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Publié le 30 Juin 2009

Nous nous permettons de relayer ici deux résumés écrits par Arnaud Kubacki sur MonAulnay.com relatifs à une réunion publique qui s'est tenue le 25 Juin 2009.

La deuxième partie évoque explicitement la rue des Saules.


Partie 1 :

http://www.monaulnay.com/2009/06/compte-rendu-de-la-reunion-publique-du-25062009-une-soiree-presque%e2%80%a6irreelle-partie-12.html


Partie 2 :

http://www.monaulnay.com/2009/06/compte-rendu-de-la-reunion-publique-du-25062009-une-soiree-presque%e2%80%a6irreelle-partie-22.html



 

 

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Rédigé par stefanfaith

Publié dans #A vos quartiers !

Publié le 30 Juin 2009

Partie 3 : Les collectifs de riverains... De l'opposition à la proposition.

Pour bien connaitre le dossier de la rue des Saules, je crois que nous avons cumulé à peu prés toutes les erreurs possibles sur la manière de préparer, d'amener et de présenter ce dossier aux riverains. Dans le cheminement des événements, nous n'avons pas fait face à des rumeurs genre "on dit que"  mais directement à des machines venues sonder le terrain. Une photo de mon voisin, Robert Ferrand,  et c'est de là que tout est parti. Nous ne nous sommes pas basés sur des rumeurs mais sur des faits.

Pourtant, nous étions passés quelques fois avec des riverains au service de l'urbanisme pour savoir ce qui était prévu et on nous rétorquait toujours la même chose. Rien n'est prévu rue des Saules, sauf que les machines sondaient, des plans d'architecte étaient esquissés, et comble de tout un plan de financement via l'OPHLM déjà dans les tuyaux.  Le plus fort, c'est que les plans fournis par Alain Amédro induisaient comme acquis deux paramètres de taille : un changement de zonage au PLU de UG pavillonnaire à UC construction collective, et même l'intégration d'un terrain dont la Mairie n'est même pas propriétaire. Dans le genre rien n'est planifié, l'orientation prévue pour ce terrain semblait au contraire toute tracée...   

Je ne reviendrai pas sur la suite des événements, connue du plus grand nombre, mais Monsieur Le Maire aura cette parole le 27 Mars à Gainville : "peut-être que si nous nous étions vus avant, pour expliquer les choses et nos intentions, le contexte de cette réunion publique aurait sans doute été moins tendu". Informer, consulter, intégrer l'avis des habitants des quartiers et arriver à trouver un consensus à la fois satisfaisant pour les élus, les riverains et leur environnement quotidien, tel devrait être l'objectif. Passer en force en espérant que les habitants accepteront d'avaler la pilule sans broncher est un risque aux conséquences que la Municipalité devra tôt ou tard assumer.

Pour la rue des Saules, et je le répète, la pétition n'était pas contre le logement social, mais pour la préservation du caractère pavillonnaire de notre zone, qui est UG au niveau du PLU. Autre paramètre de taille, l'ampleur du plan de construction a fortement choqué les habitants du quartier. On prétendait pouvoir construire 25 à 30 logements collectifs sur un peu plus de 4000 mètres carrés. On pense faire la même chose à Balagny mais sur deux hectares ou à Savigny mais sur un hectare. Il faut un minimum songer aux proportions en terme d'occupation des sols. Ce type de construction ne s'insérait absolument pas dans l'environnement existant, la meilleure preuve de cet état des choses étant la nécessité de changer le zonage de ce terrain au plan local d'urbanisme. Ce terrain aurait donc de fait perdu son caractère pavillonnaire.

Pour revenir sur les proportions et l'insertion dans l'environnement existant, je rappelle encore que le tout premier plan prévoyait à l'origine des R+3 soit un rez-de-chaussée plus trois étages en face d'un pavillon. Les plans que Alain Amédro nous a donnés dans un souci de transparence, que j'ai souvent salué sur ce blog,  ont fait tout le tour du quartier. Ils ont également été vus par d'autres personnes dans la ville, lors de différentes réunions auxquelles j'ai pu assister et je n'ai pas trouvé une seule personne, j'écris bien pas une seule, pour défendre ces plans. Les plans d'origine ont été unanimement critiqués et rejetés. Il faut en tirer les leçons. C'est exactement ce que le Maire a fait le 27 Mars en réunion publique. Enfin, je mentionne le parking prévu avec ces logements, un parking de 51 voitures dans une rue où il est déjà difficile de circuler. Parlez-en aux habitants de la rue des Saules. La circulation est une problématique constante dans cette rue.

En résumé, donc, le terrain de la rue des Saules n'est pas situé dans un pôle de centralité. Cet endroit est relativement enclavé, et le nord d'Aulnay Sous Bois comptant déjà 88% de logements sociaux collectifs, il n'apparait pas complètement illégitime de vouloir préserver une petite zone pavillonnaire dans le nord de la ville. L'administrateur de l'OPHLM présent dans notre conseil de quartier n'est pas de cet avis évidemment. Il a même précisé une fois qu'il ne voyait pas l'intérêt d'habiter en pavillon. C'est son droit le plus strict, mais qu'il entende au moins que dans leur parcours résidentiel d'autres aulnaysiens aspirent à avoir une maison individuelle. Pour avoir rencontré et discuté avec un bon nombre d'habitants de la rue des Saules, leur pavillon est le projet de toute une vie, le fruit de leur travail, et voir déprécier leur bien et leur quartier par une construction inadaptée est une préoccupation réelle dont il faut tenir compte.

Comme vous le voyez, les situations sont bien distinctes en fonction des quartiers et les attentes de chacun différentes, et les résumer sous une seule appellation commune est à la fois réducteur et incorrect. Toujours ce mal français de mettre des étiquettes.  Par ailleurs, en aucun cas, ces collectifs ont déclaré être contre les logements sociaux. Je vous mets au défi de trouver une seule ligne dans les articles publiés sur Aulnaylibre où il est écrit que quelqu'un est contre les logements sociaux. Ecrire qu'il y a 88% de logements sociaux au Nord,  c'est simplement faire une constatation. Vouloir conserver une zone pavillonnaire dans le nord de la ville est une considération qui mérite d'être entendue. Nous savons qu'il y a effectivement urgence pour loger des gens, mais construire vite, n'importe où, n'importe comment et au mépris de ceux qui vivent déjà là résoudra peut-être le problème en surface, mais certainement pas en profondeur.

En conclusion, je pense qu'il faut arrêter de véhiculer cette fausse image que vous avez tentée de donner aux collectifs de riverains. Je salue, en toute sincérité, votre effort de théorisation, j'irais même jusqu'à écrire votre contribution à notre réflexion. Votre article aura permis de préciser et de mettre en lumière notre propre vision des choses. Les collectifs de riverains des rues Fernand-Herbaut, l'Arc-En-Ciel et des Saules ne sont en aucune manière l'expression d'un individualisme forcené signe d'un égoïsme absolu qui refuse d'intégrer la notion d'intérêt collectif. Mais lorsque vous vous heurtez à un mur, vous n'avez pas des milliers de possibilités pour vous faire entendre. Vous mobilisez les habitants et vous faîtes du bruit jusqu'à tant qu'on vous écoute. Et s'il faut aller partout dans la ville, nous le ferons. Nous n'avons pas peur du contact et parler directement aux Aulnaysiens est même une expérience tout à fait passionnante tant les gens sont réceptifs et ouverts au dialogue.

Actuellement, les collectifs de riverains sont dans un temps d'opposition, parce qu'ils ne comprennent pas qu'on puisse déposer des permis de construire, financer des opérations de construction dans leur quartier sans prendre la peine de les informer et de les consulter.  Et cela même à l'heure où la démocratie participative s'affiche en première page d'Oxygène avec Philippe Gente déclarant à qui veut bien l'entendre que le temps où les Mairies décidaient toutes seules est révolu ! Alors, soit Monsieur Gente ajuste son discours à la réalité des choses ou soit on arrête de vanter les mérites de la démocratie locale et on la range au fond d'un tiroir définitivement.

Les collectifs s'opposent parce qu'on ne les laisse pas proposer. Le meilleur exemple de cet état des choses est celui de notre groupe de travail "rue des Saules". C'est un véritable laboratoire citoyen, la meilleure vitrine qui soit pour la démocratie locale, 60 personnes à la première réunion du groupe de  travail, plus de 100 familles ayant répondu à notre questionnaire pour contribuer à notre réflexion et dans le même temps Monsieur Le Maire qui annonce en plein conseil municipal qu'il prend bien soin de finaliser son propre projet, sans tenir compte le moins du monde du notre, et négligeant même l'opportunité d'arriver à un projet commun satisfaisant pour tous,  élus et riverains.

Voilà une méthode dommageable pour notre groupe de travail, pour notre conseil de quartier et pour la démocratie locale en général. Il doit pourtant bien y avoir quand même un moyen d'associer les élus et les habitants d'un quartier pour le bien commun de tous. Alors saisissons justement cette occasion là, au moment où le dialogue s'installe dans la ville, où la demande de concertation est très forte parmi la population, où Aulnay sort d'une certaine torpeur, pour confronter les points de vue, penser la ville dans sa globalité, adapter les projets de construction aux quartiers existants et ainsi peut-être mieux répartir l'effort de construction nécessaire à l'échelle de la ville d'Aulnay Sous Bois.    

Stéphane Fleury

A venir. A British Conclusion : Lessons Learnt From Rocky I to Rocky III.

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Rédigé par stefanfaith

Publié dans #A vos quartiers !

Publié le 29 Juin 2009

Partie 2 : Les collectifs de riverains... Une diversité de problématiques qui requiert des solutions adaptées.

Maintenant passons à l'autre aspect de votre article et à l'analyse du phénomène des collectifs de riverains, qui, inutile de le préciser, ne sont évidemment pas composés d'abominables égoïstes individualistes comme on pourrait éventuellement l'interpréter à la lecture de votre papier.

D'abord, un mot sur les collectifs de riverains qui existent déjà et sans doute ceux qui sortiront de l'ombre en même temps que les six autres projets de construction déjà financés par l'OPHLM, à moins que l'approche municipale change et que le projet soit parfaitement intégré à l'environnement et bien expliqué aux habitants des quartiers,  en tenant compte de leur avis, ce qui évitera bien des désagréments.  

Pourquoi j'évoquais, dans la première partie de ma réponse, la rue Fernand-Herbaut ? Parce que si les collectifs de riverains réagissent tous face à un projet de construction immobilière, et là c'est effectivement un point commun entre nous, chaque cas est bel et bien spécifique et requiert des solutions différentes et adaptées. Cela ne doit pas empêcher ces collectifs d'être solidaires, de se contacter, de prendre connaissance des problématiques en cours dans les autres quartiers de la ville et pourquoi pas de se réunir . Songer à vouloir les diviser, ou tenter de les museler ne fera que les renforcer. Vouloir tuer le débat, ou nier la nécessité de l'existence de ce dernier ne sont pas les bonnes voies à suivre. Faire semblant d'ignorer ce qui se passe dans la ville serait une grossière erreur. Il faut en prendre sérieusement la mesure car derrière ces collectifs il y a des centaines de familles, des milliers de personnes... et ce n'est peut-être que le début...

Néanmoins, et je le précise encore, chaque quartier est unique et vouloir résumer l'action des collectifs de riverains à une supposée croisade contre le logement social n'a aucun sens. Ceci est complètement faux et vous le savez. Revenons, justement, aux trois projets les plus visibles en ce moment dans la ville :

Pour la rue Fernand-Herbaut, nous sommes en cœur de ville, à une minute à pied de la gare, à 5 minutes du boulevard de Strasbourg, c'est effectivement un quartier de centralité qui répond à plusieurs exigences : proximité des transports, proximité des commerces, peut-être est-il même possible de se passer d'une voiture ce qui permet d'ajouter un paramètre environnemental. Nous sommes en zone UA au niveau du PLU.   

Pour l'Arc-En-Ciel. Autre situation. Zone UD au niveau du PLU. Le maître d'ouvrage de ces 62 pavillons n'est autre que l'OPHLM de la ville d'Aulnay Sous Bois. Dire que le collectif du square arc-en-ciel est contre le logement social n'a aucun sens. Quel est le cœur du problème ? Au milieu des pavillons se trouve un espace qui à l'origine aurait dû servir à de l'équipement. Maintenant, on se retrouve avec une construction de 24 logements qui ne satisfait pas les riverains, ni Alain Amédro non plus visiblement puisqu'il a précisé qu'il voyait plutôt 12 logements au lieu de 24 à cet endroit. Miguel Hernandez campe sur 24 et Alain Amédro sur 12. Même au sein de la majorité municipale actuelle, il y a débat. Alors ne reprochons pas aux collectifs de riverains de se réunir, de faire bouger les choses pour qu'une discussion s'ouvre dans les quartiers ou dans la ville. Que des aulnaysiens sortent spontanément de l'ombre pour faire connaitre et exprimer leur point de vue me parait rassurant sur la vitalité citoyenne de la ville d'Aulnay Sous Bois et pour la démocratie en général.

Pour conclure sur l'Arc-En-Ciel, et je précise qu'il ne m'appartient pas de parler au nom des représentants de ce collectif, je crois savoir qu'en limitant le nombre des logements, en construisant le même type de pavillons que ceux déjà existants tout en conservant une partie d'espace vert collective permettant d'entretenir et de renforcer le tissu social de cette cité, le collectif serait satisfait ou du moins cette base de travail serait plus en adéquation avec la demande des riverains.

