Publié le 15 Mars 2009

Inutile de dire qu'après la réunion que nous avons eu le mercredi  11 mars 2009 avec Monsieur Amédro , et à la vue du plan présenté (voir le plan dans rien que le plan est impressionnant !), nous sommes sous le choc.

Rendez-vous compte, entre le 12 et le 18 de la rue des saules, ce n'est pas moins que la construction de 14 bâtiments qui est envisagée.

6 bâtiments de type R1, à savoir un rez-de-chaussée et un étage, 8 bâtiments de type R2 dans ce cas un rez-de-chaussée et 2 étages... A l'origine (ce projet semble abandonné maintenant), 2 bâtiments étaient même prévus en R3, un rez-de-chaussée et 3 étages... De quoi changer de manière profonde le visage du quartier, qui perdra de fait son caractère de zone pavillonnaire avec toutes les conséquences que cela induit.

Nous saluons la transparence de Monsieur Amédro qui nous a donné l'étude complète réalisée avec l'architecte. Monsieur Amédro précise qu'il s'agit d'une première étude sommaire. Nous espérons bien parce que ce plan de construction gigantesque risque de défigurer le quartier, et nous ne parlons pas de la valeur des maisons qui va en prendre un coup.

Pour le moment, la zone est encore classée zone UG, donc zone pavillonnaire. Mais ce n'est qu'une question de temps... Changer la zone en zone UC (constructible en logements) prend trois ou quatre mois, ensuite un enquêteur indépendant est nommé et son enquête dure un mois. Un mois pendant lequel sont organisées des réunions ( 3 ou 4) publiques où chacun peut apporter des éléments avant que l'enquêteur ne se prononce par oui ou non pour le changement de la zone, dans l'intérêt du quartier. C'est très court donc, et après il sera trop tard.

Nous avons un certain nombre de questions en suspens :

1) nous ne savons pas le nombre d'appartements prévus. Donc nous ne savons pas combien de personnes vont vivre ici. Mais vu la taille des bâtiments, c'est un nombre conséquent.

2) nous ne connaissons pas la proportion prévue entre logements sociaux et logements en accession à la propriété.

3) nous ne savons pas quelle sera la hauteur du mur d'enceinte qui va entourer tous ces bâtiments et quelle sera sa matière, béton ou autre ? Monsieur Amédro précise qu'il y a de nos jours des matériaux qui se fondent dans le paysage... Ce sera difficile de passer à côté des quatorze bâtiments, de toute façon. Sans vouloir stigmatiser un type de construction contre un autre, le principe de la zone pavillonnaire c'est d'évoluer dans un milieu ouvert, on sépare les terrains mais en général la zone pavillonnaire permet une libre communication visuelle entre les maisons, ce qui crée un lien social fort entre les voisins et la solidarité qui va avec. A titre personnel, c'est le cas avec tous mes voisins, notre zone pavillonnaire paisible est toujours le lieu pour échanger un petit mot, s'assurer que la personne âgée qui vit à côté de nous va bien, pour surveiller la maison de l'autre en cas d'absence pour les vacances, échanger des légumes du jardin ... Quand je vois la longueur du mur entre le 10 et 12 rue des saules, j'ai l'impression que cela va créer une séparation de fait entre tous les pavillons, détruisant tout l'esprit presque champêtre qui règne ici... Et dans ce quartier situé au nord de la ville, qui est comme chacun sait saturé à plus de 80% de bâtiments dont certains à une hauteur qui donne le vertige, garder ce petit ilot nous semble salutaire à tous les points de vue. Une fois de plus, nous ne sommes pas contre des constructions, mais pourquoi vouloir absolument des bâtiments à étages... Pourquoi ne pas construire des maisons en accession à la propriété qui pourront loger sans doute autant de personnes, sans dénaturer le quartier pavillonnaire, et en générant moins de circulation. Je reviendrai plus tard, spécifiquement, sur l'aspect circulation avec un autre plan.

4) Que sera la configuration des toits ? Toits plats ou pas ? On semble se diriger vers des toits plats.

5) Quelle sera l'orientation des fenêtres des logements construits ? Nous avons des inquiétudes légitimes sur la manière dont notre vie privée, notamment la vue sur nos jardins, risque d'être bouleversée par ce nouveau voisinage et la hauteur de ces nouveaux bâtiments.

