Voici les treize nouveaux maires en Seine-Saint-Denis dont Bruno Beschizza à Aulnay-sous-Bois

Publié le 1 Avril 2014

A l’issue d’un second tour des municipales plein de rebondissements, douze hommes et une femme prennent les rênes de villes jusque-là détenues par d’autres. La droite est en force.

Qui aurait imaginé il y a quelques semaines encore que les élections municipales se traduiraient par un tel bouleversement en Seine-Saint-Denis ? Dix maires sortants ont été battus, souvent à plates coutures, par leurs challengeurs (à Aulnay, Villepinte, Livry, Bobigny, Le Blanc-Mesnil, Saint-Ouen, Bagnolet, Coubron, Le Raincy, Aubervilliers). Trois villes, où les sortants ne se représentaient pas, se sont, elles aussi, choisi de nouveaux dirigeants : Montreuil, Gournay et Stains.

En tout, ce sont donc treize nouveaux élus – douze hommes, une femme – qui vont bientôt ceindre l'écharpe tricolore de premier magistrat. Leurs victoires redessinent une nouvelle carte politique du département avec la moitié des communes dirigées par la droite (11 UMP, 5 UDI, 4 DVD), 19 par la gauche (8 PS, 2 EELV, 2 DVG et 7 Front de gauche) et une sans étiquette (Gournay).

 carte-maires-93.JPGMartine Valleton (UMP), la mieux élue du second tour. Elle avait perdu Villepinte pour 63 voix en 2008, elle le reprend à la gauche avec une marge considérable : 62,8 % des suffrages face à Nelly Roland (DVG), soit 2 411 voix d'avance. A Aulnay, Bruno Beschizza (UMP) bat Gérard Ségura de plus de 5 000 voix, avec 60,7 % des suffrages. Dans cette ville, les électeurs ont été particulièrement mobilisés : la participation a augmenté de 5 points en une semaine.

Les autres candidats de la droite qui ont renversé des villes de gauche ont réalisé de beaux scores : 56,2 % pour Pierre-Yves Martin (UMP) à Livry, 54 % pour Stéphane De Paoli (UDI) à Bobigny, 52 % pour William Delannoy (DVD) à Saint-Ouen. L'écart le plus faible est au Blanc-Mesnil : Thierry Meignen (UMP) ne gagne qu'avec 209 voix d'avance sur le sortant PC, Didier Mignot – il y a six ans, l'écart, dans l'autre sens, était de 45 voix.

C'est à Gournay qu'on a le plus voté. Ce dimanche, Coubron a laissé échapper son « titre » de champion de la participation au profit de Gournay-sur-Marne : 70,7 % des électeurs se sont rendus aux urnes pour trancher entre les trois prétendants à la succession de Michel Champion (UMP). Le dauphin désigné, Franck Attal (UMP), a été battu de 87 voix par la liste sans étiquette d'Eric Schlegel.

C'est à Stains, une autre ville où le sortant ne se représentait pas, qu'on a le moins voté au second tour : à peine 43,1 % de participation, c'est toutefois mieux que le 23 mars (39 %). Dans cette commune 
communiste, l'ancien premier adjoint Azzedine Taïbi (PCF) prend le relais de Michel Beaumale (PCF).

Des bastions historiques ont basculé. La droite a fait tomber des bastions presque centenaires comme Bobigny, rouge depuis la création du Parti communiste au congrès de Tours en 1920, ou Livry-Gargan, passé à gauche cette même année. Le Blanc-Mesnil était communiste depuis 1935, Saint-Ouen depuis l'après-guerre. Quant à la ville de Bagnolet, seule conquête du PS ce 30 mars 2014, elle était gérée par le PCF depuis... 1928.

Deux maires de moins de 40 ans. Le plus jeune maire du 93, Pierre-Yves Martin (UDI), vainqueur surprise à Livry-Gargan, a réussi, à 33 ans, à déboulonner Alain Calmat (DVG), 73 ans. Patrice Bessac, nouveau maire communiste de Montreuil, a 35 ans. Le doyen des maires est l'UMP André Veyssière, 76 ans, réélu dès le premier tour à Dugny.

Quatre femmes seulement vont présider des conseils municipaux, à Bondy, Romainville, Villetaneuse et Villepinte.

Source : Le Parisien

Rédigé par Aulnaylibre !

Publié dans #En route vers 2014 !

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