Enfin, passons à la rue des Saules. Nous sommes en zone UG pavillonnaire dans les quartiers nord de la ville. Je rappelle au passage que 88% des logements sociaux se situent déjà dans le nord d'Aulnay Sous Bois, donc écrire que le collectif de la rue des Saules est contre ce type d'habitat est également un non-sens. Les logements sociaux sont largement majoritaires dans cette zone. Et c'est là d'ailleurs que notre combat prend tout son sens. Vouloir préserver un petit ilot pavillonnaire dans le nord de la ville, garant d'une certaine diversité d'habitat, d'une certaine mixité même dirons-nous entre immeubles collectifs et pavillons est un point de vue tout à fait défendable et d'ailleurs défendu par une vaste majorité des gens du quartier. On ne réunit pas plus de 200 signatures de riverains en quatre jours par hasard. Je rappelle au passage que l'intitulé de la pétition n'était pas "nous sommes contre le logement social" mais bien "nous voulons préserver notre zone pavillonnaire". Monsieur Le Maire a d'ailleurs bien mesuré l'ampleur de notre mobilisation, le 27 Mars à Gainville, en annulant cette soirée là son projet d'aménagement de constructions collectives. Plus d'une centaine de personnes présentes ce soir là ne l'ont pas oublié. 

Maintenant quelle orientation urbanistique veut-on donner au nord de la ville ? Le nord d'Aulnay Sous Bois doit-il renoncer définitivement à pouvoir offrir de l'habitat pavillonnaire à ses habitants ? Faudra-t-il désormais déménager dans le Sud de la ville pour pouvoir prétendre trouver une maison individuelle ? L'objectif est-il d'atteindre 100% de logements sociaux dans les quartiers nord de la ville ?  Si telles étaient les intentions de la Municipalité, elles ne feraient qu'accentuer davantage la césure territoriale qui existe déjà entre le Nord et le Sud de la ville.

Les habitants autour du terrain de la rue des Saules n'aspirent qu'à une chose. Conserver leur zone pavillonnaire. Est-il illégitime de pouvoir revendiquer dans le parcours résidentiel des habitants du Nord de la ville d'Aulnay Sous Bois le droit de pouvoir disposer d'une habitation individuelle ? D'ailleurs pour en avoir encore discuté dans la rue des Saules cet après-midi dans une petite réunion improvisée entre habitants du quartier, la majorité des riverains ne souhaitent que cela et cela uniquement : préserver le caractère pavillonnaire de leur quartier.

A venir, partie 3 : Les collectifs de riverains... De l'opposition à la proposition.

Stéphane Fleury

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Rédigé par stefanfaith

Publié dans #A vos quartiers !

Publié le 23 Juin 2009

Preuve d'une certaine vitalité de la blogosphère aulnaysienne, Aulnay.Autrement a interpellé Aulnaylibre sur la problématique qui agite en ce moment Aulnay Sous Bois, à savoir la densification de la ville suite à la crise du logement et la formation de collectifs de riverains qui s'opposent à des projets de construction, jugés pour le moins inadaptés par une majorité d'habitants des quartiers concernés.


Voir ici l'article d'Aulnay.Autrement :

http://aulnay.autrement.over-blog.com/article-32604499.html


Réponse aujourd'hui et demain en deux parties. Partie 1 : La démocratie participative... un outil mal exploité ?

Tout d'abord, merci pour votre article. Il est bien rédigé, bien amené et intéressant à bien des égards. Ayant étudié et travaillé au Royaume-Uni, je suis un inconditionnel des acronymes britanniques qui sont le reflet de la concision et du pragmatisme de la langue anglo-saxonne, et j'ai pris un réel plaisir à vous lire.

Maintenant pour revenir sur le fond de vos propos, qui sont très nuancés et laissent de fait une large part à l'interprétation vous en conviendrez, puisque vous évoquez le fait que le NIMBY peut être à la fois une preuve de vitalité de la conscience citoyenne, le souci d'un environnement respecté, la manifestation d'une exigence de qualité de vie mais aussi l'expression d'un individualisme forcené signe d'un égoïsme absolu qui refuse d'intégrer la notion d'intérêt collectif, la manière dont vous transposez ce phénomène à notre cité aulnaysienne me parait inadéquate, de mon point de vue, et je vais vous expliquer pourquoi.

D'abord vous vous focalisez sur les projets rue des Saules, et rue Maurice Nilès. Vous occultez la rue Fernand-Herbaut et également les 6 autres projets d'implantation pour lesquels les financements sont entérinés et les garanties d'emprunt assurées. Ce n'est pas lorsque les dossiers sont bouclés qu'il faut les présenter à la population, mais évidemment en amont pour désamorcer si possible toute réaction démesurée des riverains. Pour l'Arc-En-Ciel le permis de construire est déjà déposé, ce qui de fait limite les perspectives de concertation. Nous nous heurtons ici à un problème de méthode, ce que Alain Amédro a d'ailleurs bien exprimé à la fois en Conseil Municipal et à la réunion Arc-En-Ciel. La démocratie participative, écrivez-vous, et là je vous rejoins, est un bel outil, et de fait une formidable opportunité à la fois de présenter des projets et de les discuter bien avant leur réalisation avec les habitants d'un quartier. A condition de bien s'en servir.

Dans l'expression démocratie participative, il y a bien cette notion de participer, c'est-à-dire d'associer les riverains au choix de leur cadre de vie. L'intégration de leur avis peut s'effectuer de plusieurs manières, cela peut concerner le type de construction ou l'agencement global du quartier: Est-ce bien le lieu ? Cela s'insère-t-il dans l'environnement existant ? N'y-a-t-il pas un lieu plus adapté dans la ville pour satisfaire ce besoin ? Des contraintes nouvelles ne vont-elles pas surgir du fait de ce nouvel aménagement ?  Si la démocratie participative consiste à aller au contact des riverains une fois qu'un projet est définitivement ficelé dans ce cas là il faut en changer le nom et l'appeler démocratie informative, ce qui réduit l'intérêt de cet outil à une peau de chagrin.

Autre aspect pernicieux de la démocratie participative, il faudrait au moins s'assurer d'une certaine pluralité d'opinions au sein des conseils de quartier.  Dans mon conseil de quartier, par exemple, puisque je suis inscrit, figure également une personne qui est au conseil d'administration de l'OPH. Sans grande surprise, et pourrait-il en être autrement, cette personne aimerait voir pousser des immeubles sur le moindre terrain disponible dans la ville. Les relations entre l'OPH et la Municipalité sont étroites et évidemment pas spécialement neutres. Si seul ce type de profil était présent dans notre conseil de quartier, il n'y aurait donc pas d'opposition, pas de discussion,  donc pas débat.

Cette mixité de points de vue, et j'en ai eu également connaissance dans d'autres conseils d'autres quartiers, n'est pas toujours de mise, ce qui signifie qu'un nombre restreint peut décider pour un quartier entier, ou que le conseil de quartier peut se limiter à l'application stricto sensu du programme électoral de la Municipalité en place, ce qui peut être une dérive potentiellement dangereuse. Pour preuve, la grande majorité des personnes appartenant à des collectifs de riverains n'est pas inscrite en conseil de quartier. Beaucoup d'ailleurs les rejoignent après ce type d'événement que constitue l'annonce d'une construction sans leur consultation.

Voilà pour l'aspect concertation et le rôle que la démocratie locale devrait y jouer. Dans un monde idéal, le conseil de quartier de l'Arc-En-Ciel aurait dû préparer tout le travail en amont et la réunion publique n'aurait été alors qu'une simple formalité. Or, c'est justement la réunion publique qui a donné l'occasion du débat, parce qu'une majorité de gens du quartier n'avait jamais vu les esquisses. Pas étonnant alors, que les réactions soient parfois vives, lorsque le plan d'aménagement ne convient pas , ne convainc personne, et que l'on sait qu'un permis de construire est déjà déposé. Il y a là un dysfonctionnement manifeste dans le processus informatif et consultatif qui devrait se faire en amont sans placer les habitants d'un quartier devant le fait accompli.

Demain partie 2: Les collectifs de riverains... De l'opposition à la proposition...

Stéphane Fleury

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Rédigé par stefanfaith

Publié dans #A vos quartiers !

Publié le 22 Juin 2009

Contrairement à l'interprétation que j'ai pu lire ici ou là, nous n'avons pas forcé le Maire a abandonné le projet. Il a vu de lui-même ce soir là, qu'une salle de plus de 100 personnes, des riverains très proches du terrain de la rue des Saules, était contre le projet présenté ce soir là. Il n'a pas cédé à la pression, il a juste fait preuve de bon sens et s'est inscrit en ligne avec la démocratie locale dont le principe est d'intégrer l'avis des riverains. En l'occurrence, le 27 Mars à Gainville, cet avis était clair, massif et fermement exprimé. Gérard Ségura a d'ailleurs déclaré ce soir là qu'il n'avait pas l'intention de soumettre un autre projet qui irait contre l'avis de la majorité des riverains et face à une personne qui lui demandait un écrit a rétorqué que devant une salle de 120 personnes il fallait avoir la faiblesse de le croire...

C'est pourquoi nous sommes surpris d'entendre en plein Conseil Municipal qu'un plan finalisé va nous être proposé dans quelques mois. Mon voisin Robert Ferrand et moi l'avons entendu de la bouche du Maire lui-même pendant le buffet qui a suivi le conseil municipal. Et oui il y a un buffet après le Conseil Municipal, qui donne l'occasion de pouvoir rencontrer les élus et de discuter directement avec eux. Le Maire nous a bien précisé qu'il prenait bien soin de finaliser son projet histoire que ce qui est arrivé à Gainville le 27 Mars ne puisse pas se reproduire. Quel est le but de l'opération ? Passer en force ? En oubliant au passage toutes les belles promesses faîtes devant plus d'une centaine de personnes ?

Passer en force laissera de toute façon des traces. Et dans cette histoire la Municipalité actuelle a plus à perdre qu'à gagner. Communiquer sur la transparence, la consultation, la concertation et décider seul et contre l'avis de la majorité des riverains aura forcement des répercutions sur la vie politique locale et même plus largement sur la manière dont on envisage de faire de la politique dans cette ville. Plus grave encore, notre quartier en gardera des séquelles et une énorme impression d'amertume ce qui n'est jamais bon pour l'harmonie d'un lieu de vie.

Attention également de ne pas en faire une affaire personnelle et de passer en force pour balayer ce qui s'est passé le 27 Mars au soir à Gainville. Nous imposer quelque chose contre notre avis ne nous réduira pas au silence. Sur ce dossier les élus n'auront pas le droit à l'erreur car sinon la rue des Saules deviendra un précédent que l'on pourra citer en exemple dans toute la ville...

Pour terminer, plus que le Conseil Municipal, le grand moment de la soirée fût pour nous celui du buffet, et cette conversation plutôt vive entre Messieurs Ségura et Mukendi. Grégoire Mukendi est notre adjoint de territoire et préside donc notre conseil de quartier. Nous avons parfaitement entendu ce qui a été dit sur le vote concernant le projet proposé pour le 57 rue Jules Princet et également ce qui a été dit sur la rue des Saules. Maintenant nous savons parfaitement à quoi nous en tenir.

Alors je l'écris pour tous les Aulnaysiens, ne perdez pas de vue ce qui va se passer rue des Saules. Malgré les plus de 200 signatures de la pétition, malgré les 120 personnes de la réunion du 27 Mars à Gainville, malgré les 60 personnes du groupe de travail qui ont réfléchi sur la base de plus de 100 réponses de familles de riverains sur des projets suggérés par Monsieur Le Mairie et Alain Amédro, eux-mêmes, qui par leur parole et leur engagement ont cautionné toute la réflexion actuellement en cours dans le quartier par la voie de la démocratie locale...

Dans peu de temps il risque d'y avoir un avant et un après rue des Saules...

 Stéphane Fleury

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Rédigé par stefanfaith

Publié dans #A vos quartiers !

Publié le 19 Juin 2009

Le Conseil Municipal délibérait ce Jeudi 11 Juin sur le projet de construction de la cité Arc-En-Ciel, mais hasard ou pas, nos oreilles ont entendu prononcé le nom de la rue des Saules. Et oui, effectivement, Monsieur Le Maire, Gérard Ségura, a annoncé en plein Conseil que dans quelques mois, les riverains de la rue des Saules allaient se voir présenter un projet concocté par l'OPH. Nouvelle intéressante n'est-il pas ? 

La rue des Saules fait en effet partie d'une liste de 9 projets, disséminés un peu partout dans la ville entière, pour lesquels les financements sont déjà bouclés et les garanties d'emprunt effectuées. Cela signifie-t-il que tout est déjà joué ? Un permis de construire est-il déjà déposé pour la rue des Saules ? Va-t-on changer le zonage de ce terrain dans la révision annoncée du P.L.U prévue début 2010, malgré la pétition de plus de 200 riverains qui veulent rester en zone UG pavillonnaire ? Autant d'interrogations et d'inconnues, qui tombent assez mal d'ailleurs il faut bien le dire ou l'écrire, dans la mesure où un groupe de travail spécial rue des Saules planche actuellement sur un projet à soumettre à la Mairie, ceci dans le cadre de la démocratie locale.

Ce groupe de travail a basé sa réflexion sur des propositions lancées par le Maire lui-même lors de la réunion du 27 Mars dernier à Gainville, et reprises par Alain Amédro lors de notre rencontre du 5 Mai. Au premier groupe de travail il y avait 60 participants à la Ferme du Vieux Pays, ce qui j'en suis sûr constitue un record. 60 participants qui ont réfléchi sur la base de l'avis exprimé librement de plus de 100 familles de riverains amenées à se prononcer sur un choix entre crèche et foyer résidence pour personnes âgés, maison de retraite ou pavillons écologiques à très faible consommation d'énergie. Pour cette dernière option nous avons pensé tenter de créer un éco-quartier, histoire de placer l'écologie au centre des préoccupations aulnaysiennes, et cette idée nous est même venue avant de connaitre le score historique d'Europe Ecologie aux Européennes.

