Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
29 juin 2009 1 29 /06 /juin /2009 00:19

Partie 2 : Les collectifs de riverains... Une diversité de problématiques qui requiert des solutions adaptées.

Maintenant passons à l'autre aspect de votre article et à l'analyse du phénomène des collectifs de riverains, qui, inutile de le préciser, ne sont évidemment pas composés d'abominables égoïstes individualistes comme on pourrait éventuellement l'interpréter à la lecture de votre papier.

D'abord, un mot sur les collectifs de riverains qui existent déjà et sans doute ceux qui sortiront de l'ombre en même temps que les six autres projets de construction déjà financés par l'OPHLM, à moins que l'approche municipale change et que le projet soit parfaitement intégré à l'environnement et bien expliqué aux habitants des quartiers,  en tenant compte de leur avis, ce qui évitera bien des désagréments.  

Pourquoi j'évoquais, dans la première partie de ma réponse, la rue Fernand-Herbaut ? Parce que si les collectifs de riverains réagissent tous face à un projet de construction immobilière, et là c'est effectivement un point commun entre nous, chaque cas est bel et bien spécifique et requiert des solutions différentes et adaptées. Cela ne doit pas empêcher ces collectifs d'être solidaires, de se contacter, de prendre connaissance des problématiques en cours dans les autres quartiers de la ville et pourquoi pas de se réunir . Songer à vouloir les diviser, ou tenter de les museler ne fera que les renforcer. Vouloir tuer le débat, ou nier la nécessité de l'existence de ce dernier ne sont pas les bonnes voies à suivre. Faire semblant d'ignorer ce qui se passe dans la ville serait une grossière erreur. Il faut en prendre sérieusement la mesure car derrière ces collectifs il y a des centaines de familles, des milliers de personnes... et ce n'est peut-être que le début...

Néanmoins, et je le précise encore, chaque quartier est unique et vouloir résumer l'action des collectifs de riverains à une supposée croisade contre le logement social n'a aucun sens. Ceci est complètement faux et vous le savez. Revenons, justement, aux trois projets les plus visibles en ce moment dans la ville :

Pour la rue Fernand-Herbaut, nous sommes en cœur de ville, à une minute à pied de la gare, à 5 minutes du boulevard de Strasbourg, c'est effectivement un quartier de centralité qui répond à plusieurs exigences : proximité des transports, proximité des commerces, peut-être est-il même possible de se passer d'une voiture ce qui permet d'ajouter un paramètre environnemental. Nous sommes en zone UA au niveau du PLU.   

Pour l'Arc-En-Ciel. Autre situation. Zone UD au niveau du PLU. Le maître d'ouvrage de ces 62 pavillons n'est autre que l'OPHLM de la ville d'Aulnay Sous Bois. Dire que le collectif du square arc-en-ciel est contre le logement social n'a aucun sens. Quel est le cœur du problème ? Au milieu des pavillons se trouve un espace qui à l'origine aurait dû servir à de l'équipement. Maintenant, on se retrouve avec une construction de 24 logements qui ne satisfait pas les riverains, ni Alain Amédro non plus visiblement puisqu'il a précisé qu'il voyait plutôt 12 logements au lieu de 24 à cet endroit. Miguel Hernandez campe sur 24 et Alain Amédro sur 12. Même au sein de la majorité municipale actuelle, il y a débat. Alors ne reprochons pas aux collectifs de riverains de se réunir, de faire bouger les choses pour qu'une discussion s'ouvre dans les quartiers ou dans la ville. Que des aulnaysiens sortent spontanément de l'ombre pour faire connaitre et exprimer leur point de vue me parait rassurant sur la vitalité citoyenne de la ville d'Aulnay Sous Bois et pour la démocratie en général.

Pour conclure sur l'Arc-En-Ciel, et je précise qu'il ne m'appartient pas de parler au nom des représentants de ce collectif, je crois savoir qu'en limitant le nombre des logements, en construisant le même type de pavillons que ceux déjà existants tout en conservant une partie d'espace vert collective permettant d'entretenir et de renforcer le tissu social de cette cité, le collectif serait satisfait ou du moins cette base de travail serait plus en adéquation avec la demande des riverains.

Enfin, passons à la rue des Saules. Nous sommes en zone UG pavillonnaire dans les quartiers nord de la ville. Je rappelle au passage que 88% des logements sociaux se situent déjà dans le nord d'Aulnay Sous Bois, donc écrire que le collectif de la rue des Saules est contre ce type d'habitat est également un non-sens. Les logements sociaux sont largement majoritaires dans cette zone. Et c'est là d'ailleurs que notre combat prend tout son sens. Vouloir préserver un petit ilot pavillonnaire dans le nord de la ville, garant d'une certaine diversité d'habitat, d'une certaine mixité même dirons-nous entre immeubles collectifs et pavillons est un point de vue tout à fait défendable et d'ailleurs défendu par une vaste majorité des gens du quartier. On ne réunit pas plus de 200 signatures de riverains en quatre jours par hasard. Je rappelle au passage que l'intitulé de la pétition n'était pas "nous sommes contre le logement social" mais bien "nous voulons préserver notre zone pavillonnaire". Monsieur Le Maire a d'ailleurs bien mesuré l'ampleur de notre mobilisation, le 27 Mars à Gainville, en annulant cette soirée là son projet d'aménagement de constructions collectives. Plus d'une centaine de personnes présentes ce soir là ne l'ont pas oublié. 

Maintenant quelle orientation urbanistique veut-on donner au nord de la ville ? Le nord d'Aulnay Sous Bois doit-il renoncer définitivement à pouvoir offrir de l'habitat pavillonnaire à ses habitants ? Faudra-t-il désormais déménager dans le Sud de la ville pour pouvoir prétendre trouver une maison individuelle ? L'objectif est-il d'atteindre 100% de logements sociaux dans les quartiers nord de la ville ?  Si telles étaient les intentions de la Municipalité, elles ne feraient qu'accentuer davantage la césure territoriale qui existe déjà entre le Nord et le Sud de la ville.

Les habitants autour du terrain de la rue des Saules n'aspirent qu'à une chose. Conserver leur zone pavillonnaire. Est-il illégitime de pouvoir revendiquer dans le parcours résidentiel des habitants du Nord de la ville d'Aulnay Sous Bois le droit de pouvoir disposer d'une habitation individuelle ? D'ailleurs pour en avoir encore discuté dans la rue des Saules cet après-midi dans une petite réunion improvisée entre habitants du quartier, la majorité des riverains ne souhaitent que cela et cela uniquement : préserver le caractère pavillonnaire de leur quartier.

A venir, partie 3 : Les collectifs de riverains... De l'opposition à la proposition.

Stéphane Fleury

Repost 0
Publié par stefanfaith - dans A vos quartiers !
commenter cet article
26 juin 2009 5 26 /06 /juin /2009 18:31

Le Commissaires Enquêteur a remis ses conclusions motivées.

L'enquête préalable à la modification du Plan Local d'Urbanisme (PLU) projetée par la commune d'Aulnay Sous Bois a été conduite pour permettre essentiellement :

1) De favoriser l'accès au logement de qualité.

2) Faciliter l'implantation d'équipements et de services plus particulièrement en répondant à la forte demande d'un lieu cultuel de confession musulmane.

3) Dynamiser l'économie locale et la création d'emploi avec entre autres la réhabilitation du site de l'ancien concessionnaire Renault.

En conclusion de cette enquête, en l'état actuel du dossier, de l'examen des motivations exprimées par la Municipalité, des avis formulés par la population, le Commissaire Enquêteur Francis Vitel estime, tout en prenant en compte quelques recommandations, que la modification envisagée est tout à fait justifiée.

Le Commissaire Enquêteur donne donc un avis favorable à la modification du Plan Local d'Urbanisme (PLU) projetée par la ville d'Aulnay Sous Bois en recommandant :

1) De prendre toutes les mesures ponctuelles permettant quand cela est possible de préserver le caractère pavillonnaire ancien de certains quartiers.

2) De maintenir en superficie équivalente sur le territoire municipal les surfaces d'espaces verts.

Voici les principales conclusions de l'enquête sur la modification du PLU.

Aulnaylibre, le vendredi 26 Juin 2009 18Heures26.

Repost 0
Publié par stefanfaith - dans Urbanisme
commenter cet article
23 juin 2009 2 23 /06 /juin /2009 06:20

Preuve d'une certaine vitalité de la blogosphère aulnaysienne, Aulnay.Autrement a interpellé Aulnaylibre sur la problématique qui agite en ce moment Aulnay Sous Bois, à savoir la densification de la ville suite à la crise du logement et la formation de collectifs de riverains qui s'opposent à des projets de construction, jugés pour le moins inadaptés par une majorité d'habitants des quartiers concernés.


Voir ici l'article d'Aulnay.Autrement :

http://aulnay.autrement.over-blog.com/article-32604499.html


Réponse aujourd'hui et demain en deux parties. Partie 1 : La démocratie participative... un outil mal exploité ?

Tout d'abord, merci pour votre article. Il est bien rédigé, bien amené et intéressant à bien des égards. Ayant étudié et travaillé au Royaume-Uni, je suis un inconditionnel des acronymes britanniques qui sont le reflet de la concision et du pragmatisme de la langue anglo-saxonne, et j'ai pris un réel plaisir à vous lire.

Maintenant pour revenir sur le fond de vos propos, qui sont très nuancés et laissent de fait une large part à l'interprétation vous en conviendrez, puisque vous évoquez le fait que le NIMBY peut être à la fois une preuve de vitalité de la conscience citoyenne, le souci d'un environnement respecté, la manifestation d'une exigence de qualité de vie mais aussi l'expression d'un individualisme forcené signe d'un égoïsme absolu qui refuse d'intégrer la notion d'intérêt collectif, la manière dont vous transposez ce phénomène à notre cité aulnaysienne me parait inadéquate, de mon point de vue, et je vais vous expliquer pourquoi.

D'abord vous vous focalisez sur les projets rue des Saules, et rue Maurice Nilès. Vous occultez la rue Fernand-Herbaut et également les 6 autres projets d'implantation pour lesquels les financements sont entérinés et les garanties d'emprunt assurées. Ce n'est pas lorsque les dossiers sont bouclés qu'il faut les présenter à la population, mais évidemment en amont pour désamorcer si possible toute réaction démesurée des riverains. Pour l'Arc-En-Ciel le permis de construire est déjà déposé, ce qui de fait limite les perspectives de concertation. Nous nous heurtons ici à un problème de méthode, ce que Alain Amédro a d'ailleurs bien exprimé à la fois en Conseil Municipal et à la réunion Arc-En-Ciel. La démocratie participative, écrivez-vous, et là je vous rejoins, est un bel outil, et de fait une formidable opportunité à la fois de présenter des projets et de les discuter bien avant leur réalisation avec les habitants d'un quartier. A condition de bien s'en servir.

Dans l'expression démocratie participative, il y a bien cette notion de participer, c'est-à-dire d'associer les riverains au choix de leur cadre de vie. L'intégration de leur avis peut s'effectuer de plusieurs manières, cela peut concerner le type de construction ou l'agencement global du quartier: Est-ce bien le lieu ? Cela s'insère-t-il dans l'environnement existant ? N'y-a-t-il pas un lieu plus adapté dans la ville pour satisfaire ce besoin ? Des contraintes nouvelles ne vont-elles pas surgir du fait de ce nouvel aménagement ?  Si la démocratie participative consiste à aller au contact des riverains une fois qu'un projet est définitivement ficelé dans ce cas là il faut en changer le nom et l'appeler démocratie informative, ce qui réduit l'intérêt de cet outil à une peau de chagrin.

Autre aspect pernicieux de la démocratie participative, il faudrait au moins s'assurer d'une certaine pluralité d'opinions au sein des conseils de quartier.  Dans mon conseil de quartier, par exemple, puisque je suis inscrit, figure également une personne qui est au conseil d'administration de l'OPH. Sans grande surprise, et pourrait-il en être autrement, cette personne aimerait voir pousser des immeubles sur le moindre terrain disponible dans la ville. Les relations entre l'OPH et la Municipalité sont étroites et évidemment pas spécialement neutres. Si seul ce type de profil était présent dans notre conseil de quartier, il n'y aurait donc pas d'opposition, pas de discussion,  donc pas débat.

Cette mixité de points de vue, et j'en ai eu également connaissance dans d'autres conseils d'autres quartiers, n'est pas toujours de mise, ce qui signifie qu'un nombre restreint peut décider pour un quartier entier, ou que le conseil de quartier peut se limiter à l'application stricto sensu du programme électoral de la Municipalité en place, ce qui peut être une dérive potentiellement dangereuse. Pour preuve, la grande majorité des personnes appartenant à des collectifs de riverains n'est pas inscrite en conseil de quartier. Beaucoup d'ailleurs les rejoignent après ce type d'événement que constitue l'annonce d'une construction sans leur consultation.

Voilà pour l'aspect concertation et le rôle que la démocratie locale devrait y jouer. Dans un monde idéal, le conseil de quartier de l'Arc-En-Ciel aurait dû préparer tout le travail en amont et la réunion publique n'aurait été alors qu'une simple formalité. Or, c'est justement la réunion publique qui a donné l'occasion du débat, parce qu'une majorité de gens du quartier n'avait jamais vu les esquisses. Pas étonnant alors, que les réactions soient parfois vives, lorsque le plan d'aménagement ne convient pas , ne convainc personne, et que l'on sait qu'un permis de construire est déjà déposé. Il y a là un dysfonctionnement manifeste dans le processus informatif et consultatif qui devrait se faire en amont sans placer les habitants d'un quartier devant le fait accompli.

Demain partie 2: Les collectifs de riverains... De l'opposition à la proposition...

