Municipales de 2014 : pourquoi le Parti Socialiste est inquiet de perdre plusieurs villes dont Aulnay-sous-Bois

Publié le 12 Mars 2014

Alternance. Bien que les candidats socialistes en campagne ne se heurtent pas à la colère des électeurs sur le terrain, mais plutôt à une certaine atonie, le PS redoute une forte abstention et un vote sanction.

À DOUZE JOURS du premier tour des élections municipales, beaucoup de socialistes jugent que la campagne est insaisissable, selon le terme utilisé hier par Thierry Mandon, l'un des porte-parole des députés PS. Tour d'horizon des questions qui taraudent l'état-major et les candidats.

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La valeur des sondages. Les sondages sont généralement fiables, mais ils ne mesurent un rapport de force qu'à un moment précis. Jusqu'au jour du scrutin, la situation peut bouger. Il y a trois semaines, devant les étudiants de Sciences-po, Jean-Christophe Cambadélis, le numéro deux du PS, avait exprimé ses doutes : « Les sondages actuels, si on les écoutait, on ne perdrait rien ou presque. Or jamais sous la V e République un gouvernement impopulaire n'a gagné d'élections intermédiaires. Donc, il y a quelque chose qui cloche. » Alors que la campagne officielle vient juste de démarrer, l'opinion n'est pas encore cristallisée, estime Christophe Borgel, le responsable des élections au PS.
Le niveau de l'abstention. 
« Les sondeurs ont tendance à la sous-estimer, car ils ont du mal à la mesurer », avertit le politologue Roland Cayrol. « Ce qui compte surtout, c'est l'abstention différentielle, en l'occurrence savoir si les abstentionnistes seront plus nombreux à gauche qu'à droite », relève le chercheur Pierre Martin. Ce qu'on redoute au PS, c'est, compte tenu de
 l'impopularité record du chef de l'Etat, une faible mobilisation des électeurs de Hollande. Rue de Solferino, on espère au moins que les récentes affaires ayant visé Copé et Sarkozy pèseront sur l'électorat de droite.

Le risque d'une déroute. Les municipales sont les premières élections depuis l'arrivée au pouvoir des socialistes en 2012 et peuvent donc être propices à l'expression des mécontentements. Sur le terrain, les candidats assurent que les électeurs ne leur disent pas qu'ils vont les sanctionner à cause de Hollande. « Ce n'est pas parce qu'on ne l'entend pas que cela n'existera pas », prévient Laurent Baumel, animateur de la Gauche populaire.
Après un bon millésime 2008, le PS, qui dirige les deux tiers des villes de plus de 100 000 habitants et 50 % des villes de plus de 10 000 habitants, a en tout cas cette fois plus à perdre qu'à gagner. Certes, les experts électoraux du parti se disent plutôt rassurés pour les grandes métropoles : Paris, Lyon, Lille, Toulouse, Rennes, Nantes, Montpellier. Cependant, une dizaine d'autres grandes villes pourraient bien basculer à droite, notamment Amiens, Angers, Argenteuil , Caen, ainsi que Saint-Denis de la Réunion. Mais c'est surtout dans les villes petites ou moyennes que les pertes du PS pourraient être les plus lourdes. En 2008, 42 villes de plus de 30 000 habitants étaient passées de droite à gauche. Cette année, le mouvement devrait être inverse, voire plus puissant encore.

Source : Le Parisien

Rédigé par Aulnaylibre !

Publié dans #En route vers 2014 !

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