La zone pavillonnaire d’Aulnay-sous-Bois témoigne : « Gérard Ségura m’a tuée ! »

Publié le 7 Janvier 2014

C’était pourtant une promesse forte du programme « Aulnay renait » porté en 2008 par le maire sortant Gérard Ségura. Souvenez-vous. Page 13 : « les zones pavillonnaires doivent être protégées, et même étendues  » !

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Un peu plus loin page 15, engagement numéro 46 : « nous nous engageons à préserver et embellir les quartiers pavillonnaires » !

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Malheureusement, près de six ans plus tard, force est de constater l’écart entre promesses et réalité ! En effet, la zone pavillonnaire, qui représente 40 % du territoire Aulnaysien, caractéristique totalement atypique à l’échelle de la Seine-Saint-Denis, n’a jamais été aussi martyrisée que sous cette mandature. La liste des sévices est longue et sonne comme autant de désillusions : élaboration de projets en catimini dans le dos des habitants (rue des Saules dès 2009), suppression du coefficient d’occupation des sols (COS), encouragement manifeste à la subdivision des parcelles de terrains pour augmenter les surfaces constructibles, simulacre de concertation des riverains (projet Croix-Blanche en 2013), mépris vis-à-vis des associations traitant des questions d’urbanisme et même appel des partis de l’actuelle majorité municipale (PS, PCF, PRG) à monter une partie de la population d’Aulnay-sous-Bois contre l’autre ! 


De ce point de vue, le bilan de l’édile et de son équipe (enfin ce qu’il en reste aujourd’hui) est littéralement calamiteux. Dès lors, au moment où l’échéance municipale se profile à grands pas, la sourde menace d’un bétonnage en règle de la zone pavillonnaire n’a jamais été aussi palpable et perceptible. A tel point que même les maisons individuelles qui tentent de sortir de terre paraissent atteintes d’une étrange malédiction. Comme celle située par exemple 20 rue Maximilien Robespierre au Vieux-Pays dont les blocs de parpaings épars esquissent les contours d’une demeure sinistre et inachevée au milieu d’un terrain vague. 

Cette construction symbolise à elle seule le triste sort réservé jusqu’à présent à la zone UG (le code affecté aux pavillons dans le plan local d’urbanisme).  Du reste, au moment de filmer la séquence hier à la nuit tombée, on semblait entendre au loin, perdue dans le vent, la longue complainte de la zone pavillonnaire d’Aulnay-sous-Bois qui dans un cri presque étouffé témoignait : « Gérard Ségura m’a tuée ! ». 

Photos : programme Aulnay Renait de 2008 porté par Gérard Ségura. Vidéos : Aulnaylibre !

Rédigé par Aulnaylibre !

Publié dans #Humeur

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