Notre groupe de travail est nombreux et son implication constante, appliquée et sincère donne de la force et de la légitimité au projet que nous allons présenter. Si du moins on nous en laisse le temps. Parce que si au final, la Mairie a déjà son plan et que tout est décidé à l'avance pour nous, notre groupe de travail est-il simplement là pour nous occuper en attendant, pour nous donner l'illusion que notre avis sera pris en compte ? Si c'était le cas, ce serait un coup rude porté à la démocratie participative de Monsieur Gente.

Ce que nous vivons actuellement est une expérience citoyenne très forte. Quels qu'en soient les résultats, nous en ressortirons tous grandis. Nous pourrons être fiers de nous et de nos actions. Une solidarité phénoménale nous unit. En quelques semaines, des liens très solides se sont tissés entre nous. Ce qui est remarquable dans notre collectif c'est que très tôt nous avons balayé toutes nos différences qu'elles soient d'ordre politique, sociale ou culturelle pour ne faire plus qu'un face au premier projet présenté.

Je dois l'avouer, j'ai bien senti au début des réticences, mais notre bonne foi, notre volonté de présenter simplement les choses en allant voir rue après rue, maison après maison, l'ensemble des riverains avec les plans fournis par Alain Amédro ont fini d'asseoir durablement notre unité. Je me souviens de cette personne, qui visiblement, et je le sentais bien, avait des affinités avec la Municipalité actuelle et pensait que, dans le contexte d'incertitude lié à l'attente de la décision du Conseil d'Etat, nous prenions position pour le camp adverse. Au début elle ne voulait pas signer la pétition, mais l'a fait finalement après 10 minutes voyant bien que nos intentions étaient simplement celles de citoyens voulant avoir leur mot à dire sur ce qui était à leurs yeux un bouleversement fondamental de leur cadre de vie.

Cette même personne d'ailleurs est venue me voir après la réunion de Gainville en me demandant nos intentions, comme si par exemple nous projetions de continuer à aller sur les marchés à la rencontre des gens pour expliquer notre situation et étendre notre action à l'échelle de la ville. J'ai répondu que je n'en voyais pas l'intérêt. Notre objectif était simplement de rassembler les gens pour le 27 Mars pour bien montrer à Monsieur Le Maire que le premier projet n'était pas satisfaisant et nous paraissait de nature à déprécier notre quartier. A partir du moment où Gérard Ségura avait compris le sens de notre message, et intégré notre avis, continuer aurait  manqué de cohérence et aurait pu être interprété comme une action partisane. Nous sommes arrivés alors tous les deux à la conclusion qu'il fallait laisser une chance à la démocratie participative de s'exprimer pour aboutir à un projet valorisant pour les élus, les riverains et leur quartier...

Demain la dernière partie.

Stéphane Fleury

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Rédigé par stefanfaith

Publié dans #A vos quartiers !

Publié le 16 Juin 2009

La cité Arc-En-Ciel ou la loi du silence...

Comment fait-on, lorsque l'on est un collectif de riverains en désaccord avec un projet immobilier programmé dans son quartier, pour se faire entendre ? Cette opposition n'est pas forcement sur le fond du dossier, on peut très bien ne pas être contre la construction de logements, mais elle peut être sur la forme à savoir la pertinence du lieu choisi ou encore l'insertion du nouveau bâti dans l'environnement existant. C'est peut-être un détail mais pourtant les premiers concernés par un changement éventuel d'aménagement dans un quartier sont quand même ceux qui y vivent. Vouloir les écarter du processus de décision final apparait alors au minimum comme une maladresse, mais plus certainement comme une erreur d'appréciation aux répercussions insoupçonnables.

Face à l'impression de se heurter à un mur, le parcours des collectifs est alors pratiquement toujours le même. Signature de pétitions, rencontres avec les élus à la Mairie ce qui parfois s'apparente à un parcours du combattant, réunion publique en espérant que le nombre permettra de se faire entendre, discussion au sein des conseils de quartier, création d'un groupe de travail qui propose un projet à la Mairie. Maintenant, imaginons un instant que, malgré toutes ces démarches, tous ces efforts et il ne faut pas les compter pour animer un collectif, aucun résultat tangible n'est en vue. Et que, même en ces temps où la démocratie locale s'affiche en première page de l'Hebdo des habitants d'Aulnay Sous Bois avec ce message : le temps où les Mairies décidaient seules est révolu, nous allons à la rencontre des habitants des quartiers pour intégrer leur avis, rien n'y fasse, que la Mairie décide unilatéralement sans tenir le moins du monde compte de votre opinion. Que vous reste-t-il ? Le silence ? 

En ce Jeudi 11 Juin 2009, les représentants du Square Arc-En-Ciel sont venus assister au Conseil Municipal, que l'on annonce mouvementé. A l'ordre du jour de ce dernier figure en effet une délibération qui les concerne au premier chef à savoir la participation de l'OPH d'Aulnay Sous Bois pour extension du réseau électrique et le projet de constructions rue Maurice Nilès et rue Arc-En-Ciel. Si le Conseil Municipal est ouvert au public, les citoyens n'ont pas le droit d'y prendre la parole, ni de manifester. Bien sûr, il y a des précédents, mais dans ce cas le Maire d'une ville peut demander aux forces de police d'intervenir, ce qui peut évidemment avoir des conséquences fâcheuses pour la suite, n'en doutons pas. Rien de tout cela avec ce collectif qui s'est tenu de manière remarquable malgré l'enjeu.

Les défenseurs du Square Arc-En-Ciel, bien que totalement apolitique, sont donc passés, pour faire entendre leur message, par les représentants de l'UMP qui ont retracé l'historique de leur parcours collectif.  Un petit mot sur la forme. Philippe Gente a mis en avant la démocratie locale et cette démarche qui consiste à aller à la rencontre des gens pour leur présenter les choses. La concertation, la consultation voilà les mots qu'il a employés. Il a rappelé le rôle des conseils de quartier comme organe consultatif qui peut saisir le Conseil Municipal. Pourquoi cela ne fonctionnerait-il pas pour la cité Arc-En-Ciel ?

Sur le fond du dossier, on notera la position intéressante d'Alain Amédro qui a demandé à ce que le permis de construire soit retiré. Gérard Ségura expliquera plus loin que ce permis n'est pas signé. Néanmoins il ajoutera plus tard que 9 projets de construction ont fait l'objet de financements et de garanties d'emprunt. Nous reviendrons spécifiquement sur cet aspect dans une autre note. Monsieur Amédro a également déploré l'ampleur des constructions ( on aurait aimé bénéficier de la même mansuétude avec la rue des Saules ) et s'est heurté à la position de Monsieur Hernandez qui reste figé sur le chiffre de 24 logements.

Alors qui de l'élu Vert ou de l'élu Communiste fera peser la balance. On ne le sait pas. Le seul souci, c'est que lors de la discussion une phrase à retenu mon attention : si l'on examine l'aspect financier du projet, construire seulement 12 logements n'est pas rentable... Ce sera donc 0 ou 24.

Au final la délibération est votée par le Conseil Municipal. Hier soir avait lieu une réunion à l'école Fontaine Des Prés en présence de l'OPH, dont le but était de présenter aux habitants les plans futurs d'aménagement du terrain situé au milieu des pavillons. Dernière chance de concertation... ?  

Stéphane Fleury

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Rédigé par stefanfaith

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Publié le 10 Juin 2009

Difficile de passer sous silence le débat animé qui a eu lieu sur la question de la densification de la ville d'Aulnay Sous Bois. Tout partait pourtant sous les meilleurs auspices, un projet plutôt bien ficelé, en tout cas aux yeux d'une majorité des délégués de quartier présents, était sur le point d'être soumis à la Mairie pour l'utilisation d'une maison située 57 Rue Jules Princet. Pour mémoire, cette maison et son terrain étaient dans le collimateur d'un promoteur avant que la Mairie ne fasse préemption. Elle a fait de même au 59 de la même rue.

Pour en revenir au 57 donc, pour soumettre un projet à la Mairie, le conseil de quartier est amené à se prononcer par un vote. Par chance pour ceux qui l'ont élaboré, une majorité d'avis favorables s'est dégagée pour ce projet. Ce point me pose question. Que ce serait-il passé si une majorité de contre s'était dégagée ? Comment auraient réagi les auteurs du projet si en plus cette majorité défavorable émanait de délégués n'habitant même pas à proximité du 57, ce qui aurait très bien pu arriver ce soir là. Je vois comme un risque potentiel de blocage. Qui a la légitimité d'accepter ou de refuser un projet proposé en Mairie ? Ceux qui vivent à proximité de la zone concernée et sont de fait les plus affectés, ou alors absolument tous les délégués du conseil même ceux qui ne vivent pas là et ne subiront pas au final les conséquences du choix d'aménagement final ? Vaste question...  

C'est alors qu'une personne a entamé un monologue dont la substance consistait à dire qu'il ne comprenait pas pourquoi sur les terrains préemptés par la Mairie on ne construisait pas systématiquement des immeubles. Pour étayer son argumentation il ajoute qu'il y a un an il a voté pour un programme, dans lequel visiblement la construction d'immeubles est un point central, et qu'il ne voit rien sortir de terre. Rien rue Jules Princet ( à l'heure où j'écris on ne se dirige pas vers du logement au 57), rien rue des Saules et rien du côté de l'Arc-En-Ciel, ce qui semble l'agacer visiblement.

J'apprendrai plus tard qui est exactement cette personne, et que son discours n'est évident pas dû au hasard, mais je ne veux pas en faire une querelle de personnes justement. Je dois avouer que j'ai réagi au quart de tour, en expliquant à ce Monsieur que j'entendais bien son aspiration à voir pousser des immeubles comme des champignons un peu partout dans la ville, mais qu'en ce qui concernait la rue des Saules, zone pavillonnaire située au nord la ville et noyée au milieu de 88% d'immeubles de logements sociaux, les riverains ont tous réagi unanimement contre ce qu'ils ont ressenti être une atteinte à leur cadre de vie.

Je précise que je prends bonne note de sa position, mais qu'il faut tenir compte de la nôtre, que nous vivons ici et que la perspective de voir nos biens, acquis souvent sur des crédits à longue durée, dépréciés par une construction mal adaptée au quartier est de nature à provoquer des réactions. Nous avons des devoirs. Nous payons notre taxe foncière et le prix de notre tranquillité. Nous avons aussi des droits. Ceux de réagir, de protester, de nous faire entendre pour être à minima associés à ce qui est finalement un élément fondamental de notre existence : le devenir de notre cadre de vie. Lorsqu'une agence immobilière vous annonce qu'une construction mal adaptée à côté de votre pavillon entraînera une décote de 30 à 50% de votre bien, et ceci dans un contexte immobilier morose, ce qui signifie de fait que vous perdrez un capital, fruit de votre travail,  soit pour votre retraite, soit à transmettre à vos enfants ou votre famille, vous n'avez finalement plus grand-chose à perdre à manifester votre mécontentement.

D'autres arguments sortent alors du chapeau et viennent animer la discussion. J'apprends que 3 millions de français attendent un logement. Je me demande à quoi servent les recensements et les statistiques de l'INSEE si notre pays n'est même pas en mesure de suivre l'évolution démographique de notre population et de répondre aux besoins en logements ou autres services qui en découlent ? Je sais très bien que 3000 demandes de logements sont encore insatisfaites dans la ville. Mais est-ce une raison suffisante pour construire des immeubles très vite, partout et n'importe où sans prendre la peine de consulter les habitants des quartiers.

Il n'est pas question de remettre en cause la nécessité de se loger, mais certains jugent cet état des choses suffisant pour justifier et construire systématiquement au nom de l'intérêt général. Il serait bon de ne pas oublier l'intérêt général des quartiers, parce que construire quelque chose que les riverains n'acceptent pas, créera forcement à terme de l'amertume et pourquoi pas même un effet de ghettoïsation qui déboucheront sur des situations explosives dans les quartiers. Si nous pouvons éviter en amont ce type de conséquences fâcheuses, nous éviterons des problèmes et tout le monde en sortira gagnant.  

Il est inutile de nier qu'une sorte de mouvement est né dans la ville, une dynamique qui voit des aulnaysiens, de simples citoyens comme vous et moi, sortir de l'ombre pour s'opposer à des constructions qui paraissent inadaptées à leur cadre de vie. Il y a eu la rue des Saules, maintenant il y a l'Arc-En-Ciel, d'autres points dans la ville ont également posé problème et d'autres sortiront peut-être encore à la lumière du jour demain. Et vouloir passer outre l'avis des riverains, vouloir passer en force finira irrémédiablement par avoir des conséquences dont il faudra payer le prix. Avant d'en arriver là et puisque la démocratie locale est un outil de concertation, saisissons cette chance là.  

Rédigé par Stéphane Fleury le mercredi 10 juin 2009 à 23Heures54.

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Publié le 9 Juin 2009

Juste quelques lignes sur la tenue de notre conseil de quartier d'hier soir. Nous avons eu l'opportunité d'à la fois présenter le travail effectué lors de la réunion du 2 juin et de remettre notre compte-rendu et les diverses questions soulevées aux président, co-président et secrétaire du conseil de quartier. Ces questions seront transmises au service de la démocratie locale de Philippe Gente qui devra les dispatcher dans les différents services de Mairie concernés. Tant que nous n'aurons pas de réponses à nos questions, il semble inutile d'organiser une autre réunion de groupe de travail. Puisque nous avons la chance d'avoir un ingénieur informaticien au sein du conseil, nous avons également une adresse email spécifique au conseil de quartier, qui nous permettra de recevoir les éléments plus rapidement et de rester en contact étroit pour le bon suivi de ce dossier.  

