PSA Aulnay-sous-Bois : ce que les syndicats vont demander à la direction

Publié le 7 Novembre 2012

PSARECUPC’est la première fois qu’un tel document va apparaître dans le face-à-face entre syndicats et direction de PSA. Les représentants syndicaux de l’usine d’Aulnay-sous-Bois arriveront ce mercredi au siège du groupe à Paris munis d’un « cahier unique de revendications ».

L’expression est de Jean-Pierre Mercier, délégué CGT, mais le document en question portera aussi les sigles du SIA (Syndicat indépendant de l’automobile, majoritaire dans l’usine d’Aulnay), de la CFTC, de la CFDT et de FO. Ni la CGC (absente lors des réunions), ni les représentants de Sud — farouchement opposés à la fermeture de l’usine — ne s’y sont associés.

La réunion de ce mercredi est la première du cycle de négociations consenti le 25 octobre par Philippe Varin, le PDG du groupe. Les discussions ne porteront que sur les mesures d’accompagnement, et non sur les suppressions de postes. Aujourd’hui, il s’agira surtout de fixer un calendrier et des thèmes. Mais la délégation d’Aulnay espère bien pouvoir présenter ses demandes, avant de les détailler demain, lors de la réunion tripartite (Etat, direction, syndicats) à Bobigny.

« Elles ont été approuvées lors des assemblées générales qui ont réuni 500 personnes mardi », souligne Jean-Pierre Mercier. Le document, explique ce dernier, réclame notamment à la direction de PSA une « obligation de résultat sur le fait que les salariés obtiennent des contrats à durée indéterminée ». Parmi les demandes « générales », figure le « maintien de la production jusqu’à ce que PSA trouve un CDI acceptable pour chaque salarié, jusqu’en 2016 ».

Mais au-delà de cette position de principe, le document décline ses exigences sur les mesures d’accompagnement du plan. Principale demande, celle d’un dispositif de préretraite pour les salariés à partir de 55 ans, avec paiement du salaire à 100% jusqu’à la retraite. Les syndicats veulent que le dispositif coure jusqu’en 2018, afin d’être ouvert aux plus de 50 ans. Cela concernerait à Aulnay plus de 1000 employés. Pour les personnes « à capacité restreinte » — 200 environ — « il faut que la priorité soit donnée à des mobilités internes », explique Brahim Loujahdi, représentant CFTC. Viennent ensuite les revendications liées aux reclassements : « On veut que chaque salarié ait la garantie écrite qu’il retrouvera un poste équivalent en acceptant de partir pour un autre site. On a l’exemple de gars qui ont débarqué à Poissy où personne ne savait quel travail leur donner. Il n’y a rien de pire », explique Tanja Sussest, déléguée du SIA.

Enfin, dans le cadre de la réindustrialisation annoncée du site d’Aulnay, les syndicats demandent une clause de « droit au retour », si les entreprises s’installant à la place de l’usine mettaient la clé sous la porte au bout de quelques années. Ils souhaitent que les salariés embauchés par ces entreprises conservent l’ancienneté et les avantages acquis chez PSA. Enfin, un chiffre est avancé. Pour les salariés quittant l’entreprise, les syndicats veulent une prime de départ de 130000 € ainsi que 2500 € par année d’ancienneté. C’est beaucoup plus que les propositions formulées dans le projet présenté en juillet par la direction.

Source : Le Parisien

Rédigé par Aulnaylibre !

Publié dans #Emploi

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