Stéphane Fleury

Repost 0
Publié par stefanfaith - dans A vos quartiers !
commenter cet article
22 juin 2009 1 22 /06 /juin /2009 00:12

Contrairement à l'interprétation que j'ai pu lire ici ou là, nous n'avons pas forcé le Maire a abandonné le projet. Il a vu de lui-même ce soir là, qu'une salle de plus de 100 personnes, des riverains très proches du terrain de la rue des Saules, était contre le projet présenté ce soir là. Il n'a pas cédé à la pression, il a juste fait preuve de bon sens et s'est inscrit en ligne avec la démocratie locale dont le principe est d'intégrer l'avis des riverains. En l'occurrence, le 27 Mars à Gainville, cet avis était clair, massif et fermement exprimé. Gérard Ségura a d'ailleurs déclaré ce soir là qu'il n'avait pas l'intention de soumettre un autre projet qui irait contre l'avis de la majorité des riverains et face à une personne qui lui demandait un écrit a rétorqué que devant une salle de 120 personnes il fallait avoir la faiblesse de le croire...

C'est pourquoi nous sommes surpris d'entendre en plein Conseil Municipal qu'un plan finalisé va nous être proposé dans quelques mois. Mon voisin Robert Ferrand et moi l'avons entendu de la bouche du Maire lui-même pendant le buffet qui a suivi le conseil municipal. Et oui il y a un buffet après le Conseil Municipal, qui donne l'occasion de pouvoir rencontrer les élus et de discuter directement avec eux. Le Maire nous a bien précisé qu'il prenait bien soin de finaliser son projet histoire que ce qui est arrivé à Gainville le 27 Mars ne puisse pas se reproduire. Quel est le but de l'opération ? Passer en force ? En oubliant au passage toutes les belles promesses faîtes devant plus d'une centaine de personnes ?

Passer en force laissera de toute façon des traces. Et dans cette histoire la Municipalité actuelle a plus à perdre qu'à gagner. Communiquer sur la transparence, la consultation, la concertation et décider seul et contre l'avis de la majorité des riverains aura forcement des répercutions sur la vie politique locale et même plus largement sur la manière dont on envisage de faire de la politique dans cette ville. Plus grave encore, notre quartier en gardera des séquelles et une énorme impression d'amertume ce qui n'est jamais bon pour l'harmonie d'un lieu de vie.

Attention également de ne pas en faire une affaire personnelle et de passer en force pour balayer ce qui s'est passé le 27 Mars au soir à Gainville. Nous imposer quelque chose contre notre avis ne nous réduira pas au silence. Sur ce dossier les élus n'auront pas le droit à l'erreur car sinon la rue des Saules deviendra un précédent que l'on pourra citer en exemple dans toute la ville...

Pour terminer, plus que le Conseil Municipal, le grand moment de la soirée fût pour nous celui du buffet, et cette conversation plutôt vive entre Messieurs Ségura et Mukendi. Grégoire Mukendi est notre adjoint de territoire et préside donc notre conseil de quartier. Nous avons parfaitement entendu ce qui a été dit sur le vote concernant le projet proposé pour le 57 rue Jules Princet et également ce qui a été dit sur la rue des Saules. Maintenant nous savons parfaitement à quoi nous en tenir.

Alors je l'écris pour tous les Aulnaysiens, ne perdez pas de vue ce qui va se passer rue des Saules. Malgré les plus de 200 signatures de la pétition, malgré les 120 personnes de la réunion du 27 Mars à Gainville, malgré les 60 personnes du groupe de travail qui ont réfléchi sur la base de plus de 100 réponses de familles de riverains sur des projets suggérés par Monsieur Le Mairie et Alain Amédro, eux-mêmes, qui par leur parole et leur engagement ont cautionné toute la réflexion actuellement en cours dans le quartier par la voie de la démocratie locale...

Dans peu de temps il risque d'y avoir un avant et un après rue des Saules...

 Stéphane Fleury

Repost 0
Publié par stefanfaith - dans A vos quartiers !
commenter cet article
19 juin 2009 5 19 /06 /juin /2009 11:42

Le Conseil Municipal délibérait ce Jeudi 11 Juin sur le projet de construction de la cité Arc-En-Ciel, mais hasard ou pas, nos oreilles ont entendu prononcé le nom de la rue des Saules. Et oui, effectivement, Monsieur Le Maire, Gérard Ségura, a annoncé en plein Conseil que dans quelques mois, les riverains de la rue des Saules allaient se voir présenter un projet concocté par l'OPH. Nouvelle intéressante n'est-il pas ? 

La rue des Saules fait en effet partie d'une liste de 9 projets, disséminés un peu partout dans la ville entière, pour lesquels les financements sont déjà bouclés et les garanties d'emprunt effectuées. Cela signifie-t-il que tout est déjà joué ? Un permis de construire est-il déjà déposé pour la rue des Saules ? Va-t-on changer le zonage de ce terrain dans la révision annoncée du P.L.U prévue début 2010, malgré la pétition de plus de 200 riverains qui veulent rester en zone UG pavillonnaire ? Autant d'interrogations et d'inconnues, qui tombent assez mal d'ailleurs il faut bien le dire ou l'écrire, dans la mesure où un groupe de travail spécial rue des Saules planche actuellement sur un projet à soumettre à la Mairie, ceci dans le cadre de la démocratie locale.

Ce groupe de travail a basé sa réflexion sur des propositions lancées par le Maire lui-même lors de la réunion du 27 Mars dernier à Gainville, et reprises par Alain Amédro lors de notre rencontre du 5 Mai. Au premier groupe de travail il y avait 60 participants à la Ferme du Vieux Pays, ce qui j'en suis sûr constitue un record. 60 participants qui ont réfléchi sur la base de l'avis exprimé librement de plus de 100 familles de riverains amenées à se prononcer sur un choix entre crèche et foyer résidence pour personnes âgés, maison de retraite ou pavillons écologiques à très faible consommation d'énergie. Pour cette dernière option nous avons pensé tenter de créer un éco-quartier, histoire de placer l'écologie au centre des préoccupations aulnaysiennes, et cette idée nous est même venue avant de connaitre le score historique d'Europe Ecologie aux Européennes.

Notre groupe de travail est nombreux et son implication constante, appliquée et sincère donne de la force et de la légitimité au projet que nous allons présenter. Si du moins on nous en laisse le temps. Parce que si au final, la Mairie a déjà son plan et que tout est décidé à l'avance pour nous, notre groupe de travail est-il simplement là pour nous occuper en attendant, pour nous donner l'illusion que notre avis sera pris en compte ? Si c'était le cas, ce serait un coup rude porté à la démocratie participative de Monsieur Gente.

Ce que nous vivons actuellement est une expérience citoyenne très forte. Quels qu'en soient les résultats, nous en ressortirons tous grandis. Nous pourrons être fiers de nous et de nos actions. Une solidarité phénoménale nous unit. En quelques semaines, des liens très solides se sont tissés entre nous. Ce qui est remarquable dans notre collectif c'est que très tôt nous avons balayé toutes nos différences qu'elles soient d'ordre politique, sociale ou culturelle pour ne faire plus qu'un face au premier projet présenté.

Je dois l'avouer, j'ai bien senti au début des réticences, mais notre bonne foi, notre volonté de présenter simplement les choses en allant voir rue après rue, maison après maison, l'ensemble des riverains avec les plans fournis par Alain Amédro ont fini d'asseoir durablement notre unité. Je me souviens de cette personne, qui visiblement, et je le sentais bien, avait des affinités avec la Municipalité actuelle et pensait que, dans le contexte d'incertitude lié à l'attente de la décision du Conseil d'Etat, nous prenions position pour le camp adverse. Au début elle ne voulait pas signer la pétition, mais l'a fait finalement après 10 minutes voyant bien que nos intentions étaient simplement celles de citoyens voulant avoir leur mot à dire sur ce qui était à leurs yeux un bouleversement fondamental de leur cadre de vie.

Cette même personne d'ailleurs est venue me voir après la réunion de Gainville en me demandant nos intentions, comme si par exemple nous projetions de continuer à aller sur les marchés à la rencontre des gens pour expliquer notre situation et étendre notre action à l'échelle de la ville. J'ai répondu que je n'en voyais pas l'intérêt. Notre objectif était simplement de rassembler les gens pour le 27 Mars pour bien montrer à Monsieur Le Maire que le premier projet n'était pas satisfaisant et nous paraissait de nature à déprécier notre quartier. A partir du moment où Gérard Ségura avait compris le sens de notre message, et intégré notre avis, continuer aurait  manqué de cohérence et aurait pu être interprété comme une action partisane. Nous sommes arrivés alors tous les deux à la conclusion qu'il fallait laisser une chance à la démocratie participative de s'exprimer pour aboutir à un projet valorisant pour les élus, les riverains et leur quartier...

Demain la dernière partie.

Stéphane Fleury

Repost 0
Publié par stefanfaith - dans A vos quartiers !
commenter cet article
16 juin 2009 2 16 /06 /juin /2009 16:42

La cité Arc-En-Ciel ou la loi du silence...

Comment fait-on, lorsque l'on est un collectif de riverains en désaccord avec un projet immobilier programmé dans son quartier, pour se faire entendre ? Cette opposition n'est pas forcement sur le fond du dossier, on peut très bien ne pas être contre la construction de logements, mais elle peut être sur la forme à savoir la pertinence du lieu choisi ou encore l'insertion du nouveau bâti dans l'environnement existant. C'est peut-être un détail mais pourtant les premiers concernés par un changement éventuel d'aménagement dans un quartier sont quand même ceux qui y vivent. Vouloir les écarter du processus de décision final apparait alors au minimum comme une maladresse, mais plus certainement comme une erreur d'appréciation aux répercussions insoupçonnables.

Face à l'impression de se heurter à un mur, le parcours des collectifs est alors pratiquement toujours le même. Signature de pétitions, rencontres avec les élus à la Mairie ce qui parfois s'apparente à un parcours du combattant, réunion publique en espérant que le nombre permettra de se faire entendre, discussion au sein des conseils de quartier, création d'un groupe de travail qui propose un projet à la Mairie. Maintenant, imaginons un instant que, malgré toutes ces démarches, tous ces efforts et il ne faut pas les compter pour animer un collectif, aucun résultat tangible n'est en vue. Et que, même en ces temps où la démocratie locale s'affiche en première page de l'Hebdo des habitants d'Aulnay Sous Bois avec ce message : le temps où les Mairies décidaient seules est révolu, nous allons à la rencontre des habitants des quartiers pour intégrer leur avis, rien n'y fasse, que la Mairie décide unilatéralement sans tenir le moins du monde compte de votre opinion. Que vous reste-t-il ? Le silence ? 

En ce Jeudi 11 Juin 2009, les représentants du Square Arc-En-Ciel sont venus assister au Conseil Municipal, que l'on annonce mouvementé. A l'ordre du jour de ce dernier figure en effet une délibération qui les concerne au premier chef à savoir la participation de l'OPH d'Aulnay Sous Bois pour extension du réseau électrique et le projet de constructions rue Maurice Nilès et rue Arc-En-Ciel. Si le Conseil Municipal est ouvert au public, les citoyens n'ont pas le droit d'y prendre la parole, ni de manifester. Bien sûr, il y a des précédents, mais dans ce cas le Maire d'une ville peut demander aux forces de police d'intervenir, ce qui peut évidemment avoir des conséquences fâcheuses pour la suite, n'en doutons pas. Rien de tout cela avec ce collectif qui s'est tenu de manière remarquable malgré l'enjeu.

Les défenseurs du Square Arc-En-Ciel, bien que totalement apolitique, sont donc passés, pour faire entendre leur message, par les représentants de l'UMP qui ont retracé l'historique de leur parcours collectif.  Un petit mot sur la forme. Philippe Gente a mis en avant la démocratie locale et cette démarche qui consiste à aller à la rencontre des gens pour leur présenter les choses. La concertation, la consultation voilà les mots qu'il a employés. Il a rappelé le rôle des conseils de quartier comme organe consultatif qui peut saisir le Conseil Municipal. Pourquoi cela ne fonctionnerait-il pas pour la cité Arc-En-Ciel ?

Sur le fond du dossier, on notera la position intéressante d'Alain Amédro qui a demandé à ce que le permis de construire soit retiré. Gérard Ségura expliquera plus loin que ce permis n'est pas signé. Néanmoins il ajoutera plus tard que 9 projets de construction ont fait l'objet de financements et de garanties d'emprunt. Nous reviendrons spécifiquement sur cet aspect dans une autre note. Monsieur Amédro a également déploré l'ampleur des constructions ( on aurait aimé bénéficier de la même mansuétude avec la rue des Saules ) et s'est heurté à la position de Monsieur Hernandez qui reste figé sur le chiffre de 24 logements.

Alors qui de l'élu Vert ou de l'élu Communiste fera peser la balance. On ne le sait pas. Le seul souci, c'est que lors de la discussion une phrase à retenu mon attention : si l'on examine l'aspect financier du projet, construire seulement 12 logements n'est pas rentable... Ce sera donc 0 ou 24.

Au final la délibération est votée par le Conseil Municipal. Hier soir avait lieu une réunion à l'école Fontaine Des Prés en présence de l'OPH, dont le but était de présenter aux habitants les plans futurs d'aménagement du terrain situé au milieu des pavillons. Dernière chance de concertation... ?  

Stéphane Fleury

Repost 0
Publié par stefanfaith - dans A vos quartiers !
commenter cet article
10 juin 2009 3 10 /06 /juin /2009 23:57

Difficile de passer sous silence le débat animé qui a eu lieu sur la question de la densification de la ville d'Aulnay Sous Bois. Tout partait pourtant sous les meilleurs auspices, un projet plutôt bien ficelé, en tout cas aux yeux d'une majorité des délégués de quartier présents, était sur le point d'être soumis à la Mairie pour l'utilisation d'une maison située 57 Rue Jules Princet. Pour mémoire, cette maison et son terrain étaient dans le collimateur d'un promoteur avant que la Mairie ne fasse préemption. Elle a fait de même au 59 de la même rue.