6)  Pourquoi ce manque d'ambition au niveau de la crèche ? Sur le marché du Vieux Pays on nous a parlé d'une mini-crèche... Monsieur Amédro nous a parlé d'un espace crèche prévu dans l'un des bâtiments pour 9 enfants... 9 enfants, une goutte d'eau dans l'océan des besoins. Ce projet minuscule (accueillir seulement 9 enfants) porte bien son nom de micro. Nous ne comprenons pas pourquoi la piste de la crèche, une vraie, n'est pas explorée davantage.

7) On nous a parlé un moment d'une salle de sports, mais Monsieur Amédro nous a informé qu'il n'était pas favorable à ce projet. A confirmer.

Comme nous l'avons écrit plusieurs fois, nous ne sommes pas contre des constructions, mais dans une zone pavillonnaire nous voulons des pavillons (les pavillons logeraient sans doute autant de personnes, avec moins de circulation et en préservant un cadre de vie en harmonie avec le reste), à défaut une crèche, une maison de retraite, au pire aller des petits logements d'un étage maximum, mais 14 bâtiments ce n'est vraiment pas possible... Nous ne stigmatisons pas un type de construction contre un autre, nous souhaitons préserver notre cadre de vie et dans l'état actuel des choses, ce premier plan ne nous convainc pas du tout.

Ceci étant, Monsieur Amédro nous a proposé une rencontre avec l'architecte Catherine Furet, pour une présentation en modèle réduit du projet pour se rendre compte des échelles. Une réunion publique est sur le point d'être organisée... Nous espérons que l'annonce de cette réunion se fera suffisamment tôt et avec assez de publicité pour réunir un maximum de personnes afin d'associer le plus de riverains possible au processus de décision.  Nous avons une occasion unique à l'échelle de ce quartier de donner un superbe exemple de démocratie participative, de faire du gagnant-gagnant... Sachons la saisir.

Monsieur Amédro a instauré un climat de transparence et de communication dans ce dossier. Nous nous en félicitons. Nous gardons néanmoins le cap et réaffirmons qu'en l'état actuel des choses, ce plan n'est absolument pas satisfaisant.

Rédigé par Stéphane Fleury le dimanche 15 mars 2009 à 12heures08. 

 

 

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Rédigé par stefanfaith

Publié dans #A vos quartiers !

Publié le 14 Mars 2009

Rédigé par stefanfaith

Publié dans #A vos quartiers !

Publié le 12 Mars 2009

... Je tombe sur un panneau maison à vendre. Voilà l'occasion idéale pour une petite visite, histoire d'avoir une idée des prix sur le quartier, et d'entendre un peu ce que l'agent immobilier a à dire sur le terrain de 4000m2 situé rue  des Saules                , juste à côté. Les affaires immobilières ont l'air tellement au point mort que je décroche un rendez-vous le jour même, sans que l'on prenne la peine de me demander qui je suis ou quel type de bien  je recherche.

La maison fait 67m2 avec un jardin de 267m2. Lorsque j'arrive dans le jardin, dans le jardin d'à côté j'aperçois 6 ou 7 caravanes. La maison d'à côté est occupée par des gens du voyage, comme on dit. L'agent immobilier réagit au quart de tour... Cette maison est elle aussi à vendre précise-t-il, comme si cela devait me rassurer, genre à terme j'aurai d'autres voisins, quoi. Génial.

On passe ensuite au prix. Il m'annonce un 195000 euros, négociable. J'hallucine en entendant ce prix qui m'écorche les oreilles. J'ai presque envie d'éclater de rire, tellement c'est énorme. Il m'explique que la maison est en vente depuis un an, et sa décote se poursuit inéluctablement. 240000 euros il y a un an, 216000 il y a deux mois pour terminer à un 195000 euros négociable, un prix presque extra-terrestre.  Je ne cherche même pas à négocier 15 ou 20000 euros.

Nous sortons et comme la rue donne en plein sur le terrain de la rue des Saules, je pose la question qui me brûle les lèvres : et ce terrain, là, rue des Saules, qu'est-il prévu d'en faire ? L'agent immobilier m'annonce qu'il n'y a pas de construction prévue pour le moment. Et quand bien même, ajoute-t-il, Aulnay a besoin de crèches, et si construction il y a, il voit une crèche. Il vaut mieux que ce monsieur reste agent immobilier plutôt que d'ouvrir un cabinet de voyance car il a tout faux. En effet,  coïncidence pas vraiment fortuite dans ma démarche, cinq de mes voisins et moi avons rendez-vous à la Mairie l'après-midi même pour justement discuter des plans prévus pour ce fameux terrain.