Nous avons, il me semble, lors de cette première réunion de groupe de travail été en mesure de rassembler les problématiques majeures qui nous concernaient et attendons en retour les éléments de réponse pour avancer. Evidemment, puisque nous sommes assez proactifs dans le quartier nous travaillerons de notre côté, mais nous voulons faire jouer la démocratie participative dans le cadre du conseil de quartier puisque nous en avons l'occasion. Les réponses de la Mairie nous permettrons de conforter ou d'infirmer les éléments rassemblés au cours de nos propres recherches.

Pour information, le rapport que nous avons remis au conseil de quartier, sera distribué à l'ensemble des riverains de la zone du terrain de la rue des Saules, toujours dans un souci de transparence et pour impliquer tout le monde en connaissance de cause.

Je crois savoir que l'organisation de notre groupe et la manière dont nous structurons notre travail en termes de communication,  de méthode ont été jugées satisfaisantes. J'ai reçu, du reste, quelques compliments  sur notre implication. J'en profite donc au passage pour remercier l'ensemble des délégués du groupe de travail qui ne comptent pas leurs heures pour faire vivre ce projet, ainsi que tous les participants qui sont venus à la réunion du 2 juin et qui ont également répondu massivement à notre premier sondage. Il faut continuer sur notre lancée pour présenter à la Mairie une proposition de projet qui soit la plus documentée et la plus solide possible. De toute façon, nous restons en contact et avancerons ensemble comme habituellement.

Bien amicalement.

Rédigé par Stéphane Fleury le mardi 9 juin 2009 à 21Heures37.

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Rédigé par stefanfaith

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Publié le 3 Juin 2009

Nous sommes une soixantaine de personnes autour des tables de la salle du haut de la Ferme du Vieux Pays en ce mardi 2 juin au soir. J'ai connu des groupes de travail composés de 4 personnes. Ce soir nous sommes 15 fois plus. Je ne sous-entends pas que nous travaillons moins bien à 4 qu'à 60, je tiens seulement à préciser que sur ce projet de la rue des Saules les riverains sont toujours aussi mobilisés et que ce nombre donne une légitimité importante à notre groupe de travail. Ce n'est pas une petite poignée de personnes qui vont proposer à la Mairie un projet mais un nombre très conséquent de riverains du terrain de la rue des Saules. Ce point est très important, car il donne du poids à ce groupe de travail pour être force de propositions envers la Mairie.

En préambule, et  après les présentations d'usage, nous rappelons que nous sommes délégués de quartier, indiquons la marche à suivre pour celles et ceux qui voudraient rejoindre la démocratie locale, et précisons une dernière fois que nous sommes des habitants d'Aulnay Sous Bois libres de toute étiquette politique. Nous agissons pour notre quartier, et c'est seulement cet objectif qui conduit notre action.

Nous précisons  qu'à la suite de notre rencontre avec Alain Amédro à la Mairie le 5 mai dernier, nous avons évoqué un éventail de propositions pour l'utilisation de ce terrain : un mix crèche et foyer résidence de personnes âgées, une maison de retraite médicalisée ou non et enfin des pavillons qui permettraient à la zone de garder son statut de pavillonnaire ou UG pour parler en termes d'urbanisme.

Nous expliquons ensuite la démarche qui a été la nôtre avant cette réunion de travail du 2 Juin. Sur la base des propositions discutées avec Monsieur Amédro, nous avons donné l'opportunité à l'ensemble des riverains situés à proximité du terrain de la rue des Saules, à la fois côté rue des Saules mais aussi côté rue du Sausset, d'exprimer librement par écrit un premier avis. Ils étaient également invités, s'ils le souhaitaient, à faire leurs propres propositions, indépendamment de celles évoquées plus haut avec notre élu Vert de la Municipalité. 

Force est de constater que cette manière de procéder a rencontré un fort succès. Nous avons à ce jour reçu plus d'une centaine de réponses. Nous ne parlons pas de cent personnes, mais de cent familles, cent numéros de rues, qui ont exprimé leur avis, nous donnant une première base solide pour réfléchir et travailler.

Nous avons présenté les premières tendances du choix librement exprimé des riverains, dont la primeur sera réservée au conseil de quartier du 8 Juin. Ce compte-rendu se veut plus sur la forme que sur le fond dans un premier temps. Nous avons également cité l'ensemble des autres suggestions ou remarques émises par les riverains dans un souci de totale transparence et pour nourrir le débat. Ce dernier a eu lieu, nous avons rassemblé un nombre intéressant d'observations, de préoccupations, de réflexions qui nous seront très utiles pour poursuivre le débat qui s'est engagé entre nous, et que nous continuerons en groupe de travail, conseil de quartier et dans le futur avec les élus lorsque le temps de proposer sera venu.

Intenses, passionnés et très cordiaux, nos échanges ont été très productifs. La réunion de ce soir est à citer en exemple pour la démocratie locale. Philippe Gente dans l'Oxygène du 20 Mai dernier déclarait : " les habitants ont un pouvoir d'expertise, des connaissances dont ils doivent nous faire bénéficier. Nous voulons aller au plus près de leurs préoccupations. L'époque, où les mairies décidaient seules est révolue !". Nous nous inscrivons en parfaite ligne avec ce message.

Pour finir, nous tenons à saluer la présence de deux représentants du lotissement Arc-En-Ciel, venus en voisins. Ce fût l'occasion d'échanger, d'évoquer nos problématiques  et de constater qu'une solidarité certaine prend forme entre nous. 

Je précise au passage, pour Jean Latouche, qu'hier soir le groupe de travail n'était composé que de citoyens et qu'aucun élu n'était présent. Pour être tout à fait précis,  Monsieur Mukendi a ouvert la porte en milieu de réunion, nous l'avons invité à prendre place parmi nous, mais il a refermé la porte. Peut-être s'agissait-il d'une erreur...

Un compte-rendu détaillé est en cours de rédaction, et nous en communiquerons les éléments utiles en temps et en heure.

En conclusion, cette première réunion fût extrêmement positive. Elle nous a donné des bases solides pour poursuivre notre réflexion. 60 personnes présentes hier soir, 100 familles de riverains qui ont émis un avis sur l'utilisation du terrain de la rue des Saules. Notre collectif est nombreux, soudé, concerné, mobilisé et déterminé à proposer un projet. On ne pourra pas prétendre que nous n'existons pas et ignorer notre travail. Je rappelle au passage une phrase de notre Maire Gérard Ségura prononcée le 27 Mars 2009 lors de la réunion publique de Gainville : "Nous ne ferons rien qui soit contre l'avis de la majorité des habitants du quartier". Nous n'avons pas oublié ces paroles...

Rédigé par Stéphane Fleury le 3 Juin 2009 à 20Heures35.

 

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Publié le 29 Mai 2009

Un dimanche après-midi à l'Arc-En-Ciel ou l'histoire d'un rendez-vous manqué... ou peut-être pas...

14Heures au lotissement Arc-En-Ciel dimanche dernier. Plein soleil sur le quartier. La chaleur est intense, presque suffocante,  mais les riverains sont réunis autour du terrain dont l'affectation reste incertaine (espace vert ou immeuble ? ) et attendent qu'une confrontation ait lieu entre eux, l'opposition municipale et la majorité actuelle. Les habitants de l'Arc-En-Ciel comptent sur la venue de Messieurs Ségura et Amédro pour élucider cette histoire de permis de construire qui met le quartier en émoi et en ébullition. Ils ne viendront pas. Etait-il d'ailleurs réellement prévu qu'ils viennent ? Personne ne le sait. Ce dimanche après-midi a tout l'air d'un rendez-vous manqué...

... ou peut-être pas. En effet, les deux heures passées là-bas sont l'occasion d'échanger avec les riverains. Chacun se renseigne, discute, recoupe les informations et j'assiste peu à peu à la naissance d'un mouvement, celui de personnes mécontentes que l'on puisse décider de l'aménagement de leur quartier sans leur consentement. Ceux qui avaient décidé d'habiter ici et qui avaient fondé leur décision sur la base du plan de construction originel sont les plus amers. Un espace vert était prévu au milieu des pavillons, créant un lieu commun et convivial propice à faire connaissance et permettant de tisser un lien social très fort entre les habitants du quartier. Ce lien existe déjà, il n'a fait que croître devant mes yeux. J'ai presque assisté en direct à la naissance d'un collectif de riverains. Ces habitants d'Aulnay ne demandent que le droit d'être entendus, consultés sur ce qui représente, selon eux, un bouleversement majeur dans leur cadre de vie. Ce collectif mènera ses propres actions... jusqu'à ce que le dialogue soit ouvert avec les élus.

Pourquoi suis-je là ? Je ne représente aucun parti politique. Et de toute façon ai-je besoin de cette caution là pour être présent et m'exprimer sur un blog ? Je ne pense pas. Alors voilà, je suis là, en tant que simple citoyen d'Aulnay venu à la rencontre d'habitants inquiets pour leur quartier.  Et même si ce n'est pas mon quartier, je ressens le besoin d'aller au contact de ces riverains,  pour comprendre, me nourrir de leur expérience, partager la mienne aussi peut-être, cerner au plus prés des préoccupations qui seront peut-être celles d'autres quartiers demain et qui déboucheront sur une réflexion globale à l'échelle de la ville entière sait-on jamais.

J'ai lu une fois une phrase qui m'a bien plu sur un blog. On y parlait de construire Aulnay Sous Bois pour en faire une ville ouverte et solidaire. C'est dans cet esprit là que je me suis rendu à l'Arc-En-Ciel, et force est de constater que je n'ai pas raté ce rendez-vous. Ce fût une belle rencontre.

Rédigé par Stéphane Fleury le vendredi 29 mai 2009 à 12Heures58.

   

 

 

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Publié le 26 Mai 2009

Le dernier numéro d'Oxygène y consacrait sa une mercredi, évoquant la démocratie locale à travers les conseils de quartier et la possibilité offerte aux habitants d'Aulnay Sous Bois de devenir acteurs de leur ville. Hasard du calendrier ou non, cet article tombe à point nommé puisqu'actuellement tous les riverains de la rue des Saules sont invités à participer au groupe de travail, spécialement créé pour permettre une consultation des habitants du quartier, et qui débouchera sur des propositions d'utilisation du terrain situé rue des Saules.

Avec le recul, que de chemin parcouru depuis la première photo prise un peu par hasard par mon voisin Robert Ferrand montrant une machine réalisant des sondages du terrain, la création du blog Aulnay Libre ( qui comme son nom l'indique est libre de toute étiquette politique) et cette énergie déployée par un petit nombre au début qui est devenue mouvement massif, dont le point d'orgue fût la réunion du parc Gainville le 27 Mars dernier.  

Lorsqu'au début de cette aventure humaine nous demandions la création d'un groupe de travail spécifique à la rue des Saules, nous rencontrions une indifférence polie. Mais désormais, suite à notre détermination et notre constance dans notre volonté d'agir et de peser sur les décisions relatives à la vie de notre quartier, et avec l'aval de Monsieur Alain Amédro que nous avons rencontré le 5 Mai dernier, le groupe de travail "Rue Des Saules" est bel et bien une réalité. Il appartient désormais à chacune et chacun d'entre vous en tant que riverains, de vous manifester, de participer au projet pour construire notre quartier ensemble.

Après un temps de mobilisation nécessaire où nous avons pris le temps de discuter du premier projet qui nous était présenté, maintenant est venu le temps pour les habitants du quartier de faire des propositions. Avec quelques riverains nous avons commencé à organiser ce groupe en distribuant des documents relatant la création du groupe de travail, la possibilité d'exprimer des choix quant à l'utilisation de ce terrain, et les réunions à venir... N'oubliez pas de retourner votre bulletin ! Vous avez voix au chapitre, vous avez la possibilité de vous exprimer alors saisissez ou plutôt saisissons là ensemble...

Les quelques semaines qui vont suivre seront d'un grand intérêt pour les riverains de la rue des Saules et pourquoi pas l'ensemble des habitants d'Aulnay Sous Bois. Nous avons l'opportunité de mettre en pratique ce principe de base de la démocratie : placer le citoyen en position de moteur de son quartier et de sa ville...

Les résultats du groupe de travail feront l'objet de comptes-rendus lorsque cela sera possible. Nous lui laisserons la possibilité d'évoluer et d'achever sa tâche en toute sérénité sans que tous les débats soient nécessairement rendus publics. Il sera toujours temps une fois la tâche de ce groupe de travail accomplie de partager notre expérience de la démocratie participative et d'en mesurer les résultats aux regards des engagements pris par le Maire de la ville Monsieur Ségura le 27 Mars dernier et d'ailleurs rappelés par Monsieur Amédro lors de notre entrevue du 5 Mai 2009.

Nous travaillerons dans la transparence et la confiance... avec la volonté d'aboutir à un résultat positif pour notre quartier.

En attendant, n'oubliez pas. Votre quartier et le groupe de travail ont besoin de vous.

Rédigé par Stéphane Fleury le Mardi 26 Mai 2009 à 10Heures15.

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Publié le 22 Mai 2009

Contacté par une représentante du collectif "Défenseur du Square Arc-En-Ciel", Aulnay Libre se permet de relayer l'inquiétude qui saisit ce lotissement de 62 pavillons nouvellement achevé et situé au bout de l'avenue Gambetta à Aulnay Sous Bois, dans le quartier tour eiffel.


     
Photo 1 : le terrain se situe au début de la rue du chêne au milieu du lotissement Arc-En-Ciel.

Le terrain où ces pavillons ont été construits appartenait à l'origine à l'Abbé Pierre qui l'a ensuite cédé gratuitement à l'OPHLM. Jusque là tout va bien. Mais une partie de ce terrain, un grand rectangle prévu d'être aménagé en espace vert et situé au milieu des pavillons, appartient, lui, à la Mairie. Or, les habitants ont eu vent d'un projet de construction d'un immeuble sur cet espace. Un immeuble de 12 mètres de haut. Un permis de construire aurait même été déposé, le tout sans concertation avec les riverains. On sent dans la voix qui me parle au téléphone une grande incompréhension face à cette construction potentielle. Un immeuble au milieu des pavillons... De quoi laisser incrédules les habitants du quartier.



