Nature humaine...

Publié le 26 Mai 2010

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Contrairement aux apparences cette image de l'Arc de triomphe noyé de verdure n'est pas un montage. Tout le monde en a parlé puisque c'était le gros événement du week-end dernier. Rendez-vous compte, la nature qui s'approprie l'avenue la plus célèbre de Paris ! Si évidemment il n'y a rien à redire sur le bien fondé du message que les jeunes agriculteurs tentent de cultiver en plaçant la biodiversité au coeur des préoccupations citadines, je n'ai pu m'empêcher d'éprouver un étrange sentiment de malaise...

 

Comme si on était au zoo pour observer la nature, cette bête curieuse avec laquelle le lien semble avoir été rompu. J'en veux pour preuve ces poses extatiques, presque surréalistes, d'humains prenant une photo devant des pieds de tomates ou des salades en pensant réaliser le cliché du siècle... A en croire la foule compacte présente lors de cette manifestation, ils étaient nombreux en quête de quelque chose... De quelque chose de déjà perdu peut-être...

 

J'ai tout de suite pensé à la partie de la grande galerie de l'évolution consacrée aux espèces disparues ou en voie d'extinction du fait de l'activité humaine. Des animaux reconstitués grandeur nature vous fixent du regard en vous demandant presque pourquoi ? Dans cet endroit règne un étrange silence d'où filtre une lumière frileuse dont on a l'impression qu'elle est sur le point de s'éteindre. Un peu comme cette nature... que l'homme est obligé de recréer artificiellement.

 

Non décidemment ce week-end sur les Champs-Elysées la nature était trop... humaine. Et comme l'écrivait George Sand : la nature est une oeuvre d'art et l'homme n'est qu'un arrangeur de mauvais goût.

 

Stéphane Fleury.

 

 

 

 

 

Rédigé par Stéphane Fleury

Publié dans #Environnement

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Léon l'empêcheur de tourner en rond 26/05/2010 14:38


A L’Arc de Triomphe, on sacralise la nature perdu.
Comme un dernier sursaut, d’une conscience d’homme.
A L’Arc en ciel, on diabolise les arbres qui polluent.
Comme une conscience perdu, d’un seul homme.
Bien le bonjour...