Ce rendez-vous fera l'objet d'un long rapport dans les heures qui viennent, qui donne tout son sens à la création de ce blog et à ce qui y a été écrit jusqu'ici. Mais j'ai donné notre parole à Monsieur Amédro d'accorder nos versions avant de publier quoi que ce soit.

En attendant, compte tenu du projet en cours, j'ai comme l'impression que cette maison n'est pas prés d'être vendue. De mon côté, maintenant que je connais la nature du projet en cours, j'ai demandé à quelques agences immobilières de venir visiter ma maison, et d'estimer la décote éventuelle consécutive à ce projet. Je suis un homme de terrain, j'aime le concret et je ferai part des conclusions des différentes agences sur ce blog.

Rédigé par Stephane Fleury le Jeudi 12 Mars 2009 à 23heures07.

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Rédigé par stefanfaith

Publié dans #A vos quartiers !

Publié le 9 Mars 2009

Mes voisins et nous, avons pris rendez-vous samedi matin, 9h30, pour distribuer quelques tracts sur le marché du Vieux-Pays et c’est en famille que nous nous rendons place de l’Eglise  - église classée – qui confère à ce marché un air de vacances, de calme presque de sérénité.

Nous avons de la chance, il fait un temps magnifique et de nombreux habitants du Vieux Pays se rendent sur cette place qui ressemble presque à un marché de Provence.  

Pour nous, il s’agit d’exposer notre inquiétude sur l’évolution de notre zone pavillonnaire et nous entamons la conversation avec le plus grand nombre possible de visiteurs du marché. Certains sont un peu réticents quand ils voient que nous leur tendons des tracts, car ce jour-là, sur le marché nous n’étions pas les seuls à en distribuer. Mais ils sont tout de suite à l’écoute quand ils comprennent que notre démarche n’est en aucun cas politique, mais qu’elle essaie de défendre une certaine idée d’un Aulnay qui ne serait plus vécu comme une cité dortoir. Nous essayons de défendre un cadre de vie calme, dans une zone calme et tranquille. Nous apprenons ainsi que dans un quartier pavillonnaire limitrophe du nôtre, des propriétaires essaient de vendre leur bien depuis quelque temps, et ce avant la crise actuelle de l’immobilier. Lorsqu’ils ont construit leur maison, une belle maison avec dépendances,  il y a plus 30 ans, celle-ci se trouvait dans une zone pavillonnaire uniquement. Maintenant leur jardin jouxte des immeubles, et cela fait chuter la valeur de leur bien. Il leur est impossible de vendre au prix réel ; ils reçoivent des offres d’acheteurs potentiels qui fixent eux-mêmes le prix qu’ils sont prêts à donner, inférieur presque de moitié à leur souhait, prétextant que « de toute façon, ils ne pourront pas vendre ». Nous sommes allés voir ce quartier dimanche après-midi et c’est vraiment malheureux de constater cette dégradation.

C’est pour préserver - pour nos enfants et petits-enfants - notre cadre de vie que nous nous mobilisons. Il est vrai que certains de nos interlocuteurs pensent que ce que nous faisons ne sert à rien ; nous n’en avons pas l’impression, au contraire  plus nous avançons, plus nous sommes confortés dans notre démarche.

Nous avons cru comprendre qu’il y aurait très bientôt une concertation entre les riverains et la municipalité  et nous attendons cette date avec impatience.

 En attendant nous restons mobilisés

Rédigé par Anne-Marie Lobbé le Lundi 9 Mars à 16Heures50.

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Rédigé par stefanfaith

Publié dans #A vos quartiers !

Publié le 8 Mars 2009

Sur notre blog vos commentaires sont modérés, c'est à dire qu'ils sont lus avant d'être publiés.

Nous vous invitons à lire le commentaire de Karine publié aujourd'hui à 15Heures24 qui est un modèle à nos yeux de ce que nous voulons voir s'exprimer ici.

Merci à tous ceux qui se sont exprimés sur ce blog. Continuez !

L'équipe Aulnaylibre ! Dimanche 8 Mars 2009, 22Heures30.