Pour en revenir au 57 donc, pour soumettre un projet à la Mairie, le conseil de quartier est amené à se prononcer par un vote. Par chance pour ceux qui l'ont élaboré, une majorité d'avis favorables s'est dégagée pour ce projet. Ce point me pose question. Que ce serait-il passé si une majorité de contre s'était dégagée ? Comment auraient réagi les auteurs du projet si en plus cette majorité défavorable émanait de délégués n'habitant même pas à proximité du 57, ce qui aurait très bien pu arriver ce soir là. Je vois comme un risque potentiel de blocage. Qui a la légitimité d'accepter ou de refuser un projet proposé en Mairie ? Ceux qui vivent à proximité de la zone concernée et sont de fait les plus affectés, ou alors absolument tous les délégués du conseil même ceux qui ne vivent pas là et ne subiront pas au final les conséquences du choix d'aménagement final ? Vaste question...  

C'est alors qu'une personne a entamé un monologue dont la substance consistait à dire qu'il ne comprenait pas pourquoi sur les terrains préemptés par la Mairie on ne construisait pas systématiquement des immeubles. Pour étayer son argumentation il ajoute qu'il y a un an il a voté pour un programme, dans lequel visiblement la construction d'immeubles est un point central, et qu'il ne voit rien sortir de terre. Rien rue Jules Princet ( à l'heure où j'écris on ne se dirige pas vers du logement au 57), rien rue des Saules et rien du côté de l'Arc-En-Ciel, ce qui semble l'agacer visiblement.

J'apprendrai plus tard qui est exactement cette personne, et que son discours n'est évident pas dû au hasard, mais je ne veux pas en faire une querelle de personnes justement. Je dois avouer que j'ai réagi au quart de tour, en expliquant à ce Monsieur que j'entendais bien son aspiration à voir pousser des immeubles comme des champignons un peu partout dans la ville, mais qu'en ce qui concernait la rue des Saules, zone pavillonnaire située au nord la ville et noyée au milieu de 88% d'immeubles de logements sociaux, les riverains ont tous réagi unanimement contre ce qu'ils ont ressenti être une atteinte à leur cadre de vie.

Je précise que je prends bonne note de sa position, mais qu'il faut tenir compte de la nôtre, que nous vivons ici et que la perspective de voir nos biens, acquis souvent sur des crédits à longue durée, dépréciés par une construction mal adaptée au quartier est de nature à provoquer des réactions. Nous avons des devoirs. Nous payons notre taxe foncière et le prix de notre tranquillité. Nous avons aussi des droits. Ceux de réagir, de protester, de nous faire entendre pour être à minima associés à ce qui est finalement un élément fondamental de notre existence : le devenir de notre cadre de vie. Lorsqu'une agence immobilière vous annonce qu'une construction mal adaptée à côté de votre pavillon entraînera une décote de 30 à 50% de votre bien, et ceci dans un contexte immobilier morose, ce qui signifie de fait que vous perdrez un capital, fruit de votre travail,  soit pour votre retraite, soit à transmettre à vos enfants ou votre famille, vous n'avez finalement plus grand-chose à perdre à manifester votre mécontentement.

D'autres arguments sortent alors du chapeau et viennent animer la discussion. J'apprends que 3 millions de français attendent un logement. Je me demande à quoi servent les recensements et les statistiques de l'INSEE si notre pays n'est même pas en mesure de suivre l'évolution démographique de notre population et de répondre aux besoins en logements ou autres services qui en découlent ? Je sais très bien que 3000 demandes de logements sont encore insatisfaites dans la ville. Mais est-ce une raison suffisante pour construire des immeubles très vite, partout et n'importe où sans prendre la peine de consulter les habitants des quartiers.

Il n'est pas question de remettre en cause la nécessité de se loger, mais certains jugent cet état des choses suffisant pour justifier et construire systématiquement au nom de l'intérêt général. Il serait bon de ne pas oublier l'intérêt général des quartiers, parce que construire quelque chose que les riverains n'acceptent pas, créera forcement à terme de l'amertume et pourquoi pas même un effet de ghettoïsation qui déboucheront sur des situations explosives dans les quartiers. Si nous pouvons éviter en amont ce type de conséquences fâcheuses, nous éviterons des problèmes et tout le monde en sortira gagnant.  

Il est inutile de nier qu'une sorte de mouvement est né dans la ville, une dynamique qui voit des aulnaysiens, de simples citoyens comme vous et moi, sortir de l'ombre pour s'opposer à des constructions qui paraissent inadaptées à leur cadre de vie. Il y a eu la rue des Saules, maintenant il y a l'Arc-En-Ciel, d'autres points dans la ville ont également posé problème et d'autres sortiront peut-être encore à la lumière du jour demain. Et vouloir passer outre l'avis des riverains, vouloir passer en force finira irrémédiablement par avoir des conséquences dont il faudra payer le prix. Avant d'en arriver là et puisque la démocratie locale est un outil de concertation, saisissons cette chance là.  

Rédigé par Stéphane Fleury le mercredi 10 juin 2009 à 23Heures54.

Repost 0
Publié par stefanfaith - dans A vos quartiers !
commenter cet article
9 juin 2009 2 09 /06 /juin /2009 21:36

Juste quelques lignes sur la tenue de notre conseil de quartier d'hier soir. Nous avons eu l'opportunité d'à la fois présenter le travail effectué lors de la réunion du 2 juin et de remettre notre compte-rendu et les diverses questions soulevées aux président, co-président et secrétaire du conseil de quartier. Ces questions seront transmises au service de la démocratie locale de Philippe Gente qui devra les dispatcher dans les différents services de Mairie concernés. Tant que nous n'aurons pas de réponses à nos questions, il semble inutile d'organiser une autre réunion de groupe de travail. Puisque nous avons la chance d'avoir un ingénieur informaticien au sein du conseil, nous avons également une adresse email spécifique au conseil de quartier, qui nous permettra de recevoir les éléments plus rapidement et de rester en contact étroit pour le bon suivi de ce dossier.  

Nous avons, il me semble, lors de cette première réunion de groupe de travail été en mesure de rassembler les problématiques majeures qui nous concernaient et attendons en retour les éléments de réponse pour avancer. Evidemment, puisque nous sommes assez proactifs dans le quartier nous travaillerons de notre côté, mais nous voulons faire jouer la démocratie participative dans le cadre du conseil de quartier puisque nous en avons l'occasion. Les réponses de la Mairie nous permettrons de conforter ou d'infirmer les éléments rassemblés au cours de nos propres recherches.

Pour information, le rapport que nous avons remis au conseil de quartier, sera distribué à l'ensemble des riverains de la zone du terrain de la rue des Saules, toujours dans un souci de transparence et pour impliquer tout le monde en connaissance de cause.

Je crois savoir que l'organisation de notre groupe et la manière dont nous structurons notre travail en termes de communication,  de méthode ont été jugées satisfaisantes. J'ai reçu, du reste, quelques compliments  sur notre implication. J'en profite donc au passage pour remercier l'ensemble des délégués du groupe de travail qui ne comptent pas leurs heures pour faire vivre ce projet, ainsi que tous les participants qui sont venus à la réunion du 2 juin et qui ont également répondu massivement à notre premier sondage. Il faut continuer sur notre lancée pour présenter à la Mairie une proposition de projet qui soit la plus documentée et la plus solide possible. De toute façon, nous restons en contact et avancerons ensemble comme habituellement.

Bien amicalement.

Rédigé par Stéphane Fleury le mardi 9 juin 2009 à 21Heures37.

Repost 0
Publié par stefanfaith - dans A vos quartiers !
commenter cet article
3 juin 2009 3 03 /06 /juin /2009 20:36

Nous sommes une soixantaine de personnes autour des tables de la salle du haut de la Ferme du Vieux Pays en ce mardi 2 juin au soir. J'ai connu des groupes de travail composés de 4 personnes. Ce soir nous sommes 15 fois plus. Je ne sous-entends pas que nous travaillons moins bien à 4 qu'à 60, je tiens seulement à préciser que sur ce projet de la rue des Saules les riverains sont toujours aussi mobilisés et que ce nombre donne une légitimité importante à notre groupe de travail. Ce n'est pas une petite poignée de personnes qui vont proposer à la Mairie un projet mais un nombre très conséquent de riverains du terrain de la rue des Saules. Ce point est très important, car il donne du poids à ce groupe de travail pour être force de propositions envers la Mairie.

En préambule, et  après les présentations d'usage, nous rappelons que nous sommes délégués de quartier, indiquons la marche à suivre pour celles et ceux qui voudraient rejoindre la démocratie locale, et précisons une dernière fois que nous sommes des habitants d'Aulnay Sous Bois libres de toute étiquette politique. Nous agissons pour notre quartier, et c'est seulement cet objectif qui conduit notre action.

Nous précisons  qu'à la suite de notre rencontre avec Alain Amédro à la Mairie le 5 mai dernier, nous avons évoqué un éventail de propositions pour l'utilisation de ce terrain : un mix crèche et foyer résidence de personnes âgées, une maison de retraite médicalisée ou non et enfin des pavillons qui permettraient à la zone de garder son statut de pavillonnaire ou UG pour parler en termes d'urbanisme.

Nous expliquons ensuite la démarche qui a été la nôtre avant cette réunion de travail du 2 Juin. Sur la base des propositions discutées avec Monsieur Amédro, nous avons donné l'opportunité à l'ensemble des riverains situés à proximité du terrain de la rue des Saules, à la fois côté rue des Saules mais aussi côté rue du Sausset, d'exprimer librement par écrit un premier avis. Ils étaient également invités, s'ils le souhaitaient, à faire leurs propres propositions, indépendamment de celles évoquées plus haut avec notre élu Vert de la Municipalité. 

Force est de constater que cette manière de procéder a rencontré un fort succès. Nous avons à ce jour reçu plus d'une centaine de réponses. Nous ne parlons pas de cent personnes, mais de cent familles, cent numéros de rues, qui ont exprimé leur avis, nous donnant une première base solide pour réfléchir et travailler.

Nous avons présenté les premières tendances du choix librement exprimé des riverains, dont la primeur sera réservée au conseil de quartier du 8 Juin. Ce compte-rendu se veut plus sur la forme que sur le fond dans un premier temps. Nous avons également cité l'ensemble des autres suggestions ou remarques émises par les riverains dans un souci de totale transparence et pour nourrir le débat. Ce dernier a eu lieu, nous avons rassemblé un nombre intéressant d'observations, de préoccupations, de réflexions qui nous seront très utiles pour poursuivre le débat qui s'est engagé entre nous, et que nous continuerons en groupe de travail, conseil de quartier et dans le futur avec les élus lorsque le temps de proposer sera venu.

Intenses, passionnés et très cordiaux, nos échanges ont été très productifs. La réunion de ce soir est à citer en exemple pour la démocratie locale. Philippe Gente dans l'Oxygène du 20 Mai dernier déclarait : " les habitants ont un pouvoir d'expertise, des connaissances dont ils doivent nous faire bénéficier. Nous voulons aller au plus près de leurs préoccupations. L'époque, où les mairies décidaient seules est révolue !". Nous nous inscrivons en parfaite ligne avec ce message.

Pour finir, nous tenons à saluer la présence de deux représentants du lotissement Arc-En-Ciel, venus en voisins. Ce fût l'occasion d'échanger, d'évoquer nos problématiques  et de constater qu'une solidarité certaine prend forme entre nous. 

Je précise au passage, pour Jean Latouche, qu'hier soir le groupe de travail n'était composé que de citoyens et qu'aucun élu n'était présent. Pour être tout à fait précis,  Monsieur Mukendi a ouvert la porte en milieu de réunion, nous l'avons invité à prendre place parmi nous, mais il a refermé la porte. Peut-être s'agissait-il d'une erreur...

Un compte-rendu détaillé est en cours de rédaction, et nous en communiquerons les éléments utiles en temps et en heure.

En conclusion, cette première réunion fût extrêmement positive. Elle nous a donné des bases solides pour poursuivre notre réflexion. 60 personnes présentes hier soir, 100 familles de riverains qui ont émis un avis sur l'utilisation du terrain de la rue des Saules. Notre collectif est nombreux, soudé, concerné, mobilisé et déterminé à proposer un projet. On ne pourra pas prétendre que nous n'existons pas et ignorer notre travail. Je rappelle au passage une phrase de notre Maire Gérard Ségura prononcée le 27 Mars 2009 lors de la réunion publique de Gainville : "Nous ne ferons rien qui soit contre l'avis de la majorité des habitants du quartier". Nous n'avons pas oublié ces paroles...

Rédigé par Stéphane Fleury le 3 Juin 2009 à 20Heures35.

 

Repost 0
Publié par stefanfaith - dans A vos quartiers !
commenter cet article
29 mai 2009 5 29 /05 /mai /2009 13:13

Un dimanche après-midi à l'Arc-En-Ciel ou l'histoire d'un rendez-vous manqué... ou peut-être pas...

14Heures au lotissement Arc-En-Ciel dimanche dernier. Plein soleil sur le quartier. La chaleur est intense, presque suffocante,  mais les riverains sont réunis autour du terrain dont l'affectation reste incertaine (espace vert ou immeuble ? ) et attendent qu'une confrontation ait lieu entre eux, l'opposition municipale et la majorité actuelle. Les habitants de l'Arc-En-Ciel comptent sur la venue de Messieurs Ségura et Amédro pour élucider cette histoire de permis de construire qui met le quartier en émoi et en ébullition. Ils ne viendront pas. Etait-il d'ailleurs réellement prévu qu'ils viennent ? Personne ne le sait. Ce dimanche après-midi a tout l'air d'un rendez-vous manqué...

... ou peut-être pas. En effet, les deux heures passées là-bas sont l'occasion d'échanger avec les riverains. Chacun se renseigne, discute, recoupe les informations et j'assiste peu à peu à la naissance d'un mouvement, celui de personnes mécontentes que l'on puisse décider de l'aménagement de leur quartier sans leur consentement. Ceux qui avaient décidé d'habiter ici et qui avaient fondé leur décision sur la base du plan de construction originel sont les plus amers. Un espace vert était prévu au milieu des pavillons, créant un lieu commun et convivial propice à faire connaissance et permettant de tisser un lien social très fort entre les habitants du quartier. Ce lien existe déjà, il n'a fait que croître devant mes yeux. J'ai presque assisté en direct à la naissance d'un collectif de riverains. Ces habitants d'Aulnay ne demandent que le droit d'être entendus, consultés sur ce qui représente, selon eux, un bouleversement majeur dans leur cadre de vie. Ce collectif mènera ses propres actions... jusqu'à ce que le dialogue soit ouvert avec les élus.