Photo 2 : la zone future d'espace vert, lieu convivial prévu au milieu des pavillons.

Pour cette riveraine, la décision de construire à cet endroit n'a pu se faire que sur plan, sans prendre en compte la réalité du terrain. Cet espace vert est une aire de jeux idéale pour les enfants, ainsi qu'un lieu très convivial où les habitants ont pris l'habitude de se réunir. Pour m'être rendu sur place ce soir, j'avoue avoir été étonné par la configuration de ce lotissement. Les enfants jouent paisiblement dans le quartier allant de maison en maison, on sent une atmosphère de lotissement à l'américaine, sans clôture, où les gens se parlent et se connaissent. C'est en tout cas ce que j'ai ressenti et ce que les quelques riverains avec qui j'ai pu parler m'ont confirmé. Même le voisinage, pourtant réticent au début à ces pavillons HLM dans le quartier, semble maintenant reconnaitre le succès de ce projet, qui réunit une population cosmopolite vivant dans un milieu ouvert et apaisé. Ce lotissement a d'ailleurs été qualifié de cité pilote, c'est à dire qu'en cas de succès, ce type de construction pourrait être généralisé ailleurs...

Même si chaque pavillon dispose de son jardin privé, la mise en péril de cet espace vert, commun à tous, a mis le quartier en émoi. Une distribution de 1500 tracts a été effectuée dans le quartier et mardi dernier une cinquantaine de riverains s'est réunie en présence de notre Député Gérard Gaudron et de la journaliste du Parisien Gwenael Bourdon bien  connue pour couvrir les événements de notre cité aulnaysienne.


Ce Dimanche 24 Mai à 14Heures aura d'ailleurs lieu un rassemblement de tous les riverains à l'emplacement de ce terrain, avec la présence annoncée de notre Maire Gérard Ségura ainsi que d'Alain Amédro chargé des questions d'urbanisme et des espaces verts.

Loin l'idée d'Aulnay Libre de crier au loup, mais sans doute sera-t-il intéressant de suivre le développement de ce dossier dans les jours qui viennent. Simple rumeur ou projet déjà en cours ? L'avenir nous le dira. En partant un riverain me montre le plan final d'aménagement de la zone. L'espace vert semble bel et bien y figurer, pourtant.



Photo 3 : L'espace vert prévu dans l'aménagement final du quartier sera-t-il remplacé par un immeuble ?

En attendant, pour les riverains il n'y a aucune cohérence à insérer un immeuble d'habitat collectif en plein milieu d'une zone pavillonnaire. Certains habitants ont d'ailleurs quitté l'habitat collectif justement pour goûter aux joies du pavillon avec jardin et la qualité de vie qui va avec.  Du reste, un tel projet et l'afflux d'habitants qui en découlerait ne serait pas sans conséquences sur la circulation (l'accès au quartier il est vrai se fait par des voies relativement étroites et les places de stationnement sont en conséquence) et sur les écoles environnantes déjà saturées d'enfants, selon une habitante.

Suite des événements, demain matin, dans le parisien avec l'article de Gwenael qui sera surement relayé par Monaulnay.com, et enfin dimanche avec cette réunion programmée dans le quartier à 14Heures...

Rédigé par Stéphane Fleury pour Aulnay Libre le Vendredi 22 Mai 2009 à 22Heures45.  

 

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Publié le 5 Mai 2009

Compte-rendu de la réunion du Mardi 5 Mai 2009 à la Mairie.

Suite aux différents événements qui ont émaillé le parcours de notre collectif de riverains concernant le terrain de la rue des Saules, notamment au mois de mars, il nous a paru opportun de rencontrer à nouveau Alain Amédro. D'abord, évidemment, pour faire un point sur la situation, mais également pour aller du delà de la mobilisation et la passion qui ont été les nôtres, et se placer désormais dans un temps de réflexion et de proposition quant au devenir et à l'utilisation possible de ces 4000 mètres carrés.

Pour l'instant rien de nouveau à signaler. Monsieur Amédro a indiqué que la Municipalité marquait une pause sur le dossier et qu'aucune commande nouvelle n'avait été passée à l'architecte. Rien ne se passera avant le mois de Septembre. Il faut effectivement raisonner au niveau de la ville pour identifier des besoins et voir comment ils peuvent être satisfaits en utilisant le terrain de la rue des Saules, qui de toute façon ne peut rester éternellement en friche. Nous avons évoqué la possibilité d'un programme mixte, accueil de la petite enfance et accueil de retraités. Cette éventualité entraînerait un changement de zonage qui passerait de UG zone pavillonnaire à US zone d'équipement. Autre éventualité, faire du logement en conservant le caractère UG de la zone. Evidemment des petits pavillons irréprochables en terme de consommation  énergétique sont une voie à explorer. De toute façon, l'élu Vert de la Municipalité nous a confirmé qu'il n'entre pas dans l'intention de la Mairie actuelle de changer le zonage de la rue des Saules à notre insu. Des engagements ont été pris par le Maire et le climat de confiance mutuelle qui s'est installé doit perdurer.

Nous avons proposé qu'un groupe de travail spécifique relatif à la rue des Saules soit crée au sein d'un conseil de quartier.  Cette rue est particulière car rattachée de par sa situation géographique à plusieurs conseils de quartier. D'où une certaine difficulté à unifier la population au sein d'un conseil de quartier unique. Nous allons contacter la démocratie locale pour évoquer le découpage réel de cette rue quant aux conseils de quartier, et nous créerons un groupe de travail, soit au vieux pays ou aux merisiers, pour associer les riverains de la zone au processus de réflexion et arriver à faire des propositions. Nous avons l'intention de rester proactif pour être pleinement associé au processus de décision. Alain Amédro soutient totalement cette approche.

Au cours de cette petite heure passée à la Mairie nous sommes revenus sur la modification récente du P.L.U, notamment pour les zones pavillonnaires. Monsieur Amédro ne considère pas que la suppression du COS et des 20% d'espaces verts sont des attaques en règle des zones pavillonnaires. Pour lui, il reste suffisamment de verrous qui protègent ces zones : les 40% d'espaces verts, la borne de constructibilité de 19 mètres et la limite séparative entre les voisins. Il envisage plus la suppression du COS comme une possibilité d'extension à l'intérieur des pavillons, par exemple pour aménager les combles. De toute manière, le commissaire enquêteur ne tardera pas à rendre son rapport sur les différents aspects de cette modification, ce qui donnera matière à des réflexions supplémentaires sur le sujet.

Alain Amédro revient sur la mauvaise perception que peuvent avoir certaines personnes sur le logement social trop souvent associé à cas sociaux à son goût. Il rappelle les catégories sociales qui ont un besoin urgent de logement social : les personnes âgées, les jeunes de 26, 27, 28 ans qui peinent à quitter la maison familiale jusqu'au couple avec enfant qui vit encore chez les parents. Il cite la Suède où la notion de logement social n'existe pas, et où l'on offre le même standing pour tout le monde.

Enfin, nous évoquons encore le droit de préemption, en demandant s'il est possible de changer l'objet d'une préemption. Y'a-t-il des précédents ? Y'a-t-il un délai à respecter ? Ces questions restent sans réponse certaine et il serait de bon ton de procéder à des recherches. Si un lecteur éclairé veut se manifester, qu'il n'hésite pas.

Voilà ainsi résumé le contenu de notre échange avec Alain Amédro sur la rue des Saules. A nous de continuer le travail entrepris depuis le début et de peser sur la décision finale. Indépendamment de la propre réflexion des élus, en tant que riverains, nous avons notre pierre à apporter à l'édifice,  nous avons notre voix à faire entendre, nous avons notre carte à jouer et nous la jouerons, ensemble.

Ce compte-rendu sera distribué dans toutes les boîtes aux lettres des riverains de la rue des Saules et servira de base à la réflexion qui sera la notre dans les semaines à venir. Nous restons en contact.

Rédigé par Stephane Fleury le Mardi 5 Mai 2009 à 22heures20.

 

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Publié le 27 Avril 2009

En conformité avec notre ouverture au dialogue, nous laissons ce jour la parole à Christian Picq, riverain de la zone. Gageons que la conversation engagée avec Alain Amédro se poursuivra.

 

En préambule, je pense qu'il est nécessaire de préciser que l'on parle enfin de ce projet de construction au même titre que cela a été fait pour Coullemont, J.Princet, Saules...depuis que nous nous sommes mobilisés, les riverains, pour l'évoquer en réunions publiques, pour l'évoquer auprès de l'association d'AULNAY ENVIRONNEMENT qui s'est aussi mobilisé par rapport au PLU, par rapport à ce projet, adressant des courriers aux élus concernés afin de faire le point sur l'ensemble des problèmes soulevés, contestés..., dans l'attente des suites données. AUCUN riverain n'était au courant de ce projet, il n'y a pas eu d'information auprès des Aulnaysiens concernés, ce sont les quelques riverains avertis qui se sont un peu plus mobilisés pour annoncer la grande nouvelle aux riverains de la rue et de l'impasse.
Même problème pour les nuisances rencontrées au niveau de ces deux rues, je cite au risque de me répéter:
- 318 bus quotidiens dans cette rue, plus la circulation intense du fait des sens interdits aux alentours dans une rue étroite, environ 7 m de large, des trottoirs étroits en mauvais état(la municipalité actuelle n'en est pas systématiquement responsable bien entendu, il faut du temps pour revoir tout cela).
- il en résulte pour cette raison entre autres et suite aussi aux travaux d'assainissement du printemps 2007 des vibrations dans les maisons à partir de 6 H du matin , premiers passages des bus et jusqu'à minuit et demi, une heure...
- tout ceci provoque aussi une certaine dangerosité pour les piétons, traverser la rue Fernand Herbaut devient parfois un exploit du fait aussi du stationnement des deux côtés(pourquoi pas un seul côté comme dans de nombreuses rues) dans une voie aussi étroite , les bus passent juste entre les rétroviseurs ...
- le stationnement LIBRE dans l'impasse des marronniers alors que la rue Fernand Herbaut est payante, on en comprend tout de suite les conséquences, un stationnement sauvage avec naturellement une utilisation abusive de l'espace publique(termes d'un élu)
- et comble de malchance, une construction en angle de la rue et de l'impasse, au18, belle façade jaune..! dont la construction a commencé en 2004, arrêtée un an plus tard, mais reprise et de nouveau abandonnée donc non terminée et qui est en l'état depuis bientôt 3 ans dont peu de personnes accepteraient la vue mais les recours formulés demandent plusieurs années d'enquêtes, un peu stupéfiant. Ajouter que cette construction comporte quelques illégalités au permis de construire accordé...!
- on peut aussi préciser que nous sommes entourés, rue du 11 novembre, rue du colonel Moll, d'antennes téléphoniques situées sur deux immeubles.
Voilà pour dresser le tableau de nuisances qui jusqu'à ce jour n'avait pas fait l'objet de prise en compte, peut être insuffisamment soulevées mais qui, à force de le rappeler, courriers, rencontres, lettre recommandée a permis de démontrer que ces nuisances n'étaient pas anodines et qui ont donc été prises en compte par les élus concernés. Certes, elles ne seront pas résolues rapidement car les solutions demandent certaines réflexions et il est bien sûr de ne pas non plus se précipiter, on en voit trop souvent les effets néfastes. Par contre, afin de les atténuer , des solutions provisoires déjà formulées pourraient être mises en place, panneau de zone 30 ou rehaussement vert de la chaussée ou autres...comme cela se fait dans d'autres rues et éventuellement zone bleue dans l'impasse(moindre coût)...mais passage de la police, en attendant paraît-il 2010...mais sans information pour l'instant.
A tout cela, déjà pas mal, ce projet de construction arrive à point pour couronner l'ensemble, de quoi me semble-t-il réagir, qui ne le ferait pas???
Je ne reviendrais pas sur le projet suffisamment et enfin décrit dans plusieurs blogs, mais il est assez impressionnant surtout dans un tel secteur même en zone UA, la zone que j'appellerais sacrifiée malgré environ 50% de pavillons dans la rue Fernand Herbaut et impasse des marronniers, avec beaucoup de végétations, quelques espaces verts clairsemés au milieu d'immeubles et pourquoi pas? Il semble que les dispositions règlementaires de la zone UA doivent aussi s'adapter au secteur, selon que la chaussée est étroite ou large, selon que la circulation est intense ou non, selon la luminosité laissée aux riverains, enfin ceux qui parviendront à rester dans de telles conditions mais ce sera l'effet boule de neige, les départs seront certainement rapides par la suite, après avoir laisser une partie de son patrimoine, des biens devenus invendables ou à des prix sacrifiés, il ne faut pas se leurrer sur ce qui risque ainsi d'arriver.
La grande inquiétude vient du fait que suite à une rencontre personnelle en Janvier 2009 au service del'urbanisme, le projet déposé(façades) tel qu'il peut être décrit R+5...,représentant au total un front urbain de 102 M avec les immeubles existants déjà car construction accolée à deux immeubles m'a été confirmé assez catégoriquement comme correspondre tout à fait à la zone UA et donc, exceptés quelques petites modifications architecturales, il était tout à fait réalisable ainsi.
Devant cette affirmation où le projet était pratiquement tracé dans ses grandes lignes, notamment son envergure, quelques uns d'entre nous, imaginant cette réalité(il faut venir sur place pour s'en rendre compte) ont souhaité mobiliser les riverains afin de les avertir du projet inconnu pour eux.
Dans tous les propos évoqués ici ou ailleurs, il n'y a absolument aucune arrière pensée, comme on souhaiterait le sous entendre, pourquoi, je ne sais? il y a tout simplement un Aulnaysien de plus de 60 ans qui en toute naïveté peut être, essaie de défendre un environnement, un cadre de vie..., voire même une fin de vie. Lorsque l'on a passé toute sa vie professionnelle, familiale...quelque part, dans un quartier, même si ce n'est pas ce que l'on aurait souhaité, on s'en doute, avec sur place sa famille, ses petits enfants, ses amis..on ne part plus à l'aventure ailleurs même si l'on cherche de temps à autres à s'évader ailleurs. Je suis convaincu que dans ce cas précis, il n'y a rien d'irréversible, la preuve avec les autres projets où l'on a accepté de dialoguer et d'atténuer les "dégâts", voire de les annuler par des préemptions ou d'autres propositions, question à la fois de bonne volonté mais surtout de bon sens en regard de ce qui malheureusement pourrait être réalisé.

