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12 février 2011 6 12 /02 /février /2011 14:04

La liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l'humanité a été instaurée par une convention signée en 2003 et ratifiée à ce jour par 132 pays. Elle vise à protéger des pratiques et expressions culturelles. A ce jour, 213 éléments y ont été inscrits.

Extase en France après la consécration mondiale de sa gastronomie, de son savoir-faire culinaire. "Le monde envie notre repas", écrit Le Parisien, sans aucun doute le journal le plus emphatique, mais non le seul à s'enorgueillir de la reconnaissance internationale que vient d'obtenir "le repas gastronomique des Français". C'est-à-dire cet art du "bien manger" et du "bien boire" qui, à en croire l'ancien président de la Sorbonne et gastronome de renom Jean-Robert Pitte, fait partie intégrante de l'identité française. Ces jours-ci le coq se rengorge.

FRANCEGASTRONOMIE.gif

Comment ? Vous n'êtes pas au courant ? L'UNESCO vient d'inscrire [le 16 novembre dernier] la gastronomie française au patrimoine immatériel de l'humanité. Normal, presque personne en Espagne ne s'est fait l'écho de cette décision. Nous étions trop occupés à fêter la reconnaissance bien méritée des castells [tours humaines], du flamenco et du chant de la Sibylle de Majorque. En France non plus, personne n'a parlé des castells ni de la Sibylle. Et juste un tout petit peu du flamenco (en fin de compte, les Parisiens sont des grands aficionados).

casteles.jpg

On s'intéresse toujours davantage aux choses de chez nous. Quoi de plus humain ? Les Arméniens ont sans doute fêté la reconnaissance de leurs khatchkar [stèles sculptées], les Belges le carnaval d'Alost, les Chinois l'acupuncture et la moxibustion [stimulation par la chaleur des points d'acupuncture], les Colombiens le système normatif wayuu, les Indiens la danse chhau et le théâtre rituel mudiyettu, les Iraniens la musique des Bakhshis du Khorasan et les tapis de Kashan, les Japonais le yuki-tsumugi [technique de tissage de la soie], les Lituaniens les sutartinés [chants polyphoniques], les Mexicains la pirekua [chant traditionnel], les Mongols le chant traditionnel khöömei, les Péruviens la huaconada [danse rituelle andine], les Tchèques le carnaval de Hlinecko, les Coréens le daemokjang [architecture traditionnelle en bois], les Turcs le festival de lutte de Kirkpinar... Et ainsi jusqu'à un total de 46 pratiques culturelles que l'UNESCO vient d'inscrire sur la Liste représentative du patrimoine immatériel de l'humanité.

khatchka.jpg

Vous n'avez jamais entendu parler de la plupart de ces traditions ? Ne vous en faîtes pas, les Français non plus. Qui plus est, il est probable que vous n'en entendiez plus jamais parler. Leur reconnaissance par l'UNESCO, si importante qu'elle soit, ne va pas leur valoir un plus grand rayonnement international. Pas plus qu'au flamenco ou à la gastronomie française.

Source : Lluis Uria, La Vanguardia Barcelone in Courrier International n°1056 janiver 2011.   

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29 janvier 2011 6 29 /01 /janvier /2011 21:18

Les immigrés sont une excellente affaire pour l'Etat français : ils rapportent une grosse douzaine de milliards d'euros par an et paient nos retraites.

Les immigrés sont une très bonne affaire pour l'économie française : ils reçoivent de l'Etat 47,9 milliards d'euros, mais ils reversent 60,3 milliards. Autant dire un solde positif de 12,4 milliards d'euros pour les finances publiques, qui ne représente pourtant que la part monétaire de transferts bien plus importants. Dans ce pays de 64,7 millions d'habitants, 6,5 millions de Français comptent au moins un immigré dans leur famille. En France, on recense environ 5,3 millions de résidents étrangers avec leurs familles.

Une équipe de chercheurs de l'université de Lille, sous la direction du Pr Xavier Chojnicki, a réalisé pour le compte du ministère des Affaires sociales une étude sur les coûts de l'immigration pour l'économie nationale. Travaillant sur des chiffres officiels, les chercheurs ont décortiqué tous les grands postes de transfert des immigrés. Il en ressort un solde très positif.

