Le 93 mise sur la prépa santé pour ses futurs docteurs

Publié le 11 Janvier 2014

Bobigny.jpgL’université Paris-XIII propose depuis deux ans, à Bobigny, une année préparatoire aux études de médecine, unique en France.

Ils ont tous le bac en poche. Mais, souvent, ils n’ont pas opté au lycée pour la voie royale des futurs médecins (le bac scientifique), ont obtenu des résultats un peu justes ou manquent cruellement de confiance en eux. Du coup, ces jeunes du département n’ont pas osé se lancer dans le grand bain en intégrant directement une première année de médecine, très sélective, à la sortie du lycée. Leur solution, pour tenter de décrocher un jour le précieux diplôme? Intégrer la prépa santé de l’université Paris-XIII, unique en France et lancée depuis deux ans seulement.

L’objectif de l’année préparatoire aux études de santé (Apes), « rétablir un peu de justice sociale alors que les boîtes privées sont très coûteuses, et permettre aux étudiants de notre territoire de mieux réussir dans des études très sélectives », assure le président (PS) du conseil général, Stéphane Troussel. Mais aussi appuyer leur formation en espérant qu’une fois médecin ils resteront en Seine-Saint-Denis pour exercer leur profession.

« Les indicateurs de mortalité du département sont très élevés, l’espérance de vie y est plus faible et la démographie médicale est particulièrement dégradée actuellement, précise l’élu. Nous sommes un département urbain qui reste marqué par la désertification médicale. » Voilà aussi la raison pour laquelle le département finance à hauteur de 50000 € par an cette formation.

Les jeunes qui parviendront à devenir médecins resteront-ils pour autant en Seine-Saint-Denis? Selon Jean-Luc Dumas, le directeur de l’UFR santé de Paris-XIII, une étude réalisée avec le corps médical du département semble le prouver. « Le taux de dispersion des élèves de médecine originaires du département est minimal, assure-t-il. Cette tendance est très positive. »

Dans la salle de Bobigny, hier après-midi, la quarantaine de jeunes des deux premières promotions de la prépa santé ne s’engagent pas vraiment lorsque la question de leur avenir est évoquée. « On verra bien », glisse Yassine, étudiant de la première promo, qui vient justement d’obtenir des résultats encourageants aux partiels du premier semestre. « Quoi qu’il arrive, il reste dix ans d’études pour réfléchir! » Au premier rang, une étudiante de l’actuelle promotion est déjà décidée à quitter le département à tout prix. Son rêve? L’humanitaire. Pas de quoi satisfaire Stéphane Troussel qui, dans un sourire, lance aux jeunes : « Des situations similaires à de l’humanitaire, il en existe aussi ici. »

Source : Le Parisien

Rédigé par Aulnaylibre !

Publié dans #Education

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