Les immeubles neufs de la cité de l’Europe à Aulnay-sous-Bois

Publié le 16 Décembre 2014

Miloud se souvient de l'humidité qui imprégnait l'ancien appartement familial, dans le quartier excentré de Balagny. « C'était mal isolé. Ici, c'est lumineux. Et puis c'est tranquille », glisse ce trentenaire en recherche d'emploi.

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Cet été, il a emménagé dans un duplex neuf, cité de l'Europe à Aulnay, avec ses frères et sa mère, Rose. Pas d'ascenseur, mais la retraitée grimpe vaillamment l'escalier, pour gagner son logement au retour des courses.

Même si elle assure payer environ 300 € de loyer et charges de plus qu'à son ancienne adresse, elle ne regrette rien : « On est mieux ici ! A Balagny, il y avait toujours du monde devant le hall, il fallait demander pardon pour passer ! » Ici, la résidentialisation fait son office : codes d'accès aux portes, grilles entourant les immeubles... N'entre pas qui veut.

Les petits immeubles sobrement habillés de gris ont poussé en lieu et place d'un vieux parking, où les mécanos du dimanche désossaient, il y a encore trois ans, des voitures à bout de souffle. Les 60 logements neufs, de deux à quatre pièces, ont accueilli leurs habitants cet été. La cité de l'Europe ne faisait pourtant pas partie des quartiers ciblés par la rénovation urbaine en 2004.

Mais alors que les tours tombaient à la cité de la Rose-des-Vents, de l'autre côté de la nationale 2, l'Etat et la ville ont sollicité le bailleur Emmaüs Habitat en 2011 : il fallait des terrains pour reconstituer une petite part de l'offre de logements neufs (826 démolitions-reconstructions prévues). Emmaüs a donc investi 8,4 M€ dans l'opération (dont 512 000 € financés par l'Anru), tout en réhabilitant les immeubles de la cité et leurs 801 appartements de la cité (pour 13 M€ supplémentaires). Un petit jardin intérieur relie les immeubles « historiques » aux nouveaux logements. « C'est agréable de vivre dans un endroit propre comme celui-là », constate Karim. Le jeune homme a quitté le pavillon de ses parents, à la Rose-des-Vents, pour venir emménager dans un trois-pièces. Natif des quartiers nord, il a assisté de près à la métamorphose de ce secteur, où plusieurs ensembles sont encore en chantier. « Il n'y a qu'un inconvénient, plaisante-t-il. C'est le bruit de la perceuse qui me réveille ! »

Au rez-de-chaussée de l'immeuble, les ouvriers s'activent dans les futurs bureaux de la Caisse d'allocations familiales, qui ouvriront début 2015. Anne Jovel, responsable du renouvellement urbain chez Emmaüs Habitat l'affirme : « On sait aujourd'hui que le secteur va encore se transformer dans les dix ans à venir. » Allusion à la future gare du métro du Grand Paris, qui doit être aménagée à quelques centaines de mètres. Le maire UMP d'Aulnay, Bruno Beschizza, marche dans les pas de son prédécesseur PS.

Pour boucler le projet signé en 2004, il espère signer un dernier avenant, afin de démolir et reconstruire 219 derniers logements à la Rose-des-Vents : « C'est indispensable pour finir le travail engagé. »

Source : Le Parisien

 

 

Rédigé par Aulnaylibre !

Publié dans #A vos quartiers !

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Romuald Weymann 16/12/2014 12:56

L'ancien maire PS a fait croire aux habitants du nord d'Aulnay qu'il allait favoriser la « mixité sociale » dans les quartiers résidentiels.

Je suis curieux de savoir combien de logements sociaux ont été construits au centre-ville ou au sud d'Aulnay. Ce sont essentiellement, voire exclusivement, des résidences destinés à l'acquisition
qui ont été érigées.

J'ai emménagé récemment dans une résidence de proprio située juste devant la cité de l'Etang et à côté de 89 logements sociaux construits sous l'ère Ségura. C'est nous la mixité sociale dans ce
quartier...
Mais où sont donc les bobos adeptes de la mixité ?

JEAN LOUIS KARKIDES 16/12/2014 11:20

"Le maire UMP d'Aulnay, Bruno Beschizza, marche dans les pas de son prédécesseur PS."
Espoir ou crainte?
Réalité ou fantasme?