Vidéo : Reportage de France 2 sur l’armement des policiers municipaux d’Aulnay-sous-Bois

Publié le 23 Janvier 2015

Depuis l'attentat qui a touché Charlie Hebdo et la mort d'une policière municipale à Montrouge, les mairies équipent massivement leurs policiers de gilets pare-balles. «Nous avons remarqué une forte hausse de nos ventes, du jour au lendemain», constate par exemple Pierre-Etienne Guillot, directeur général de PromoCollectivités, l'un des principaux fournisseurs d'uniformes et de matériel de sécurité pour les collectivités locales.

C'est au maire qu'il revient, en effet, de décider d'équiper ou non ses policiers municipaux d'une arme ou d'un gilet pare-balles. Lors d'un entretien avec le ministre de l'Intérieur la semaine dernière, l'association des maires de France (AMF) avait demandé que la protection de ces agents soit renforcée. «Nous souhaitons que tous les policiers municipaux dotés d'une arme soient équipés d'un gilet pare-balles et demandons que l'État s'engage à cofinancer de façon pérenne l'achat de cet équipement», avaient plaidé François Baroin (UMP),Christian Estrosi (UMP) et François Pupponi (PS) auprès de Bernard Cazeneuve.

Manuel Valls a accédé hier à leur demande. 450 millions d'euros seront globalement consacrés à l'investissement informatique, aux nouveaux armements pour la police et à l'achat de gilets pare-balles pour les policiers municipaux, via un fonds de concours. L'achat de ce dernier équipement est en effet coûteux pour les collectivités (environ 500 euros pour un gilet, qu'il est recommandé de renouveler tous les cinq ans).

«Hausse des ventes impressionnante»

L'annonce de Manuel Valls devrait contribuer à booster encore les ventes de gilets, qui connaissent une croissance exponentielle ces derniers jours. PromoCollectivités, qui vend en moyenne entre 800 et 900 gilets pare-balles par an, observe depuis quinze jours une demande quatre à cinq fois supérieure à la demande habituelle. «Et ça continue de grimper, remarque Pierre-Etienne Guillot. Le phénomène n'a rien à voir avec le pic de demande que nous avions observé après la mort d'une policière municipale en 2010. Les grandes villes s'équipent autant que les petites municipalités».

Rhinodéfense, fournisseur essentiellement local, fait le même constat. «Nous qui vendons d'ordinaire moins de 10 gilets par an, comptons aujourd'hui un vingtaine de gilets pare-balles commandés ou sur le point de l'être. Les villes de Cogolin ou de Gap nous ont demandé des devis, mais même des petites municipalités, comme Beauchastel (moins de 2000 habitants) veulent leur gilet par-balles», explique l'entreprise. Autre poids lourd du secteur avec PromoCollectivités, le groupe GK fait un constat similaire: «La hausse des ventes est impressionnante depuis 15 jours».

A terme, tous les policiers municipaux ne seront cependant pas équipés d'un gilet par-balles. L'AMF souhaite en effet réserver cet équipement aux policiers porteurs d'une arme. Or à ce jour, seuls 45% des policiers municipaux sont armés. Et la généralisation de l'armement des policiers municipaux serait une mesure très coûteuse - l'équipement comme la formation des agents représentent une charge de près de 3000 euros par mois, sans compter l'entretien - difficilement assumable par les pouvoirs publics dans un contexte budgétaire contraint.

Source : http://www.lefigaro.fr/

 

 

Rédigé par Aulnaylibre !

Publié dans #Sécurité publique

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Rico 11/04/2015 10:51

Signez pour soutenir le maire dans sa démarche pour armer les policiers municipaux !
https://secure.avaaz.org/fr/petition/Monsieur_Denis_Thuriot_Maire_de_Nevers_Pour_larmement_des_Policiers_Municipaux_de_la_ville_de_Nevers/edit

RW 23/01/2015 21:48

Tout policier, qu'il soit national ou municipal, doit avoir les moyens d'assurer sa propre défense - ou celle de ses collègues, ou d'un tiers - dès lors qu'il assure une mission de sécurité
publique.

Il doit donc être doté non seulement d'armes non létales (elles peuvent être collectives, comme un porteur de lacrymo ou d'un lanceur de balles de défense par équipe) mais aussi d'une arme létale;
ainsi qu'un gilet pare-balles.
Même si les GPB dont sont dotés les policiers ne correspondent pas vraiment aux menaces actuelles, càd des types armés de kalash...


"environ 500 euros pour un gilet"
Voire plus, si ajout de plaques, et suivant le niveau de protection (en général en France, la protection maximale des GPB civils est de classe IIIA, ce qui permet de neutraliser les effets de
projectiles allant jusqu'au 9mm, bref correspondant à une arme de poing).

Cela étant dit, on atteint là les limites du Made in France, puisque chez les Israéliens par exemple, un GPB peut se négocier dès 300-350 $... :D