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Rédigé par stefanfaith

Publié le 7 Mars 2009

Samedi 7 Mars 9Heures30, direction le marché du Vieux Pays. Pour nous, les habitants du quartier, c'est presque un rituel, un endroit incontournable. A première vue, on a l'impression d'une fourmilière géante, chacun s'agitant autour des étals des commerçants. Mais bien vite, à la vue des produits, des couleurs, des odeurs, de ces petits riens échangés avec le fromager, le poissonnier, tous les artisans de cet endroit, une  sorte de bien-être indicible vous envahit.

Au delà de l'aspect alimentaire, le marché est avant tout un lieu de rencontres. On s'arrête cinq minutes pour bavarder avec les voisins, échanger un sourire, parler du petit dernier qui grandit si vite, discuter de tout et de rien. On croise également des distributeurs de tracts. Et ce matin cela tombe bien, mes voisins et moi sommes en distribution. Nous avons décidé d'étendre notre communication au quartier entier. Nous ne nous contentons pas d'une simple distribution, chaque papier qui passe de mains en mains fait l'objet d'une discussion avec les habitants. Nous faisons passer notre message et vous verrez en lisant la rubrique derniers commentaires dans le blog qu'il résonne même au delà d'Aulnay Sous Bois ( Nous vous saluons au passage, Madame, de Beauvais pour votre précieux témoignage).

Beaucoup de rencontres, jusqu'à LA rencontre. Avec Monsieur Ségura. Tout à coup, un cercle se forme autour de nous, tout le monde tend l'oreille, à l'affût, une tension invisible envahit les lieux. J'ai comme l'impression que ce cercle bouge comme un tourbillon, tout s'accélère mais je reste étonnement calme et serein, sûr de notre message, sûr de nos convictions.

Monsieur Ségura ne goûte guère notre tract. Il considère que nous faisons de la  manipulation, nous prêtant même des intentions politiques. Diantre, sommes-nous déjà en campagne ? Notre dessein est tellement éloigné de ce genre de préoccupations. Aujourd'hui nous sommes des riverains inquiets pour le devenir de leur quartier, et il se trouve que notre inquiétude fait écho dans nos rues, et même au delà sur ce marché.

Plus loin dans la conversation Monsieur Ségura ne comprend pas que nous ameutions la foule pour un "petit" projet.

Ce qualificatif "petit" projet me rappelle une expérience personnelle récente, intervenue dans mon entreprise. Je travaille dans une multinationale qui en France compte 1500 employés. Lorsqu'il a été question d'externaliser la fonction paie, les ressources humaines ont fait un plan social pour les 5 personnes qui occupaient les fonctions de gestionnaire de paie. Lorsque le plan a été présenté aux représentants du personnel en comité central d'entreprise, les ressources humaines ont qualifié le projet de "petit" projet, invitant à ne pas faire de vague pour seulement 5 personnes à licencier. La réaction autour de la table fût immédiate : ce n'est pas un "petit" projet. Nous sommes là pour défendre les salariés et leurs emplois, que cela soit 5, 10, 100 ou 1000 personnes c'est exactement la même chose.

J'adore cette phrase : qui sauve une vie sauve l'humanité entière. Chacun, à sa "petite" échelle,  peut contribuer à faire de grandes choses.

Nous comprenons parfaitement que Monsieur Ségura ait un agenda chargé et des problématiques variées à régler dans une ville de 80000 habitants. Notre quartier est peut-être tout "petit" à l'échelle d'Aulnay Sous Bois, mais pour nous il a une grande importance. Nous aimons notre cadre de vie, souhaitons le préserver, et avant toute chose être associé aux changements qui pourraient en bouleverser le visage. Notre message, et je suis certain que Messieurs Ségura et Amédro l'ont bien compris, ne va pas au delà. Nous avons également de notre côté bien intégré votre message, soyez en sûrs.

Voilà, LA rencontre a eu lieu, nous avons pu nous exprimer, échanger, discuter, quoi de plus normal dans le fonctionnement d'une République démocratique. Le cercle autour de nous disparait peu à peu. Mes voisins vont faire leurs courses, je rentre seul comme n'importe quel autre quidam.

Je sais que nous allons bientôt nous revoir. En attendant, nous restons en éveil, mobilisés, solidaires et déterminés.

Rédigé par Stéphane Fleury le Samedi 7 Mars 2009 à 22Heures53.

 

 

 

 

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Rédigé par stefanfaith

Publié dans #A vos quartiers !