Pourquoi suis-je là ? Je ne représente aucun parti politique. Et de toute façon ai-je besoin de cette caution là pour être présent et m'exprimer sur un blog ? Je ne pense pas. Alors voilà, je suis là, en tant que simple citoyen d'Aulnay venu à la rencontre d'habitants inquiets pour leur quartier.  Et même si ce n'est pas mon quartier, je ressens le besoin d'aller au contact de ces riverains,  pour comprendre, me nourrir de leur expérience, partager la mienne aussi peut-être, cerner au plus prés des préoccupations qui seront peut-être celles d'autres quartiers demain et qui déboucheront sur une réflexion globale à l'échelle de la ville entière sait-on jamais.

J'ai lu une fois une phrase qui m'a bien plu sur un blog. On y parlait de construire Aulnay Sous Bois pour en faire une ville ouverte et solidaire. C'est dans cet esprit là que je me suis rendu à l'Arc-En-Ciel, et force est de constater que je n'ai pas raté ce rendez-vous. Ce fût une belle rencontre.

Rédigé par Stéphane Fleury le vendredi 29 mai 2009 à 12Heures58.

   

 

 

Repost 0
Publié par stefanfaith - dans A vos quartiers !
commenter cet article
26 mai 2009 2 26 /05 /mai /2009 10:59

Le dernier numéro d'Oxygène y consacrait sa une mercredi, évoquant la démocratie locale à travers les conseils de quartier et la possibilité offerte aux habitants d'Aulnay Sous Bois de devenir acteurs de leur ville. Hasard du calendrier ou non, cet article tombe à point nommé puisqu'actuellement tous les riverains de la rue des Saules sont invités à participer au groupe de travail, spécialement créé pour permettre une consultation des habitants du quartier, et qui débouchera sur des propositions d'utilisation du terrain situé rue des Saules.

Avec le recul, que de chemin parcouru depuis la première photo prise un peu par hasard par mon voisin Robert Ferrand montrant une machine réalisant des sondages du terrain, la création du blog Aulnay Libre ( qui comme son nom l'indique est libre de toute étiquette politique) et cette énergie déployée par un petit nombre au début qui est devenue mouvement massif, dont le point d'orgue fût la réunion du parc Gainville le 27 Mars dernier.  

Lorsqu'au début de cette aventure humaine nous demandions la création d'un groupe de travail spécifique à la rue des Saules, nous rencontrions une indifférence polie. Mais désormais, suite à notre détermination et notre constance dans notre volonté d'agir et de peser sur les décisions relatives à la vie de notre quartier, et avec l'aval de Monsieur Alain Amédro que nous avons rencontré le 5 Mai dernier, le groupe de travail "Rue Des Saules" est bel et bien une réalité. Il appartient désormais à chacune et chacun d'entre vous en tant que riverains, de vous manifester, de participer au projet pour construire notre quartier ensemble.

Après un temps de mobilisation nécessaire où nous avons pris le temps de discuter du premier projet qui nous était présenté, maintenant est venu le temps pour les habitants du quartier de faire des propositions. Avec quelques riverains nous avons commencé à organiser ce groupe en distribuant des documents relatant la création du groupe de travail, la possibilité d'exprimer des choix quant à l'utilisation de ce terrain, et les réunions à venir... N'oubliez pas de retourner votre bulletin ! Vous avez voix au chapitre, vous avez la possibilité de vous exprimer alors saisissez ou plutôt saisissons là ensemble...

Les quelques semaines qui vont suivre seront d'un grand intérêt pour les riverains de la rue des Saules et pourquoi pas l'ensemble des habitants d'Aulnay Sous Bois. Nous avons l'opportunité de mettre en pratique ce principe de base de la démocratie : placer le citoyen en position de moteur de son quartier et de sa ville...

Les résultats du groupe de travail feront l'objet de comptes-rendus lorsque cela sera possible. Nous lui laisserons la possibilité d'évoluer et d'achever sa tâche en toute sérénité sans que tous les débats soient nécessairement rendus publics. Il sera toujours temps une fois la tâche de ce groupe de travail accomplie de partager notre expérience de la démocratie participative et d'en mesurer les résultats aux regards des engagements pris par le Maire de la ville Monsieur Ségura le 27 Mars dernier et d'ailleurs rappelés par Monsieur Amédro lors de notre entrevue du 5 Mai 2009.

Nous travaillerons dans la transparence et la confiance... avec la volonté d'aboutir à un résultat positif pour notre quartier.

En attendant, n'oubliez pas. Votre quartier et le groupe de travail ont besoin de vous.

Rédigé par Stéphane Fleury le Mardi 26 Mai 2009 à 10Heures15.

Repost 0
Publié par stefanfaith - dans A vos quartiers !
commenter cet article
22 mai 2009 5 22 /05 /mai /2009 22:21

Contacté par une représentante du collectif "Défenseur du Square Arc-En-Ciel", Aulnay Libre se permet de relayer l'inquiétude qui saisit ce lotissement de 62 pavillons nouvellement achevé et situé au bout de l'avenue Gambetta à Aulnay Sous Bois, dans le quartier tour eiffel.


     
Photo 1 : le terrain se situe au début de la rue du chêne au milieu du lotissement Arc-En-Ciel.

Le terrain où ces pavillons ont été construits appartenait à l'origine à l'Abbé Pierre qui l'a ensuite cédé gratuitement à l'OPHLM. Jusque là tout va bien. Mais une partie de ce terrain, un grand rectangle prévu d'être aménagé en espace vert et situé au milieu des pavillons, appartient, lui, à la Mairie. Or, les habitants ont eu vent d'un projet de construction d'un immeuble sur cet espace. Un immeuble de 12 mètres de haut. Un permis de construire aurait même été déposé, le tout sans concertation avec les riverains. On sent dans la voix qui me parle au téléphone une grande incompréhension face à cette construction potentielle. Un immeuble au milieu des pavillons... De quoi laisser incrédules les habitants du quartier.



Photo 2 : la zone future d'espace vert, lieu convivial prévu au milieu des pavillons.

Pour cette riveraine, la décision de construire à cet endroit n'a pu se faire que sur plan, sans prendre en compte la réalité du terrain. Cet espace vert est une aire de jeux idéale pour les enfants, ainsi qu'un lieu très convivial où les habitants ont pris l'habitude de se réunir. Pour m'être rendu sur place ce soir, j'avoue avoir été étonné par la configuration de ce lotissement. Les enfants jouent paisiblement dans le quartier allant de maison en maison, on sent une atmosphère de lotissement à l'américaine, sans clôture, où les gens se parlent et se connaissent. C'est en tout cas ce que j'ai ressenti et ce que les quelques riverains avec qui j'ai pu parler m'ont confirmé. Même le voisinage, pourtant réticent au début à ces pavillons HLM dans le quartier, semble maintenant reconnaitre le succès de ce projet, qui réunit une population cosmopolite vivant dans un milieu ouvert et apaisé. Ce lotissement a d'ailleurs été qualifié de cité pilote, c'est à dire qu'en cas de succès, ce type de construction pourrait être généralisé ailleurs...

Même si chaque pavillon dispose de son jardin privé, la mise en péril de cet espace vert, commun à tous, a mis le quartier en émoi. Une distribution de 1500 tracts a été effectuée dans le quartier et mardi dernier une cinquantaine de riverains s'est réunie en présence de notre Député Gérard Gaudron et de la journaliste du Parisien Gwenael Bourdon bien  connue pour couvrir les événements de notre cité aulnaysienne.


Ce Dimanche 24 Mai à 14Heures aura d'ailleurs lieu un rassemblement de tous les riverains à l'emplacement de ce terrain, avec la présence annoncée de notre Maire Gérard Ségura ainsi que d'Alain Amédro chargé des questions d'urbanisme et des espaces verts.

Loin l'idée d'Aulnay Libre de crier au loup, mais sans doute sera-t-il intéressant de suivre le développement de ce dossier dans les jours qui viennent. Simple rumeur ou projet déjà en cours ? L'avenir nous le dira. En partant un riverain me montre le plan final d'aménagement de la zone. L'espace vert semble bel et bien y figurer, pourtant.



Photo 3 : L'espace vert prévu dans l'aménagement final du quartier sera-t-il remplacé par un immeuble ?

En attendant, pour les riverains il n'y a aucune cohérence à insérer un immeuble d'habitat collectif en plein milieu d'une zone pavillonnaire. Certains habitants ont d'ailleurs quitté l'habitat collectif justement pour goûter aux joies du pavillon avec jardin et la qualité de vie qui va avec.  Du reste, un tel projet et l'afflux d'habitants qui en découlerait ne serait pas sans conséquences sur la circulation (l'accès au quartier il est vrai se fait par des voies relativement étroites et les places de stationnement sont en conséquence) et sur les écoles environnantes déjà saturées d'enfants, selon une habitante.

Suite des événements, demain matin, dans le parisien avec l'article de Gwenael qui sera surement relayé par Monaulnay.com, et enfin dimanche avec cette réunion programmée dans le quartier à 14Heures...

Rédigé par Stéphane Fleury pour Aulnay Libre le Vendredi 22 Mai 2009 à 22Heures45.  

 

Repost 0
Publié par stefanfaith - dans A vos quartiers !
commenter cet article
19 mai 2009 2 19 /05 /mai /2009 22:49

Juste quelques lignes pour revenir sur ce 16 Mai où la musique a envahi les rues d'Aulnay Sous Bois lui donnant un air de fête. Le 19éme festival international de musique dont le final a rempli le gymnase Pierre Scohy s'est déroulé en effet samedi dernier. A ma grande surprise certaines personnes habitant la ville d'Aulnay depuis très longtemps y assistaient pour la première fois. Comme quoi il fait garder une certaine constance dans l'information de ses concitoyens.

Au gymnase le présentateur a adressé des remerciements appuyés à la Municipalité parlant d'un contexte d'organisation difficile et laissant ainsi planer le doute sur l'existence de ce festival l'an prochain.

Au programme, cinq formations européennes venant de Belgique, du Danemark, d'Ecosse, d'Allemagne et d'Angleterre.

Les Belges d'Ostende ouvrent le bal en formation militaire. Vêtus de costumes marine du plus bel effet,  leur tour rythmé et réglé au millimètre a rempli la foule d'enthousiasme.




Le Danemark nous offre une formation totalement féminine. Ces jeunes filles viennent de Helsingor, ville dont la forteresse sert de cadre au Hamlet de Shakespeare. Ce groupe a joué lors de l'ouverture des jeux olympiques. Appartenant à la Marine également, la particularité de cette formation est de proposer des figures représentant des éléments liés à la mer : l'engrenage des bateaux, l'encre etc... C'est très beau à voir et à entendre. Lorsqu'elles entonnent successivement l'hymne danois et français une grande émotion s'empare de la salle.




L'Ecosse nous offre ses traditionnelles cornemuses. L'occasion d'en écouter en live n'est pas si fréquente et cet instrument dégage une grande force émotionnelle.

Les musiciens allemands, eux, ont parcouru 800 kilomètres en bus pour arriver jusqu'ici et devaient repartir le soir même pour une autre représentation en Allemagne prévue dimanche. C'est un véritable show qui est offert à nos yeux, ces musiciens alignant les standards connus comme le générique de la série mission impossible ou les bandes son de films tels que Rocky ou Pirates des Caraïbes.

Les Anglais terminent le début de soirée en fanfare en invitant la foule à les rejoindre sur la piste de danse oops the dance floor. Ils clôturent en jouant le God Save The Queen.

Il n'est pas si fréquent de pouvoir approcher des formations musicales aussi inspirées, alors l'année prochaine ne boudez pas votre plaisir et faites un tour à ce festival qui est un régal pour les yeux et les oreilles. C'est un bon moment à partager en famille ou entre amis.

Notre Député Gérard Gaudron et notre Maire Gérard Ségura étaient d'ailleurs présents confirmant le vieil adage aulnaysien connu de tous : " le conseil d'Etat et la musique adoucissent les mœurs !".

Rédigé par Stéphane Fleury le mardi 19 mai 2009 à 22Heures05.

 

Repost 0
Publié par stefanfaith - dans Culture
commenter cet article
19 mai 2009 2 19 /05 /mai /2009 14:49


Ce que vous avez devant les yeux à l'instant vaut la modique somme de 11 million de dollars. C'est en tout cas le prix qu'un acquéreur a jugé bon de payer pour cet avion à réaction lors d'une vente aux enchères en novembre 2007.  Mais cette image est-elle une photographie ou une peinture ? Telle est la question ! Et tel est le thème abordé en ce vendredi 15 mai en soirée à l'école d'art Claude Monnet d'Aulnay Sous Bois : le rapport étrange que la peinture et la photographie ont toujours entretenu à travers l'histoire. Ce rapport est ce soir là analysé au travers de Gerhard Richter, le peintre de cet avion à réaction, puisque ce n'est pas une photo mais une toile de 1963 intitulée Düsenjäger.

Avant la photographie, la peinture demeurait le seul moyen de figer une réalité sur un support. Au début, si la photographie permet une reproductibilité de la peinture et sa diffusion à grande échelle et donc une démocratisation de cet art, il apparait bien vite que la photo capture la réalité de manière bien plus réaliste qu'aucune peinture ne le peut. La peinture n'aurait donc plus de sens d'exister. C'est pourquoi, après l'avènement de la photographie, on voit cette frontière se dessiner entre ceux qui finalement acceptent la photographie et y voient même l'occasion de se surpasser, je fais référence ici à l'hyperréalisme, notamment, qui est une peinture inspirée d'images photographiques et qui tente par un rendu minutieux de se rapprocher au maximum de la réalité.

