PSA Aulnay-sous-Bois : les deux tiers des salariés en bonne voie pour trouver une solution de reclassement !

Publié le 25 Juillet 2013

psa.jpgL’usine francilienne ferme ses portes pour cinq semaines de congés. Depuis mi-juin, l’usine produit à peine une petite dizaine de véhicules chaque jour.

Le site PSA d’Aulnay-sous-Bois ferme, jeudi 25 juillet, ses portes pour cinq semaines de trêve estivale (quatre semaines de congés suivies d’une semaine de chômage partiel). Mais depuis la fin de la grève mi- mai et surtout le passage à une équipe le 10 juin, la production n’est plus le principal objectif du site. La priorité aujourd’hui est le reclassement et l’avenir des salariés. "Le plan social avance bien à Aulnay-sous-Bois", a confié vendredi 19 juillet le DRH de PSA, Philippe Dorge. Sur les 3 000 salariés touchés par la fermeture de l’usine, 2 000 ont déjà trouvé ou sont en bonne de voie pour trouver une solution de reclassement. De source syndicale, 853 ont déjà quitté Aulnay.

853 salariés déjà partis

423 occuperont ainsi un poste dans un autre site du groupe PSA. Ce chiffre comprend une bonne partie des salariés qui avaient été détachés depuis mai dans d’autres sites en prêts temporaires. L’ambiance lourde dans l’usine pendant la grève de quatre mois menée par la CGT et SUD avait conduit la direction de PSA à engager ces prêts temporaires. "90% des salariés partis dans ce dispositif resteront définitivement dans leurs nouveaux sites", précise la direction d’Aulnay. Au total, sur 3 000 salariés, 700 ont demandé à être reclassés en interne. Sur les 853 déjà partis, 430 autres ont eux définitivement quitté PSA, la plupart pour réaliser un projet personnel (formation, création d’entreprises), les autres en congé senior.

1 000 postes à pourvoir en interne

Mais sur le volant de postes mis à disposition dans le groupe, la direction précise qu’un millier n’est toujours pas pourvu, en particulier des postes d’opérateurs et de managers sur la ligne de montage. En cause souvent : l’appréhension du changement de site et de région, et les conséquences matérielles pour le conjoint. "Certains salariés sont en phase de réflexion, explique Brahim Loujadhi, représentant syndical CFTC. La visite organisée mi-juillet à l’usine de Mulhouse par la direction est une bonne chose, elle permet aux salariés de découvrir le site, de se faire leur propre idée". Le délégué syndical estime qu’en septembre, beaucoup de salariés vont arrêter leur choix. En attendant, ils fréquentent régulièrement le pôle de mobilité professionnel installé dans des préfabriqués sur le site.

Des entreprises qui se font attendre

Un certain nombre attend en effet des réponses d’entreprises extérieures. Des salariés ont même déjà signé des promesses d’embauche avec la SNCF ou la RATP. Sur les parkings de l’usine, la compagnie de transports urbains forme actuellement une vingtaine de salariés à devenir chauffeurs de bus, en chemise et cravate, sur un véhicule école. Mais on est loin des 100 postes promis à la fois à la Régie des Transports Parisiens, à la SNCF ou chez ADP. Plus largement, en dehors d’ID Logistics, peu d’entreprises ont vraiment fait montre de leur intérêt pour s’installer sur les terrains d’Aulnay ou reprendre des salariés. Philippe Dorge, le DRH de PSA, citait bien la semaine dernière un fabricant d’équipement en restauration et hôtellerie, mais à Aulnay, cette solution ne dit rien à personne. "La société Guerbet, qui fait des produits pour la pharmacie haut de gamme, avec beaucoup de contrôle qualité, embauchera environ 5 personnes d’Aulnay" avance la porte-parole du site, pour montrer que les choses bougent un peu.

Des calendriers décalés

Une fois signé un contrat avec une autre entreprise, le départ n’est pas pour autant immédiat. La direction a décidé de tout faire pour permettre aux gens de quitter rapidement leurs fonctions pour démarrer leur nouvelle carrière ailleurs. Mais les délais varient d’une entreprise à l’autre. Les salariés qui ont, par exemple, signé chez ID Logistics ne démarreront pas avant l’année prochaine. La production continue donc en s’adaptant aux départs progressifs des opérateurs. Depuis mi-juin, une dizaine de voitures grand maximum sort des chaines chaque jour, contre 700 en temps normal, une production qui fluctue selon les opérateurs encore présents. "Quand les salariés ont trouvé une solution, du travail ou une formation, ils partent à des échelles de temps différentes et il faut ensuite organiser la production. Il y a ainsi pas mal de difficultés au montage" souligne la porte-parole de l’usine.

Le 31 décembre comme date butoir

Aucune date pour l’arrêt de la production, encore moins pour la fermeture de l’usine n’ont pour autant été fixées. La période de volontariat prendra fin au 31 décembre. Après cette date, les salariés qui n’auront pas trouvé de solutions se verront proposer deux postes. S’ils les refusent, PSA enclenchera des licenciements économiques. Fin juillet, 1 660 salariés travaillent toujours sur le site d’Aulnay-sous-Bois.

Source : http://www.usinenouvelle.com

 

 

Rédigé par Aulnaylibre !

Publié dans #Emploi

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article