Municipales de 2014 : les socialistes n’y croient plus

Publié le 28 Mars 2014

munps.jpg« DIMANCHE, c'est Massacre à la tronçonneusePearl Harbor, ou la Tour infernale, au choix », ironise un parlementaire de la majorité. Au PS, on s'attend à un très mauvais scénario pour le second tour des élections municipales. Alors que la campagne officielle se termine ce soir à minuit, les socialistes jettent leurs dernières forces dans la bataille. Porte-à-porte, rappels téléphoniques, ciblage des abstentionnistes en passant les listes d'émargement au peigne fin pour mobiliser. Mais le moral n'y est plus. « On se bat jusqu'au bout mais on sait qu'on va s'en prendre plein la gu... », souffle une députée.

Hypothèse la moins pessimiste, la perte de « 60 à 90 villes » en plus de celles déjà lâchées à l'UMP au premier tour. Parmi elles, Angers, Laval, Reims, Argenteuil, Amiens... Mais le scénario du pire, avec le basculement de « plus de cent villes » de plus de 10 000 habitants, n'est plus exclu par personne. Toulouse et Strasbourg passant à droite dans quarante-huit heures constitueraient un coup de grâce que tous les socialistes redoutent. Certes, une victoire à Avignon ou Bourges mettraient un tout petit peu de baume au coeur. « Mais il ne faut pas attendre de miracle, se désole le député de l'Essonne Jérôme Guedj. La logique, c'est une amplification des résultats du premier tour, avec des petits effets correctifs ici ou là... »

Dans les rangs du gouvernement, on fait officiellement mine de croire encore « à un sursaut » des électeurs de gauche qui se sont abstenus en masse au premier tour. Mais la déprime est bel et bien là. « Je suis très pessimiste, je ne vois pas pourquoi ils se remobiliseraient, je prédis une aggravation de la claque », souffle un ministre. « Une lame de fond se prépare... » anticipe un autre. Bref, le remake des municipales de 1983 qui avait vu une correction des résultats au second tour en faveur de la gauche s'éloigne dans les esprits. « A l'époque, se souvient Julien Dray, tout le monde était sur le pont, il y avait un pack. »

« C'est la semaine des chats noirs »

Cette fois, la gauche semble plombée. « Comment peut-il y avoir un sursaut après une telle semaine ? » fait remarquer un élu. Intervention ratée de Jean-Marc Ayrault lors de la soirée électorale du premier tour, retard du gouvernement à reconnaître le vote-sanction, mauvais chiffres du chômage... Et hier encore, la censure par le Conseil constitutionnel d'une partie de la loi Florange  pour faciliter la reprise des sites industriels en difficulté. « C'est la semaine des chats noirs », soupire un élu. « Sans compter le cirque médiatique de ceux qui attendent le coup de fil de nomination à Matignon. Ça leur fait une belle jambe à ceux qui comptent chaque euro à la fin du mois », dénonce un socialiste.

Dernier point d'inquiétude soulevé par le porte-parole des députés PS, Thierry Mandon : « Le désistement républicain a pris du plomb dans l'aile. » En clair, dans plusieurs dizaines de villes, la liste de gauche arrivée en tête doit encore affronter dimanche des concurrents qui, bravant les consignes, ne se sont pas retirés ou n'ont pas fusionné . Ce qui compromet encore un peu plus les chances de l'inversion de la courbe... des résultats.

Source article et image : Le Parisien

Rédigé par Aulnaylibre !

Publié dans #En route vers 2014 !

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UN AULNAYSIEN 28/03/2014 15:52

Appel téléphonique, porte à porte, passage au peigne fin des listes d'émargement(autorisé?), tout est bon pour ne pas perdre sa ville enfin ce que l'on croyez.
6 ans de gestion socio-communiste, on a donné, on a compris, le pire est de toute façon derrière nous donc tentons cette nouvelle expérience, les Aulnaysiens n'ont pas le choix.

Anonyme 28/03/2014 12:56

Peut on faire plus de dégât
Que Segura?
Je ne suis pas très chaud
Pour voter Bruno
Mais ne pas choisir
C'est un peu subir.

newsoftpclab 28/03/2014 11:41

Si vous devriez choisir entre un Trafalgar et un Waterloo.Vous feriez quoi?