Tremblay réclame 289270 euros à la SNCF pour les retards du RER B

Publié le 2 Avril 2014

BRER.jpgAprès les courriers et les pétitions, la facture. Le maire de Tremblay, François Asensi (Front de gauche), vient d'adresser par courrier à Guillaume Pepy la facture engendrée par les retards répétés du RER B depuis dix années. Le montant de ces retards a été estimé à près de 290 000 €.  

« De telles conditions de transport ne sont pas acceptables et ne sont pas dignes d'une capitale européenne, écrit le député-maire de Tremblay, rappelant la journée noire du 15 janvier où près de 15 000 passagers avaient dû être évacués des rames. Un colis suspect avait mis à l'arrêt tant de trains, qu'une caténaire vétuste, avait fondu à Aulnay au petit matin. Le trafic était paralysé jusqu'au soir.

La ville a pointé les retards de ses salariés

Les services municipaux de Tremblay ont pointé les retards de salariés qui empruntent le RER B pour aller travailler. « Le calcul a été fait en fonction de la catégorie d'emploi, du salaire et du retard moyen constaté », indique-t-on en mairie. Un an de retards est ainsi chiffré à 28 927 € à la charge de la collectivité. Sur dix ans, on frôle 300 000 €.

« Je vous adresse donc la facture de 289 270 €, écrit François Asensi. Cette somme pourrait par exemple, financer le renforcement de l'offre de transports sur le territoire de Tremblay, Sevran, Villepinte. Elles compléteraient les dispositifs déjà mis en place par la collectivité comme T bus et Filéo ». Le chèque n'est pas arrivé et n'arrivera sans doute pas. Aucune indemnisation n'est prévue, assure-t-on à la 
SNCF, en rappelant que la mise en place de la desserte RER B nord +, depuis septembre, offre une meilleure desserte à Tremblay. Ce service omnibus vise à améliorer la fiabilité et l'offre de transports sur cette ligne empruntée par 900 000 voyageurs chaque jour. La deuxième ligne d'Europe. Le chantier a duré cinq ans. 650 M€ ont été investis et les promesses ne sont pas au rendez-vous. « Il y a 8 à 10 trains en heure de pointe contre 4 par heure avant », précise l'opérateur. La SNCF convient que les mois de janvier et février ont été marqués par de nombreux incidents d'origines diverses mais que les efforts menés depuis commencent à porter leurs fruits : « en renforçant en particulier la maintenance de la caténaire sur la partie nord, en poursuivant les opérations de renouvellement de voies et d'appareils sur l'ensemble de la ligne ». « Une rame est rénovée tous les dix jours », précise l'opérateur.

La réalisation d'un troisième quai à Denfert-Rochereau à 
Paris, devrait permettre de désengorger la ligne B en cas de problème, à partir de la fin 2014. « En dehors des journées marquées par des incidents lourds, la ponctualité des voyageurs atteint fréquemment, y compris en semaine, des niveaux supérieurs à 90 % » rétorque la SNCF. Les résultats de février sont en cours de validation. Sur l'année 2013, 17 % des trains avaient accusé un retard de plus de cinq minutes. Alors que l'objectif fixé par la région était de 6 %.

Source : Le Parisien

Rédigé par Aulnaylibre !

Publié dans #En route vers 2014 !

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Romuald Weymann 03/04/2014 13:21

Je viens de lire sur Le Parisien qu'une personne s'est suicidée ce matin, en gare d'Aulnay... :/
Le trafic s'en est trouvé perturbé durant 2 heures.
http://www.leparisien.fr/seine-saint-denis-93/un-suicide-a-aulnay-a-perturbe-le-trafic-sur-le-rer-b-03-04-2014-3737601.php

La SNCF est responsable des retards imputables aux incidents techniques frappant le matériel roulant, la signalisation; les retards liés aux grèves à répétition.

En revanche, je vois mal comment pourrait-on lui reprocher les « accidents de personnes » (suicides, malaises...), les vols de cuivre, les caillassages, les signaux d'alarme intempestivement tirés,
les bagages abandonnés par des usagers étourdis; la présence de personnes sur les voies etc.

Connaît la proportion de chacun de ces faits provoquant systématiquement des retards ?