Le lycée Voillaume à Aulnay-sous-Bois mobilisé contre les violences au quotidien

Publié le 9 Janvier 2014

voillaume-aulnay.jpgEDUCATION – Des enseignants du lycée polyvalent Voillaume en Seine-Saint-Denis entament un nouveau jour de grève vendredi…

Deux mille élèves, deux cents enseignants… et cinq jours de grève. Au lycée polyvalent Voillaume, à Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis), les cours ont laissé place aux banderoles. Depuis un mois, une partie des enseignants se mobilise pour dénoncer un climat qui se détériore.

Insultes, vols et dégradation au quotidien

Le mouvement débute après des jets d’œufs et de bombe lacrymogène en pleine classe. Le vendredi 8 décembre, les enseignants du lycée Voillaume déposent un droit de retrait et dénoncent les violences toujours grandissantes depuis la rentrée. Après deux jours de grève, les élèves responsables de ces violences sont finalement sanctionnés. «Mais les autres problèmes, moins spectaculaires, comme les nombreux vols, menaces, injures, handicapent notre quotidien», précisent les grévistes joints par 20 Minutes.

Au retour des vacances, les problèmes ne sont pas réglés. C’est pourquoi mercredi dernier, les enseignants, à nouveau en grève, sont reçus par le rectorat de Créteil. Sans obtenir les réponses escomptées. Le bras de fer continue donc. Vendredi, à nouveau, la cinquantaine de professeurs troquera leçon contre mobilisation. Pour obtenir plus de moyens et la reconnaissance que ce lycée mérite une attention particulière et une direction cohérente pour faire face aux violences.

Un meeting au rectorat sans résultat

Dans un communiqué, les grévistes soulignent jeudi soir les difficultés quotidiennes d’un lycée pourtant classé en prévention violence. «L'intégrité physique et morale des élèves et de la communauté éducative est mise en cause par la multiplication d'incidents, explique le document. Des jets d'objets, injures, dégradations des locaux vont croissant. Ils sont le fait d'une minorité d'élèves qui profitant, entre autres, de carences d'encadrement, provoquent un sentiment d'impunité généralisé. Face à ces difficultés, le manque de surveillants est alarmant: on en compte un pour 183 élèves. Le rectorat, de son côté, considère qu'il n'y a aucune urgence à pourvoir les postes que nous lui demandons depuis plusieurs mois.»

Une direction dépassée

Le manque d’encadrement et d’écoute de la direction se double du non-remplacement de certains enseignants. Ainsi, une classe de terminale n’a encore eu aucun cours de philosophie depuis la rentrée. Pour certains professeurs, «il y a un déni des problèmes par le rectorat. Tout n’est pas mis en œuvre pour que les élèves réussissent». Joint par 20 Minutes, le rectorat de Créteil n’a pas donné suite.

Un audit de l’établissement avait été demandé au rectorat. Pour l’un des grévistes, «l’audit aura peut-être lieu, mais ça sera trop tard».

Source : http://www.20minutes.fr

Rédigé par Aulnaylibre !

Publié dans #Education

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