Mobilisation pour le droit de vote des étrangers à Aulnay-sous-Bois : le meeting à l’appel du PRG a fait le plein

Publié le 28 Février 2013

affiche-26-fevrier« Je n’avais jamais vu autant de femmes venir à une de nos initiatives. Il y a beaucoup de jeunes, et même des associations! C’est vraiment un sujet qui mobilise. » Zohra, militante du Parti radical de gauche, avait le sourire mardi soir. Le meeting organisé par la fédération du PRG (Parti des radicaux de gauche) du 93 en faveur du droit de vote des étrangers aux élections locales a vu affluer près de 200 personnes au Théâtre Jacques-Prévert, à Aulnay-sous-Bois. « Beaucoup de gens se sentent concernés », estime encore Zohra, qui a dû attendre l’âge de 45 ans pour pouvoir mettre un bulletin dans l’urne.

Ernst Bellevue, éducateur d’Aulnay, est venu signer la pétition, l’air sérieux. Né de parents haïtiens, le jeune homme estime qu’« il ne faut pas négliger cette question ». « En France, on en parle, mais pour l’instant c’est tout », regrette-t-il. Le candidat Hollande l’avait pourtant promis, mais l’espoir des militants s’amenuise peu à peu. Micheline comptait sur une figure du PRG, la ministre Christiane Taubira, « pour être notre porte-drapeau ». « Mais il y a déjà le mariage homosexuel. On ne peut pas faire que des réformes sociétales. La priorité, c’est le chômage », soupire-t-elle.

Les militants du 93 ont rassemblé 6000 signatures

Au micro pourtant, les appels à la mobilisation se succèdent pour faire inscrire ce droit dans la Constitution. « Nous n’avons pas la majorité des trois cinquièmes, mais il ne nous en manque pas beaucoup », assure ainsi Jean-Michel Baylet, responsable national du PRG venu « féliciter » les militants du département d’avoir rassemblé plus de 6000 signatures sur le sujet. Après lui, d’autres élus de gauche prennent la parole. Du PS, il y a le président du conseil général, Stéphane Troussel, le maire d’Aulnay, Gérard Ségura; puis le maire Europe Ecologie de Sevran, Stéphane Gatignon, et, pour le Front de gauche, l’adjoint au maire de Tremblay, Madani Ardjoune (remplaçant le député François Asensi), tous résolus à obtenir enfin ce droit promis par François Mitterrand dès 1981.

« Il est temps de le faire », lance Djamel Attalah, un ancien de la Marche des Beurs de 1983. Ahmed Laouedj, patron du PRG en Seine-Saint-Denis, mise en tout cas sur la poursuite de cette campagne, notamment en direction des élus du centre et de la droite. « On ira jusqu’au bout, comme on s’attaquera à la dépénalisation des drogues douces ou le contrôle au faciès », indiquait-il récemment.

Source : Le Parisien

Rédigé par Aulnaylibre !

Publié dans #Démocratie de proximité

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article

DION Léon 01/03/2013 18:57

Au cours du meeting pour le droit de vote le président de la Ligue des droits de l'Homme et des citoyens a fait une intervention remarquable et remarquée. Il est regrettable que vous ne rendiez
compte que des interventions des politiques. De même on peut regretter que la salle n'ai pas eu droit à la parole.

Romuald Weymann 01/03/2013 09:31

C'est donc le PRG qui a organisé cette réunion en faveur du vote des étrangers aux élections locales.

Le PRG... le PRG... le nom de ce parti me dit quelque chose.
Ah ! J'y suis ! Une certaine Christiane Taubira en est membre.

Je suis certain que cette brave dame, devenue ministre d'un ministère régalien, est on ne peut plus favorable au droit de vote des étrangers, elle qui pourtant dans le cas de la Guyane, pointait du
doigt sous la précédente majorité présidentielle la forte présence d'immigrés clandestins sur ses terres d'origine, arguant que leur présence constituait un « tournant identitaire » (sic !), parce
que « les Guyanais de souche (étaient) devenus minoritaires sur leurs propres terres » (re sic ! quelqu'un a-t-il déjà entendu une quelconque association antiraciste déposer plainte contre cette
Madame Taubira ?).
Comme d'habitude, je n'invente rien (vers le bas de la 3e partie de cet article de RFI) :
http://www.rfi.fr/fichiers/MFI/PolitiqueDiplomatie/2068.asp

Mais, voyons Madame Taubira du PRG ! Régularisation de tous les clandestins (pardon, « sans-papiers », la novlangue étant de rigueur), et droit de vote pour tous les étrangers, y compris donc les
illégaux devenus légaux par un tour de magie. Et ce, même en Guyane !
Qu'il serait progressiste que des clandestins puissent être régularisés puis décider qui porter au pouvoir dans cette belle région de Guyane ! Et il serait encore plus progressiste si ces étrangers
accédaient à l'éligibilité (que bizarrement les tenants du droit de vote des étrangers ne défendent point; maintenant donc la préférence nationale en matière d'éligibilité).


Sinon, comment Laouedj & co expliquent-ils que les Français d'origine immigrée, largement représentés dans les quartiers dits sensibles et heureux bénéficiaires du droit de vote comme tous
Français, se démarquent par un fort taux d'abstention ? Est-il si certain que les étrangers voteront, eux, massivement à des élections auxquelles ne participent que très peu leurs compatriotes
ayant la nationalité française ?