RER, métro, bus : le prix des transports en commun d’Ile-de-France pourrait bondir de 5 % !

Publié le 4 Octobre 2013

RERB-NordSoit le prix des tickets de RER, de métro ou de bus va bondir, soit les investissements pour améliorer les transports du quotidien vont devoir être réduits. C’est l’alternative que craint le Syndicat des transports d’Ile-de-France (Stif) en cas d’augmentation de la TVA au 1er janvier. Actuellement à 7% dans les transports, le taux de la taxe est censé passer à 10% dans le cadre des hausses destinées à financer le crédit d’impôt compétitivité entreprises (CICE) du gouvernement. Une augmentation dont le Stif ne veut pas entendre parler.

Laurence Cohen, sénatrice (PCF) du Val-de-Marne et administratrice du Stif, a interpellé le ministre de la Consommation, Benoît Hamon, sur ce sujet. « Cette hausse annoncée crée beaucoup d’inquiétudes chez les professionnels du transport, assure l’élu. D’autant plus que cette mesure constituerait presque un doublement de la TVA en deux ans à la suite de la hausse de 2011. » Avant cette date, les transports bénéficiaient d’un taux de 5,5%.

Une perte de 100 M€ à compenser pour le Stif

« En Ile-de-France, cette augmentation de la TVA représenterait environ 100 M€, une somme qui aura des conséquences sur les finances du Stif », insiste Laurence Cohen, qui plaide pour un taux réduit à 5%, celui appliqué aux produits de première nécessité.

A l’Assemblée, Benoît Hamon a estimé que les effets de la hausse de la TVA seront compensés par les avantages du CICE. Celui-ci « sera très profitable au secteur du transport collectif et son montant sera supérieur au coût représenté par l’augmentation de la TVA », assure le ministre, qui met aussi en avant « un manque à gagner pour l’Etat de 1 Md€ » en cas de passage à une TVA à 5% dans les transports. Un exposé auquel ne croit pas Pierre Serne, le vice-président (EELV) chargé des transports à la Région. « C’est un leurre, lance-t-il. La RATP, par exemple, ne pourra pas toucher de CICE, puisqu’elle n’est pas soumise à l’impôt sur les sociétés. » Il assure au contraire que la hausse de la TVA fait peser une menace sur le budget du Stif : « Soit on compense par une hausse de 5% des tarifs, soit c’est 100 M€ d’investissements en moins. C’est impossible. »

Le Stif et son président socialiste Jean-Paul Huchon n’ont plus que quelques semaines pour convaincre les parlementaires avant l’examen du projet de loi de finances 2014. « Tant que ce n’est pas perdu, je garde espoir » sourit Pierre Serne.

Source : Le Parisien

Rédigé par Aulnaylibre !

Publié dans #Transports

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Beda bruno 04/10/2013 12:08

c'est finalement cela le rer B + ..
Tu paies plus et rien ne change.

Eric DENIS 04/10/2013 12:04

C'est vrai, il suffirait de faire un contrôle systématique aux portillon pendant une semaine pour forcer les gens a prendre des tickets.

martin 04/10/2013 09:23

on ferait mieux de lutter contre ceux qui ne payent pas vous prenez le rer on est combien à payer, suffit de mettre un agent qui verbalisera derrière le portillon l'argent va rentrer