Les chercheurs ont remis leur rapport en 2009, au terme de trois ans d'études. Les 47,9 milliards d'euros que coûte l'immigration au budget de l'Etat (2009) sont ventilés comme suit : retraites, 16,3 milliards d'euros ; aides au logement 2,5 milliards ; RMI, 1,7 milliards ; allocations chômage, 5 milliards ; allocations familiales, 6,7 milliards ; prestations de santé, 11,5 milliards ; éducation, environ 4,2 milliards.

De leur côté, les immigrés reversent au budget de l'Etat, par leur travail, des sommes beaucoup plus importantes : impôt sur le revenu, 3,4 milliards d'euros ; impôt sur le patrimoine, 3,3 milliards d'euros ; impôts et taxes à la consommation 18,4 milliards ; impôts locaux et autres 2,6 milliards ; contribution au remboursement de la dette sociale (CRDS) et contribution sociale généralisée (CSG), 6,2 milliards ; cotisations sociales, environ 26,4 milliards d'euros. A ce solde positif de quelque 12,4 milliards d'euros il faut ajouter d'autres revenus pas toujours monétaires, mais d'une grande importance sociale et économique : les immigrés occupent l'immense majorité des emplois dont les Français ne veulent pas, et 90% des autoroutes ont été et sont construites et entretenues avec de la main-d'oeuvre étrangère.

Les immigrés sont de grands consommateurs : ils versent environ 18,4 milliards d'euros à l'Etat sur leurs dépenses personnelles, notamment en TVA. Ils ont modifié en profondeur le sport et les arts populaires français : la grande majorité des footballeurs de haut niveau sont issus de l'immigration, et les artistes d'origine immigrée, noirs et maghrébins, peuplent le Top 50 de la chanson populaire.

Juan Pedro Quinonero ABC Madrid, in Courrier international janvier 2011

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4 octobre 2010 1 04 /10 /octobre /2010 15:15

panneauaulnay 

Cela fait plusieurs fois que je regarde ce panneau lorsque j'arrive à Aulnay-sous-Bois par la RN2. Malgré les quatre fleurs et les diverses indications qui y figurent,  j'ai toujours l'impression étrange qu'il manque quelque chose... Et ce week-end j'ai trouvé quoi, en passant par une autre ville du département.

panneauepinay.JPG

Voici donc, ci-dessus, le panneau d'entrée d'Epinay sur Seine. Avez-vous remarqué ? Cette ville est jumelée à trois autres en Allemagne, Grande-Bretagne et Espagne.

A à peine 600 mètres, mais du côté Val d'Oise cette fois-ci, Deuil La Barre est également jumelée à trois villes en Allemagne, Hongrie et Grande-Bretagne.

panneaudeuil.JPG

En roulant dimanche je songeais aux joies du jumelage. J'ai encore un souvenir marquant d'un voyage organisé en classe de 4ème par ma ville de l'époque, Caen, jumelée à Portsmouth. Ma première traversée en Ferry, le contact direct avec la langue anglaise tellement plus efficace que les heures passées en théorie les yeux rivés sur un livre de grammaire... Sans oublier l'essentiel, de belles rencontres à s'échanger les gros mots et à démonter les clichés existants entre nos deux pays.

Un séjour court, mais suffisant pour ouvrir l'horizon et l'esprit. Pour tisser des liens aussi. C'est pourquoi, maintenant que j'habite Aulnay-sous-Bois, j'ai un peu de mal à comprendre comment une ville aussi cosmopolite que la notre n'ait pas réussi à se trouver une ou plusieurs sœurs jumelles...

Stéphane Fleury

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Publié par Stéphane Fleury - dans La France - vue d'ailleurs...
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18 février 2010 4 18 /02 /février /2010 11:10

beretbaguette.jpgEn voyageant un peu à l'étranger, ou même plus généralement en discutant avec des personnes d'autres pays en diverses occasions, j'ai souvent été estomaqué par la perception qu'ils pouvaient avoir de la France et des français. Qu'elle soit véhiculée par les médias ou tout bonnement transmise de générations en générations, cette image et les clichés qui vont avec ont parfois la vie dure... Mais rien n'est perdu. Quelques heures à discuter, échanger et vous arrivez à faire comprendre que ce n'est pas si simple et qu'il peut y avoir des nuances. C'est vrai à l'échelle d'un pays, mais cela l'est aussi à celle d'une ville...

