Rythmes scolaires : ce qui vous attend à la rentrée 2014 à Aulnay-sous-Bois et dans le 93

Publié le 4 Juillet 2014

Ce sera le dossier brûlant de la rentrée. Celui qui empoisonne déjà toutes les municipalités. Qui fait courir les services des mairies pour recruter in extremis des encadrants qualifiés. Qui fait grogner les parents d'élèves et les enseignants, mécontents de ce nouvel agencement des horaires. Et qui a même fait dire au maire d'une grande ville du département que son projet de l'été serait « de construire un abri antiatomique pour se protéger des parents et des profs à la rentrée ». N'en doutez plus : la réforme des rythmes scolaires est un vrai séisme.

Pendant l'année, les multiples consultations n'ont pas toujours réussi à mettre tout le monde d'accord. La direction académique, qui refuse de s'exprimer officiellement sur ce dossier, a même dû imposer un planning hebdomadaire à cinq villes, faute d'accord interne. Au final, on voit déjà le capharnaüm que cela risque d'être en septembre. Tour d'horizon des points chauds qui font des rythmes scolaires une réforme à deux vitesses en Seine-Saint-Denis.

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Un blocage politique. Le bras de fer a commencé très tôt. Pendant des mois, certaines villes -- la plupart de droite mais quelques villes de gauche également -- ont multiplié les courriers, les réunions et les manifestations afin de demander un report d'un an de la mise en place de la réforme.

Des coalitions autour du maire 
UMP de Rosny, Claude Capillon, et du député-maire UDI de Drancy Jean-Christophe Lagarde, ont tenté de maintenir la pression jusqu'au bout. En vain. Résultat : si dans certaines villes les services ont travaillé en coulisses pour caler les plannings et les futurs ateliers périscolaires (à Rosny le calendrier a été validé très trop par la direction académique), d'autres ont clairement perdu du temps. Exemple à Montreuil où le nouveau maire (FG) Patrice Bessac a accompagné jusqu'au bout les revendications des parents d'élèves et des enseignants et se retrouve pris de cours. Au final, le directeur académique a imposé son calendrier à la ville, les ateliers périscolaires ne seront pas mis en place avant novembre au plus tôt et la question de leur facturation n'est pas encore tranchée.

Ecole le mercredi ou le samedi matin. La règle, c'est l'école le mercredi matin. Cette matinée peut être transférée au samedi, si cela est justifié par projet spécifique. Dans les faits, la direction académique ne s'est pas opposée aux demandes provenant de trois villes de droite d'avoir classe le samedi matin au lieu du mercredi. Pour l'UMP Bruno Beschizza à Aulnay, il s'agit de « ne pas mettre en péril le tissu culturel et sportif » de la commune. Mais les parents d'élèves regroupés en collectif voient rouge : « Nos enfants seront doublement pénalisés, estime une maman. Non seulement ils n'auront pas droit à de véritables activités périscolaires, mais en plus ils devront se lever tôt une sixième matinée dans la semaine, sachant que beaucoup vont au centre de loisirs ou chez une nourrice le mercredi matin. » Hier, soutenus par le député 
PS Daniel Goldberg, ils ont été reçus en audience par le directeur académique à Bobigny. A Gagny et Montfermeil aussi des parents protestent contre l'école le samedi matin.

Des ateliers périscolaires... ou pas ! A force d'avoir attendu, ou bien par conviction politique, neuf villes du département ne mettront pas en place les ateliers périscolaires censés, selon le ministère de l'Education nationale, proposer aux écoliers des activités variées et à forte valeur ajoutée. A Drancy et à Bobigny, les élèves n'auront donc pas « d'ateliers macramés », selon les propos de Jean-Christophe Lagarde, mais des cours de soutien scolaires élargis. En plus de ces neuf villes, Aubervilliers et Saint-Denis mettent en place des ateliers payants dans les centres de loisirs. En clair : pas de Temps d'activité périscolaire (TAP) à proprement parler mais une invitation aux parents à inscrire leurs enfants au centre pour boucler une journée d'école. Enfin, à Montfermeil et Montreuil, on prévient que les ateliers seront mis en place « progressivement » car les villes n'ont pas encore eu le temps de les organiser.

Une réforme coûteuse pour les villes... L'Etat versera aux villes 50 € par élève scolarisé, qu'elles mettent en place ou non des ateliers périscolaires. Certaines percevront en plus une aide de la CAF (Caisse d'allocations familiales), si cette dernière juge les ateliers de qualité. Mais dans les mairies, on assure que ces aides ne prennent pas en charge la totalité des coûts jugés colossaux. Sans compter qu'elles ne seront probablement accordées qu'une ou deux années. A Neuilly-sur-Marne, on précise donc que les TAP seront gratuits tant que la commune touchera des aides de l'Etat. A Gournay, la seule ville où tous acteurs semblent être en accord avec la mise en place de la réforme, le maire sans étiquette Eric Schlegel reconnaît que celle-ci pèsera très lourd sur les finances. A Bagnolet, le maire PS Tony Di Martino a ainsi affirmé qu'il ne mettait pas en place de TAP dans sa ville trop endettée.

... et les familles ! Le portefeuille des familles risque aussi d'être mis à mal. Car avec l'école le mercredi matin (option choisie dans presque toutes les communes), de nombreux enfants iront certainement à la cantine ce jour-là. Autre nouvelle dépense pour les parents ? Dans sept communes de Seine-Saint-Denis, il faudra payer pour participer aux ateliers périscolaires. A chaque fois, les tarifs sont fixés en fonction du quotient familial. A Saint-Denis, par exemple, cela ira de 34 centimes à 1,98 € par jour, à Sevran, de 50 centimes à 1 €, à Coubron, de 4,57 € à 6,32 € (pour une demi-journée), à Villemomble, de 40 centimes à 2 €.

La chasse aux encadrants. Ce sera sûrement le point bloquant de la rentrée. Car de nombreuses villes commencent à peine les recrutements des encadrants. Déjà, l'an dernier, Aubervilliers, Bondy, L'Ile-Saint-Denis, Le Pré-Saint-Gervais et Romainville (les cinq villes à s'être lancées dans l'aventure avant les autres) avaient eu du mal à trouver un nombre d'animateurs formés suffisant. Cette année, ces communes cherchent d'ailleurs à renflouer les équipes. Partout ou presque, la course aux associations, aux animateurs diplômés risque d'être le casse-tête de l'été... et de la rentrée !

Source : Le Parisien

Rédigé par Aulnaylibre !

Publié dans #Education

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serrurerie paris 14/02/2015 18:57

J'apprécie votre blog , je me permet donc de poser un lien vers le mien .. n'hésitez pas à le visiter.
Cordialement

sandra 17/07/2014 21:36

Pour les parents divorcée on profite moins de nos enfants déjà un week end sur 2 c'est court alors la avec l'école le samedi matin on profite 1 jour et demi très très court

Paulettepaulette 04/07/2014 17:17

Nous
avons une municipalité aimant les enfants, le samedi à été instaure pour la raison que l enfant serait moins fatigue, selon un pschy, alors que dire des autres municipalités qui ont presque toutes
obte pour le mercredi, et les écoles privées n ont Pas d enfants fatigués ? Ils doivent certainement comprendre plus facilement, chaque ministre fait sa réforme comme cela on parle de lui pendant
longtemps.
A quand le prochain ministre de l éducation?