L'autre côté de la frontière c'est l'abstraction, c'est s'éloigner au maximum de la photographie, de la réalité, pour trouver une autre voix et une autre manière de s'exprimer à travers la peinture. Je fais ici référence par exemple à l'expressionnisme abstrait où la toile n'est plus un lieu de reproduction de la réalité mais un moyen pour le peintre d'exprimer des sentiments plus abstraits. Ci-dessous, à titre d'exemple, j'ai choisi deux peintures assez explicites des deux côtés de la frontière : d'abord d'un côté l'hyperréalisme de Ralph Goings avec un tableau datant de 1992 intitulé Empire Diner, Herkimer ( on croirait vraiment une photo et pourtant c'est de la peinture), puis de l'autre l'expressionnisme abstrait avec Jackson Pollock en plein travail tel un toréador dans l'arène et le résultat d'une de ses toiles de 1950 intitulée Number 1 ( difficile d'y trouver une représentation de la réalité).





Ce qui est amusant, pourtant, c'est qu'avant la photographie, certains grand-maîtres du XVème siècle ont sans doute utilisé des appareils optiques pour améliorer de façon considérable la qualité de leur toile en matière de réalisme. En effet, on observe à cette époque des progrès prodigieux et d'une rapidité presque stupéfiante en matière de rendu,  qui devient quasiment photographique. En utilisant des dispositifs optiques ( des miroirs et des lentilles) il est devenu possible de projeter une image sur un support à la façon d'un rétroprojecteur ce qui permet de dessiner et peindre plus facilement. C'est en tout cas la théorie, parfois contestée, que développe David Hockney dans un livre passionnant et que je recommande chaudement : savoirs secrets, les techniques perdues des maîtres anciens. (Voir la couverture ci-dessous).



On le voit donc à travers le temps, ce rapport entre photographie, peinture et réalité est extrêmement passionné et passionnant. C'est ce qui m'a attiré ce soir là dans l'école d'art.

Pour en revenir à Gerhard Richter, sujet de cette conférence, son art est une véritable passerelle entre photographie et peinture. Né à Dresde en 1932, il est considéré comme l'un des artistes les plus chers et les plus influents de notre époque. Fortement marqué par la guerre et en particulier par la destruction de Dresde par les alliés en Février 1945, il décide de passer à l'Ouest en 1961 juste avant la construction du mur de Berlin. Il espère trouver là une meilleure opportunité d'exploiter son art. Richter est un passionné des photographies. Il les collectionne et les amasse en grand nombre. Des photos privées, des images de magazines prises au hasard et qu'il conserve dans ce qu'il appelle un "Atlas" et qui plus tard servira de réservoir à son inspiration picturale. Gerhard Richter fait donc partie de ceux qui ne voient pas en la photographie un ennemi mais plutôt une source d'inspiration.

Gerhard Richter ne reste pas confiné à une forme d'art spécifique et passe allégrement de l'abstrait, à l'hyperréalisme, ce qui lui vaut de ne jamais pouvoir être catalogué et explique sans doute en partie sa longévité et l'intérêt très fort qu'il suscite encore de nos jours.

L'une des facettes particulièrement développée lors de cette réunion à propos de l'art de Richter est l'utilisation d'une photographie pour réaliser un tableau, mais la peinture transmet une image floutée de la réalité qui lui donne un aspect presque effrayant ...Il commence avec des portraits et pousse cette technique à son paroxysme dans la série 18 Octobre 1977 réalisée en 1988 et qui revient sur un épisode dramatique de l'histoire allemande contemporaine à savoir le terrorisme de la Fraction Armée Rouge.

Ces tableaux, qui représentent les terroristes de la Baader Meinhof retrouvés morts dans leur cellule dans des circonstances suspectes, soulèvent une grande polémique en Allemagne confrontée à travers de l'art et donc d'une peinture à son histoire. Richter d'ailleurs pensera un moment réaliser des toiles sur les camps de concentration, mais il renoncera finalement préférant à l'époque peindre des toiles monochromes grises. Il dira que ces toiles seront une manière inconsciente pour lui de refuser de représenter une telle tragédie. Ci-dessous le premier des 15 tableaux du cycle 18 Octobre 1977. Il représente Ulrike Meinhof retrouvée pendue dans sa cellule de prison. Cette peinture est d'un réalisme photographique effrayant et dérangeant... 



Présentée par Arno Gisinger de manière vivante et ludique avec le souci du détail et de la clarté, cette conférence d'une heure trente a été l'occasion pour moi de m'évader et d'explorer une facette supplémentaire de cette relation tumultueuse: photographie, peinture, réalité.


Pour finir quatre des nombreuses peintures de Gerhard Richter présentées ce soir là, avec dans l'ordre : red, blue, yellow de 1973 ; candle de 1982 ; chinon de 1987 ;  et enfin un autoportrait de 1996.






La prochaine conférence aura lieu à la rentrée,  le 23 Octobre 2009 précisément, au même endroit et aura pour thème : la mesure de l'exploit, photo et sport. Si vous êtes curieux,  ne manquez pas ce rendez-vous.


PS : Je remercie l'agenda Aulnaysien de MonAulnay.com qui m'a permis de ne pas manquer  ce moment d'art.


Rédigé par Stéphane Fleury le Mardi 19 Mai 2009 à 14Heures47. 

 

Repost 0
Publié par stefanfaith - dans Culture
commenter cet article
15 mai 2009 5 15 /05 /mai /2009 15:24
Voilà, le conseil d'Etat s'est prononcé. La dernière élection municipale est donc validée. Le groupe de travail de la rue des Saules va donc pouvoir continuer sa tâche...

Merci à MonAulnay.com pour la rapidité de communication de l'information.

Stéphane Fleury.
Repost 0
Publié par stefanfaith - dans Divers
commenter cet article
14 mai 2009 4 14 /05 /mai /2009 01:12

Cette semaine, ce Lundi 11 Mai précisément, s'est tenue au réfectoire du foyer Dumont une réunion organisée par les Verts sur le thème de la ville écologique ou comment associer urbanisation et écologie. Je précise pour les esprits un peu trop vifs que je ne suis pas adhérent du parti Vert, mais le thème de cet atelier, dont j'ai eu connaissance fortuitement en parcourant la blogosphère aulnaysienne, a suscité mon attention. Les propos qui suivent sont ceux d'un simple observateur neutre mais curieux.

La soirée commence par la projection d'un film sur le ville de Fribourg en Allemagne. Peuplée d'environ 200000 habitants, cette citée, située au pied de la Forêt-Noire à une cinquantaine de kilomètres de Colmar, se veut un modèle de ville écologique. Cette orientation volontariste est issue d'un combat mené contre l'installation d'une centrale nucléaire à proximité de la ville dans les années 70. A cette occasion, toute la région, toutes les classes sociales ont manifesté contre ce projet, allant jusqu'à occuper le futur site de construction en logeant dans des caravanes. Cette mobilisation n'aura pas été vaine puisque cette centrale ne sera jamais construite. Dés lors, la ville s'est posée la question du comment produire autrement, en protégeant l'environnement. D'abord dans un souci de protection de la Forêt-Noire soumise aux pluies acides, mais également dans un souci économique puisqu'il s'agissait de préserver le caractère touristique de la région. C'est ainsi que des investissements substantiels ont été engagés dans les énergies renouvelables. Fribourg a tout misé sur la qualité de vie des habitants. En réhabilitant les vieux logements trop gourmands en consommation d'énergie, en construisant du nouveau logement écologique et économique, en assurant des moyens de transports réellement alternatifs à la voiture. Les habitants de Fribourg ont à disposition 400 kilomètres de pistes cyclables, et les transports publics ont été pensés avant les constructions pour un maximum d'efficacité et d'incitation à les utiliser (c'est le cas du tramway notamment).

Plusieurs exemples concrets nous sont ensuite présentés pour illustrer l'intérêt d'une ville écologique. Un hôtel utilise un surplus d'énergie produit par les éoliennes d'une ville voisine ( il n'y a pas obligation comme en France de vendre son surplus d'électricité produite à EDF), des panneaux solaires, des pompes à chaleur, et une chaufferie avec des granulés de bois. Tout est fait pour éviter le recours aux énergies fossiles ( pétrole). Ce qui est intéressant est que cette démarche est à la fois bonne pour l'environnement (moins d'émissions de CO²) et bonne pour le porte-monnaie. S'il fallait attendre 45 ans auparavant pour un retour sur investissement en installant des panneaux photovoltaïques, ce délai est aujourd'hui d'environ 10 ans. Au bout de 20 ans, c'est même une économie de 25000 euros qui sera réalisée.

L'exemple le plus spectaculaire donné par cette ville est celui du nouveau quartier Vauban. Construit sur une ancienne caserne abandonnée par l'armée dans les années 90, la manière dont ce projet a été géré parait presque irréelle ou digne d'un conte de fée. Les logements qui composent ce quartier suivent des normes strictes de construction, les normes HQE (Haute Qualité Environnementale), de sorte qu'ils produisent plus d'énergie qu'ils n'en consomment. Le tracé du tram a été pensé en amont pour garantir une desserte optimale avec le centre-ville. Dans le même temps, les places de parking privées ont été volontairement limitées pour inciter à abandonner la voiture et réserver des espaces publics organisés pour le jeu des enfants notamment. Le plus ahurissant est que les futurs habitants du quartier ont pu s'organiser en groupes de travail pour élaborer les plans de leurs futures habitations, le choix des matériaux de construction, les financements les mieux adaptés, en concertation avec l'office d'urbanisme et les élus locaux. Tiens, cela me fait penser qu'un groupe de travail vient d'être constitué pour l'aménagement du terrain de la rue des Saules. Coïncidence ? Espérons que le résultat sera aussi spectaculaire pour les riverains et les élus. ( C'est promis dans ma prochaine note je ne parlerai pas de la rue des Saules !).

En conclusion du reportage, un habitant du quartier nous présente d'ailleurs son 90 mètres carrés. Construction en bois, orientation plein sud, isolation thermique (épaisseur des murs 47cms avec 35cms d'isolation), triple vitrage (gaz xénon inerte) avec une couche réfléchissante à infrarouge sur les fenêtres.  Il évoque sa note de chauffage : 114 euros annuels !!! Malgré un léger surcoût dans la construction de la maison (7% en plus) le retour sur investissement est garanti. Voici donc le couple gagnant : l'écolo-maison, qui n'émet pas de CO² et donc bonne pour l'environnement, et l'éco-maison, qui sert à économiser de l'argent et donne du pouvoir d'achat. Du reste, si les prix du pétrole venaient à augmenter à nouveau dans le futur il est fort à parier que bon nombre de ménages habitant dans des logements des années 70 et se chauffant au gaz ou au fioul ne pourraient plus à terme payer leur facture énergétique.

On rappellera au final quelques chiffres : les anciens logements des années 70 de la ville de Fribourg consommaient pour le chauffage 200kWh par mètres carrés par an. Le standard actuel en Allemagne se situe aux alentours de 70kWh. En France nous en sommes actuellement à 240kWh. Les bâtiments français sont responsables de 42% de nos émissions de CO². Un touriste allemand qui apparait dans le reportage ironisait gentiment sur nos soit disant pistes cyclables et estimait notre retard par rapport à l'Allemagne sur les questions environnementales à une vingtaine d'années. Une simple donnée du reportage donne le vertige : il y a autant de panneaux photovoltaïques dans la ville de Fribourg que dans la France entière.

Ainsi, la ville de Fribourg fait figure de capitale écologique de l'Allemagne. Une révolution verte y est née il y a 25 ans à l'issue d'un combat contre l'installation d'une centrale nucléaire. Depuis, le développement durable y est devenu une priorité. La consommation d'énergie issue du nucléaire est passée de 60% à 30%. Les énergies renouvelables atteignent aujourd'hui 5%. L'ambition locale est d'arriver à 10% dans moins de cinq ans.   

Voici en substance les données qui nous ont été présentées pour réfléchir et alimenter la suite du débat pour la soirée.  Ce qui a suivi m'a un peu déçu je dois l'avouer. On a fait circuler le micro pour que chacun s'exprime alors que je m'attendais plus à un atelier thématique dirigé avec des sujets précis, bien présentés et développés sur par exemple comment combler notre retard en France. Comment les élus locaux peuvent-ils construire écologique et économique dans leur ville ? Je suis passé devant les nouveaux logements des 3000 cet après-midi, et devant les pavillons dits de l'arc en ciel hier... Il ne me semble pas avoir vu de panneaux solaires. Pourquoi ces logements ne sont-ils pas autonomes en matière de consommation d'énergie (chauffage, eau chaude, production excédentaire d'énergie) ? Et le fameux bâtiment de la rue du 14 Juillet, quelle est sa consommation énergétique ? Est-elle dans les standards allemands ?

Si le rythme de rénovation des vieux logements ne s'accélère pas, et qu'en plus on ne construit pas efficace en associant écologie et économie dans le nouveau bâti, l'enjeu majeur, à savoir la lutte contre le réchauffement climatique, n'est pas prêt d'être surmonté. Peut-être avons-nous déjà perdu la bataille ? La fonte des glaces et les terribles conséquences induites par la montée des eaux à laquelle seront confrontés bon nombre d'habitants de la planète semblent alors une échéance fatale... Il faut donc se résigner...   

Je ne suis pas fataliste et je ne souhaite pas jeter l'éponge, mais j'ai senti dans la parole des Verts présents, des difficultés pour sensibiliser à la fois le public mais aussi les politiques au thème de l'écologie. Un Vert disait que c'est un combat quotidien pour se faire entendre. Il faut vraiment lutter pour faire de petites avancées. La France serait-il un vaste champ d'obstacles (juridiques et financiers) ? La notion d'habitat groupé a du mal à y émerger. La mixité sociale est parfois difficile à installer, on est plus dans la cohabitation forcée. Certains se demandent comment mobiliser les gens ?  On évoque des problèmes de culture, d'éducation, de formation, qu'il faut faire un travail sur les mentalités. Le pouvoir du citoyen allemand serait supérieur à celui du citoyen français, dit-on. En résumé, ce n'est pas gagné.

D'ailleurs les Verts français placent beaucoup d'espoirs dans l'Europe. Ils espèrent que des pays dans lesquels les Verts ont plus de poids politique pourront peser de fait sur l'ensemble de la communauté européenne et ainsi imposer des normes environnementales plus strictes que la France devra appliquer. Le Portugal, par exemple, ambitionne de se passer totalement des énergies fossiles d'ici 2020 en misant sur l'éolien et l'utilisation des marées. Quelle est l'ambition de la France ?