Prenez Aulnay-sous-Bois par exemple... Que n'ai-je pas entendu sur cette ville avant d'y habiter !  Ces derniers temps, les questions d'urbanisme cristallisent les tensions. Certains politiques ont la tentation de céder à la facilité en usant de raccourcis propres à diviser les quartiers et les habitants sur cet immense défi qui nous attend : imaginer les contours d'une ville à vivre ensemble pour demain. Plutôt que d'attiser les oppositions, miser sur le dialogue et l'écoute de l'autre parait une voie à explorer bien plus raisonnable... Il suffit de faire le premier pas pour se rencontrer...

Dans cet esprit je relaie cet article qui inaugure la rubrique : la France, vue d'ailleurs, l'occasion de se voir à travers le regard des autres...

Stéphane Fleury.

 

Les vertus méconnues du modèle français...

Dans le concert de critiques venues des Etats-Unis, plusieurs voix soulignent que la France ne s'en sort pas si mal. L'Hexagone vu par certains Américains serait un pays imaginaire, explique "Dissent".

Alors que la récession bat toujours son plein, l'heure est revenue pour les journaux américains de s'en prendre aux Français. Quand, en février 2009, the Washington Post s'est hasardé à soutenir l'intervention étatique, il s'en est presque excusé, s'empressant de rappeler à ses lecteurs qu'il partageait leur dégoût pour toute planification à la française. " Les rumeurs de nationalisation des banques terrorisent la Bourse, ce que l'on peut comprendre. L'idée même est tellement, disons... française".

Roger Cohen (aucune parenté avec l'auteur) a asséné le coup de grâce dans The New York Times. L'Amérique, scandait le journaliste, doit puiser dans son esprit d'entreprise, son désir d'agir, pour trouver sa propre voie. " J'aime la France, mais je ne tiens pas à ce qu'il y en ait deux, surtout pas si l'une des deux se trouve aux Etats-Unis ". Pour le public américain, la France que dépeignent ces auteurs est facile à identifier. C'est le pays de la bureaucratie étouffante, de la fiscalité écrasante, de l'industrie nationalisée inefficace, du gigantesque secteur public financé par le contribuable...

C'est aussi le pays des grèves et des perturbations, de l'emploi garanti à vie, de gens qui aiment s'amuser - qui sont formidables quand il est question de vin ou de séduction - mais qui ne sont ni assez entreprenants ni assez travailleurs ! Les Français seraient aussi trop attachés à leurs longues vacances, à leur retraite précoce, trop dépendants des généreuses subventions d'un Etat-providence boursouflé.

Carte franceCette France est dans une large mesure imaginaire. Aujourd'hui, le pays est la cinquième économie du monde : soumise à la concurrence au sein de l'Union européenne et à des réglementations commerciales plus strictes que leurs équivalents américains, elle n'en attire pas moins les capitaux internationaux, au point d'être le troisième bénéficiaire mondial d'investissements étrangers directs. Ses salariés sont plus productifs à l'heure que leurs homologues américains et moins syndiqués. Abritant la cinquième place boursière de la planète, la France, avec ses écoles d'ingénieurs réputées, a déployé des armées de mathématiciens prodiges et d'économistes dans les banques d'investissement de New York et de Londres, pour développer les stratégies commerciales et les produits dérivés exotiques qui ont contribué à nous mettre dans la panade que nous connaissons.

Pour le meilleur et pour le pire, la France "socialiste" est pleinement intégrée dans l'économie capitaliste mondiale. Depuis la Libération, la planification française a remporté des succès nettement plus éclatants que ses détracteurs néolibéraux ne veulent l'admettre. L'Etat s'est servi de la planification comme d'un outil flexible pour restructurer des entreprises et sauver des emplois, pour créer de nouvelles industries à partir de rien et favoriser l'emploi, pour atténuer l'impact de la désindustrialisation sur les ouvriers et sur les municipalités, et pour orienter la politique des transports et de l'énergie vers des solutions plus durables.

Alors que les Etats-Unis se débattent en quête d'un nouveau cap économique, les Américains pourraient faire pire que de s'intéresser de près à la France. Le taux de chômage américain dépasse celui de la France depuis l'été dernier, alors qu'aux Etats-Unis les salariés sont beaucoup plus vulnérables aux cycles de chômage prolongés. Prendre au sérieux les effets d'un rôle accru de l'Etat permettrait peut-être d'entamer une discussion non seulement sur la justice sociale, mais aussi sur l'efficacité économique. Il est temps  que cette discussion ait lieu.

Source : Paul Cohen, Dissent (extraits), New York in Courrier International pour Directmatin plus. 14/11/2010.

 

 

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