Publié le 6 Mars 2009

Envie de prendre la plume, ou plutôt le clavier. Envie de réagir sur ce blog. Vous souhaitez parler de notre ville, de votre quartier, partager une tranche de vie aulnaysienne. N'hésitez pas un instant à envoyer vos écrits à  aulnaylibre@yahoo.fr

Vos contributions sont les bienvenues. Exprimez-vous !

Merci.

Bien Cordialement.

L'équipe d'Aulnaylibre !

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Rédigé par stefanfaith

Publié le 5 Mars 2009

Suivant l'invite de la page 6 du dernier Oxygène, je viens de m'inscrire au conseil de quartier. Rien de plus simple : un coup de fil au 01 48 79 62 99 ou au 01 48 79 62 96. En fonction de votre lieu d'habitation on détermine votre T/Q, T pour territoire et Q pour Quartier. Par exemple, je suis T3/Q2 (Vieux Pays, Roseraie, Bourg).

Désormais, donc, suite à ce simple appel, je suis inscrit à mon conseil de quartier et je recevrai une convocation m'indiquant le lieu, l'heure et l'ordre du jour. A moi les joies de la démocratie participative. Sur le papier ce concept a l'air séduisant. Participer, s'impliquer dans sa ville, son quartier me parait une activité très louable. Cependant, l'expression "l'important c'est de participer" me revient immanquablement à l'esprit. Participer c'est bien mais cela ne me suffit pas. J'ambitionne d'avoir prise sur le devenir de mon cadre de vie, faire entendre ma voix et être force de proposition.

Comme vous avez pu le lire sur ce blog, notre préoccupation du moment dans notre quartier est la construction de logements sociaux dans notre zone pavillonnaire, située Rue des Saules. Nous ne sommes pas opposés à tout aménagement mais ajouter ce type de construction dans une zone qui en compte une concentration plus que massive ne nous parait pas adéquate pour le quartier. Nous sommes ouverts pour en parler mais officiellement les riverains n'ont pour l'instant ni été convoqués, informés, encore moins consultés. Ce sujet est donc passé sous silence, et ce n'est sans doute pas un hasard.

Nous pensons et , nous saurons très bientôt si nous avons raison, que le sort de cette zone est déjà décidé. Le processus pour changer la classification de la zone et définir un nouveau plan d'occupation des sols est sans doute déjà déclenché. Pour information, la communication de ce plan se borne à un simple affichage sur un tableau administratif municipal. Un enquêteur externe dispose alors d'un mois pour décider si ce plan d'occupation des sols est bon ou non pour le quartier. Un mois, voilà le délai qu'il restera aux riverains pour agir et faire entendre leur voix.

Nous espérons sincèrement que le scénario décrit ci-dessus ne deviendra pas réalité. Parce que sinon, il prouvera que le manque de communication était délibéré et que les riverains ont été sciemment écartés du processus de décision relatif à ce qui les touche au plus profond à savoir leur cadre de vie au quotidien.

Nous attendons désespérément une réunion publique pour que les riverains de la rue des Saules sachent officiellement ce que leur quartier va devenir. Dans l'attente de ce moment, nous ne saurions que trop vous conseiller de vous inscrire à votre prochain conseil de quartier. C'est ouvert à tout le monde, un simple coup de fil de cinq minutes suffit, il y a même une adresse email democratielocale@aulnay-sous-bois.com.

De cette manière peut-être pourrons-nous savoir, demander enfin à quelle sauce notre quartier va être mangé et tester en direct la démocratie participative. Se borne-t-elle à faire asseoir les riverains sur une chaise dans l'attente de mauvaises nouvelles, lorsqu'il est déjà trop tard, sans leur laisser prise sur les événements, nous forçons un peu le trait mais vous voyez ce que nous voulons dire, ou est-elle un endroit où les riverains ont le pouvoir d'agir sur leur futur cadre de vie ?

L'avenir nous le dira dans très peu de temps...

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Rédigé par stefanfaith

Publié dans #A vos quartiers !

Publié le 3 Mars 2009

Pour construire des logements sociaux dans un quartier voué à l’habitation privée, il faut changer la dénomination de cette zone.

