOUIS KARKIDES 05/12/2012 11:42

Arnaud,je ne pense pas que le commentaire de Fabien mettait en cause le fait que vous viviez en pavillon et possédiez une voiture.
Mais il pose clairement le problème d'un mode de vie qui nous amènera à un clash tôt ou tard.
Consommer sans limite des énergies limitées qui en plus détruisent peu à peu notre planète est un suicide.
Il ne s'agit pas de montrer du doigt Pierre,Paul ou Jacques mais de faire en sorte que les décideurs pensent un peu plus à l'avenir qu'à leurs profits immédiats.
Qu'ils soient à la tête d'une ville ou d'un pays.
On ne peut pas seul changer de mode de vie.
Manger plus sainement,s'approvisionner plus localement n'est pas plus onéreux mais n'intéresse pas les trusts.
Nous serons un jour obligé de changer notre mode de vie.
Il serait bien que cela ne soit pas du à une catastrophe.
Un petit espoir? Notre capacité à se reproduire a baissé de 30 pour cent en 17 années.
La nature est bien faite,non?

arnaud 05/12/2012 09:28

fabien alors d'après vous j'ai tout faut
je vie en pavillon
j'ai une voiture
je vais chercher ma baquette avec celle-ci
il aurait sans doute mieux fallu que je vive dans une tour de 18 étages, dans un quartier sans âme, que j'utilise les transports en commun si il y en a a moins d'un Km de ma tour
mais je vie dans une zone pavillonnaire ou tout les voisins se connaissent, se parlent et s'aident dans ce quartier il y a une âme et je suis content d'avoir choisie cette vie, sans doute au
détriment d'autres choses mais je préfère cette vie par rapport a celle que vous décrivez

Fabien 04/12/2012 14:24

Le débat est clos avant même d’avoir commencé. La voiture a gagné point barre. Le prix du foncier devenant exorbitant en centre-ville les gens sont obligés d’aller en périphérie et de plus en plus
loin. Comme les transports en commun ne suivent pas les voitures deviennent le moyen le plus simple de se déplacer pour le travail mais aussi pour aller faire ses courses dans d’immenses centres
commerciaux pendant que le petit commerce de proximité crève. Notre mode de vie favorisant l’étalement urbain et notamment l’accession à la propriété via des petits pavillons sur des zones de plus
en plus étendues rêve tant vanté sous l’ère Giscard d’Estaing est responsable de cette situation. L’industrie automobile n’a pas eu à s’en plaindre en plus ! CQFD. Le plus fort c’est que malgré le
prix incroyable du litre d’ essence à la pompe il y a toujours encore plus de voitures qui circulent ! La société nous a tellement rendus dépendant des biens de consommations puisque la croissance
économique est justement basée sur la frénésie d’achats qu’il est probablement déjà trop tard pour inverser la tendance. Je connais par exemple des gens qui prennent leurs voitures pour faire 800
mètres et aller chercher une baguette ou des couples de retraités qui ont trois bagnoles ! Bref, alors que la question de la raréfaction de l’énergie se pose de façon inéluctable (certains ont un
toit mais pas les moyens de se chauffer !) c’est tout un système à repenser mais l’homme est ainsi fait qu’il raisonne souvent à court terme et voit rarement plus loin que son nez. Le jour où la
grande claque arrivera il ne faudra pas aller pleurer qu’on ne savait pas !

wilfrid 04/12/2012 10:57

Vive le triple vitrage !

Pierre 04/12/2012 10:54

Billy,
s’il vous plaît n’envisagez pas le débat par le simple petit bout de la lorgnette, il n’est pas question de retour aux chevaux et calèches mais d’essayer de maîtriser les contraintes du monde
moderne en proposant des solutions pour les atténuer ou pourquoi pas les supprimer. Dans le cas présent, la piste évoquée par Alain Boulanger et Alain Ramos parait digne d’intérêt et mérite qu’on
s’y attarde. Le fait que les gens qui vivent là savaient qu’il y avait une autoroute ne change rien au fond du problème. Faut-il accepter les nuisances dues au bruit comme une fatalité irrémédiable
et irréversible ? Je pense que non. Face à un problème l’ironie est facile proposer des solutions possibles l’est beaucoup moins !

Hervé Suaudeau 03/12/2012 23:44

Merci pour le lien sur MonAulnay.com.

Billy 03/12/2012 19:29

Les gens qui vivent là-bas savaient déjà qu'il y avait une autoroute...
Vite, le retour aux calèches et aux chevaux !