Ainsi, grâce à l'Europe, pourra-t-on peut-être espérer localement pouvoir concevoir autrement les quartiers et parler d'éco-quartiers. Un autre représentant des Verts évoque même la nécessité d'un plan Marshall pour l'environnement. Il faut tout miser sur les énergies renouvelables, former les gens à fabriquer des panneaux solaires ou aux autres techniques environnementales, ce qui créerait environ dix millions d'emplois à l'échelle européenne estime-t-il. Une sacrée mutation professionnelle en perspective et des financements à trouver pour l'accompagner.

Je sors frustré de cette soirée, presque avec une rage sourde au cœur. Parce que je sens bien que tous individuellement nous avons bien conscience des conséquences que notre comportement environnemental aura tôt ou tard sur la planète et évidemment sur nous. Mais quelle est la méthode pour que cette conscience individuelle devienne conscience collective et qu'au niveau les plus hauts des Etats on mette à plat les choses pour identifier les priorités, les dangers et les plans d'action à mettre en place avant qu'il ne soit trop tard.

J'aimerais néanmoins terminer sur une note positive. Ecrire que des choses se font. Les espaces verts de la ville d'Aulnay sont gérés dans un souci d'économie d'eau. On utilise le paillage pour la rétention d'eau. On annonce l'ouverture de jardins partagés à la Roseraie avec des systèmes de récupération des eaux de pluie, un peu comme ce qu'il s'est fait à Sevran dans le quartier Rougemont. Alain Amédro signale enfin que désormais une information plus visible est disponible en Mairie auprès des Aulnaysiens qui souhaitent bénéficier des mécanismes qui encouragent à équiper son logement en source d'énergie soucieuse de l'environnement. Du reste, des aulnaysiens présents dans la salle sont déjà équipés en panneaux solaires... Tout n'est peut-être pas perdu.

Merci en tout cas aux élus Verts d'avoir tenté d'ouvrir le débat. Peut-être serait-il judicieux à terme de renouveler ce genre de confrontation avec la population (nous étions une petite soixantaine) , pas seulement en période électorale, en ciblant peut-être plus précisément une thématique, histoire de la présenter en détail et d'aller vraiment au fond des choses. Ce travail de fourmi finira peut-être par mobiliser les citoyens qui de fait pèseront davantage sur les choix en matière de politique environnementale. Faisons un rêve...

Rédigé par Stéphane Fleury le Jeudi 14 Mai 2009 à 1Heure09.

 

 

 

Repost 0
Publié par stefanfaith - dans Environnement
commenter cet article
12 mai 2009 2 12 /05 /mai /2009 10:55

Un long week-end de trois jours, rien de tel pour passer un peu de temps dans le jardin, retrouver un rapport direct avec les choses, toucher la terre, si précieuse comme dans le roman de Zola. Parfois je peste contre les mauvaises herbes, contre cette nature qui n'arrête jamais de pousser de tous les côtés, j'ai des envies soudaines de tout bétonner pour être tranquille une bonne fois pour toutes. Et puis évidemment l'activité physique, retourner la terre pour préparer le jardin, contracte les muscles et libère l'esprit. Une sorte de calme vous envahit, un apaisement intérieur, propice à laisser vagabonder les pensées et les petites réflexions...

En parcourant les lignes directrices du grand Paris qui se profile à l'horizon, une phrase a attiré mon attention : "il faut densifier la ville" annonce l'Elysée. Elle fait écho dans mon esprit à ce que j'ai pu entendre dans un certain nombre de réunions publiques d'Aulnay Sous Bois au cours desquelles la densification de la ville semble une perspective inéluctable. Ainsi, quel que soit le bord politique, la crise du logement actuel n'offre que peu d'alternatives à celle de construire massivement. Lors de la toute récente modification du P.L.U intervenue dans la ville on comprend assez rapidement que l'habitat collectif est considéré comme le moyen le plus rapide de loger les gens, quitte à empiéter sur les zones pavillonnaires et les espaces verts.

Avant de se lancer à tout va dans des programmes de construction, serait-il peut-être judicieux de se pencher d'abord sur la question des logements vacants. Il existe à Paris et sans doute ailleurs en île de France, une quantité insoupçonnée d'immeubles inoccupés, parfois depuis des années. D'un côté des logements vides, de l'autre des demandes de logements en attente et insatisfaites. Cette équation est un non sens mathématique et il est grand temps que l'on se penche sérieusement sur l'offre disponible de logements pour la rendre accessible à ceux qui en ont besoin.

Pour en revenir à la densification urbaine, il va sans dire que la construction de logements et l'afflux d'un surplus de population devra s'accompagner dans le même temps d'une offre accrue en terme d'équipements que cela soit en matière de transports ou d'éducation par exemple. Cette phrase semble être placée sous le sceau du bon sens. Pourtant il faut savoir qu'à Aulnay Sous Bois on déplore un problème d'anticipation quant à l'évolution démographique de la population aulnaysienne. Il semble que l'augmentation des naissances et l'évaluation du nombre d'enfants à scolariser soient des éléments qui n'ont pas été analysés à temps pour répondre aux besoins. A titre d'exemple, l'année dernière, 90 enfants du sud de la ville qui avaient 3 ans et donc en âge d'être scolarisés n'avaient pas de classe pour la rentrée.  

La démographie c'est l'une des données à analyser pour construire mais également pour nourrir. Si l'on quitte un instant l'échelle aulnaysienne pour raisonner à celle de la planète, les études actuelles en matière démographique estiment que la population mondiale va fortement augmenter pendant la première moitié du 21éme siècle. En 2050, il s'agira de nourrir 9 milliards d'habitants. Avec moins d'eau, moins de terres et en affrontant les difficultés liées au réchauffement. Actuellement une véritable course aux terres cultivables est engagée. Les pays riches ne disposant pas de suffisamment de terres agricoles ont la tentation d'acheter des corridors de production dans les pays du Sud. La Chine, le Japon et les pays producteurs de pétrole ont déjà commencé dans le but de garantir leurs approvisionnements alimentaires futurs.

Comment ces pays procèdent-ils pour acquérir d'immenses domaines dans le monde entier ? Le ministère de l'agriculture japonais dispose d'une agence chargée de ce type d'opération. Une fois l'accord passé avec les gouvernements concernés, des sociétés privées sont chargées de conduire l'opération. La production est ensuite exportée au Japon. Ce pays dispose ainsi de 300000 hectares au Brésil. La Chine procède de la même manière. Elle est présente en Zambie. Que dit-elle aux pays africains ? Nous vous apportons notre technologie. Vous nous laissez vos hectares. Ce sont des agriculteurs chinois qui viendront exploiter ces terres car ils sont trop nombreux chez nous.

Même des groupes privés tentent leur chance, ayant bien compris que qui contrôlera les terres contrôlera forcement l'alimentation et donc une source de profits futurs. L'exemple récent le plus célèbre demeure celui de la société sud-coréenne Daewoo qui prévoyait de racheter 1,3 million d'hectares de terres à Madagascar, soit l'équivalent de la moitié des terres arables de l'île, pour une durée de 99ans. Même si au final l'opération a échoué, ces méthodes ne sont plus des cas isolés. Ces pratiques, ce type d'accords entre Etats, le tout conjugué avec des pays tentés par cesser d'exporter leurs matières premières agricoles pour garantir leurs propres besoins intérieurs risquent de déboucher à terme sur des situations explosives.

Evidemment, on peut se bercer d'illusions en pensant que les difficultés n'arriveront que plus tard. Il n'empêche qu'il est grand temps de revaloriser l'agriculture et la recherche avant qu'il ne soit trop tard et en faire un sujet de gouvernance mondiale. Sinon nous nous exposons à la menace d'un choc alimentaire mondial massif. Je songe soudain que j'ai plutôt intérêt à conserver mon jardin pour y cultiver éventuellement quelques denrées alimentaires. Je le fais déjà pour retrouver un peu de saveur dans mon assiette, lassé que je suis des tomates et des fraises formatées qui ne poussent même plus dans la terre quelque part dans une serre d'Almeria et qui n'ont aucun goût. Si manger dans le futur se limite à remplir les estomacs pour calmer la faim, voilà une perspective peu réjouissante. Qui décidera et qui dessinera l'avenir alimentaire ? Les Etats, les groupes industriels, le Programme Alimentaire Mondial, le Fonds international de développement agricole ? Y'aura-t-il une place pour le citoyen du monde d'être entendu pour peser sur les choix de vie de demain ? Ce dernier aspect me fait d'ailleurs penser à une phrase de commentaire de Marc Fretter sur Monaulnay.com et du coup revenir à l'échelle Aulnaysienne.

En parlant des décideurs politiques Marc écrit : " A un moment donné, vous allez être obligé de trancher car si vous capitulez devant une association de riverains, vous n'êtes pas prêt de construire de logements !". Même si je comprends le sens de cette phrase, je ne partage pas ce qu'elle induit : 1) que les décideurs politiques sont forcement les mieux placés pour définir ce qui est bon pour un quartier 2) l'action des riverains est de toute manière vouée à l'échec puisqu'au bout du compte c'est le politique qui prend la décision finale.

Heureusement que les choses sont plus nuancées et qu'une action citoyenne peut influer d'une manière ou d'une autre sur une décision politique ou économique. Sinon, et là je déplace la problématique sur le terrain de l'économie,  le patron d'une grande entreprise pourrait réduire ses effectifs ou délocaliser tranquillement pour augmenter ses marges et les dividendes de ses actionnaires  sans que les salariés ne réagissent. Les salariés devraient-ils se résigner en pensant de toute façon c'est le patron qui décide ?

Le pouvoir du citoyen doit s'exercer au delà du simple fait de glisser un bulletin de vote à l'échéance prévue. En mobilisant pour faire entendre sa voix dés que cela semble nécessaire. J'y reviens encore mais c'est un bel exemple, celui de la rue des Saules en est une illustration manifeste. Il nous a paru légitime de réunir tous les riverains et devant notre unanimité face à un projet de la Municipalité nous avons rassemblé les énergies pour être entendus et engager un dialogue avec les élus. Cette voie est enfin ouverte. Elle est une preuve que les citoyens ne doivent pas baisser les bras, qu'ils peuvent encore être acteurs et moteurs de leur ville, et que défendre une cause est encore possible.

La tondeuse de mon voisin me sort soudain de ma rêverie. Alors tel Candide, je retourne cultiver mon jardin...

J'en profite au passage pour suggérer quelques pistes :

Le livre de Jean-Yves Carfantan : Le Choc Alimentaire Mondial. (Albin Michel, 293pages, 19Euros).



Jean-Yves Carfantan est économiste. Il enseigne aussi à l'ESA (Ecole supérieure d'agriculture d'Angers) et travaille comme consultant sur l'évolution des marchés internationaux.  Il est actuellement installé à Sao-Paulo au Brésil, pays qui est appelé à être l'un des grands pays agricoles du 21éme siècle puisqu'il dispose de 100 millions d'hectares de bonnes terres.

Le documentaire d'Erwin Wagenhofer : We feed the world. Le marché de la faim.




Un panorama plutôt exhaustif sur les circuits alimentaires et donc sur ce qui atterrit dans notre assiette :  la pêche industrielle, les serres d'Almeria, les poulets en batterie, entre autres. Mais aussi, le gâchis des denrées alimentaires (des tonnes de pain qui partent à la poubelle) et comment on incite insidieusement les agriculteurs roumains a renoncé à leurs méthodes traditionnelles pour les tourner vers  des semences industrielles. (voir l'exemple de l'aubergine bien brillante, bien lisse, et élaborée en laboratoire pour attirer l'oeil du consommateur... Evidemment elle a un goût aseptisé par rapport à celle produite à l'ancienne).

Et enfin un film. Soylent Green ( Soleil Vert) de Richard Fleischer.



Tourné en 1973, ce long métrage reste d'actualité et peut-être qualifié d'anticipation. Il décrit un monde où l'industrie a pris le pas sur la nature, un monde surpeuplé où l'approvisionnement de la majorité de la population est assuré par une seule et unique compagnie, la Soylent Corporation. Les rites des repas et les saveurs de la nourriture ont quasiment disparus. Je n'en dévoile pas plus sur l'intrigue, mais je recommande chaudement ce film, qui peut ouvrir les yeux sur ce que le monde pourrait devenir à terme, si nous les citoyens, n'y prêtons pas attention.

Rédigé par Stéphane Fleury le Mardi 11 Mai 2009 à 10Heures59.

 

 

 

 

 

Repost 0
Publié par stefanfaith - dans Environnement
commenter cet article
5 mai 2009 2 05 /05 /mai /2009 22:48

Compte-rendu de la réunion du Mardi 5 Mai 2009 à la Mairie.

Suite aux différents événements qui ont émaillé le parcours de notre collectif de riverains concernant le terrain de la rue des Saules, notamment au mois de mars, il nous a paru opportun de rencontrer à nouveau Alain Amédro. D'abord, évidemment, pour faire un point sur la situation, mais également pour aller du delà de la mobilisation et la passion qui ont été les nôtres, et se placer désormais dans un temps de réflexion et de proposition quant au devenir et à l'utilisation possible de ces 4000 mètres carrés.

Pour l'instant rien de nouveau à signaler. Monsieur Amédro a indiqué que la Municipalité marquait une pause sur le dossier et qu'aucune commande nouvelle n'avait été passée à l'architecte. Rien ne se passera avant le mois de Septembre. Il faut effectivement raisonner au niveau de la ville pour identifier des besoins et voir comment ils peuvent être satisfaits en utilisant le terrain de la rue des Saules, qui de toute façon ne peut rester éternellement en friche. Nous avons évoqué la possibilité d'un programme mixte, accueil de la petite enfance et accueil de retraités. Cette éventualité entraînerait un changement de zonage qui passerait de UG zone pavillonnaire à US zone d'équipement. Autre éventualité, faire du logement en conservant le caractère UG de la zone. Evidemment des petits pavillons irréprochables en terme de consommation  énergétique sont une voie à explorer. De toute façon, l'élu Vert de la Municipalité nous a confirmé qu'il n'entre pas dans l'intention de la Mairie actuelle de changer le zonage de la rue des Saules à notre insu. Des engagements ont été pris par le Maire et le climat de confiance mutuelle qui s'est installé doit perdurer.