J'espère, nous espérons que le 29 avril à 19h30 à la ferme du vieux pays, nous pourrons nous exprimer et dialoguer en toute bonne foi sur ce projet pour une première rencontre entre les élus concernés et les riverains, les habitants du quartier voire même d'autres dans le cadre d'un débat démocratique tel qu'il est désormais souvent évoqué.

Je tiens, nous tenons aussi à remercier tous les Aulnaysiens qui apportent des commentaires justifiant ce souci de préserver un quartier, des habitations caractéristiques(la meulière en question)...une qualité de vie qu'il faut conserver à l'échelle humaine, dans le respect d'une ville qui jusqu'à présent a réussi à se préserver dans de nombreux secteurs des abus d'urbanisation toujours regrettés mais trop tardivement, les exemples ne manquent malheureusement pas.

Rédigé par Christian Picq le dimanche 26 Avril 2009 à 23Heures52.

 

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Rédigé par stefanfaith

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Publié le 16 Avril 2009

 

Photo 1 : L'impasse des marronniers.

 

La rue de l'impasse des marronniers fait 64 mètres de long. La chaussée mesure 5 mètres de large. Inutile d'écrire que c'est un endroit étroit et très enclavé. Même en rêve, on ne peut espérer s'y garer. Cette rue est composée en majorité d'immeubles allant du R+3 (rez de chaussée avec 3 étages) à gauche de la photo jusqu'à du R+5 (rez de chaussée avec 5 étages) sur la droite. Il n'y a pas pléthore de marronniers dans cet endroit et ce qui frappe tout de suite c'est qu'il ne reste que trois pavillons. Un pavillon en fond de rue qui servirait à des marchands de sommeil selon les riverains, un autre, celui de Monsieur Picq, dont la vue donne directement sur le R+5, et  avec qui j'ai passé un moment aujourd'hui, et enfin un dernier en début de rue qui appartient à un promoteur qui souhaite construire un immeuble.

Arnaud K a certes déjà rédigé un long et pertinent article consacré à cette rue et au projet de construction envisagé, mais il n'est sans doute pas inutile d'y revenir une fois de plus tant Monsieur Picq et son petit collectif (une quarantaine de personnes) peinent à faire entendre leur voix.

Pour Monsieur Picq et les riverains concernés, malgré deux pétitions, des courriers répétés à la Mairie et l'évocation du projet immobilier en cours lors de diverses réunions publiques, rien ne semble pouvoir déclencher le dialogue et le débat avec la Municipalité. Pire encore, il apparait que du côté des élus, le projet est déjà ficelé, définitif et que rien ne viendra le remettre en cause. D'où un certain désarroi et découragement des riverains.

Ce projet, quel est-il ? Il se résume à un grand L d'immeubles qui va se former à la jonction de l'impasse des marronniers avec la rue Fernand Herbault.


Photo 2 : L'impasse des marronniers avec le R+5 et le premier pavillon acheté par un promoteur.

La Photo 2 c'est la partie verticale du L. Le pavillon va être détruit et un immeuble de type R+5 va venir se coller sur le premier R+5 existant. Ce dernier fait 23 mètres de long. Ajoutés aux 26 mètres du nouveau R+5 envisagé dans le projet immobilier on se retrouve donc avec un immeuble R+5 de 49 mètres de long. Visuellement parlant c'est un véritable désastre pour le pavillon de Monsieur Picq qui n'aura plus que du béton devant les yeux. Ironie du sort, le promoteur a proposé à Monsieur Picq d'acheter son pavillon pour y construire un autre immeuble. Ce pavillon a été construit par le père de Monsieur Picq, qui lui-même a toujours habité ce quartier. La perspective même de devoir changer de quartier tout en restant à Aulnay ne l'enchante pas le moins du monde. L'attachement à son quartier est un sentiment très fort que quiconque peut comprendre.  


Photo 3 : La rue Fernand Herbault avec le premier pavillon de la photo 2 et le second pavillon également acheté par le promoteur, soit 1042 mètres carrés de pavillons et de verdure qui vont se transformer en immeubles.

 

La Photo 3 c'est la partie horizontale du L. Le second pavillon en meulière d'une beauté remarquable va être également abattu et un autre immeuble de type R+5 va aller se coller horizontalement contre un autre immeuble déjà existant de type R+4 que l'on aperçoit sur la photo à droite. Ce dernier bâtiment fait 18 mètres de long. Ajoutés aux 35 mètres du nouveau R+5 envisagé on se retrouve avec un immeuble de 53 mètres de long.

En résumé, côté impasse des marronniers un immeuble R+5 de 49 mètres de long (le L vertical) et côté rue Fernand Herbault un immeuble mi-R+5/R+4 de 53 mètres de long (le L horizontal) soit au total un L de 102 mètres de long d'une hauteur vertigineuse. Pourquoi tant de hauteur ? Parce qu'au niveau du P.L.U nous sommes en zone UA et c'est donc permis. A cette construction va s'ajouter un parking souterrain dont on ne sait pas encore si l'entrée se fera côté marronniers ou côté Herbault.

 
Photo 4 : La magnifique meulière et sa végétation luxuriante amenées à disparaitre.

Je l'écris comme je le pense, cette meulière est d'une richesse architecturale indicible. Elle me rappelle les bâtisses de bord de mer de ma normandie natale, celles qu'enfant je regardais les yeux ébahis devant tant de beauté. Je pèse mes mots : détruire cette maison c'est comme déchirer une toile du Louvres ou brûler un livre précieux d'une bibliothèque.

Monsieur Picq me fera remarquer à juste titre qu'il ne comprend pas pourquoi Monsieur Amédro, aprés avoir sauvé les deux meulières situées au 57 et 59 de la rue Jules Princet pour y installer des associations, ne fait rien pour sauver celle-là.


Voilà, Aulnay Libre aurait pu passer ce projet sous silence puisqu'il ne nous concerne pas vraiment, nous les riverains de la rue des Saules, mais en ces temps difficiles nous avons décidé de jouer la carte de la solidarité plutôt que celle du chacun pour soi.

Monsieur Picq et son collectif de riverains, même s'il est minime par le nombre de ses représentants ( la faute au peu de pavillons restants et à la présence de nombreux locataires dans les immeubles alentours qui ne se sentent pas spécialement très concernés) a le droit d'être entendu, de présenter ses arguments. Le collectif sait que la construction en zone UA est inéluctable mais il souhaiterait au moins en limiter la taille (un R+3 maximum) et sauver la meulière. Nous relayons aujourd'hui leur message en appelant les élus, Monsieur Amédro en tête, a un vrai dialogue. Le collectif a l'impression d'être ignoré, un comble en ces temps de démocratie participative.

La prochaine réunion de quartier concernant cette zone aura lieu le 29 Avril prochain à 19Heures30 à la ferme du Vieux Pays, en présence de Monsieur Amédro. Gageons qu'un pas sera fait en direction de ce collectif. En attendant, nous assurons tout notre soutien à Monsieur Picq et aux riverains de l'impasse des marronniers et de la rue Fernand Herbault qui trouveront sur Aulnay Libre une tribune pour s'exprimer et nous l'espérons être entendus de tous.

Rédigé par Stéphane Fleury le Jeudi 16 Avril 2009 à 23Heures38.

  

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Rédigé par stefanfaith

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Publié le 15 Avril 2009

Pour rappel, ce Jeudi 16 Avril est le dernier jour pour consigner vos remarques relatives à la modification du Plan Local d'Urbanisme. Il est possible d'être reçu par le commissaire-enquêteur de 14 à 17 Heures et un registre est également disponible de 9 à 12Heures et de 14 à 17 Heures pour mettre par écrit vos observations. Pour se faire, il faut se rendre à la direction des études urbaines située 3 rue Charles Dordain.

Un des objectifs majeurs de cette modification est de favoriser la construction de logements notamment en zone UG pavillonnaire.

 A cette fin, deux éléments importants sont à retenir :

1) l'article 13 du règlement de la zone UG impose aujourd'hui de créer 20% d'espaces verts par logement en plus d'un minimum de 40% de la surface du terrain à aménager en espace vert. Cette exigence s'avère bloquante pour la réalisation de lotissements ou de construction de plusieurs bâtiments, notamment d'habitat, sur une parcelle amenée à être divisée. De ce fait, cette exigence de 20% d'espace vert par logement est supprimée dans la modification.

2) la suppression du COS (coefficient d'occupation des sols). L'application du COS actuel s'avère bloquant pour certaines extensions ou surélévations ou même la création d'espace supplémentaire dans le volume bâti (par exemple l'aménagement de combles). La suppression du COS dans la modification du Plan Local d'Urbanisme permettra l'évolution de ce tissu en accord avec les besoins de la population.

L'objectif clairement affiché du Plan Local d'Urbanisme est de pouvoir densifier au maximum la ville. Dans la zone UG pavillonnaire cela se traduit par la possibilité de construire du collectif c'est à dire des pavillons contenant plusieurs logements. Les espaces verts (y-compris les jardins et les potagers) seront mis à mal par une facilité plus grande de divisions des terrains. Les besoins en logements risquent d'entraîner un bétonnage systématique.

Ces modifications, vous l'aurez compris,  ne sont pas neutres pour les zones UG pavillonnaires et il vous appartient de le signaler par écrit sur le registre de l'enquêteur qui prendra en compte chacun de vos avis. Plus ils seront nombreux et plus ils pèseront évidemment sur l'enquête en cours. Alors, si cela n'est pas déjà fait, n'hésitez pas à défendre votre zone pavillonnaire en vous rendant demain à la direction des études urbaines. Il est encore temps.

J'en profite pour relayer deux notes éclairantes sur le sujet.

http://www.monaulnay.com/2009/04/lassociation-aulnay-environement-juge-s%C3%A9v%C3%A8rement-le-plu.html

http://agirpouraulnay.blogspot.com/2009/04/faut-il-detruire-les-pavillons-et.html

Rédigé par Stéphane Fleury le mercredi 15 Avril 2009 à 22Heures43. 

 

 

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Rédigé par stefanfaith

Publié dans #A vos quartiers !

Publié le 8 Avril 2009

Rédigé par stefanfaith

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Publié le 7 Avril 2009

Rédigé par stefanfaith

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Publié le 5 Avril 2009

  Enfin une soirée sans réunion. En effet depuis jeudi 3 réunions et je ne suis qu’un simple citoyen qui cherche juste à garder son quartier, son pavillon rue du Sausset et son petit terrain où il peut se relaxer tranquillement le week-end loin du bruit. Dans ce quartier on pourrait pratiquement se croire à la campagne, que des petits pavillons avec un peu de terrain autour.
Je vais vous faire un petit résumé de ces 3 réunions.

·     Jeudi 26 mars 2009 réunion sur le PLU à la Mairie

     Présentation du PLU par le Maire assisté de M AMEDRO,  ce que j’ai surtout retenu de cette réunion c’est la suppression :

1.                du COS

2.                des 20% espace vert obligatoires

Car en effet ces 2 suppressions diminuent la protection que donne la zone UG pavillonnaire qui est déjà une zone assez fragile, rappelons que comme l’a dit M le Maire pour passer une zone UG pavillonnaire en zone UC construction collective il suffit de 2 a 5 mois et une modification du PLU.

Je ne parle que de ce que j’ai retenu et qui touche Aulnay sous Bois dans son ensemble  car il y a beaucoup d’autres modifications très importantes pour les riverains mais qui ont fait l’objet d’autres articles.

En conséquence je suis donc obligé de retourner voir M le Commissaire enquêteur rue Dordain. En ce qui me concerne, je vais faire part de mes observations au sujet de la protection de la zone UG pavillonnaire et qu’il faut quand même un peu de terrain entre les pavillons. Pour moi une zone UG pavillonnaire c’est un pavillon avec une superficie de terrain en rapport à son volume.  J’invite d’ailleurs toutes les personnes se sentant concernées pour leur avenir et celui d’Aulnay à aller voir cette enquête et à y mettre leurs observations. Vous serez très bien accueilli, mais attention cette enquête s’arrête le 16 AVRIL 2009

 

·     vendredi 27 MARS 2009 réunion sur l’avenir des terrains rue des Saules et des riverains. Un petit historique : cette réunion avait été demandée depuis la réunion du 11/12/2008  à la Mairie pour savoir ce qu’il pouvait y avoir sur ces terrains. Nous n’avons réussi à avoir une réunion avec M AMEDRO que le 11/03/2009. Je tiens à préciser que M AMEDRO nous a bien renseigné, nous a fourni des plans provisoires de ce qui était prévu pour ces terrains, je précise prévu car jusqu'à présent rien ne devait être fait sauf peut être les plans provisoires,  un en décembre 2008, l’autre en janvier 2009  

Ce vendredi il y avait d’après moi 150 riverains à cette réunion. Je suis peut être un peu optimiste. C'est un tout petit peu grâce à des invitations faites pour une partie par le service de M  A MEDRO mais surtout grâce à quelques riverains très motivés qui ont pris le temps d'informer tous les riverains de cette réunion, car nous nous sommes aperçus que certain riverains n’avaient pas reçu d’invitation

Devant la motivation des riverains présents et des plus de 200 signatures obtenues en quelque jours, M le Maire nous a certifié que la Mairie en sa parole  abandonne le projet montré sur les plans et qu’il laissait notre zone en zone UG et garantissait aussi qu’il n’y aurait aucune voie publique ou privée reliant la rue des Saules avec la rue du Sausset. Pour plus de détails voir le compte rendu de STEPHANE  FLEURY sur ce BLOG

J’ai appris aussi de nouveaux mots comme pavillon collectif ;  ce sont plusieurs logements à étages, ou encore pavillons de ville c'est-à-dire un pavillon sans terrain ou plutôt un pavillon entouré de béton, pas de terre, aucune possibilité de pelouse ou de fleurs ; (il y a une chanson « Monsieur le promoteur ») c'est-à-dire que cette sorte de pavillon réunit les inconvénients du logement et ceux du pavillon mais par contre permet de construire beaucoup plus de logements.