 

Dans notre paisible quartier la mairie a décidé de construire un immeuble de 30 appartements,

c'est-à-dire qu’elle doit supprimer la zone pavillonnaire ; fini le calme, bienvenue aux voitures et aux mobylettes, au bruit et à la pollution. Pour ce faire, la mairie doit faire une demande de changement de plan d’occupation des sols et elle doit prévenir ses administrés par annonce sur les tableaux administratifs communaux.

 

Elle peut le faire assez facilement, sauf en cas d’opposition massive des riverains.

 

Nous vous demandons donc de nous aider dans notre opposition au changement de cette zone.

Cela peut arriver à n’importe qui d’entre vous, dans n’importe quel quartier, demain peut-être chez vous.

 

Nous voulons garder notre tranquillité et la sécurité de la zone pavillonnaire.

 

Mobilisez-vous avec nous pour préserver cette qualité de vie à laquelle chacun a droit.

 

Ne laissons pas créer un précédent .

 

Faites nous partager votre expérience : avez-vous déjà été confronté à ce même problème ? A-t-il été résolu ? Comment ?

 

Ci-dessous un aperçu de ce que vous verrez désormais des fenêtres de vos pavillons :

 

 

Rédigé par Anne-Marie Lobbé le Mardi 3 Mars 2009 à 23Heures19.

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Rédigé par stefanfaith

Publié dans #A vos quartiers !

Publié le 1 Mars 2009

Samedi 28 Février 8Heures30, le ciel est brumeux et annonciateur d'une journée grise et maussade. Et puis soudain, le soleil, inattendu, perce. La journée sera belle finalement. Il est 10Heures, je prends mon sac à dos, mon plan d'Aulnay qui ne me quitte jamais, et des tracts, ceux rédigés avec mes voisins et que nous allons distribuer rue par rue, maison par maison , pour expliquer nos inquiétudes sur ce "projet" de logements sociaux de la rue des Saules.

J'arrive au numéro 1 de la rue Camille Desmoulins. Mes souvenirs de cours d'histoire se réveillent. Un révolutionnaire guillotiné. Mauvais présage ? Pourtant, la rue est calme. Je cherche sur chaque façade la boite aux lettres, elle n'est jamais au même endroit, jouant à cache-cache. Parfois, surgissant de nulle part, un chien me fait sursauter. Je réalise soudain que facteur ne doit pas être un métier très facile. J'arrive à la jonction avec la rue des Saules et je ne tarde pas à croiser les premiers riverains. Certains d'entre eux vivent ici depuis plus de 40 ans et m'expliquent que sous le bitume que je foule de mes pieds s'écoulait la rivière du Sausset. A l'époque cette zone était classée zone inondable, ce qui suscitait chez eux une sourde angoisse. Je leur explique ce qui se trame ou risque de se tramer. Ils sont au courant. Des bruits circulent. Je leur fais comprendre que cette fois-ci les choses se précisent, le "projet" se dessine, sans eux, sans qu'ils aient prise sur les événements. Dans leur zone pavillonnaire paisible, l'annonce d'un immeuble de logements sociaux de trois ou quatre étages, d'une trentaine d'appartements, suscite un profond mécontentement. On fait ensemble la projection mathématique de l'afflux de population que cela va engendrer dans le quartier. Combien de personnes ? 100, 150 ? Quel sera le visage du quartier après cela ? En tout cas, les riverains sont réceptifs, nous échangeons nos coordonnées. Je leur parle du blog. Nous resterons désormais en contact. Tout cela est très encourageant.

Je poursuis rue Marcel. Alors là je cale. Je ne sais pas qui est ce Marcel ? Je chercherai plus tard. Autre rue, autres riverains. Je leur remets le tract en mains propres, le dialogue s'installe spontanément, naturellement. Eux sont concernés en première ligne. La rue débouche en plein sur le terrain de la rue des Saules. Un immeuble juste en face de leurs pavillons. Déjà que les immeubles ne manquent pas lorsqu'ils regardent au nord, désormais ils en auront un autre au sud, en face de leurs fenêtres. Ils sont conscients des conséquences potentielles pour leur quartier et la valeur mobilière de leur maison. Leur inquiétude et leur mécontentement sont palpables. Ils me font remarquer l'état de la rue Marcel. La route est comme fissurée par endroits. Il y a des problèmes d'évacuation d'eau. Il y a des trous dans le bitume. Ils me montrent certains portails d'entrée de maison qui semblent s'être déplacé de leur axe, qui sont déformés  et qui ne se ferment plus. Comme si le sol bougeait. D'ailleurs, plus loin, un autre riverain me dit que récemment de nouveaux propriétaires dans cette rue ont signé un papier étrange chez le notaire à propos de responsabilité en cas de glissement de terrain. Je note l'information sur mon carnet. A creuser pour plus tard. Je prends quelques photos. Je quitte les habitants du quartier après avoir pris leurs coordonnés.

