PSA Aulnay-sous-Bois : pas de sanction après la séquestration d’un cadre

Publié le 19 Octobre 2012

PSARECUPLa direction de l'usine PSA Peugeot Citroën d'Aulnay-sous-Bois a dit jeudi qu'elle n'entendait pas prendre de sanctions à l'encontre des salariés ayant séquestré un cadre, la veille durant 11 heures sur le site.  «Il n'y aura pas de sanction à l'encontre de ces salariés pour ces faits. Mais on oblige la reprise du travail car notre priorité est de préserver l'employabilité de tous les autres salariés», a annoncé la direction jeudi, précisant que «l'usine fonctionnait quasi normalement».

Selon la direction, depuis le mois de juillet, l'usine d'Aulnay produit «entre 400 et 500 voitures par jour au lieu de 700». «Mais on ne s'en émeut pas car l'essentiel est que les salariés gardent une occupation», a-t-elle souligné. «C'est un message d'apaisement de la part de la direction car il n'y a pas de dépôt de plainte, ni de poursuite pénale pour ce qui s'est passé à la fois mardi et mercredi», s'est réjoui Mohamed Khenniche, délégué SUD.

Le chef du personnel du secteur montage de cette usine fabriquant la
Citroën C3 avait été retenu pendant onze heures mercredi dans une pièce du bâtiment central, investi par une centaine de salariés en colère. Mardi, une dizaine de manifestants avaient déjà fait irruption dans les locaux de la direction pour exiger qu'elle mette fin à ces retenues. Ils avaient obligé le directeur de l'usine à signer un accord sur le paiement des heures passées en assemblée générale par les salariés. La direction centrale de PSA a informé mercredi que le document, «obtenu sous la contrainte», n'avait «aucune valeur». Jeudi, la situation dans l'usine était «calme», a affirmé M. Khenniche.

A la suite d'une réunion jeudi après-midi entre les organisations syndicales et la direction, «il a été accordé aux salariés mandatés plus d'heures de délégation durant deux mois», a annoncé la direction jeudi soir. Elle a précisé qu'une autre réunion aura lieu «mardi matin» à condition que «le climat social reste apaisé».

M. Khenniche a annoncé que «la question de l'arrêt des retenues sur
salaires pour les débrayages, souhaité par les syndicats, sera abordée mardi». L'usine, qui emploie 3 000 salariés et environ 400 intérimaires, doit fermer en 2014 dans le cadre d'un plan de restructuration qui prévoit 8 000 suppressions de postes chez PSA en France.

 

Source : LeParisien.fr

 

Rédigé par Aulnaylibre !

Publié dans #C'est dans le Journal

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