Teddy Tamgho, champion du monde de triple saut, n’oublie pas le Dynamic Aulnay Club !

Publié le 19 Août 2013

Teddy-Tamgho.jpgComme vous l’avez peut-être suivi hier après-midi devant les écrans de France Télévisions, Teddy Tamgho est devenu champion du monde de triple saut à Moscou en offrant au passage la seule médaille d’or de la France dans cette compétition. Pour cela il a franchi à son sixième essai la ligne symbolique des 18 mètres avec un saut à 18m04 se rapprochant du record détenu par le britannique Jonathan Edwards à 18m29. L’athlète français tout à sa joie devant les caméras a salué son club actuel le CA Montreuil mais n’a pas oublié le Dynamic Aulnay Club qui l’a formé à ses débuts jusqu’en junior 2. La rédaction d’Aulnaylibre ! vous propose de prendre connaissance ci-dessous d’un article et d’une vidéo du Parisien de ce matin qui revient sur cet exploit…

C’est l’une des plus belles histoires du sport français. Blessé pendant vingt mois, opéré trois fois, Teddy Tamgho est revenu au plus haut niveau pour offrir à l’athlétisme tricolore la cinquième médaille d’or mondiale de son histoire. A 24 ans seulement, il succède au palmarès à Marie-José Perec, Stéphane Diagana, Eunice Barber et Ladji Doucouré, l’un de ses meilleurs amis, sacré sur 110 m haies en 2005. Cerise sur le gâteau, Tamgho est le troisième homme au-delà des 18 m (18,04 m) au triple saut.

Où vont vos premières pensées ?

 Teddy Tamgho. Je suis euphorique, je pense à ces deux ans de blessures, à ces trois opérations… J’ai dû faire preuve de patience, avec des hauts et des bas. Ça été dur, très dur. Heureusement, j’ai été bien entouré, ça m’a permis de tenir. J’ai envie de remercier Ludovic Ollière, qui m’a aidé comme un grand frère, et Garfield Darien (NDLR : vice-champion d’Europe du 110 m haies). En me confiant sa préparation physique au moment où j’étais blessé, il m’a donné l’envie de continuer. J’ai plein de noms en tête, des amis, des médecins qui ont remis mon corps en place. C’est confus mais c’est grâce à toutes ces personnes si je suis là.


On vous sait survolté, pourtant vous aviez choisi d’aborder cette finale avec calme…
J’ai reçu plein de messages, tout le monde me voyait gagner mais je refusais ce statut de favori. J’ai essayé de me contenir mais je dois avouer que j’ai stressé toute la journée. J’ai senti que l’attente était très forte, j’avais l’impression que 60 millions de Français étaient derrière moi, j’ai eu peur de perdre. Avant de venir au stade, sous la douche, je me suis repassé le 
film de ces mois de galères dans ma tête. Pendant mes courses, j’étais dans la retenue, j’ai dû faire confiance à ma force de rebond.

Qu’avez-vous ressenti lorsque vous avez compris que vous étiez champion du monde ?
J’ai tout de suite regardé ma mère dans les tribunes. Pendant le concours, je l’ai vu souffrir encore plus que moi! J’ai été obligé de la soulever, je ne parvenais plus à contenir mes émotions. J’ai peut- être été très excentrique aujourd’hui (hier) mais il faut savoir que ça fait deux ans que j’attends ce moment.

Vous êtes le troisième homme seulement à franchir 18 m. Etes-vous soulagé d’avoir passé cette barrière ?
Je mords trois sauts, Jonathan Edwards m’a dit que j’étais au-delà de son record du monde (NDLR : 18,29 m)… L’important était de décrocher la médaille d’or, j’attendais tellement ce titre en plein air que je ne réalise même pas que j’ai fait plus de 18 m.

Qu’avez-vous envie de retenir ?
Le fait d’avoir mûri pendant ces derniers mois. J’ai appris à prendre les choses avec philosophie. Malgré mes 17,68 m (à son premier essai), je suis resté dans le concours. Et sur le podium, pendant la Marseillaise, je n’avais pas ma casquette (NDLR : après les Championnats d’Europe en salle en 2011 à Bercy, il avait été critiqué pour l’avoir conservée sur la tête pendant l’hymne). Comme quoi, je retiens les leçons !

Source : Le Parisien

Rédigé par Aulnaylibre !

Publié dans #Soyons sport.

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