Réforme des rythmes scolaires : certaines villes de Seine-Saint-Denis traînent toujours les pieds

Publié le 31 Janvier 2014

wordle-reunit-les-termes-les-plus_853c279bc811abff629727b75.jpgLes maires avaient jusqu’à hier pour rendre leur copie sur l’application de la réforme à la rentrée. En Seine-Saint-Denis, on est encore loin du compte…

Le discours officiel se veut rassurant. La mise en place de la réforme des rythmes scolaires à la rentrée 2014 pour les 35 villes du département qui ne se sont pas encore lancées? Tout est sous contrôle. Ou presque… Car la date butoir de dépôt des dossiers pour caler l’organisation de chaque ville (les horaires et jours des ateliers notamment) a déjà été décalée deux fois au niveau national. Au départ, les maires étaient invités à déposer leur copie le 28 novembre 2013. Face à un fort mouvement de protestation, le ministère de l’Education nationale a annoncé un report au 30 janvier. Mais hier, la direction académique du département n’avait pas reçu tous les dossiers, même si officiellement, aucun chiffre n’a été communiqué. En interne, le ton est d’ailleurs rassurant. « On avance bien, glisse-t-on dans l’entourage du directeur académique. Mais on se laisse jusqu’au 13 février, jour du Conseil départemental de l’Education nationale (CDEN). »

En réalité, l’Education nationale sait qu’elle n’aurait pas tous les dossiers. Une dizaine d’élus de droite ont annoncé qu’aucun dossier ne serait envoyé avant la fin des municipales. Et dans d’autres villes, comme Tremblay ou Saint-Denis, les discussions sont parfois houleuses. Idem à Villepinte, où le recrutement des 71 animateurs devra attendre. Soumise au vote du conseil municipal dimanche dernier, la délibération a été rejetée de concert par des membres (FG) de la majorité et de l’opposition 
UMP, en conflit ouvert avec la maire (DVG) Nelly Roland. « Il faudra assumer pour les parents à la rentrée! », a pesté cette dernière. « S’opposer à ces embauches, ce n’est pas sérieux, pointe Danièle Illouz, adjointe à l’Education [PS]. Dans les faits, cela va retarder l’accueil des nouveaux salariés mais nous soumettrons à nouveau cette délibération au conseil municipal en avril prochain, une fois les élections municipales passées », indique cette dernière.

Reçus en préfecture

Pour tenter d’apaiser ce climat et de répondre aux questions des réticents, toutes les villes ont été conviées à la préfecture mercredi dernier. L’objectif : interroger les cinq villes où la réforme est déjà mise en place*, poser toutes les questions, tenter d’apporter des solutions. Résultat? Plutôt mitigé pour les plus circonspects. « Je m’attendais à avoir un document synthétique très clair sur ce qui avait été mis en place chez nos voisins, lance Patrice Calméjane, le maire UMP de Villemomble. Au final, seules Aubervilliers et Le Pré ont échangé sur leurs expériences et je suis reparti avec mes questions et mes doutes. »

*Aubervilliers, Bondy, Le Pré Saint-Gervais, l’Ile-Saint-Denis et Romainville.

Source : Le Parisien

Rédigé par Aulnaylibre !

Publié dans #Education

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