Le député Daniel Goldberg s’exprime sur la fermeture de l’usine PSA d’Aulnay-sous-Bois

Publié le 2 Janvier 2013

Daniel Goldberg, le député PS d'Aulnay-sous-Bois, a été élu le 17 juin 2012. Le 12 juillet, PSA annonçait sa décision de fermer son usine d'Aulnay. Un coup de tonnerre dans ce département de Seine-Saint-Denis déjà durement touché par le chômage. Pour Daniel Goldberg, que nous avons rencontré à l'Assemblée nationale, les choses sont on ne peut plus claires : "En retenant l'information pour cause d'élection présidentielle, PSA a fait perdre au moins un an, si ce n'est plus, à tout le monde, et ce sont les ouvriers d'Aulnay qui vont le payer cash."

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"J'attends de l'Etat qu'il ait un droit de veto sur le PSE"

PSA s'est engagé à ce qu'aucun ouvrier d'Aulnay ne se retrouve à Pôle emploi, se plaît à rappeler le député de Seine-Saint-Denis : "Je demande à PSA d'entrer dans le concret car si on ne prévoit pas d'ores et déjà l'organisation de la vie des 1500 personnes qui sont censées aller travailler à Poissy [Yvelines], ces engagements ne seront pas tenus."

Daniel Goldberg en est convaincu : "La puissance publique est en capacité d'imposer un certain nombre de choses à PSA." En effet le plan de sauvegarde de l'emploi (PSE) n'est pas encore engagé. Lorsqu'il le sera, l'Etat va être sollicité pour accompagner ce PSE, par exemple par des départs à la retraite anticipés, nous explique l'élu : "Cela aura un coût. Il faut que l'Etat dise oui ou non. Moi, j'attends qu'il exerce un droit de veto sur l'ensemble du dispositif."

En tout cas, les élus locaux comme les salariés sont très loin d'avoir des précisions sur le niveau d'emploi, les salaires ou les conventions collectives des entreprises qui doivent s'implanter sur le site de PSA. Aujourd'hui, les 170 hectares du site ne sont utilisés qu'à 30%, il y a toujours eu de la place pour accueillir des entreprises. Mais Daniel Goldberg en a parfaitement conscience : "Toutes ces zones d'ombre créent de la défiance.

"Je comprends la défiance"

Défiance est sûrement le mot le plus souvent utilisé par les ouvriers d'Aulnay. Défiance envers la direction mais aussi envers les politiques. Daniel Goldberg le reconnaît, mais il fait remarquer aussitôt : "Il y a très peu de gens qui vont discuter avec les salariés, heureusement qu'ils ont encore des élus avec lesquels ils peuvent discuter, même parfois avec véhémence, en pointant leur angoisse. Si je n'étais pas là pour entendre cette angoisse, je ne serais pas dans mon rôle." Pour le député, il ne faudra pas s'y tromper : avec Florange, PSA-Aulnay sera un des deux marqueurs industriels du gouvernement. Et Daniel Goldberg de conclure : "Les réponses qui seront données sur ces deux sites seront importantes politiquement."

 

Source : http://blog.francetvinfo.fr

Rédigé par Aulnaylibre !

Publié dans #Emploi

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Christophe Piercy 04/01/2013 21:42

@ Jeff : je crois que Mr Gaudron a fait un tract là-dessus en juin. Les électeurs lui ont répondu. ;)

Jeff 04/01/2013 14:18

A Boris : et ce Monsieur Goldberg habite quelle ville de notre circonscription

Boris 03/01/2013 15:59

Jeff,
le député Daniel Goldberg a été élu dans la 10e circonscription de Seine-Saint-Denis pour représenter à l’Assemblée nationale les villes d’Aulnay-sous-Bois, les Pavillons-sous-Bois et la partie
Sud-Est de Bondy. Il a obtenu au second tour près de 56 % des suffrages exprimés face au député UMP sortant Gérard Gaudron. Monsieur Goldberg a au moins le mérite d’être visible et dans l’action
alors que son prédécesseur aux allures de Casper brillait plutôt par son absence sur le terrain. Voilà les présentations faîtes. Cela vous convient-il ?

Jérôme Charré 02/01/2013 16:25

La fermeture de l'usine PSA est évoquée depuis des années et des années. J'avais 6-7 ans (il y a donc 20 ans!) que des amis de mon père en parlait déjà dans le cadre d'une délocalisation au
Maroc.
En 2007, le magazine Capital en faisait un article. La CGT a sorti une note en 2009.

De plus, il y avait des signes qui ne trompaient pas. L'usine qui produisait des DS s'est vu confier l'assemblage de C3, une descente en gamme et un modèle pas suffisamment rentable à produire en
France. La Clio de Renault est produite principalement en Turquie.
De plus, des chaînes de montage avaient été supprimées et une bonne partie des locaux sont progressivement déserts.

PSA a fait le muet pendant 1 an, mais ses actes annonçaient clairement le fermeture du site.
Il fallait vraiment être aveugle pour ne pas voir un désastre aussi prévisible. Si nous avions des politiques plus clairvoyant, on aurait pu mieux travailler à la requalification du site et éviter
cette catastrophe.

Jeff 02/01/2013 15:58

Le député Goldberg : c'est qui ?