Le député Daniel Goldberg lutte contre la discrimination à cause du lieu d’habitation !

Publié le 27 Novembre 2013

goldberg-parisien.jpgCet après-midi, les députés se prononcent en séance publique sur le projet de loi de programmation pour la ville et la cohésion urbaine. L’amendement sur la discrimination à l’adresse, proposé par le député PS de Seine-Saint-Denis Daniel Goldberg, a été approuvé en commission et intégré. Celui-ci nous explique en quoi ce point est important pour les habitants du 93.

Pourquoi faire entrer la discrimination à l’adresse dans la loi ?
DANIEL GOLBERG. Parce que de nombreux habitants du 93 et d’ailleurs se sentent discriminés à cause de leur lieu de résidence, de leur code postal. En tant que député j’ai souvent été interpellé sur le sujet. D’autres formes de discrimination existent en 
France, mais en l’occurrence, c’est bien le lieu d’habitation qui est source d’inégalité, qu’on s’appelle Robert, David ou Mohamed. Voilà ce que cette loi va mettre en lumière. Elle doit aussi pousser à réfléchir à la « mal-vie » dans ces zones, mal desservies par les transports en commun, où les taxis et les agents de la Poste refusent parfois d’aller. En disant cela, je n’incrimine ni le chauffeur de taxi, ni le postier. Les institutions de la République doivent se pencher sur la question.

Qu’est-ce que cet article de loi va changer ?
Comme les autres formes de discrimination, celle-ci ne disparaîtra pas du jour au lendemain. Mais l’inscrire dans la loi. C’est offrir la possibilité à quelqu’un qui s’estime victime d’entamer une démarche devant la 
justice. C’est un pas en avant pour l’égalité. Nous ne sommes pas uniquement dans une logique de punition, il y a aussi un aspect pédagogique vis-à-vis des recruteurs. Ce peut être un point d’appui, pour aller plus loin auprès des entreprises.

Que se passera-t-il vis-à-vis des entreprises ?
On ne peut influencer le recrutement dans le secteur privé. Mais lors de l’attribution de marchés publics, on pourrait demander à l’entreprise de préciser ce qu’elle fait pour lutter contre les stéréotypes dans son processus de recrutement. Quelques sociétés jouent déjà le jeu, elles ont même bâti leur identité autour de la diversité, comme Paprec, à La Courneuve.

Peut-on vraiment prouver qu’on a été écarté d’un emploi, d’un stage parce qu’on habite à Sevran ou Clichy-sous-Bois ?
Ce n’est pas plus difficile que de prouver qu’on est mis de côté en raison de sa religion, ou parce qu’on est une femme. Il existe aujourd’hui des opérations de « testing » efficaces, réalisées par des associations. Si une entreprise pratique effectivement la discrimination au code postal, on pourra facilement la confondre. Jusqu’à aujourd’hui, la loi ne le permettait pas.

Source : Le Parisien

Rédigé par Aulnaylibre !

Publié dans #C'est dans le Journal

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article

Yousri 27/11/2013 19:35

Y a plus urgent, avant où se situe le logement, les logements eux même, déjà des conditions décentes deja.que ce soit dans le privé ou le public, qu on trouve une solution au problème des rats qui
ne fait qu empirer, comment rendre quelqu un digne et fier d ou il habite, comment va t il lui même se défendre devant un interlocuteur, patron ou autres, si malheureusement, il ne peut que
reconnaître vivre dans un environnement miteux, dégrade, et sale.........

Romuald Weymann 27/11/2013 10:07

« Ce n'est pas plus difficile de prouver etc »

Prenons le cas d'une entreprise implantée dans Paris, refusant systématiquement les candidats habitant en banlieue, et cherchant au contraire, pour des raisons évidentes de ponctualité, des
candidats domiciliés dans Paris intra-muros.

La discrimination territoriale est avérée, pourtant, il serait aberrant que cette entreprise soit condamnée pour avoir exigé la ponctualité de ses salariés...

Alors certes, il existe plus que probablement des patrons pratiquant la discrimination territoriale pour des motifs racistes, mais au lieu de chercher à culpabiliser l'ensemble des entreprises, le
député Goldberg serait plus avisé de s'employer à améliorer de façon percutante les transports en commun.

Des transports en commun fiables d'un point de vue ponctualité empêcheront les employeurs pratiquant la discrimination territoriale de se réfugier derrière les problèmes de... ponctualité.

Eric DENIS 27/11/2013 09:12

Que de blabla... la discrimination c'est aussi être sur la ligne B du RER et subir les retard et l'allongement du trajet que font les politique depuis 30 ans pour améliorer cela ? 'rappelons que le
PS détient tous les pouvoir sur la région!