Nous avons proposé qu'un groupe de travail spécifique relatif à la rue des Saules soit crée au sein d'un conseil de quartier.  Cette rue est particulière car rattachée de par sa situation géographique à plusieurs conseils de quartier. D'où une certaine difficulté à unifier la population au sein d'un conseil de quartier unique. Nous allons contacter la démocratie locale pour évoquer le découpage réel de cette rue quant aux conseils de quartier, et nous créerons un groupe de travail, soit au vieux pays ou aux merisiers, pour associer les riverains de la zone au processus de réflexion et arriver à faire des propositions. Nous avons l'intention de rester proactif pour être pleinement associé au processus de décision. Alain Amédro soutient totalement cette approche.

Au cours de cette petite heure passée à la Mairie nous sommes revenus sur la modification récente du P.L.U, notamment pour les zones pavillonnaires. Monsieur Amédro ne considère pas que la suppression du COS et des 20% d'espaces verts sont des attaques en règle des zones pavillonnaires. Pour lui, il reste suffisamment de verrous qui protègent ces zones : les 40% d'espaces verts, la borne de constructibilité de 19 mètres et la limite séparative entre les voisins. Il envisage plus la suppression du COS comme une possibilité d'extension à l'intérieur des pavillons, par exemple pour aménager les combles. De toute manière, le commissaire enquêteur ne tardera pas à rendre son rapport sur les différents aspects de cette modification, ce qui donnera matière à des réflexions supplémentaires sur le sujet.

Alain Amédro revient sur la mauvaise perception que peuvent avoir certaines personnes sur le logement social trop souvent associé à cas sociaux à son goût. Il rappelle les catégories sociales qui ont un besoin urgent de logement social : les personnes âgées, les jeunes de 26, 27, 28 ans qui peinent à quitter la maison familiale jusqu'au couple avec enfant qui vit encore chez les parents. Il cite la Suède où la notion de logement social n'existe pas, et où l'on offre le même standing pour tout le monde.

Enfin, nous évoquons encore le droit de préemption, en demandant s'il est possible de changer l'objet d'une préemption. Y'a-t-il des précédents ? Y'a-t-il un délai à respecter ? Ces questions restent sans réponse certaine et il serait de bon ton de procéder à des recherches. Si un lecteur éclairé veut se manifester, qu'il n'hésite pas.

Voilà ainsi résumé le contenu de notre échange avec Alain Amédro sur la rue des Saules. A nous de continuer le travail entrepris depuis le début et de peser sur la décision finale. Indépendamment de la propre réflexion des élus, en tant que riverains, nous avons notre pierre à apporter à l'édifice,  nous avons notre voix à faire entendre, nous avons notre carte à jouer et nous la jouerons, ensemble.

Ce compte-rendu sera distribué dans toutes les boîtes aux lettres des riverains de la rue des Saules et servira de base à la réflexion qui sera la notre dans les semaines à venir. Nous restons en contact.

Rédigé par Stephane Fleury le Mardi 5 Mai 2009 à 22heures20.

 

Repost 0
Publié par stefanfaith - dans A vos quartiers !
commenter cet article
28 avril 2009 2 28 /04 /avril /2009 09:12
Repost 0
Publié par stefanfaith - dans Divers
commenter cet article
27 avril 2009 1 27 /04 /avril /2009 07:26

En conformité avec notre ouverture au dialogue, nous laissons ce jour la parole à Christian Picq, riverain de la zone. Gageons que la conversation engagée avec Alain Amédro se poursuivra.

 

En préambule, je pense qu'il est nécessaire de préciser que l'on parle enfin de ce projet de construction au même titre que cela a été fait pour Coullemont, J.Princet, Saules...depuis que nous nous sommes mobilisés, les riverains, pour l'évoquer en réunions publiques, pour l'évoquer auprès de l'association d'AULNAY ENVIRONNEMENT qui s'est aussi mobilisé par rapport au PLU, par rapport à ce projet, adressant des courriers aux élus concernés afin de faire le point sur l'ensemble des problèmes soulevés, contestés..., dans l'attente des suites données. AUCUN riverain n'était au courant de ce projet, il n'y a pas eu d'information auprès des Aulnaysiens concernés, ce sont les quelques riverains avertis qui se sont un peu plus mobilisés pour annoncer la grande nouvelle aux riverains de la rue et de l'impasse.
Même problème pour les nuisances rencontrées au niveau de ces deux rues, je cite au risque de me répéter:
- 318 bus quotidiens dans cette rue, plus la circulation intense du fait des sens interdits aux alentours dans une rue étroite, environ 7 m de large, des trottoirs étroits en mauvais état(la municipalité actuelle n'en est pas systématiquement responsable bien entendu, il faut du temps pour revoir tout cela).
- il en résulte pour cette raison entre autres et suite aussi aux travaux d'assainissement du printemps 2007 des vibrations dans les maisons à partir de 6 H du matin , premiers passages des bus et jusqu'à minuit et demi, une heure...
- tout ceci provoque aussi une certaine dangerosité pour les piétons, traverser la rue Fernand Herbaut devient parfois un exploit du fait aussi du stationnement des deux côtés(pourquoi pas un seul côté comme dans de nombreuses rues) dans une voie aussi étroite , les bus passent juste entre les rétroviseurs ...
- le stationnement LIBRE dans l'impasse des marronniers alors que la rue Fernand Herbaut est payante, on en comprend tout de suite les conséquences, un stationnement sauvage avec naturellement une utilisation abusive de l'espace publique(termes d'un élu)
- et comble de malchance, une construction en angle de la rue et de l'impasse, au18, belle façade jaune..! dont la construction a commencé en 2004, arrêtée un an plus tard, mais reprise et de nouveau abandonnée donc non terminée et qui est en l'état depuis bientôt 3 ans dont peu de personnes accepteraient la vue mais les recours formulés demandent plusieurs années d'enquêtes, un peu stupéfiant. Ajouter que cette construction comporte quelques illégalités au permis de construire accordé...!
- on peut aussi préciser que nous sommes entourés, rue du 11 novembre, rue du colonel Moll, d'antennes téléphoniques situées sur deux immeubles.
Voilà pour dresser le tableau de nuisances qui jusqu'à ce jour n'avait pas fait l'objet de prise en compte, peut être insuffisamment soulevées mais qui, à force de le rappeler, courriers, rencontres, lettre recommandée a permis de démontrer que ces nuisances n'étaient pas anodines et qui ont donc été prises en compte par les élus concernés. Certes, elles ne seront pas résolues rapidement car les solutions demandent certaines réflexions et il est bien sûr de ne pas non plus se précipiter, on en voit trop souvent les effets néfastes. Par contre, afin de les atténuer , des solutions provisoires déjà formulées pourraient être mises en place, panneau de zone 30 ou rehaussement vert de la chaussée ou autres...comme cela se fait dans d'autres rues et éventuellement zone bleue dans l'impasse(moindre coût)...mais passage de la police, en attendant paraît-il 2010...mais sans information pour l'instant.
A tout cela, déjà pas mal, ce projet de construction arrive à point pour couronner l'ensemble, de quoi me semble-t-il réagir, qui ne le ferait pas???
Je ne reviendrais pas sur le projet suffisamment et enfin décrit dans plusieurs blogs, mais il est assez impressionnant surtout dans un tel secteur même en zone UA, la zone que j'appellerais sacrifiée malgré environ 50% de pavillons dans la rue Fernand Herbaut et impasse des marronniers, avec beaucoup de végétations, quelques espaces verts clairsemés au milieu d'immeubles et pourquoi pas? Il semble que les dispositions règlementaires de la zone UA doivent aussi s'adapter au secteur, selon que la chaussée est étroite ou large, selon que la circulation est intense ou non, selon la luminosité laissée aux riverains, enfin ceux qui parviendront à rester dans de telles conditions mais ce sera l'effet boule de neige, les départs seront certainement rapides par la suite, après avoir laisser une partie de son patrimoine, des biens devenus invendables ou à des prix sacrifiés, il ne faut pas se leurrer sur ce qui risque ainsi d'arriver.
La grande inquiétude vient du fait que suite à une rencontre personnelle en Janvier 2009 au service del'urbanisme, le projet déposé(façades) tel qu'il peut être décrit R+5...,représentant au total un front urbain de 102 M avec les immeubles existants déjà car construction accolée à deux immeubles m'a été confirmé assez catégoriquement comme correspondre tout à fait à la zone UA et donc, exceptés quelques petites modifications architecturales, il était tout à fait réalisable ainsi.
Devant cette affirmation où le projet était pratiquement tracé dans ses grandes lignes, notamment son envergure, quelques uns d'entre nous, imaginant cette réalité(il faut venir sur place pour s'en rendre compte) ont souhaité mobiliser les riverains afin de les avertir du projet inconnu pour eux.
Dans tous les propos évoqués ici ou ailleurs, il n'y a absolument aucune arrière pensée, comme on souhaiterait le sous entendre, pourquoi, je ne sais? il y a tout simplement un Aulnaysien de plus de 60 ans qui en toute naïveté peut être, essaie de défendre un environnement, un cadre de vie..., voire même une fin de vie. Lorsque l'on a passé toute sa vie professionnelle, familiale...quelque part, dans un quartier, même si ce n'est pas ce que l'on aurait souhaité, on s'en doute, avec sur place sa famille, ses petits enfants, ses amis..on ne part plus à l'aventure ailleurs même si l'on cherche de temps à autres à s'évader ailleurs. Je suis convaincu que dans ce cas précis, il n'y a rien d'irréversible, la preuve avec les autres projets où l'on a accepté de dialoguer et d'atténuer les "dégâts", voire de les annuler par des préemptions ou d'autres propositions, question à la fois de bonne volonté mais surtout de bon sens en regard de ce qui malheureusement pourrait être réalisé.

J'espère, nous espérons que le 29 avril à 19h30 à la ferme du vieux pays, nous pourrons nous exprimer et dialoguer en toute bonne foi sur ce projet pour une première rencontre entre les élus concernés et les riverains, les habitants du quartier voire même d'autres dans le cadre d'un débat démocratique tel qu'il est désormais souvent évoqué.

Je tiens, nous tenons aussi à remercier tous les Aulnaysiens qui apportent des commentaires justifiant ce souci de préserver un quartier, des habitations caractéristiques(la meulière en question)...une qualité de vie qu'il faut conserver à l'échelle humaine, dans le respect d'une ville qui jusqu'à présent a réussi à se préserver dans de nombreux secteurs des abus d'urbanisation toujours regrettés mais trop tardivement, les exemples ne manquent malheureusement pas.

Rédigé par Christian Picq le dimanche 26 Avril 2009 à 23Heures52.

 

Repost 0
Publié par stefanfaith - dans A vos quartiers !
commenter cet article
16 avril 2009 4 16 /04 /avril /2009 21:15

 

Photo 1 : L'impasse des marronniers.

 

La rue de l'impasse des marronniers fait 64 mètres de long. La chaussée mesure 5 mètres de large. Inutile d'écrire que c'est un endroit étroit et très enclavé. Même en rêve, on ne peut espérer s'y garer. Cette rue est composée en majorité d'immeubles allant du R+3 (rez de chaussée avec 3 étages) à gauche de la photo jusqu'à du R+5 (rez de chaussée avec 5 étages) sur la droite. Il n'y a pas pléthore de marronniers dans cet endroit et ce qui frappe tout de suite c'est qu'il ne reste que trois pavillons. Un pavillon en fond de rue qui servirait à des marchands de sommeil selon les riverains, un autre, celui de Monsieur Picq, dont la vue donne directement sur le R+5, et  avec qui j'ai passé un moment aujourd'hui, et enfin un dernier en début de rue qui appartient à un promoteur qui souhaite construire un immeuble.

Arnaud K a certes déjà rédigé un long et pertinent article consacré à cette rue et au projet de construction envisagé, mais il n'est sans doute pas inutile d'y revenir une fois de plus tant Monsieur Picq et son petit collectif (une quarantaine de personnes) peinent à faire entendre leur voix.

Pour Monsieur Picq et les riverains concernés, malgré deux pétitions, des courriers répétés à la Mairie et l'évocation du projet immobilier en cours lors de diverses réunions publiques, rien ne semble pouvoir déclencher le dialogue et le débat avec la Municipalité. Pire encore, il apparait que du côté des élus, le projet est déjà ficelé, définitif et que rien ne viendra le remettre en cause. D'où un certain désarroi et découragement des riverains.

Ce projet, quel est-il ? Il se résume à un grand L d'immeubles qui va se former à la jonction de l'impasse des marronniers avec la rue Fernand Herbault.


Photo 2 : L'impasse des marronniers avec le R+5 et le premier pavillon acheté par un promoteur.

La Photo 2 c'est la partie verticale du L. Le pavillon va être détruit et un immeuble de type R+5 va venir se coller sur le premier R+5 existant. Ce dernier fait 23 mètres de long. Ajoutés aux 26 mètres du nouveau R+5 envisagé dans le projet immobilier on se retrouve donc avec un immeuble R+5 de 49 mètres de long. Visuellement parlant c'est un véritable désastre pour le pavillon de Monsieur Picq qui n'aura plus que du béton devant les yeux. Ironie du sort, le promoteur a proposé à Monsieur Picq d'acheter son pavillon pour y construire un autre immeuble. Ce pavillon a été construit par le père de Monsieur Picq, qui lui-même a toujours habité ce quartier. La perspective même de devoir changer de quartier tout en restant à Aulnay ne l'enchante pas le moins du monde. L'attachement à son quartier est un sentiment très fort que quiconque peut comprendre.  


Photo 3 : La rue Fernand Herbault avec le premier pavillon de la photo 2 et le second pavillon également acheté par le promoteur, soit 1042 mètres carrés de pavillons et de verdure qui vont se transformer en immeubles.