 

·  lundi 30 MARS 2009 Je fais aussi partie des délégués de quartier depuis décembre 2008. On se réunit environ 1 fois par mois et l’on voit et discute entre nous des sujets que l’on propose à la Mairie. Donc il y a 2 mois des délégués ont proposé de supprimer le parking devant la Poste du Vieux Pays pour y mettre un manège ou un kiosque. On a donc proposé de faire un groupe de travail car il est vrai que lorsque l’on a un sujet qu’il faut approfondir on fait un groupe de travail et, selon les volontaires, on se réunit chez une personne du groupe pour recevoir les autres. Pour ce projet l’on avait décidé de se réunir ce lundi. Il devait y avoir d’inscrit pour cette étude environ 8 délégués, alors quelle ne fut pas ma surprise lorsque à 21h nous n’étions que 4 délégués. Bien sur si nous avions été d’accord nous aurions accepté ce projet et on l’aurait proposé à la Mairie qui bien sur, elle, à la suite, fait des études et prend la décision. Je précise que si nous n’étions pas venus, la proposition de ce projet aurait pu être acceptée par 2 délégués seulement. Je précise que je suis pour le maintien du parking avec peut être quelques modifications. Je pense qu’en supprimant le parking on risque de faire de ce quartier un quartier mort si les automobilistes ne peuvent plus stationner à proximité des commerçants. Ils feront leurs achats où ils peuvent stationner. La voiture pollue déjà beaucoup moins qu’il y a 10ans et polluera encore moins dans l’avenir et vu les difficultés pour aller travailler ou faire ces achats en transport en commun il ne faut peut- être pas créer trop de contrainte pour le stationnement. A mon avis la voiture reste encore une bonne chose,  mon exemple pour aller travailler en transport en commun entre 1H et 1H15 sans incident (RER B), en voiture entre 1/4H et 1/2H. Si l’on supprime ce parking je prendrai l’habitude de faire mes achats soit à côté de mon lieu de travail ou sur le chemin du retour.

On vous l'a déjà demandé plusieurs fois mais il faut venir à ces réunions de quartiers car plus il y aura de participants, plus l’on trouvera de sujets à proposer à la Mairie pour améliorer notre ville. Alors venez voir au moins une fois, 2h par mois pour vivre mieux ce n’est pas payé trop cher et ça nous donne l’occasion de connaître d’autres Aulnaysiens et pourquoi pas se faire de nouveaux amis .
Pour y assister, vous devez vous inscrire comme délégué de quartier. C’est facile, vous pouvez le faire par Internet, par courrier ou par téléphone (voir articles précédents).

Rédigé par ROBERT FERRAND le dimanche 5 avrril 2009 à 22Heures05.

 

 

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Rédigé par stefanfaith

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Publié le 5 Avril 2009

 

Voilà, la réunion annoncée et promise depuis si longtemps a eu lieu.

La salle était comble, les participants très motivés et la représentation municipale très claire et très transparente dans sa présentation.

M. Le Maire a énoncé les projets en répétant que ce n’était qu’une première esquisse et qu’on n’en était qu’au début du début du début. Il a répété que ce n’était que les prémices d’une réflexion, un premier stade pour un petit projet. Les riverains présents ont manifesté leur désapprobation devant le projet qui leur était présenté, souhaitant conserver leur zone pavillonnaire en zone UG et ne pas passer en zone UC, c'est-à-dire constructible pour des logements collectifs. Chacun a pu s’exprimer librement et d’après les règles de la démocratie participative selon laquelle les élus doivent tenir compte des avis de leurs administrés, M. Le Maire a consenti à revoir le projet ; il a annoncé que  les plans présentés seraient purement et simplement abandonnés.

Ceci a pleinement satisfait les participants et chacun a essayé de proposer des solutions alternatives. La soirée s’est très bien déroulée.

Mais, il reste encore beaucoup de questions non résolues qui éveillent notre vigilance.

Pour un « début du début du début » une architecte a quand même été mandatée, avant même de savoir si le terrain était apte.

Des forages ont été commandés, ils ont été effectués.

Maintenant  les résultats des forages sont connus, ils sont négatifs, donc le terrain est apte. Mais si cela avait été le contraire, la mairie – (donc nous les contribuables) – aurait dû régler les frais d’architecte pour rien.

Pour un « début du début du début », un commentaire sur le web m’a  interpellée

 

Je cite Arnaud Kubacki

« Reste à savoir le discours que l'équipe municipale devra tenir aux habitants des Etangs et des Merisiers,  DONT L’ANNONCE ETAIT OFFICIELLE,   et qui donnait l'espoir d'un logement plus décent dans ces quartiers. »

 

Cela veut-il dire que le projet de la rue des Saules était déjà bien avancé ? qu’il était évident que des logements collectifs seraient construits dans le quartier ? que ce projet se serait fait sans la consultation des riverains ? que peut-être ils auraient été consultés , mais trop tard ?

 

Si cela était, nous avons eu raison de réagir très vite, il n’est jamais trop tôt.

 

Cela veut dire aussi que nous devons rester très vigilants. Les projets peuvent se transformer très vite en réalité allant à l’encontre des souhaits des riverains.

 

Nous restons mobilisés pour la sauvegarde de notre zone pavillonnaire.


Rédigé par Anne-Marie Lobbé le Dimanche 5 Avril 2009 à 9Heures14 

 

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Rédigé par stefanfaith

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Publié le 3 Avril 2009

Rédigé par stefanfaith

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Publié le 2 Avril 2009

Merci, d'abord, pour votre mobilisation. Merci à tous ceux qui ont sillonné toutes les rues riveraines de la rue des Saules, sans relâche, pour présenter les plans, signer la pétition, s'assurer de la circulation de l'information et ainsi permettre à chacun de se positionner par rapport au projet qui nous était proposé. La réunion du 27 Mars est évidemment un tournant dans la mesure où elle a montré notre capacité à s'unir et à dire non massivement à un projet que nous avons tous rejeté. En effet, dans toutes les maisons où nous sommes entrés, dans toutes les rues où nous avons marché, tout le monde a spontanément accepté de signer cette pétition pour conserver notre zone UG pavillonnaire sur le terrain de la rue des Saules. Je l'ai déjà écrit et je l'écris encore, on ne réunit pas plus de 200 signatures, on ne mobilise pas plus de 100 personnes pour une réunion sur les rues des Saules et du Sausset par hasard. Notre force c'est l'union et grâce à elle notre message était clair, puissant et a été entendu.

Monsieur Le Maire d'Aulnay Sous Bois, Gérard Ségura, a pris des engagements devant nous. Celui d'abord de confirmer que le projet qui nous était proposé est bel et  bien mort et enterré. Dans un esprit d'ouverture, il nous a demandé de ne pas rejeter toutes les propositions qui vont nous être faîtes dans les mois qui viennent et nous a promis de retravailler avec nous pour définir un projet qui satisfera la majorité des riverains. Pour l'instant ce sont des mots et nous veillerons à ce que les promesses soient tenues. Les riverains veulent avant toute chose conserver le caractère pavillonnaire (zone UG) du terrain de la rue des Saules, tout en étant ouvert à la construction d'une crèche, d'une maison de retraite, d'un jardin potager. Comme l'a dit Monsieur Le Maire, des pavillons en accession à la propriété sont évidemment tout à fait envisageables, et permettrait à la fois de conserver le caractère UG de la zone tout en faisant du logement. Vous proposerez avez-vous dit, et nous prendrons une décision avec les riverains... Pour être également force de proposition, nous avons déjà prévu de rencontrer à nouveau Monsieur Amédro très prochainement histoire de donner les bonnes orientations aux esquisses qui nous seront proposées dans les prochains mois. Nous sommes des riverains actifs comme vous avez pu le constater.

Nous pouvons être fiers de notre action. J'ai vu des personnes de toutes origines, de tous milieux sociaux, de tous âges discuter, se lever, se mobiliser, et s'unir dans une même vague pour défendre leur quartier. Notre pétition de plus de 200 signatures représente à elle seule un exemple de mixité sociale phénoménal. C'est aussi un exemple flagrant de démocratie locale. Monsieur Ségura peut également être fiers de nous et du message que nous lui avons transmis. Nous sommes les habitants de notre quartier, nous vivons notre quartier tous les jours, nous sommes l'âme de ce quartier et nous avons le droit, indépendamment des besoins légitimes qui émergent dans toute la ville, de faire entendre notre voix lorsque l'orientation que l'on veut donner à notre quartier ne nous semble pas la bonne. On ne peut reprocher à Monsieur Ségura d'avoir été à notre contact, d'avoir senti la tension réelle dans la salle bien qu'aucun débordement de quelle que nature ait été à signaler, et d'avoir pris la mesure de notre message. Notre mobilisation pour notre quartier méritait que nous soyons entendus.

Maintenant rien n'est encore gagné et nous pourrons considérer notre mission achevée seulement une fois que des plans, que les riverains jugeront suffisamment en osmose avec la zone UG pavillonnaire, nous seront présentés pour que nous en discutions et prenions une décision qui à la fois soit valorisante pour le quartier et ses habitants, et les élus. C'est seulement à ce moment là, une fois le but atteint que nous pourrons baisser la garde et mesurer avec fierté le résultat obtenu par l'action des riverains de notre quartier. En attendant, nous restons mobilisés, avec un cap à tenir. Nous avons l'occasion unique de réaliser un projet exemplaire pour le quartier où la concertation entre riverains et élus servira d'exemple pour le futur. Nous, les riverains, sommes attentifs et Aulnay aussi nous regarde. Le blog vient de passer le cap des 1500 visites et environ 5000 pages lues. Lorsque le temps des remerciements sera venu, je n'oublierai pas la communauté des blogueurs d'Aulnay Sous Bois.

Ainsi, désormais, nous sommes connectés et nous nous connaissons presque tous. C'est aussi un des aspects les plus formidables de cette aventure humaine. Certains voisins qui ne se connaissaient que de vue sont maintenant plus proches, d'autres qui étaient un peu brouillés se reparlent à nouveau. D'ailleurs, j'en profite pour annoncer que nous allons tenté d'organiser prochainement dans le quartier une sorte d'apéritif ou goûter géant pour matérialiser plus fortement notre aventure et garder la flamme. Une flamme s'est allumée. Elle ne s'éteindra jamais.

J'invite tout le monde à témoigner à sa façon sur ce que nous avons vécu pendant ces derniers jours de Mars depuis la rencontre avec Alain Amédro le 11 Mars 2009. N'hésitez pas à envoyer vos impressions/réactions à l'adresse habituelle aulnaylibre@yahoo.fr

Amicalement votre,

Stéphane Fleury le Jeudi 2 Avril 2009 à 14Heures48.

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Rédigé par stefanfaith

Publié dans #A vos quartiers !

Publié le 31 Mars 2009

Plus la soirée avance et plus la foule réaffirme fermement son opposition au projet. Monsieur Ségura poursuit : on vous a entendus, on vous a entendus. On vous a entendus, on va prendre en compte vos demandes, on va examiner parce qu'il n'y a pas que des logements à faire dans cette ville, mais il y aussi des logements à faire dans cette ville. Et donc on va réfléchir éventuellement à un petit programme mixte. Une dizaine de logements combinés avec une crèche. La foule réagit encore. Monsieur Ségura : mais si ça ne va pas on en rediscutera. La foule reprend unanime : des pavillons, des petits pavillons avec un petit jardinet. Monsieur Ségura répète enfin ce que la foule veut entendre :  des petites maisons, des petits pavillons.

Monsieur Ségura poursuit : sachez que l'on n'est pas axé sur un projet qu'on va vous imposer d'une manière ou d'une autre, on va vous proposer... Laissez-nous vous proposer des choses. Si vous nous dîtes ça ne marche pas, et bien on vous proposera autre chose... Mais ne dîtes pas à priori on est contre tout ce que vous allez faire. Vous ne voulez pas du projet actuel, et bien on a entendu, on en est plus là maintenant, on oublie le projet actuel...

Les riverains sont soulagés d'avoir été entendus.

Monsieur Ferrand demande quand de nouveaux plans seront disponibles et revient sur l'ouverture de la rue du Sausset avec le projet de connexion avec la rue des Saules. Il veut la confirmation qu'il n'y aura pas d'ouverture quelle qu'elle soit : c'est à dire pas de rues, ni de voies piétonnes... Monsieur Ségura tente quand même le coup en parlant d'une voie piétonne avec des plots empêchant le passage de voitures. Mais Monsieur Ferrand réaffirme son opposition et celle de tous les riverains de la rue du Sausset à toute ouverture quelle qu'en soit la nature.  Il précise que la rue du Sausset est un petit coin tranquille, on est heureux, il faut pas gâcher ce micro climat, ce havre de paix ajoute quelqu'un d'autre. Une autre riveraine demande encore : il ne faut pas percer de rue vers la rue du Sausset. Monsieur Ségura confirme à nouveau : c'est abandonné, on vous l'a dit. Il profite pour affirmer que si les riverains d'un quartier sont régulièrement consultés c'est parce qu'ils ont la meilleure expertise des conditions de vie de leur quartier, d'où les conseils de quartier, et les consultations.

