Les Franciliens ne sont pas tous égaux face à l’arrêt cardiaque

Publié le 28 Décembre 2013

arretcardiaque.JPGUne récente étude montre que les taux de survie après un arrêt cardiaque varient de moins de 10 % à plus de 40 % selon le département où l’accident survient. Les écarts sont dus à l’utilisation de défibrillateurs.

Mieux vaut se trouver au bon endroit si l’on veut survivre à un arrêt cardiaque, un mal responsable d’environ 50 000 décès par an en France. C’est l’inquiétant constat qu’ont dressé, il y a quelques mois, des chercheurs de l’hôpital Georges-Pompidou, à Paris (XVe). Entre 2005 et 2010, ils ont étudié le taux de survie de 820 Français victimes de ce que l’on appelle la mort subite du sportif. Les résultats sont édifiants : en Ile-de-France et dans l’Oise, les chances d’arriver en vie à l’hôpital varient de moins de 10% à plus de 40% selon le département.

Il y a des facteurs de risques, mais cela peut arriver à n’importe qui. Le cœur, qui pompait jusque-là du sang à intervalles réguliers sous l’impulsion de signaux électriques, se met subitement à défibriller. Il bat plus vite, irrégulièrement, puis s’arrête. « Notre étude montre que tout se joue dans la réaction des personnes présentes à ce moment-là, révèle Eloi Marijon, cardiologue membre du centre d’expertise de la mort subite de l’hôpital Georges-Pompidou. Tout change si les témoins initient rapidement un massage cardiaque. » Le cœur s’arrête, le sang ne circule évidemment plus. Sans intervention extérieure, le cerveau n’est pas alimenté en oxygène et subit rapidement des dégâts irréversibles. Un massage cardiaque retarde ce phénomène de dix minutes, laissant aux secours le temps d’arriver.

« Quand un défibrillateur est utilisé, on remarque que les chances de survie augmentent beaucoup, poursuit Eloi Marijon. Mais l’étude montre qu’on ne s’en sert que très rarement. » La formation à l’utilisation de cet appareil permet de sauver de nombreux malades. Un domaine dans lequel les départements du Nord et de la Côte-d’Or sont en pointe depuis de nombreuses années. Ils ont installé des défibrillateurs automatiques dans les lieux publics, et affichent maintenant un taux de survie à l’arrivée à l’hôpital des cas de mort subite du sportif bien supérieur à 40%. C’est aussi le cas dans les Hauts-de-Seine, « peut-être parce qu’il y a beaucoup de grosses entreprises qui forment leurs salariés aux premiers secours », suppute le docteur Marijon.

Pour les spécialistes, une chose est sûre : « On peut faire mieux partout. » Tous les médecins s’accordent à dire qu’avec une formation systématique, une grande partie des personnes victimes d’un arrêt cardiaque devant témoin pourrait être sauvée. « Dans le sport, on a des taux de survie moyens, qui varient entre 15 et 20% car les victimes sont souvent plus jeunes et en meilleure forme physique, note le cardiologue. Pour le grand public, on se situe plutôt entre 5 et 7%. » Aux Etats-Unis, où la politique en matière d’arrêt cardiaque est bien différente de celle menée en France, ce taux atteint 30% dans certaines grandes villes.

Source : Le Parisien

Rédigé par Aulnaylibre !

Publié dans #Santé

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Romuald Weymann 28/12/2013 22:14

A Roissy dans le terminal où je bosse, le seul défibrillateur recensé est celui en dotation au service incendie.

Un jour, un type assez âgé est carrément décédé d'un AVC lors d'un contrôle; mes collègues ont tenté de le sauver, mais j'ignore s'il aurait pu l'être s'ils avaient eu en main un défibrillateur -
et la formation qui va avec...


Après, malheureusement, il me paraît difficile de laisser en libre accès dans une ville un tel matériel, essentiellement à cause des incivilités.
C'est triste, puisque des vies sont en jeu...

Poyer 28/12/2013 17:05

Et à Aulnay ou sont les défibrillateurs, en particulier celui du vieux pays ?

robert 28/12/2013 16:26

A aulnay place de 'eglise au vieux pays il y en a un ou plutôt juste un panneau qui indique un défibrillateur car ça fait longtemps que celui-ci a disparu et malgré des demandes répétées depuis
plusieurs années en conseil de quartier et aux représentants de la mairie pour soit:
Le remplacer ou retirer ce panneau la mairie a comme d'habitude rien fait