Avant de rejoindre la rue René Noclin, dont j'ignore également tout, je me poste une dernière fois devant ce terrain de la rue des Saules. On note l'activité des derniers jours, un camion, une machine pour creuser la terre, une autre pour sonder, des souches énormes d'arbres sans doute abattus. Ce qui me frappe c'est le silence. Cet endroit est d'un calme incroyable. On entend même les oiseaux. Il reste encore de grands arbres sur ce terrain et en levant la tête je vois les pies qui préparent leur nid, sans savoir que c'est peut-être la dernière fois ici. J'aimerais que l'élu vert de la municipalité soit là à mes côtés. J'aimerais qu'il m'explique comment croire en l'écologie, comment croire que je peux  contribuer à sauver la planète alors que je ne suis même pas décisionnaire du choix de mon cadre de vie à l'échelle de mon quartier...  

Je remonte la rue René Noclin. Autre rencontre. Un riverain m'emmène au milieu de la route sur deux bouches d'égout. Il m'explique que la rivière du Sausset coule là sous nos pieds. Il est intarissable sur l'histoire du quartier . Je lui explique ce qu'il risque de se passer. Il me fixe incrédule. Il me dit que c'est une zone pavillonnaire ici et que ce n'est pas possible de construire d'immeuble. Il suffit pourtant de changer la classification de la zone. Rien de plus simple et l'immeuble sortira inéluctablement de terre. En plein axe visuel de son pavillon. Il ne manquait plus que ça, lui qui déplore déjà des vibrations dans sa maison au passage des bus.

Voilà il est presque 13Heures, je vais rentrer, satisfait d'avoir établi un contact direct avec les habitants de ce quartier qui est aussi le mien. Les choses sont assez claires. Il y a des manières tellement plus adéquates d'utiliser ce terrain de 4000m2. Construire une crèche, une bibliothèque, pourquoi pas même des pavillons en accession facilitée à la propriété. Sécuriser la zone en misant sur l'avenir de nos enfants.

L'idée d'un immeuble surplombant nos pavillons, narguant nos fenêtres et dénaturant notre cadre de vie nous est totalement intolérable. Les riverains sont unanimes. Notre cadre de vie paisible ne saurait être mis en péril sans notre consultation et notre consentement. Nous voulons et nous serons force de proposition.

Cet après-midi ce sont mes voisins qui prennent le relais pour la distribution côté rue du Sausset...

Rédigé par Stéphane Fleury le Dimanche 1er Mars 2009 à 1Heure23.

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Rédigé par stefanfaith

Publié dans #A vos quartiers !

Publié le 24 Février 2009

Rédigé par stefanfaith

Publié dans #A vos quartiers !

Publié le 21 Février 2009

Bonjour à toutes et à tous et bienvenue sur Aulnaylibre !

Ce blog est né d'un constat en page 2 d'Oxygène. Comment est-il possible que la rubrique "Vous nous avez écrit" soit aussi minuscule dans ce journal ? Quels sont les lieux où les citoyens d'une ville de plus de 80000 habitants peuvent s'exprimer sur leur ville, leur quartier, leur cadre vie ?
Certes, il est possible de prendre rendez-vous et de rencontrer un représentant de la Municipalité. Dans ce cas, il faut s'armer de patience. Un mois d'attente dans notre cas, et cerise sur le gâteau, nous avons été prévenus de l'annulation de notre rendez-vous 3 heures seulement avant la tenue de celui-çi. Et depuis pas de nouvelles. Nous n'avons donc pas pu expliquer notre problématique de quartier et nous avons aussi perdu une journée de congé/RTT pour rien. Ce blog est aussi né de cette frustration là...

Aulnaylibre se veut un lieu d'échanges cordial et convivial où l'habitant devient acteur et moteur de sa ville. Alors, Aulnaysiens, n'hésitez pas, nous attendons vos contributions... Merci.       

 

Bien Cordialement

Rédigé par Stephane Fleury le Samedi 21 Février à 21Heures37.

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Rédigé par stefanfaith