 

La Photo 3 c'est la partie horizontale du L. Le second pavillon en meulière d'une beauté remarquable va être également abattu et un autre immeuble de type R+5 va aller se coller horizontalement contre un autre immeuble déjà existant de type R+4 que l'on aperçoit sur la photo à droite. Ce dernier bâtiment fait 18 mètres de long. Ajoutés aux 35 mètres du nouveau R+5 envisagé on se retrouve avec un immeuble de 53 mètres de long.

En résumé, côté impasse des marronniers un immeuble R+5 de 49 mètres de long (le L vertical) et côté rue Fernand Herbault un immeuble mi-R+5/R+4 de 53 mètres de long (le L horizontal) soit au total un L de 102 mètres de long d'une hauteur vertigineuse. Pourquoi tant de hauteur ? Parce qu'au niveau du P.L.U nous sommes en zone UA et c'est donc permis. A cette construction va s'ajouter un parking souterrain dont on ne sait pas encore si l'entrée se fera côté marronniers ou côté Herbault.

 
Photo 4 : La magnifique meulière et sa végétation luxuriante amenées à disparaitre.

Je l'écris comme je le pense, cette meulière est d'une richesse architecturale indicible. Elle me rappelle les bâtisses de bord de mer de ma normandie natale, celles qu'enfant je regardais les yeux ébahis devant tant de beauté. Je pèse mes mots : détruire cette maison c'est comme déchirer une toile du Louvres ou brûler un livre précieux d'une bibliothèque.

Monsieur Picq me fera remarquer à juste titre qu'il ne comprend pas pourquoi Monsieur Amédro, aprés avoir sauvé les deux meulières situées au 57 et 59 de la rue Jules Princet pour y installer des associations, ne fait rien pour sauver celle-là.


Voilà, Aulnay Libre aurait pu passer ce projet sous silence puisqu'il ne nous concerne pas vraiment, nous les riverains de la rue des Saules, mais en ces temps difficiles nous avons décidé de jouer la carte de la solidarité plutôt que celle du chacun pour soi.

Monsieur Picq et son collectif de riverains, même s'il est minime par le nombre de ses représentants ( la faute au peu de pavillons restants et à la présence de nombreux locataires dans les immeubles alentours qui ne se sentent pas spécialement très concernés) a le droit d'être entendu, de présenter ses arguments. Le collectif sait que la construction en zone UA est inéluctable mais il souhaiterait au moins en limiter la taille (un R+3 maximum) et sauver la meulière. Nous relayons aujourd'hui leur message en appelant les élus, Monsieur Amédro en tête, a un vrai dialogue. Le collectif a l'impression d'être ignoré, un comble en ces temps de démocratie participative.

La prochaine réunion de quartier concernant cette zone aura lieu le 29 Avril prochain à 19Heures30 à la ferme du Vieux Pays, en présence de Monsieur Amédro. Gageons qu'un pas sera fait en direction de ce collectif. En attendant, nous assurons tout notre soutien à Monsieur Picq et aux riverains de l'impasse des marronniers et de la rue Fernand Herbault qui trouveront sur Aulnay Libre une tribune pour s'exprimer et nous l'espérons être entendus de tous.

Rédigé par Stéphane Fleury le Jeudi 16 Avril 2009 à 23Heures38.

  

Repost 0
Publié par stefanfaith - dans A vos quartiers !
commenter cet article
15 avril 2009 3 15 /04 /avril /2009 22:39

Pour rappel, ce Jeudi 16 Avril est le dernier jour pour consigner vos remarques relatives à la modification du Plan Local d'Urbanisme. Il est possible d'être reçu par le commissaire-enquêteur de 14 à 17 Heures et un registre est également disponible de 9 à 12Heures et de 14 à 17 Heures pour mettre par écrit vos observations. Pour se faire, il faut se rendre à la direction des études urbaines située 3 rue Charles Dordain.

Un des objectifs majeurs de cette modification est de favoriser la construction de logements notamment en zone UG pavillonnaire.

 A cette fin, deux éléments importants sont à retenir :

1) l'article 13 du règlement de la zone UG impose aujourd'hui de créer 20% d'espaces verts par logement en plus d'un minimum de 40% de la surface du terrain à aménager en espace vert. Cette exigence s'avère bloquante pour la réalisation de lotissements ou de construction de plusieurs bâtiments, notamment d'habitat, sur une parcelle amenée à être divisée. De ce fait, cette exigence de 20% d'espace vert par logement est supprimée dans la modification.

2) la suppression du COS (coefficient d'occupation des sols). L'application du COS actuel s'avère bloquant pour certaines extensions ou surélévations ou même la création d'espace supplémentaire dans le volume bâti (par exemple l'aménagement de combles). La suppression du COS dans la modification du Plan Local d'Urbanisme permettra l'évolution de ce tissu en accord avec les besoins de la population.

L'objectif clairement affiché du Plan Local d'Urbanisme est de pouvoir densifier au maximum la ville. Dans la zone UG pavillonnaire cela se traduit par la possibilité de construire du collectif c'est à dire des pavillons contenant plusieurs logements. Les espaces verts (y-compris les jardins et les potagers) seront mis à mal par une facilité plus grande de divisions des terrains. Les besoins en logements risquent d'entraîner un bétonnage systématique.

Ces modifications, vous l'aurez compris,  ne sont pas neutres pour les zones UG pavillonnaires et il vous appartient de le signaler par écrit sur le registre de l'enquêteur qui prendra en compte chacun de vos avis. Plus ils seront nombreux et plus ils pèseront évidemment sur l'enquête en cours. Alors, si cela n'est pas déjà fait, n'hésitez pas à défendre votre zone pavillonnaire en vous rendant demain à la direction des études urbaines. Il est encore temps.

J'en profite pour relayer deux notes éclairantes sur le sujet.

http://www.monaulnay.com/2009/04/lassociation-aulnay-environement-juge-s%C3%A9v%C3%A8rement-le-plu.html

http://agirpouraulnay.blogspot.com/2009/04/faut-il-detruire-les-pavillons-et.html

Rédigé par Stéphane Fleury le mercredi 15 Avril 2009 à 22Heures43. 

 

 

Repost 0
Publié par stefanfaith - dans A vos quartiers !
commenter cet article
8 avril 2009 3 08 /04 /avril /2009 20:27
Repost 0
Publié par stefanfaith - dans A vos quartiers !
commenter cet article
7 avril 2009 2 07 /04 /avril /2009 20:25
Un article tout à fait intéressant d'Arnaud K relayé ici pour les lecteurs d'Aulnay Libre !

http://aulnayradical.typepad.fr/radical/2009/04/aulnay-radical-donne-la-parole-au-collectif-des-riverains-de-la-rue-fernand-herbaut.html
Repost 0
Publié par stefanfaith - dans A vos quartiers !
commenter cet article
5 avril 2009 7 05 /04 /avril /2009 22:55

  Enfin une soirée sans réunion. En effet depuis jeudi 3 réunions et je ne suis qu’un simple citoyen qui cherche juste à garder son quartier, son pavillon rue du Sausset et son petit terrain où il peut se relaxer tranquillement le week-end loin du bruit. Dans ce quartier on pourrait pratiquement se croire à la campagne, que des petits pavillons avec un peu de terrain autour.
Je vais vous faire un petit résumé de ces 3 réunions.

·     Jeudi 26 mars 2009 réunion sur le PLU à la Mairie

     Présentation du PLU par le Maire assisté de M AMEDRO,  ce que j’ai surtout retenu de cette réunion c’est la suppression :

1.                du COS

2.                des 20% espace vert obligatoires

Car en effet ces 2 suppressions diminuent la protection que donne la zone UG pavillonnaire qui est déjà une zone assez fragile, rappelons que comme l’a dit M le Maire pour passer une zone UG pavillonnaire en zone UC construction collective il suffit de 2 a 5 mois et une modification du PLU.

Je ne parle que de ce que j’ai retenu et qui touche Aulnay sous Bois dans son ensemble  car il y a beaucoup d’autres modifications très importantes pour les riverains mais qui ont fait l’objet d’autres articles.

En conséquence je suis donc obligé de retourner voir M le Commissaire enquêteur rue Dordain. En ce qui me concerne, je vais faire part de mes observations au sujet de la protection de la zone UG pavillonnaire et qu’il faut quand même un peu de terrain entre les pavillons. Pour moi une zone UG pavillonnaire c’est un pavillon avec une superficie de terrain en rapport à son volume.  J’invite d’ailleurs toutes les personnes se sentant concernées pour leur avenir et celui d’Aulnay à aller voir cette enquête et à y mettre leurs observations. Vous serez très bien accueilli, mais attention cette enquête s’arrête le 16 AVRIL 2009

 

·     vendredi 27 MARS 2009 réunion sur l’avenir des terrains rue des Saules et des riverains. Un petit historique : cette réunion avait été demandée depuis la réunion du 11/12/2008  à la Mairie pour savoir ce qu’il pouvait y avoir sur ces terrains. Nous n’avons réussi à avoir une réunion avec M AMEDRO que le 11/03/2009. Je tiens à préciser que M AMEDRO nous a bien renseigné, nous a fourni des plans provisoires de ce qui était prévu pour ces terrains, je précise prévu car jusqu'à présent rien ne devait être fait sauf peut être les plans provisoires,  un en décembre 2008, l’autre en janvier 2009  

Ce vendredi il y avait d’après moi 150 riverains à cette réunion. Je suis peut être un peu optimiste. C'est un tout petit peu grâce à des invitations faites pour une partie par le service de M  A MEDRO mais surtout grâce à quelques riverains très motivés qui ont pris le temps d'informer tous les riverains de cette réunion, car nous nous sommes aperçus que certain riverains n’avaient pas reçu d’invitation

Devant la motivation des riverains présents et des plus de 200 signatures obtenues en quelque jours, M le Maire nous a certifié que la Mairie en sa parole  abandonne le projet montré sur les plans et qu’il laissait notre zone en zone UG et garantissait aussi qu’il n’y aurait aucune voie publique ou privée reliant la rue des Saules avec la rue du Sausset. Pour plus de détails voir le compte rendu de STEPHANE  FLEURY sur ce BLOG

J’ai appris aussi de nouveaux mots comme pavillon collectif ;  ce sont plusieurs logements à étages, ou encore pavillons de ville c'est-à-dire un pavillon sans terrain ou plutôt un pavillon entouré de béton, pas de terre, aucune possibilité de pelouse ou de fleurs ; (il y a une chanson « Monsieur le promoteur ») c'est-à-dire que cette sorte de pavillon réunit les inconvénients du logement et ceux du pavillon mais par contre permet de construire beaucoup plus de logements.

 

·  lundi 30 MARS 2009 Je fais aussi partie des délégués de quartier depuis décembre 2008. On se réunit environ 1 fois par mois et l’on voit et discute entre nous des sujets que l’on propose à la Mairie. Donc il y a 2 mois des délégués ont proposé de supprimer le parking devant la Poste du Vieux Pays pour y mettre un manège ou un kiosque. On a donc proposé de faire un groupe de travail car il est vrai que lorsque l’on a un sujet qu’il faut approfondir on fait un groupe de travail et, selon les volontaires, on se réunit chez une personne du groupe pour recevoir les autres. Pour ce projet l’on avait décidé de se réunir ce lundi. Il devait y avoir d’inscrit pour cette étude environ 8 délégués, alors quelle ne fut pas ma surprise lorsque à 21h nous n’étions que 4 délégués. Bien sur si nous avions été d’accord nous aurions accepté ce projet et on l’aurait proposé à la Mairie qui bien sur, elle, à la suite, fait des études et prend la décision. Je précise que si nous n’étions pas venus, la proposition de ce projet aurait pu être acceptée par 2 délégués seulement. Je précise que je suis pour le maintien du parking avec peut être quelques modifications. Je pense qu’en supprimant le parking on risque de faire de ce quartier un quartier mort si les automobilistes ne peuvent plus stationner à proximité des commerçants. Ils feront leurs achats où ils peuvent stationner. La voiture pollue déjà beaucoup moins qu’il y a 10ans et polluera encore moins dans l’avenir et vu les difficultés pour aller travailler ou faire ces achats en transport en commun il ne faut peut- être pas créer trop de contrainte pour le stationnement. A mon avis la voiture reste encore une bonne chose,  mon exemple pour aller travailler en transport en commun entre 1H et 1H15 sans incident (RER B), en voiture entre 1/4H et 1/2H. Si l’on supprime ce parking je prendrai l’habitude de faire mes achats soit à côté de mon lieu de travail ou sur le chemin du retour.

On vous l'a déjà demandé plusieurs fois mais il faut venir à ces réunions de quartiers car plus il y aura de participants, plus l’on trouvera de sujets à proposer à la Mairie pour améliorer notre ville. Alors venez voir au moins une fois, 2h par mois pour vivre mieux ce n’est pas payé trop cher et ça nous donne l’occasion de connaître d’autres Aulnaysiens et pourquoi pas se faire de nouveaux amis .
Pour y assister, vous devez vous inscrire comme délégué de quartier. C’est facile, vous pouvez le faire par Internet, par courrier ou par téléphone (voir articles précédents).

Rédigé par ROBERT FERRAND le dimanche 5 avrril 2009 à 22Heures05.

 

 

Repost 0
Publié par stefanfaith - dans A vos quartiers !
commenter cet article

Présentation

  • : Aulnaylibre !
  • Aulnaylibre !
  • : L'information sur Aulnay-sous-Bois 100% libre et indépendante !
  • Contact

Contactez-nous !

Une info, une photo, une vidéo, une annonce à passer.

N’hésitez pas à nous contacter !

Mail : aulnaylibre@yahoo.fr

Tél : 06.81.95.11.50 / 06.07.86.09.11

Chaîne vidéo : http://www.youtube.com/user/Aulnaylibre/videos

Twitter : https://twitter.com/Aulnaylibre

Facebook : https://www.facebook.com/aulnay.libre?ref=tn_tnmn

Aulnay au fil de l'info

Ride On Time

Señor Météo

Agenda Aulnay-sous-Bois

Wikio

Wikio - Top des blogs - Multithématique