Un braquage de bijouterie se termine en course poursuite à la cité Pierre Sémard de Noisy-le-Sec

Publié le 20 Février 2014

3607005_11-0-4117443935_545x341.jpgLes quatre braqueurs seront restés retranchés un peu moins de quatre heures hier, entre midi et 15 h 30, à Noisy-le-Sec avant d'être interpellés par les policiers. Juste avant, les suspects avaient braqué une bijouterie à Rueil-Malmaison (Hauts-de-Seine) avant de prendre la fuite et de se cacher dans un appartement d'une cité de Noisy, rue Pierre-Sémard.  

C'est peu avant midi que les policiers ont commencé à boucler le quartier. En recoupant les témoignages, ils acquièrent la certitude que les suspects se planquent au 8 e étage, chez une jeune femme, adjointe de sécurité en délicatesse avec la police. La rue Pierre-Sémard, l'avenue de Verdun, la rue Saint-Jean et une partie de la rue Saint-Denis sont bouclées par un important dispositif policier. Dans le ciel, un hélicoptère veille. « Il y aurait une bombe dans une voiture », avance un riverain. « Mais non, c'est comme l'affaire Merah, sauf qu'ils sont plusieurs, avance un autre. Des gars sont dans un appartement avec des kalachnikovs. » Progressivement, les riverains sont repoussés de plus en plus loin de la cité Sémard.

Personne ne peut rentrer chez soi, au grand désespoir de certains. « J'ai laissé mes deux fils pour aller faire quelques courses et maintenant je ne peux plus les rejoindre, s'angoisse un père de famille. Je les ai appelés et ils ont peur, mais je ne sais pas trop quoi leur dire. » Vers 12 h 30, une équipe de négociateurs débarque.

Une trentaine d'hommes cagoulés et surarmés mobilisés

Le périmètre d'exclusion est à nouveau élargi. « Les flics font ça parce qu'il ne faut pas rester dans la ligne de mire des gars qui sont cachés dans l'appartement », croit savoir cet habitant de la cité. Vers 13 heures, les grands moyens sont déployés avec l'arrivée de la BRI, la brigade de recherche et d'intervention. Une trentaine d'hommes, cagoulés et surarmés, se préparent à une intervention. Béliers pour enfoncer des portes, boucliers d'assaut montés sur roues... tout le matériel est déployé. L'attente continue.

 



Finalement, vers 15 h 45, la jeune adjointe à la sécurité entrouvre la porte de son appartement. « Une dizaine d'hommes de la BRI en ont profité pour donner l'assaut. Dans le logement, ils ont interpellé trois hommes qui pourraient être les braqueurs », relate Michel Faury, patron de la police judiciaire des Hauts-de-Seine. Ils découvrent aussi un kalachnikov, un gilet pare-balles et... les bijoux dérobés quelques heures plus tôt.

Cet heureux dénouement conclut une folle équipée qui a commencé vers 11 heures à Rueil-Malmaison. Casqués, 
armés, les mains gantées, quatre hommes ont surgi dans une bijouterie de la rue Hervet, dans le centre-ville.

« Ils nous ont fait ouvrir seulement les bonnes vitrines, celles où il y avait les plus belles bagues et les bracelets », raconte la bijoutière. Le butin raflé, évalué à une centaine de milliers d'euros, les voleurs ont foncé vers l'autoroute A 86. Dès l'alerte à police secours, un appel général a été lancé sur les ondes policières.

Les caméras de surveillance de la ville ont permis de relever l'immatriculation d'au moins un TMax. Tous les équipages policiers du nord du département et la CRS se sont mobilisés, se postant aux sorties stratégiques de l'A 86 pour pister les braqueurs. Un premier coup de feu, tiré depuis l'un des scooters entre les embranchements vers l'A 15 (qui monte vers le Val-d'Oise) et Gennevilliers - Saint-Ouen, confirme la fuite vers le 93. Jusqu'au centre commercial Rosny 2, à Rosny-sous-Bois, où, une fois encore, les braqueurs tirent au pistolet-mitrailleur. La police les repérera finalement à la cité Pierre-Sémard.

Source : Le Parisien

Rédigé par Aulnaylibre !

Publié dans #93 Infos

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article

Romuald Weymann 21/02/2014 06:53

Des braqueurs en survêt à capuche + baskets, des scooters T-max, une kalash, une cité dans laquelle habite une agente de police en CDD (ADS) fréquentant au moins l'un de ces malfrats. On dirait du
réchauffé.

A moins que les braqueurs ne se soient planqués chez elle par le plus grand des hasards, mais j'ai peine à y croire...

Il est heureux qu'aucune victime collatérale ne soit à déplorer ni aucun policier n'ait été blessé voire tué dans cette intervention rondement, et rapidement, menée.
A noter l'apport décisif de la vidéosurveillance.

A la justice désormais de réprimer de façon à ce que ces individus ne puissent plus nuire.