Les dentistes en grève dès le 3 février 2014 ?

Publié le 26 Janvier 2014

dentiste-greve.jpgLes dentistes ont la ferme intention cette année de défendre leur profession. Le premier syndicat de la profession, la CNSD (Confédération nationale des syndicats dentaires), vient ainsi d’appeler les 40833 dentistes libéraux à une grève des gardes le 2 février au soir pour une durée indéterminée et à une fermeture des cabinets, le 3 février, suivie de quatre jours de grève des télétransmissions des feuilles de soins. Pourquoi cette profession relativement privilégiée est-elle en colère? « Nos tarifs sont bloqués depuis vingt-cinq ans, on veut que ça change », résume la présidente du premier syndicat de dentistes, Catherine Mojaïsky. Et d’avancer deux revendications principales : « Le doublement du tarif des actes remboursables et la publication d’un décret organisant la permanence des soins. »

Tarifs réglementés contre prix libres

Comme pour les chirurgiens de blocs opératoires, le problème remonte aux années 1980, lorsque le trou de la Sécurité sociale commence à se creuser. Les gouvernements successifs répondent alors au problème en autorisant le dépassement d’honoraires sur certains actes tout en gelant le tarif des actes remboursables. « Aujourd’hui, explique Catherine Mojaïsky, deux tiers de nos actes sont à tarif opposable, mais ces actes ne représentent qu’un tiers de notre chiffre d’affaires. Nous sommes donc obligés de jouer sur les soins à prix libre pour équilibrer nos cabinets. On jongle en permanence avec les actes. » Quitte parfois à poser des prothèses au prix fort quand cela n’est pas indispensable, ont déjà dénoncé les associations de consommateurs.

Autre exemple aberrant évoqué par Catherine Mojaïsky : « Une couronne est remboursée 75 € par l’assurance maladie, mais le prix moyen atteint 500 €. » S’ils obtiennent un doublement des tarifs, les dentistes se disent prêts à réduire leurs tarifs libres. Cette revalorisation des actes remboursables coûterait 2 Mds€, selon la CNSD, à répartir entre l’assurance maladie et les complémentaires 
santé. Une somme difficile à trouver en période de disette…

Plus simple à régler serait peut- être la question des gardes de nuit et de week-end. Un accord a été signé l’été dernier avec le ministère de la Santé, « il ne manque plus que le décret organisant ces gardes qui, nous dit-on sans cesse, est prêt », conclut la présidente.

Source : Le Parisien

Rédigé par Aulnaylibre !

Publié dans #Santé

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