Monsieur Ségura réitère : on a entendu, on est pas sourd. Et s'il faut autre chose, on fera autre chose et on essaiera de vous convaincre à chaque fois et peut-être qu'on n'y arrivera pas... Peut-être qu'on ne fera rien et qu'on restera avec une friche. Ce n'est pas la meilleure des situations d'ailleurs. Vous aviez l'impression qu'on allait bétonner tout le quartier, nous n'avons jamais eu cette intention, jamais, jamais. On va retravailler. Quand ? Dans deux mois, dans trois mois, on va voir... Nous avons un objectif : créer 120 places de crèche dans les deux ans qui viennent. Il restera des besoins. Sur ce terrain là, peut-être que crèche attitude pour la crèche d'entreprise sera intéressé. On vous proposera une esquisse encore, et on discutera de la même façon... Essayez de nous croire quand on vous dit que nous ne ferons rien sans vous réunir et vous consulter.

Un autre riverain demande à Monsieur Ségura : vous pouvez mettre par écrit justement ce que vous dîtes à savoir que vous abandonnez le projet et comme quoi vous nous consulterez par la suite..

Monsieur Ségura : le projet dans cet état là, nous ne le ferons pas, ça c'est clair. Et nous vous consulterons sur tout projet que nous émettrons sur ce point là...

Ce monsieur insiste : faîtes le par écrit s'il vous plait. Monsieur le Maire.

Monsieur Ségura : je suis le Maire d'Aulnay Sous Bois, et il y a ici une centaine de personnes, quand je prends un engagement en public de ce type, permettez-moi d'avoir la faiblesse de vous demander de me croire.

Sentant la foule encore défiante vis-à-vis des élus, Monsieur Amédro revient encore sur la non ouverture de la rue du Sausset en précisant : c'est définitif, on vous l'a notifié par écrit... C'est un engagement... Monsieur Ségura renchérit : il n'y aura aucune ouverture de la rue du Sausset, y compris voie piétonne, pendant cinq siècles ça vous va ?.... La foule applaudit.

Cet épisode sur la demande des riverains d' un écrit émanant du Maire confirmant ses dires en public est intéressant à bien des égards. Il est symptomatique d'une certaine défiance de la population envers les politiques. La crise de confiance est là. Du reste, il suffit d'examiner les chiffres d'abstention du dernier scrutin municipal : 48% d'abstention au premier tour, 40% d'abstention au second. On a du mal à croire que 40% des électeurs ne jugent pas utile de se déplacer pour une élection municipale, scrutin local qui est le plus à même de les intéresser et de les impacter dans leur vie quotidienne.

Un riverain exprime ses inquiétudes sur la valeur de son bien : on est tous propriétaires... On a travaillé dur pour se construire un mur, une toiture... Si vous construisez une quantité massive d'immeubles on va encore perdre de l'argent, moi je voudrais vendre un jour, partir en province, offrir quelque chose à mes enfants. Combien je vais le vendre mon pavillon, combien je vais le vendre ? Nous sommes d'ailleurs plusieurs à avoir fait expertiser notre pavillon et avoir demandé aux agences immobilières d'estimer l'impact du projet actuel sur nos maisons. Les estimations les plus optimistes prévoyaient une perte d'environ 30% jusqu'à des prévisions plus pessimistes parlant d'une perte d'environ 50% de la valeur de vente potentielle de nos pavillons.

Une autre personne explique que le principe de la zone pavillonnaire est de sortir d'une zone comportant des tours ou des immeubles. On y vient pour la tranquillité. Cette personne précise qu'elle n'a rien contre les personnes vivant aux 3000 mais que si l'on sort d'une zone telle que celle des 3000 ce n'est pas pour la recréer au milieu d'une zone pavillonnaire.

Monsieur le Maire conclut : je crois que les choses sont bien claires, on a pris des engagements. Donc on va revenir vers vous avec d'autres esquisses de projet. Et on aura une consultation sans doute dans un climat plus tranquille et on vous exposera les choses. Si vous dîtes non ça va pas, et bien on reprendra la copie et on y retravaillera jusqu'au moment où on arrivera à obtenir un consensus des riverains.

 La soirée s'achève ainsi, pleine de promesses...

Au clavier Stéphane Fleury pour le Collectif des Riverains. Mardi 31 Mars 2009 20Heures58.

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Rédigé par stefanfaith

Publié dans #A vos quartiers !

Publié le 31 Mars 2009

Monsieur Amédro prend donc la parole et enchaîne en rappelant sa transparence : les riverains ont été reçus peu de temps après la remise des plans de l'architecte. Ces plans n'ont pas été visionnés avec  les services de la direction de la réglementation de la construction, ni même avec l'ensemble des élus.

Monsieur Amédro nous montre les plans. La salle réagit immédiatement : nous voulons des petits pavillons, des pavillons. Alain Amédro enchaîne : on y est presque et parle de pavillons collectifs. La foule se manifeste plus lourdement et Monsieur Ségura tempère : on ne fera pas n'importe quoi sans en avoir discuté avec vous. Monsieur Amédro réaffirme que ce ne sont que quelques dessins, quelques esquisses et qu'il y a beaucoup de choses à revoir, à discuter.

Monsieur Ségura confirme les dires de Monsieur Amédro en reprécisant que nous n'en sommes qu'au début du début et qu'ainsi la Municipalité n'a pas grand chose de plus à nous dire. Il affirme que l'on va discuter, intégrer notre avis, voir l'architecte éventuellement. Il n'existe du reste pas d'esquisse en volume disponible. Néanmoins, comme il y avait une émotion dans le quartier,                l' organisation d'une réunion est l'occasion d'un début de réflexion. Monsieur le Maire nous informe que d'ici quelques mois, 5 ou 6 mois, on pourra nous montrer peut-être une esquisse en volume avec éventuellement un nombre de logements. Il n'a pas l'intention de nous cacher quoi que ce soit. Le temps de la présentation est terminée, la salle peut désormais s'exprimer.

Une dame dit : personne n'est d'accord et vous continuez votre projet. On n'est pas d'accord. Ce projet n'intéresse aucune personne du quartier en aucune manière. Monsieur Ségura : si cela n'intéresse personne en aucune manière on en tirera les leçons.

Je prends la parole pour exprimer clairement ce que pense tout le monde dans la salle : on a fait une pétition pour garder notre zone UG pavillonnaire et pour ne pas passer en zone UC d'habitat collectif. Une pétition qui a réuni plus de 200 signatures... La salle applaudit et crie bravo et exprime ainsi ce que nous ressentons tous. Le fait est qu'en à peine 3 ou 4 jours, en sillonnant toutes les rues directement riveraines de la rue des Saules, à savoir les rues Camille Desmoulins, Marcel, L'esprit, Des Saules, René Noclin, Du Sausset, Du clos d'Arçon, de l'Ermitage et Beauregard, plus de 200 personnes ont spontanément signé la pétition pour conserver la zone de la rue des Saules en zone UG pavillonnaire et ainsi rejeter massivement ce projet. Il n'y pas de hasard. On n'aurait pas réuni autant de signatures en si peu de temps s'il n'y avait pas eu un consensus fort et unanime des riverains du quartier contre ce projet. Le message est clair : nous voulons rester en zone UG pavillonnaire et nous ne voulons pas du projet actuel. Ces applaudissement et ces bravos traduisent aussi notre union et sont un cri, celui de nos efforts partagés pour informer, mobiliser et faire signer tous les gens du quartier contre ce projet.

J 'en profite pour rappeler l'un des autres aspects du projet, à savoir l'ouverture potentielle de la rue du Sausset avec une connexion avec la rue des Saules. Monsieur Amédro se justifie : quand un architecte arrive sur un lieu il regarde comment il peut éventuellement fluidifier les choses, et voir comment il peut désenclaver. Monsieur Amédro nous affirme être opposé très clairement à cette ouverture. Il nous rappelle que nous avons des écrits de la Municipalité suite à notre première rencontre du 11 Mars 2009 qui indiquent que cette ouverture ne se fera pas et il le confirme à nouveau officiellement et verbalement ce soir devant nous dans la mesure où, de son point de vue, cette ouverture générerait un afflux de circulation et de pollution qui atteindrait ce quartier au delà du supportable. Nous avons bien enregistré l'information. Dont acte.

Monsieur Amédro affirme que la Municipalité aurait pu mettre les plans au placard. Je resalue sa transparence, mais lui rappelle que les riverains et les élus ne sont clairement pas sur la même ligne, et que tous les riverains pensent la même chose. Je rappelle le principe de la démocratie locale, les termes de Monsieur Ségura à savoir que rien ne sera fait contre la majorité des gens du quartier, que notre avis sera intégré, et conclus qu'il est inutile de continuer à travailler sur ce plan puisque la majorité des riverains pour ne pas dire la totalité veut rester en zone UG pavillonnaire. Les plans actuels ne sont réalisables qu'en raisonnant en zone UC (construction d'habitat collectif). C'est là le point fondamental. Nous voulons rester en zone UG donc nous ne serons jamais d'accord avec ce projet en l'état actuel.

Monsieur Ségura reprend la parole : on vous a présenté les esquisses, transparence totale, il n'y a aucune raison de s'énerver en considérant que comme des fous furieux on va poursuivre sur un projet qui ne conviendrait pas. On a le droit de s'expliquer et si on vient devant vous c'est pour vous présenter les plans et pour vous expliquer une problématique qu'en tant qu'élu nous avons : c'est que dans cette ville il y a 3000 demandes de logements.

La réaction de salle est immédiate : A Aulnay on a donné, on a donné , chez nous il y avait 40000 habitants, il y en a 83000 maintenant ça va y'en a assez, Aulnay est déjà largement au dessus du quota de logements sociaux.

Monsieur Ségura poursuit : on va parler de cela tranquillement.  Je vous explique les raisons pour lesquelles aujourd'hui nous cherchons à trouver des emplacements qui permettent de faire des logements.

La salle campe sur sa position : pas dans les zones UG.

Monsieur Ségura enchaîne: après on discute cas par cas, on a bien entendu ce que vous nous avait dit mais entendez ce que nous vous disons à savoir qu'il y a des milliers de familles dans cette ville qui ont besoin de se loger. On vous a dit on ne fera rien sans votre accord. Mais entendez le fait que nous sommes dans une démarche, non pas de densification de la ville comme des fous, mais dans une démarche dans laquelle nous cherchons à trouver les moyens de loger les gens, et ces gens seront peut-être demain vos propres enfants ou les enfants de vos enfants.

Monsieur Ségura sonde les personnes présentes sur d'éventuelles utilisations possibles du terrain et propose de travailler sur d'autres projets :

1) une maison de retraite.

2) une crèche, avec des jardins d'enfants.

Les riverains sont favorables à ces orientations avec une certaine réserve sur la taille d'un bâtiment de type maison de retraite, en revanche la crèche, une vraie crèche, pas une micro-crèche soulève un enthousiasme quasi unanime des gens dans la salle.

Monsieur Ségura enfonce le clou : ce sont des hypothèses que nous pouvons vraiment travailler, c'est pas un problème. L'architecte peut travailler des esquisses en intégrant ces hypothèses. Il faut trouver des emplacements pour les crèches, 300 places nécessaires, il faut trouver des emplacements pour les maisons de retraite, on a des centaines de demandes parce que les gens vivent plus longtemps. Il revient quand même aux logements en ajoutant : et nous avons aussi des milliers de demandes pour les logements, je comprends que vous réagissiez, mais c'est une réalité à laquelle, nous, qui avons le rôle de répondre aux besoins de la ville, devons nous confronter. Alors ne nous reprochez pas de venir chercher aux endroits où il y a de l'espace, et on le fait dans le nord et dans le sud, des solutions à ces différentes questions. Maintenant si vous considérez qu'il faut un établissement de type maison de retraite ou de type crèche à cet endroit c'est quelque chose que nous pouvons tout à fait étudier.

3) Ou alors construire des pavillons et ainsi on garde la zone UG pavillonnaire intacte, propose quelqu'un d'autre. (Le P.L.U dans ce cas resterait dans sa configuration actuelle et le terrain de la rue des Saules conserverait le qualificatif de zone UG pavillonnaire).

Monsieur Ségura n'est pas opposé à la construction de pavillons mais dans cette hypothèse propose des pavillons en accession à la propriété.

4) Monsieur Ségura propose enfin, éventuellement, des petites maisons de ville, mais pour cela précise-t-il il faut transformer la zone UG en zone UC, parce qu'on aura pas de pavillons classiques avec des terrains de 200 ou 300 mètres. On peut étudier un petit programme de maisons de ville, petites maisons de ville, pas concentrées et on viendra vous le présenter et vous nous direz : ça nous convient ou ça ne nous convient pas... Mais en même temps on va faire une esquisse sur une crèche et une autre sur une maison de retraite... Et on peut éventuellement combiner un petit programme de maisons de ville avec une petit crèche.  (Nous rappelons que notre pétition est claire. Nous ne voulons pas de transformation de la zone en zone UC. La perspective de maisons de ville parait l'hypothèse la moins adaptée à notre vision des choses).

5) Une dame suggère enfin de faire un potager pour tous les enfants qui sont dans les écoles, et qui ne savent plus ce qu'est une tomate qui pousse... Monsieur Ségura pense que c'est une bonne idée. Et cette dame ajoute : surtout Monsieur Amédro, vous qui êtes un vert, c'est un projet qui ne peut vous laisser insensible. 

Demain la troisième et dernière partie du compte-rendu de cette réunion.

Stéphane Fleury toujours au clavier pour notre Collectif de Riverains. Mardi 31 Mars 2009 Minuit 16.

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Rédigé par stefanfaith

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