Le dentiste abattu dans son cabinet du Blanc-Mesnil par jalousie amoureuse.

Publié le 19 Février 2014

3603553_11-0-4113256723_545x341.jpgJean-Pierre, 62 ans, a été abattu lundi dans son cabinet du Blanc-Mesnil par un confrère qui s’est suicidé au moment de son interpellation.

Pour seule explication à son geste désespéré, une phrase confessée à un proche lundi soir, avant de prendre la route et de se tirer une balle dans la tête une fois arrivé en région nantaise. « J'ai tué l'amant », aurait dit Dominique, 65 ans, à son gendre, dans les Yvelines. L'amant, pour lui, c'était Jean-Pierre, 62 ans, dentiste au Blanc-Mesnil, exécuté d'une balle dans la tête à son cabinet, en plein après-midi lundi, alors qu'il soignait un patient et que d'autres étaient en salle d'attente. Deux hommes qui avaient en commun une profession et peut-être aussi l'amour d'une même femme, deux hommes unis par le même funeste destin, que Dominique a choisi pour eux.

Suivi grâce à son portable

« Le tireur, que l'on ne connaissait pas, est arrivé très vite dans le cabinet d'après ce qui m'a été rapporté, décrit une femme rencontrée hier près du cabinet médico-dentaire et qui préfère garder l'anonymat. L'assistante n'a même pas eu le temps de le rattraper et a entendu une détonation. Il est ensuite ressorti de la salle de consultation en la bousculant. Un patient, dans une pièce à côté pour une radio, n'a rien vu. Personne n'a eu le temps de réagir. » Malgré des premiers soins, Jean-Pierre allait décéder dans la nuit.

La brigade criminelle a été saisie, et les patients retenus sur place, pour vérifier s'ils reconnaissaient celui qui s'accusait du 
meurtre, dans les Yvelines. Tout collait. Le parquet de Bobigny, coincé par la nouvelle réglementation, qui lui interdit de procéder à des géolocalisations, a illico ouvert une information judiciaire pour tentative d'assassinat, afin de demander un suivi du portable du seul suspect. Une fois à Nantes, une course-poursuite se serait engagée avec les gendarmes, et il a fini par sortir de sa voiture et se tirer une balle dans la tête. Le parquet de Nantes est chargé d'élucider les circonstances du décès.

Hier matin au Blanc-Mesnil, le personnel du cabinet était encore en état de choc. « Nous en avons un peu parlé entre nous », confiait une employée. « C'était quelqu'un de discret et gentil. Et un bon dentiste », relate encore un témoin, au sujet de celui qui exerçait dans la commune depuis vingt-huit ans.

Source : Le Parisien

Rédigé par Aulnaylibre !

Publié dans #93 Infos

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